‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 462 sur 1225 · CIE · texte numérisé non relu

CIE

CxDRS : 1. Récolld des pommes; 2* Séchagpe des pommes; 3. Coupe d’un brodeur de pommes; 4. Broyage des pommes ;

5* Vieux moulin, broyeur de pommes; 6. Pressoir à pommes»

un ciiet-d beuvre littéraire et historique de premier ordre. V. lettres.

Cicerone [pron. Ual. tchi-tché-ro-néy pron. franç. 5i-sé-ro-7ie] n. m. (m. ital.) Guide des étrangers dans une ville. PI. des ciceroni ou cicérones.

Cicerone (/e), guide de Tart antique et moderne en Italie, par Burckhardt. C'est un répertoire historique et topographique des monuments artistiques de 1 Italie (1855).

cicéronianisme [7iis-me] n. m. style de Cicéron: façon de parler, propre a Cicéron.

cicéronien, enne [ni-m, e-ne] adj. Qui est imité de Cicéron ; style cicéronien. Parext. Pompeux. N. m. Admirateur ou imitateur du style de Cicéron : les cicéroniens furent nombreux en Italie 'pendant la Renaissa7ice.

cicéroniser [zé^ v. n. imiter le style de Cicéron.

Cicé'VOjlocalité de Yougoslavie (Vieille-Serbie), dans la vallée de la Cerna ou Kara-Sou, en amont de son confluent avec Je Vardar. On distingue Cicévo-le-Bas et Cicévo-le-Haut . à mi-hauteur sur les croupes qui dominent la rive gauche de la Cerna. Au cours des opérations qui ont eu lieu sur les bords du Vardar dans la direction de Velès ou Kôprulu, et qui ont précédé la retraite française sur Monastir, plusieurs combats ont été livrés aux environs de Cicévo dans la première quinzaine de novembre 1915. Le plus important est celui des 12-13-14 novembre ; il a été suivi de la retraite des Bulgares sur les hauteurs qui, au nord de Cicévo, tirent leur nom du monastère grec d'Arkhangel.

cicindèl© n. f. Genre d'insectcs coléoptères, répandus sur tout le globe, et qui sont d’utiles auxiliaires de l’agriculture car ils détruisent nombre d'insectes et de larves : la cicindèle champêtre, commune en France, est verte, marquée de jaune.

Cicognara (le

comte Léopold), écrivain italien, né à Ferrare. m. à Venise (1767-1834) ; auteur d'une excellente Histoire de la sculpture.

cicognat [gna], cigogneau [gno] ou ciconneau [ko-nô] n. m. ZooL. Petit de la cigogne.

cicutaire [tè~re] n. f. Ciguë vireuse.

CiCUté, e adj. (du lat. cicuta, ciguë). Qui contient de la ciguë : médicament douté.

Cicutine n. f. Alcaloïde très vénéneux, qui ce trouve dans la grande ciguë.

cid n. m. (ar. seidf. Seigneur, chez les anciens Arabes.

Cld Campeador (Rodrigue Ruy Diaz de Bi- VAR, dit le , célèbre chevalier espagnol, qui s'illustra en combattant les Maures et servit successivement Sanche et Alphonse VI de Castille. Le Cid, personnage moitié historique et moitié légendaire, qui fut dans la réalité un grand seigneur féodal et un chef de bandes, est le héros de chroniques des xirie et xiv® siècles, d'un grand nombre de poésies du Romancero espagnol, d’une tragédie de Guilhem de Castro et du chef-d'œuvre de Corneille ; m. en 1099.

Cid {le), personnage et titre d’une des plus puissantes tragédies de Corneille, originale, bien que le sujet en soit emprunté à l’auteur espagnol Guilhem de Castro (1636;. Rodrigue, le Cid, et Chiwïène s’aiment. Le comté de Gormas, pèi’e de Chimène, insulte et soufflette D. Diègue, père du Cid. Pour venger son honneur, Rodrigue tue le comte en duel, et Chimène, pour venger son père, demande la punition du Cid. Mais elle n’a pas cessé de l’aimer, et, à la fin, elle consent à donner sa main à Rodri¬

gue, victorieux des Maures. Cette oeuvre, quoique critiquée par l’Académie, à l'instigation de Richelieu, excita longtemps l’enthousiasme, et donna même lieu à ce proverbe : « Cela est beau comme le Cid ». Le nom du personnage est devenu proverbial pour désigner un jeune guerrier intrépide et d'un caractère chevaleresque. Plusieurs vers de cette tragédie ont passé dans la langue littéraire ;

Ses ridea sur son front ont gravé ses exploits.

