‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 456 sur 1225 · CARD · texte numérisé non relu

CARD

choquement [ke-man] n. m. Action de choquer. Résultat de cette action. (Peu us.)

choquer [ké\ v. a. (orig. germ.). Donner un choc, heurter : tout co^s qui en cAoéi/e un autre donne un son. Impressionner dés^réablement : dissonances qui choquent l'oreille, i^g. Offenser, contrarier, déplaire à : la magnificence de François /•** au camp du Drap d'or choqua Henri VJII. Choquer les verres, trinquer.

choquetage n. m. Syn. de SOUCHETAGE.

Choquette [kè-te] n. f. Cocon de ver à soie do qualité inférieure.

choral, e, aux [Ao] adj. Qui appartient au chœur : les orphéons sont des sociétés chorales;' les chants choraux. N. m. Chant généralement religieux dans son caractère et que l’on exécute en chœur . le choral de Luther fut le premier hymne des protestants. PI. des chorals.

Chopine d'étaÎD

(XVI* s.}.

chorea [Ao-re-a] n. f. (du lat. chorus, chœur). Nom donné par les écrivains du moyen âge à 1 ensemble des chapelles disposées circulairement autour du chevet des églises.

chorée 'Ao-rJ] n. m. Syn. de trochée.

chorée [ko-ré] n. f. (du gr. khoreia. danse). Ma^ ladie caractérisée par des mouvements convulsifs et fréquents, appelée aussi danse de Saint-Guy.

CHO-

Encycl. La chorée est appelée danse de Saint- Gny parce que, sévissant au xiv' siècle sous forme énidéinique, dans les Pays-Bas et en Allemagne, les malheureux qui en étaient atteints, se rendaient en procession à Dresselhausen, près d Ulm, en Sonabe, à la chapelle de saint Weit ou saint Guy, qui passait pour guérir cette maladie. Outre la chorée vraie, oesticulaloire. dite encore chorée de Sydenham (danse de Saint Guy), on distingue encore la fausse chorée ou chorée électrique et la chorée hystérique. La première atteint les enfants de cinq à quinze ans, principalement les filles ; elle s'attaque surtout aux organismes affaiblis. La chorée débute quelquefois brusquement, mais le plus souvent d une fagon insidieuse : l'enfant est triste, irritable, il devient maladroit, puis l’incoordination des mouvements apparait. la face se fait grimaçante, l'enfant a des mouvements involontaires, qui disparaissent toutefois pendant le sommeil.

La durée de la maladie est de deux mois au moins, très souvent plus longue. Le fer. larsèniate de soude, 1 antipyrine donnent de bons résultats; le traitement par l'élcclricilé a donné un grand nombre de guérisons.

clurège rfco] n. m. (gr. khorêijos). Antiq. yr. Citoyen qui devait organiser, équiper et instruire à scs frais un choeur de danse, dans une représentation théâtrale.

chorégie 'ko-ré-jî] n. f. Antiq. yr. Fonctions de chorége ; les charries étaient fort coûteuses.

— Encycl. La chorégie était une liturgie ou charge honorifique imposée à tour de rôle aux citoyens riches, à l'occasion des concours dramatiques qui avaient lieu à certaines dates. Le chorége devait recruter ses choreutes, les équiper et les faire instruire à ses fr;iis. Le chorége qui avait remporté le prix le consacrait au dieu avec une inscription commémorative (monument choréyique).

choréglque ;/to] adj. Qui appartient à la chorégie : le monument choréyique de Lysicrate. (On dit aussi chorêgrapoique.)

Chorégraptie Geo] n. m. (du gr. khoreia, danse, et graphein. écrire). Qui s'occupe de chorégraphie.

cnorégraphie [ko, fî\ n. f. (de chorégraphe). Au théâtre, art de la danse, de la composition des ballets. Art de décrire les différents pas de danse au moyen de signes.

chorégrapllique [fro] adj. Qui appartient à la chorégraphie : notation chorégraphique.

chorégraph-iquement [ko, ke-man] adv.

Selon les règles de la chorégraphie.

choréifornie adj. Qui ressemble à la chorée : agitation choréiforme.

Choreique fâo] adj. Qui appartient à la chorée. Qui est atteint de la chorée. N. : un, une choréique.

Clioreute [Ao] n. m. (gr. khoreutêsj. Choriste, dans le théâtre grec.

ch.oré'vêque [Ao] n. m. (du gr. khôra, campagne, et episkopos. évêque). Nom donné, jusqu'à la fin du XI» siècle, aux prêtres chargés de remplir les fonctions épiscopales dans les campagnes.

Cliorges, ch. de c. (Hautes-Alpes), arr. et à 2i kil. d'Embrun, entre deux afll. de la Durance; l.i-lh h. Ch. de f. P,-L.-M. Marbre. Apiculture. — Le cant. a 8 comm. et 3.l>'30 h.

chorial, e, aux [Ao] adj. Relatif au chorion. Choriambe [Ao) n. m. (gr. khoriambos). Pied de la métrique des Grecs et des Latins, composé de deux brèves entre deux longues.

choriambique [Ao] adj. où figurent les choriambes ; vers choriambique.

Chorier (Nicolas), avocat et littérateur français, né à Vienne (Isère), m. à Grenoble (1612-1692) ; auteur d'ouvrages historiques sur le Dauphiné, et d'un livre licencieux : Aloysiæ Sygeæ salira sotadica.

chorion [ko'\ n. m. La plus extérieure des enveloppes de l'œuf.

Chorique [Ao] adj. Relatif aux chœurs ; poésie chorique.

Chorise ,[Ao-n'-ze] n. f. Bot. Dédoublement de certaines parties par formation d'organes surnuméraires.

choriste [Ao-n's-le] n. Personne qui chante dans les chœurs : les choristes de l'Opéra.

chorizontes [Ao] n. m. pl. (du gr. khorizôn, séparant). Nom donné, dans l'antiq^uité, à ceux des grammairiens qui considéraient l'Iliade et l'Odyssée comme 1 œuvre de deux poètes différents. S. un chorizonte.

Chorley, v. d’Angleterre (Lancastre), sur le Chor; 24-.0()0 h. Industrie cotonnière. Houille.

choro [Ao] n. f. Danse nationale bulgare ; pour exécuter la choro, les danseurs se tiennent tous par la main.

chorodidascale [Ao, das-ka-le] n. m. (du gr. chûros, chœur, et didaskalos, maitre). Directeur des chœurs dans le théâtre grec.

Chorographe [Ao] n. m. Celui qui s'occupe de travaux chorégraphiques.

chorographie [Ad, fî] n. f. (du gr. khfira, contrée, et graphè, description). Description d'un pays.

chorographique [Ao] adj. Qui a rapport à la chorographie.

choroïde [ko-ro-i-de] n. f. (du gr. khorion, membrane, et eidos, aspect). Membrane mince, située dans la partie postérieure de l'œil, entre la sclérotique et la rétine.

' — Encycl. Anat. et path. La choroïde enveloppe la rétine ; elle comprend trois couches, une fibreuse, une vasculaire et une pigmentaire; c'est cette dernière qui fait de la cavité de l'œil une chambre noire, favorisant ainsi la netteté de la vision. La choroïde est le siège de diverses affections résultant d'inflammations, d'épanchements sanguins ou de tumeurs. Le traitement est celui de la maladie causale.

Choroïdien, enne [Ao, di-in, è-ne] adj. Qui a rapport à la choroïde.

Choroïdite [Ao] n. f. inflammation de la membrane choroïde,

Choron (Alexandre-Etienne), musicien français, Até à Caen, m. à Paris 1772-1831); auteur de méthodes pour l'enseignement de la musique.

Chorovod lAo] n. m. Danse populaire russe ; le chorovod est dansé uniquement par lesjeunes filles pendant lapériode qui vade Pâquesà la fin de juillet. chorus [Ao-toss] n. m. (mot lat. signif. chœur]-

CHO

ccnce qui est comestible ; le chou-rave et le chounavet ou rutabaga, où la partie comestible est une partie renflée de la tige (chou rave) ou de la racine et de la tige (rutabaga). Les choux, dont la culture varie d'ailleurs suivant les espèces, réclament en général une terre profonde, bien préparée, riche en azote, saine, bien iiTiguée pendant la végétation, un

Faire choi-us. répéter en chœur. Fig. S'unir à d'autres pour dire comme eux.

chose Ichû-ze] n. f. (du lat. causa, cause). Etre ou objet, ou événement, quelle que soit sa nature. Se dit souvent par oppos. ; 1" à Etre animé : les personnes et les choses; 2» à apparence ; le mot et la chose. Fam. S'emploie aussi pour désigner une personne, un endroit dont on ignore ou dont on ne veut pas dire le nom ; c'est chose, votre ami ; à chose, en Bretagne. Etre, rester tout chose, se sentir vaguement souffrant, re.ster déconfit. Ce qu'on possède ; l'esclave était la chose de son maître. Ce qui arrive : savez-vous la chose? La chose publique, l’Etat. Grand'chose, qui a de l'importance, de la valeur (s'emploie ordinairement avec une négation) : l'argent, ce n'est pas grand'chose et c'est tout. Un pas grand'chose, une pas grand chose, homme, femme sans probité, sans moralité. — (^elque chose est masculin quand il signifie une chose ; y a-t-il quelque chose de nouveau? Il est féminin quand il veut dire quelle que soit la chose : quelque chose que je lui aie dite, je n'ai pu le convaincre. Faire quelque chose, avoir un métier, une profession ; prendre une détermination, agir. Faire quelque chose pour quelqu'un, l'obliger. H y a quelque chose, un secret, un complot. Etre quelque chose à quelqu'un, lui être lié par la parenté, l'amitié, etc. C'est quelque chose, cela est d'une certaine importance. Devenir, être quelque chose, arriver à une situation. Prendre quelque chose, absorber un peu de nourriture ou de boissons, et, au fig., dans la langue pop., recevoir des reproches, des horions, etc. Faire quelque chose, réussir. Dire bien des choses à quelqu'un, lui faire des civilités, des compliments. Dr. Choses communes, celles dont l’usage est commun à tous, comme l’eau et l'air. Chose jugée, ce qui est arrêté, fixé, par décision judiciaire, et par ext., ce qui est définitivement résolu, -lugement passé en force de chose jugée, rendu en dernier ressort, définitif. Mar. Choses de flot ou de la mer, ce que la mer rejette sur ses bords. L'auteur des choses. Dieu.

chosette [chà-zè-te\ n. f. Fam. Petite chose.

ehosier n. m. Endroit où l’on tient les choses. N'est usité que dans d'anciens proverbes : Il y a bien des choses dans un ehosier, il existe bien des choses diverses et l’on ne peut se rendre compte de tout.