Rodrigue, as-tu du coeur?. . .

Je suis jeune, il e.st vrai, mais aux âmes bien nées,

La valeur n'attend pas le nombre des années.

Mes pareils à deux fois ne se font pas connaître,

Et puur leurs coups d’essai veulent des dbupa de maître.

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

Cid (^e), opéra en quatre actes et six tableaux, poème de d'Ennery, L. Gallet et Ed. Blau, musique de J. Massenet : œuvre forte et mâle, empreinte d’un sentiment vraiment chevaleresque (1885). Parmi les beaux passages de la partition citons : l'invocation du Cid : O noble lame étincelante ; V Alléluia de l’infante ; la cantilène de Chimène : De cet affreux combat... ; et son cri de désespoir quand elle croit le Cid mort : Eclate, mon amour !

ci-dessous, ci-dessus, ci-devant, v. ci.

cidre n. m. (lat. sicera). Boisson faite avec le jus fermenté des pommes : le cidre, qui est la boisson de tout le 7iord-ouest et d'une partie du nord de la France, est un breuvage sain et rafraîchissant.

— Encycl. Techn. Les fruits, récoltés en septembre, achèvent de mûrir dans un endroit sec. Après un triage destiné à éliminer celles qui sont blettes ou gâtées, les pommes passent au broyeur pour être réduites en pulpe ; mais l'appareil respecte les pépins, dont l'écrasement communiquerait au cidre la désagréable odeur de l'huile volatile qu’ils renferment. La pulpe, après avoir été pelletée plusieurs fois, devient brune ; c'esi alors qu'on la fait passer au pressoir en couches superposées, que séparent des lits de paille ou des sacs de toile. Puis le cidre, recueilli dans des futailles, ou dans des réservoirs, subit un commencement de fermentation et se clarifie (défécation) ; lorsque la défécation ne se produit pas spontanément il faut la provoquer par l'adjonction de phosphate de chaux, ou de carbonate de chaux (50 gr. de phosphate ou 25 gr. de carbonate par hectolitre). On le soutire à l’abri de l'air et il est alors abandonné à la fermentation alcoolique, qui, tumultueuse au début, se calme peu à peu au bout d’un mois. Soutiré et mis en bouteilles à ce moment, le cidre, qui contient encore du sucre, devient mousseux ; mais, si on le laisse en fût, ce n'est qu'au bout de trois mois qu’il est paré, c'est-àdire que la fermentation est complètement achevée. S'il est limpide naturellement, on peut le consommer tout de suite ; autrement, il faut lui faire subir un collage au cachou.

— Législ. V. boissons.

cidrerie [rQ n. f. Lieu où l'on fabrique le cidre.

cidricole adj. (de cidre, et du lat. colere, cultiver). Qui concerne le cidre, la fabrication du cidre: industrie cidi'icole.

Ci©, abréviation de Compagnie : Durand et C»®.

ciel [èl] n. m. (lat. cælum). Espace infini, dans lequel se meuvent les astres : tes ancieiis plaçaient la terre au centre du ciel. Partie de l'espace qui semble former une voûte au-dessus de nos têtes : un ciel bleu. Air, atmosphère: un ciel serein. Bleu de ciel ou bleu ciel, couleur analogue h celle du ciel serein. Adjectiv. : étoffe, bleu ciel. Séjour de Dieu et des bienheureux, paradis : monter au ciel. Fig. Dieu, la Providence : aide-toi, le ciel t'aidera. Joie, bonheur suprême: le ciel, c'est d'aimer en paix. (Mm? Swetchine.) Piété, vertu: l'hypocrisie a le ciel dans les 'yeux et l'enfer dam le cœur. Ensemble des faits, des idées" au milieu desquels on vit: le beau ciel de l'enfance. Fils du ciel, nom que les Chinois donnaient à