Chosroès I"', le Grand [Aoss-ro-éss], de la race des Sassanides, roi de Perse de 531 à 579 ; il lutta avec succès contre les armées romaines. — Chosroès II, roi de Perse de 590 à 628 ; fut battu par Héraclius.

chott \chot'] n. m. (mot arabe). Lac salé plus ou moins desséché, des plateaux algériens ; la croûte de sel des chotts recouvre souvent une couche de boue.

Chotteau (Léon), économiste français, né à Bouchain, m. à Bruxelles (1838-1895) ; un des plus ardents défenseurs du libre-échange.

chou n. m. (du lat. caulis, tige). Genre de crucifères, comprenant de nombreuses espèces et un nombre considérable de variétés cultivées comme comestibles : les choux sont des légumes dont doivent s'abstenir les nourrices, parce qu'ils provoquent les diarrhées infantiles. Chou pommé, chou dont la tête est une masse arrondie et serrée. Chou vert, chou non pommé, à feuilles vertes. Chou de Milan, variété frisée du chou commun. Chou de Bruxelles, variété de chou dont la tige, fort longue, donne des bourgeons comestibles. Chou cavalier, variété de chou vert. Chou-palmiste, nom donné au bourgeon terminal de plusieurs palmiers. Chou-fleur, variété de chou dont les pédoncules et les fleurs naissantes forment une masse charnue et grenue. Chou-navet, variété de chou (rutabaga) dont la racine est renflée en forme de navet. Chou-rave, espèce de chou-navet dont la tige, renflée et charnue, est comestible. (Pl. des choux-palmistes, des choux-fleurs, des chouxnavets, des choux-raves.) Bouffette en rubans. Pâtisserie soufflée et légère ; chou à la crème. Fig. et fam. Terme d'affection familière ; viens ici, mon chou. Chou blanc, résultat nul : faire chou blanc. Aller planter ses choux, se retirer à la campagne pour s'y i-cposer. Faire ses choux gras d'une chose, s’en accommoder avec plaisir. S'entendre à une chose comme à ramer des choux, ne pas s’y entendre du tout (On ne rame pas les choux;. Faire de quelque chose des choux et des raves, l'employer, à n'importe quel usage. Bâte comme chou, tout à fait simple, stupide. Arÿ. Etre dans les choux, se dit d'un cheval qui perd sa course, manque le but. Par ext. D'une chose qui échoue, fait défaut.

— Encycl. I^e chou commun est une plante vivace. On le rencontre à Tétat sauvage sur le littoral de la France et de l'Europe septentrionale. Les variétés 'cultivées revêtent des aspects très différents. Les choux fourragers ou à vaches sont ; le chou cavalier. le chou caulet, le chou à grosses côtes, le chou branchu du Poitou, le chou moellier. Les choux consommés par l'homme sont : les choux pommés ou cabus œhou rouge, chou frisé de Milan, York, cœur de bœuf, chou quintal ou d'Alsace, etc.) ; les choux de Bruxelles, où la pai'tie comestible est constituée par de petites pommes résultant du développement anormal des bourgeons situés à Taisselle des feuilles ; les choux-fleurs et les brocolis, où c’est Tinflores-

Choux ; A, moellier; B, cavalier; C, de Bruxelles;

D, chou-rave; E, de Milan; !•', frisé; G, d’York ; H, chou-navet j 1, chou-fleur.

climat humide et tempéré. I.e semis est effectué en pépinière; puis, quand les jeunes plantes ont quelques feuilles, elles sont mises en place (repiquage) avec des intervalles de Qia.GO à 1 mètre. On effeuille les choux fourragers de septembre à décembre, et de nouveau en février. La récolte a lieu à 1 apparition des boutons floraux. En culture maraîchère, on répartit la production du début du printemps au commencement de Thiver.

ctiouail n. m. Insurgé royaliste de Bretagne, de Normandie, de 'Vendée, sous la première République. V. CHOUANNERIE.

ch.OUann.er [a-né] v. n. Faire la guerre des chouans.

chouannerie [a-ne-rî] n. f. Nom général donné aux insurrections royalistes des paysans bretons, normands et vendéens contre la République, à partir de 1793.

— Encycl. Les insurrections précédèrent la guerre de Vendée proprement dite et se perpétuèrent, jusque sous le Consul a t, dans le bas Maine, une partie de l’Anjou, la Bretagne, etc. L’origine de ce nom n’est pas encore absolument déterminée : les uns le font venir de Jean Cotte r e a u , dit Jean Chouan, chef i nsurgé royaliste de la Mayenne ; les autres y voient une allusion à Thabitude que Chouans,

les bandes

•de paysans avaient contractée d’imiter le cri de la chouette ou du chat-huant pour se reconnaître entre eux ou se prévenir de la présence des soldats républicains, ou bleus. Par extension, le nom de chouans fut donné à tous les partisans de la cause royaliste dans l’Ouest.

chouart [ar] n. m. Nom vulgaire de l’effraie, choucas [Aa] n. m. (du germ. chouch). Genre d’oiseaux passereaux dentirostres. appartenant à la famille des CO rvi d és e t co mprenant de petites corneillesdesrégions tempérées de l’Ancien monde.

Choucha, v. de

l’Azerbaïdjan (Trans- „ . .

Caucasie), près du Kour ; 32.000 hab. Soierie, chouchement [man] n. m. Cri de la chouette, chouchette [ché-té\ n. f. Nom vulgaire du choucas.

chou-chou n. m. Préféré, favori : le chou-chou du professeur. Pl. des choux-choux.

chouchouter [t£\ v. a. Fam. Choyer, dorloter ; à les trop chouchouter, on gâte les enfants.

choucroute n. f. (de l’allem. sauer, aigre, et kraut, chou). Mets préparé avec des choux débités en minces lanières et fermentés : la choucroute est un plat national en Allema ine.

— Encycl. Econ. dom. Pour la fabrication de la choucroute, le chou quintal ou d Alsace est le meilleur. On découpe les choux à l'aide d un rabot spécial ; on place au fond d'un tonneau une couche de gros

CHO

CHU

Chonetle*

sel, puis une couche de choux assaisonnés de grains •de coriandre, de baies de genièvre et de tiges de sariette ou de feuilles de laurier. On alterne ainsi jusqu'à ce que le tonneau soit rempli ; la dernière ‘Couche doit être une couche de sel. On couvre d'un linge et d'une rondelle de bois sur laquelle on place un poids. On soutire de temps en temps la saumui’e, jusqu'à ce quelle passe claire. On met alors la choucroute dans des tonnelets spéciaux, si elle doit être expédiée. La choucroute doit être privée d'air. Chaque fois qu’on en prend, il faut recouvrir hermétiquement le récipient qui la contient.

— Cuis. Avant de faire cuire la choucroute, il faut la laver à plusieurs eaux. On la met ensuite •dans une casserole avec du lard, saindoux ou graisse d’oie, du jambon, de la saucisse, du porc salé ou de l’oie : on ajoute du poivre, un peu d’eau et on laisse au feu pendant deux heures au maximum.

cllOUette [è-rej n.f. (germ.

kawa). Nom vulgaire des oiseaux rapaces nocturnes qui ne sont ni des ducs ni des hiboux :

les chouftles font une guerre active aux petits rongeurs. Papillon de nuit, dont la chenille vit sur le seneçon.

— Encyol. La chouette pî’oprement dite constitue le genre nyctale; maison appelle aussi couramment chouettes les chatshuants, les hulottes, les effraies.

ctiouette [(--(e] adj. Pop.

Joli, élégant, admirable : une chouette femme; un chouette costume, Interjectiv. : Chouette c’est digne d’éloge.

Chouette {^a), personnage des Mystères de Paris, d’Eugène Sue, mégère ignoble et cruelle, chou-fleur n. m. V. chou.

CllOUÏâp) V. de Russie (gouv. de Vladimir), sur la Tésa; 21.000 h. P'ilatures de coton.

ehouia-cllOUÏa, mot arabe importé d’Algérie en France par les soldats pour dire : Doucement.

Chou-King tc'est-à-dire le Livre des annales), recueil des plus anciens documents écrits de la Chine, coordonnés par Confucius. C’est un beau traité de morale et de politique en exemples, réglant les relations civiles.

CllOUnila \koum], V. forte de la Bulgarie, sur le versant septentrional des Balkans ; 23.000 h. ehoU-uavGt n. m. Bot. V. chou.

chou— palmistG n. m. Bot. V. CHOU, chou-pill© Il ihll ., e] n. m. invar. Chien d’arrêt qui ne quête qu'à portée de fusil.

chouque ou chouquet [kè] n. m. (forme norm. de sowcAe). Pièce de bois ou de fer, qui sert à assembler un mât supérieur avec un mât inférieur, chou-rave n. m. Bot. V. CHOU, chouriner [né] v. a. (pour suriner). Arg. Assassiner à coups de couteau.

chourineur n. m. Arg, Qui chourine. Le Chourinextr, personnage des Mystères de Paris, d’Eug. Sue, ancien forçat qui sort du bourbier, se réhabilite et devient sympathique.

Chourun n. m. Nom donné dans le Dévoluy aux gouiires naturels.

Chou-san ou Chusan, archipel de la mer * Orientale, sur la côte de Chine (prov. de Tché- Kiaiig), près de l'estuaire du Yang-tsé-Kiang. Nombreux îlots. Riz, thé.

Chouzé-Sur-Loire, comm. d’Indre-et-Loire, arr. et à 15 kilotn. de Chinon, sur la Loire ; 2.200 h.

Chouzy-sur-Cisse, comm. de Loir-et-Cher»

arr. et à 10 kil. de Blois; 1.408 h. Ch. de f. O.

Choowfa Matia Vaziravadh, roi de

Siam, né -à Bangkok en 1881 ; il succéda en 1910 à son père Chulalongkorn. Il a été élevé en Angleterre.

choyer [choi-ié] v. a. (Se conj. comme aboyer.' Soigner avec tendresse, combler d'attentions : choyer un enfant.

Chranme [kram‘~ne], fils de Clotaire pr. n s’allia avec Conobre, roi de Bretagne, contre son père, qui le vainquit, le fit étrangler et brûler dans une chaumière, avec sa femme et ses enfants (560). clirématistielen, enne [kré-ma-tis-ti-si-in,

è-ne n. Qui s’occupe de chrématisfique.

chrématistique \kré, tis-ti-ke] <adj, (du gr. khrèma, alos, richesse). Qui a rapport à la production des richesses. N. f. Partie de l’économie politique qui s'occupe de la production des richesses.

chrême [h'è-lne] n. m. igr. khrisma). Huile sacrée, servant aux onctions dans l'administration de quelques sacremenis : le saint chrême.

— Encycl. Le saint chrême est de l’huile d’olive dans laquelle on a versé du baume. Il sert de matière aux sacrements de confirmation et d’ordre ; il est encore employé dans la consécration d’un nouveau calice, d'une pierre d’autel, d'une église; pour une des onctions du baptême. C’est le jeudi saint, pendant la messe, qu’il est bénit solennellement par l'évcque. Le vendredi saint, chaque paroisse envoie quérir la quartitè de saint chrême qui lui est nécessaire pour un an.

chrémeau \kré-m6] n. m. (de chrèyne). Sorte de bonnet de toile, dont on recouvre la tête de l'enfant après la cérémonie du baptême.

Linge avec lequel l'évêque essuie le front de ceux qu’il confirme. Au moyen âge, ensemble de récipients cylindriques accolés.

Chreslien de Troyes [kréti-in-de-troi], poète français, auteur de romans de chevalerie du cycle breton : Lancelot, Le Chevalier au lion, Perceval ou le C07ite du Graal, eic. Il écrit dans un français excellent, et à défaut d'originalité et d'ampleur, il a de la grâce et du sentiment (xii« s.).

Chrestien ^Florent), helléniste français, précepteur d’Henri IV. un des rédacteurs de la satire Ménippée, né à Orléans, m. à Vendôme (1541-1^96).

Chrestomathie [krès-to-ma-tî ou sf] n. f. (du gr. khrèstos, utile, et mathein, apprendre). Recueil de morceaux choisis d'auteurs classiques.

chrétien, enne [kré-ti~in, è ne] adj. et n. (lat. christia7i7is ; de Christus, le Christ). Qui eet baptisé

remeau.

et professe la religion du Christ : Clovis se fit chrétien après la bataille de Tolbiac. Qui appartient à cette religion^qui en est digne : Les vertus chrétiennes. Le roi Très Chrétien, Sa Majesté très chrétienne, le roi de France. Ere chrétienne, où les années sont comptées à partir de la naissance du Christ. Fam. Honnête : s'enrichir par des moyens peu chrétiens. Mêlé d’eau, en parlant d'une boisson : vin trop chrétien. N. Chez les chrétiens, être humain : un temps à ne pas laisser un chrétien dehors.* Parler chrétien, employer un langage intelligible.

Chrétienne [Tombeau de la), énorme construc-

Tombeau de la Clli'étieiine.

tion antique aux environs d'Alger, peut-être le tombeau de la famille royale de Numidie.

elirétiennemeilt [kré-ti-è-ne-7nan] adv. D'une manière chrétienne.

chrétienté [kré-H-in] n. f. Ensemble de tous les pays ou de tous les peuples chrétiens : la Réforme a coupé en deux la chrétienté. Par plaisant., mai'cher sur là chrétienté, sur sa peau de chrétien, pieds nus.

chrie \krî\ n. f. (du gr. khreia, sentence). Dans les écoles du moyen âge, amplification, dissertation.

Chrismâ>l [kris-n^al] n. m. Petit vase plein de saint chrême que les religieux portaient sur eux pour donner 1 extrême-onction aux agonisants.

chrisme [/cm-mej n. m. Monogramme du Christ, figuré par un X {khi) et un P (rhô) entrelacées, ou encore par un P (liiô) dont la hampe est ti'aversée par une barre horizontale.

christ [/crisi’] n. m. (lat. christus; du gr. khristos, oint). Oint, roi, personne consacrée par l’onction, dans le langage des Ecritures. Particulière- Chrisme, ment, le Rédempteur annoncé par les prophètes, le Messie, et, par conséquent, chez les chrétiens, Jésus-Christ. Dans ce sens, prend une majuscule. (V. Jésus.) Figure de Jésus-Christ attaché sur la croix : un christ d’ivoire.

Christ [ordre du), ordre militaire et reli¬

gieux portugais, fondé par le roi Denis pr en 1319, approuvé par le pape Jean XXII, et qui n'était que la

(militaire) (civil) Ordre

Ordre du Christ de Portugal. du Christ romain.

reconstitution de l’ordre du Temple. En confirmant l’institution de cet ordre, le pape se réserva, pour lui et ses successeurs, le droit de nommer des membres. Ce fut l’origine du Christ romain, accordé par le saint-siège. Ruban rouge ponceau. Le même ordre a été institué au Brésil en 1843; ruban rouge, avec liséré bleu.

Christ au jardin des Oliviers (Ze) ou le Christ aux Oliviers, ou le Christ au jardin des Olives, tableau de Raphaël ; — de alantegna{Londres);

— du Titien, au musée royal de Madrid ; — du Guide, au Louvre; — d’E. Delacroix, église Saint-Paul, à Paris ; — de Paul Delaroche (1854).

Christ guérissant les malades (Ze), célèbre eau-forte de Rembrandt, connue sous le nom de la Pièce aux cent florins.

Christ en croix (le), célèbre tableau de Rubens , peinture admirable pai* l’expres sion et la couleur, musée d'Anvers sv. p. 475):

— composition du style le plus élevé et du sentiment le plus pathétique, par Van Dyck (cathédrale de Malines) ; — chef-d'œuvre de Madrid ; etc.

Christ portant sa croix (Ze), tableau de Raphaël (v. p. 475).

Christ mort (Ze), tableau de Van Dyck, au Louvre; — de Philippe de Champaigne. au Louvre; — de Ilolbein (Bâle,' [v. p. 475j ; etc. V. Pieta.

Christ porté au tombeau (Ze), chef-d'œuvre du Titien, au Louvre ; profondeur du sentiment, puissance de l'expression, coloris éclatant.

Christ rédempteur (Ze), triptyque de Roger Van der Weyden (Louvre).

Christ dans les limbes (Ze), chef-d’œuvre d’Angiolo Bronzino, musée des Offices (1552).

Christ d’ivoire (le), belle œuvre du xviie siècle, exécutée à Avignon en 1659 par Jean Guillermin.

chrlstadelphes [kris-ta-déi-fe] ou frères du Clirist n. m. pl. Membres d’une secte chrétienne des Etats-Unis.

Christcliurcll. v. de la Nouvelle-Zélande; 109.000 h. Centre agricole.

Ciiriste— marine {kris~té\ n. f. (pour crithme^ du gr. khrèthmos). Nom vulgaire de plusieurs plantes (crithme marin, aunée à feuille de crithme, salicorne herbacée) qui croissent sur les bords de la mer, et dont on mange les feuilles confites au vinaigre. Pl. des christes-marines. (On écrit aussi criste-marinb.)

Giiristiail [kris-ti-an], voi de Damemark en 1448, de Norvège en 1450, de Suède en 1456 ; m.

en 1481. — Christian II, roi de Danemark et de Norvège en 1513, de Suède en 1520, détrôné par Gustave "Vasa en 1523. Il mourut captif en 1559. —

Christian III, roi de Danemark et de Norvège de 1534 à 1559. — Christian IV, roi de Danemark et de Norvège de 1588 à 1648. Il prit part à la seconde période de la guerre de Trente ans, dite période danoise, mais fut battu par Tilly à Lutter, et dut consentir la désastreuse paix de Lubeck en 1G29. — Christian V, roi de Danemark et de Norvège de 1671 à 1699. Il s’allia à la Hollande contre Louis XIV ; —

Christian VI, roi de Danemark et de Norvège de 1730 à 1746. — Christian VII. roi de Danemark et de Norvège de 1766 à 1808. Sous son règne, en 1807, les Anglais bombardèrent Copenhague. — Christian VIII, roi de Danemark de 1839 à 1848. Il avait d'abord règnésur la Nor vège, sous le nom de Christian-Frédéric, en 1814. — Christian IX, roi de Danemark, fils du duc Guillaume de Slesvig - Holstein, né en 1818, monté sur le trône en 1863, mort en 1906. Il perdit en 1864 le Slesvig et le Holstein, que lui enlevèrent la Prusse et l'Autriche. Son second fils est devenu roi de Grèce en 1863, sous le nom de Geoi'ges I®‘‘. Son fils aîné lui a succédé sous le nom de Frédéric VIII. — Christian X, roi de Danemark, fils de Frédéric, né en 1870, monté sur le trône en 1912.

Christian (Christian Perrin, dit), acteur comique français, né et m. à Paris (1824-1889) ; déploya sa verve dans l’opérette.

Christiania [kris-ti\, capit. de la Norvège, port actif au fond du golfe de Christiania, formé par le Skager-Rak ; 260.000 h. Bois, distilleries, exportation de poisson salé, huilô de foie de morue. Auj. Oslo.

christianiser [kris-ti-a-ni-zg\ v. a. Rendra chrétien : christiani er un peuple. Attribuer des caractères chrétiens : christianiser un personnage.

diristianisme ^kris-ti-a-nis-me'' n.m. Religion chrétienne : Constantin fit du christianisme la religion officielle de l'empire romain.

— Enctcl. Le chrisiianisme ou religion du Christ, né en Judée et d'abord répandu en Orient, fut prêché dans le monde entier par les apôtres, aussitôt après la mort de Jésus. Saint Pierre fut le premier évêque de Rome: mais le fondateur le plus actif de l'Eglise chrétienne fut certainement saint Paul, qui propagea en Grèce et en Italie les nouvelles doctrines. Celles-ci se développèrent rapidement : 1® parce qu’elle répondaient au besoin d'espérance des déshérités; 2® parce qu’elles avaient un caractère universel. à la différence des religions de l'antiquité, qui étaient toutes locales ; 3® parce que la morale du

Le Christ g'uêriBsaut des malades, eau-forte de Rembrandt.

de Velasquez, musée royal

Chriatiaa X de Danemark.

Armes de Christiania.

en R

j.aganisme, même sous la forme stoïcienne, n'avait pu arrêter la corruption du inonde. En bulte aux jiersécutions des empereurs, depuis Néron jusqu'à Dioclétien, le christianisme ne devint religion d Etat que sous Constantin qui, en 325, convoqua le concile de Nicée, après avoir, en 313, proclamé le principe de la tolérance religieuse (édit de Milan). En Gaule, •le christianisme eut pour premier apôtre Pothin, évêque de Lyon, martyrisé en 177, et durant le moyen âge il se répandit dans le plus grand nombre des pays civilisés. Le schisme de Photius. en 838, répara' l'Eglise grecque de lEglise latine, qui, durant le moyen âge, lutta contre l'arianisme, les iconoclastes, les vaudois, les cathares ou albigeois et les fauteurs d'hérésie, dont les plus célèbres furent "W'iclef, Jérôme de Prague et Jean lltts. Le grand schisme d'Occident fut une cause de dissension pour la chrétienté, et de faiblesse pour l’Eglise. Entin au xvi» siècle, Luther donna le signal de la Réforme «n ne reconnaissant d autre autorité que celle de la Bible. V. Réforme.

Christianisme {Histoire des origines du), par E. Renan. 8 volumes ; Vie de Jésus, les Apôtres, Saint Paul, l'Antéchrist, les Evangiles, l'Eglise chrétienne, Marc-Aurèle, Index (1863-1889). Cette œuvre, par laquelle Renan faisait connaître en Erance les doctrines des rationalistes allemands et où il discutait, par une critique de textes, la valeur historique du Nouveau Testament, suscita d'ardentes polémiques ; elle reste remarquable par le charme du style et l'ingéniosité des aperçus.

Christianisme [le) et ses origines, par Ernest Ilavet, remarquable étude de critique historique, où l'auteur étudie les premiers développements du christianisme dans ses rapports avec la philosophie antique, particulièrement avec le stp'icisme (1872-1884).

Christianisme [le Génie du). V. Génie.

Cliristi3,llS3,Il(i [/irïs-tij, v. de Norvège, port sur le Skager-Rack ; IS.OüO h. Fabrication de toiles à voiles. Belle cathédrale.

Cliristiaiisted, v. des Antilles, dans l'île Sainte-Croix, qui fait partie des îles Vierges {Virgin Islands). aux Etats-Unis. Place de guerre. Bon port.

Ctiristlansund, v. et port de Norvège (prov. de Trondhjem), bâtie sur trois îles de l'Atlantique ; 10.400 h. Exportation de poisson.

Cliristillô \kris-ti-ne) (sainte), vierge et martyre sous Dioclétien. Fête le 24 juillet.

CliristillO, fille de Gustave-Adolphe, reine de Suède, née à Stockholm. Elle abdiqua en 16.34, aimant mieux, dit 'Voltaire, converser avec des savants que de régner sur un peuple qui ne connaissait que les armes.

Elle visita une partie de l'Europe, notamment la Frjnce, où elle fit assassiner, avec une implacable cruauté, à Fontainebleau, son favori Monaldeschi , et alla mourir à Rome, après avoir étonné ses contemporains par l'étendue de son intelligence aussi bien que par Têtrangeté de son caractère et de ses moeurs (1626-1689),

Christine de

Christine de Suède*

Christine dePisan.

(Miniature du xv« siècle.)

France, fllle d’IIenri l’V et de Marie de Médicis (1606 10631. Elle épousa Victor-Araédée pr, duc de Savoie, et exerça avec fermeté la régence à partir ■de 1037, pendant la minorité de ses fils.

Christine de Pisan, femme de lettres française, née à Venise vers 1363, et qui vécut en France. Elle a laissé des poésies nombreuses, et parmi ses •oeuvres en prose un très intéressant : Livre des faits et bonnes mœurs du roi Charles V. Ses œuvres sont un document précieux sur l'état de la société et des moeurs au xv« siècle.

Morte entre 1431 et 1440.

christmas [kris- •mass] n. m. (mot angl.).

Fêtes, réjouissances qui ont lieu en Angleterre à l'occasion de la fête de Noël. Nom donné à des cartes avec devises, qu'on envoie à cette occasion.

— Encycl. Le christmas, fête très populaire en Angleterre, correspond à la fois aux fêtes de Noël •et du premier de l,an en France. Il se célèbre par «des banquets, une large hospitalité, l'envoi de souhaits et de souvenirs. Il est par excellence la ■fête des enfants.

christolo -

eie \kris-to-to-jt'j m. f. .'du gr. Kristos. Christ, et io~ ÿos. discours'. Partie de la théologie chrétienne, qui traite de la personne du Christ, ainsi que de ses rapports avee Dieu et avec 1 humanité.

christolo gique [kris-to]

'Sdj. Relatif à la christologie.

Christophe

{krissl (saint', né «n Syrie, marty-

Saint Christophe.

risé vers 230: fête le 9 mai ou le 2o juillet. Ce nom Tient ou grec christoplioros, c'est-à-dire porie-C/tris{,

allusion à un trait miraculeux de la vie de ce saint qui. ayant mis sa torce au service des voyageurs, porta un jour l'enfant Jésus sur ses épaules pour lui faire traverser une rivière.

Christophe I''', roi de Danemark de 1252 à 1239 ; — Christophe II, roi de Danemark de 1320 à 1332 ; fut le pere de Waldemar le Grand; — Christophe III. roi de Danemark, puis de Suède et de Norvège, de 1439 à 1448. Il fixa la résidence royale à Copenhague.

Christophe (Henri), roi nègre de Haïti, né à la Grenade. H occupa le trône de 1811 à 1820. Son avidité ayant soulevé contre lui une formidable insurrection, il se suicida au Cap-Haïtien (1767-1820).

Chroina.tO [kro] n. m. Sel de l'acide chromique.

chromâté, e [kro] adj. Qui contient du chrome : plomb chromaté. Syn. chromé.

Chroni3.ter [kro-ma-té] V. a. Combiner avec du chrome. Syn. chromer.

chromatie [kro-ma-ti] n. f. (gr. khrâma, atos, couleur). Aberration de réfrangibilité.

chroHXatiquO [âro] adj. (du gr. khrâma, atos, couleur). Qui a rapport aux couleurs. Mus. Se dit

Gamme chromatique ascendante.

d'une série de sons procédant par demi-tons, soit en montant, soit en descendant ; la gamme chromatique se compose de treize notes et de douze demi-tons.

chroniatiqu.GII16ïlt [kro, ke-manj adv. D'une manière chromatique.

chronaatiser [ee’] v. a. Donner une teinte irisée à. Rendre chromatique: chromatiser une gamme. chromatisme [ATo-nia-(is-me]n.m.Coloralion.

Chromatog'èn.e [kro\ adj. (du gr. khrOma, atos, couleur, et gennân, engendrer). Qui produit la matière colorante.

chromatOSCOpe [kro-ma-tos-ko-pe] n. m. (du gr. khrâma, atos, couleur, et skopein, voir). Appareil au moyen duquel on peut déterminer, par comparaison avec une teinte donnée, la teinte produite par la superposition de plusieurs couleurs simples.

ChromatOSCOpie [kro-ma-tos-ko-pî] n. f. (de chromatoscope). Vision de couleurs.

ChromatropC n. m. (du gr. khrâma, couleur, et trepein, tourner). Toupie diversement coloriée, qui en tournant paraît blanche. Tableau mécanisé qu'on utilise dans les projections lumineuses et qui, par la rotation combinée de deux verres diversement coloriés, produit sur l'écran une suite de dessins donnant l'illusion du mouvement continu.

chrome [âro-niej n. m. (du gr. khrâma, couleur). Corps simple, métallique, dont les combinaisons sont remarquables par leur belle coloration ; le chrome fut découvert en 1T9T par le chimiste français Vauquelin qui le retira d'un chromaté de plomb {plomb rouge de Sibérie).

-y Encycl. Le chrome a pour densité 6,92 à 20» ; à l'état de pureté, il ne reçoit aucune application pratique ; il n en est pas de même de ses nombreux composés. Le principal minerai de chrome est la chromite ou sidérochrome ou ferrochromite ou fer chromé ; celui-ci, traité au haut fourneau avec des minerais de fer, donne des ferro-chromes, que l’on utilise en métallurgie pour la préparation des aciers chromés. Parmi les composés du chrome employés industriellement, citons ; le sesquioxyde de chrome, poudre verte utilisée dans la peinture sur porcelaine ; l'hydrate chromique, que l’on obtient en calcinant un mélange de bichromate de potassium et d'anhydride borique et en projetant le tout dans l'eau (l'hydrate qui se forme se dépose au fond du vase sous forme d'une poudre verte connue dans le commerce sous le nom de vert GuigncI, et utilisée dans la fabrication des papiers peints et l'impression des tissus) ; l’acide chromique, employé en médecine comme caustique ; le chromaté de potasshtm, que l'on prépare au moyen de fer chromé, et que l'on utilise pour la teinture de la laine ainsi que pour la fabrication des autres chromâtes, en particulier du chromaté de plomb (jaune de chrome), qui, par ébullition avec une solution de potasse, donne le rouge de chrome; le bichromate de potassium, qui, mélangé avec l'acide sulfurique, est employé comme oxydant dans certaines industries et comme dépolarisant en électricité dynamique.

chromé, e [/iro] adj. Qui contient du chrome ; acier, plomb chromé, cuir chromé.

chromhydrose on chromidrose [kromi-drâ-ze] n. f. Sueur colorée.

chromique [kro\ adj. m. Se dit d'un acide oxygéné du chrome. V. chrome.

Chromiste [kro-mis-té] n. m. Ouvrier chargé d'interpréter, en vue de l'impression, une copie de tableau ou de peinture.

chromite n. f. Principal minerai de chrome que l’on trouve dans les Maures (Var) et aussi dans l'Oural, aux Etats-Unis, etc. [Elle a pour formule (Fe, Mg) (Cr,Al)’0*]. Syn. fer chromé, sidérochrome, FERROCHROMITE.

chromo (du gr. khrâma, couleur), préfixe signifiant couleur. N. f. Abréviation de chromolithographie ou épreuve cliromolithographique : acheter des chromos. (Quelques-uns font ce mot masc.).

Chromoblsiste n, m. (du gr. khrâma, couleur, et blastos, germe). Cellule chargée de pigments colorés. qu'on trouve dans la peau.

Chromoçène [â-ro] adj. (du gr. khrâma, couleur, et gennan, engendrer). Qui produit de la couleur. N. m. ; un chromogène.

chromographe [Ato] n. m. (du gr. khrâma, couleur, et graphe in, écrire). Instrument qui permet de tirer plusieiu’s exemplaires d'un écrit ou d'un dessin décalqué sur une pâte gélatineuse en se servant d'une encre spéciale.

— Encycl. Pâte pour chromographe. On fait fondre au bain-marie 75 grammes de sucre blanc et 100 grammes de gélatine dans 100 grammes d'eau et

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