leur empereur. Elever jusqu'au cze/, combler d’éloges. Remuer ciel et terre, faire tous ses efforts. Les plaines du ciel, l'air. Le feu du ciel, la foudre. A ciel ouvert, en plein jour, à découvert. Etre ravi au troisième, au septième ciel, éprouver un grand ravissement. Tomber du ciel, arriver inopinément, ou fort à propos. Voir les deux ouverts, éprouver une joie céleste. Entre ciel et terre, dans l'air. Interj. de surprise, de douleur: ô ciel! — deux est le pluriel le plus ordinaire de ciel. On ne se sert de ciels que dans les cas suivants : des ciels de lit. le couronn e m e nt d'un lit ; des ciels de tableau, partie qui représente l’air ; des ciels de carrière, ce qui sert de plafond à une carrière. Ciel, signifiantcZimat, fait ciels au pluriel : l'Italie est sous un des plus beaux ciels de /'Europe. PROV. :

Le ciel rouge au soir, blanc au

Ciel de lit.

matin, c’est la journée du pèlerin, un ciel, dans ces conditions, présage du beau temps. Ciel pommelé et femme fardée ne sont pas de longue durée, le ciel pommelé change vite, la femme qui se farde abîme promptement son teint. Si le ciel tombait bien des alouettes seraient prises, se dit pour se moquer de prévisions, de conjectures ridicules, exagérées.

— Encycl. Les Anciens crurent d’abord à la matérialité de la voûte céleste, à laquelle les astres étaient supposés accrochés. Bientôt, la distinction des divers astres et l'observation de leurs mouvements propres les amenèrent à faire intervenir plusieurs sphères transparentes tournant avec des vitesses différentes. C'est ainsi que, pour Aristote, le huitième ciel ou firmament est réservé aux étoiles. Les Romains, les Hébreux, et aussi les astronomes du moyen âge conservèrent cette conception un peu simple, qui faisait de la terre le centre du monde. Ce fut seulement Copernic qui, en 1543, exposa le système planétaire actuel. Bientôt, l'invention de la lunette astronomique et du télescope permit de préciser la distinction des planètes et des étoiles, cellesci infiniment plus éloignées de la terre, et placées à une distance telle que la lumière de la plus pi’oche met trois ans et demi à nous parvenir. Le progrès des instruments d’observation ma eu jusqu'ici d’autre conséquence que de nous révéler une immensité toujours mieux remplie de mondes stellaires.

Les étoiles ont été groupées en constellations, dont la nomenclature la plus généralement adoptée aujourd'hui est due à l'astronome Ptolémée, pour la partie du ciel visible dans l’Europe et le bassin de la Méditerranée. Les principales des constellai ions sont la petite Ourse, la grande Ourse, le Bouvier, la Lyre, Persée, le Serpent, Cassiopée, Pégase, Andromède (constellations boréales), le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, l’Ecrevisse, le Lion, la 'Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, l.e Verseati, les Poissons (csmstellations zodiacales), la Baleine, Orion, le Chien, l'Hydre, le Centaure, la Boussole, l'Octant, la Croix du Sud, le Télescope de Ilerschell, etc.

Il est assez facile de reconnaître les constellations, en parlant de la grande Ourse. C’est ainsi qu’en prolongeant de cinq fois sa longueur la droite qui joint les deux étoiles d’arrière de la grande Ourse, on tombe sur la Polaire, qui constitue Textrémité de la queue de la petite Ourse ; etc. — La carte annexée ci-contre indique avec précision la position respective des principaux groupes d'étoiles.

Ciel {Traité du), ouvrage d’Aristote, traduit en français par Barthélemy Saint- Hilaire en 1866. C’est un résumé de l'exposition du système du monde, tel que les Grecs l'entendaient.

Ciel et la Terre (/e), poème dramatique de lord Byron, qui s'est inspiré du sujet traité* par Moore dans ses Amours des ange-; (1823).

Cienfuegos [si-èn-fou-è-ghoss], v. de Cuba, port sur la côte méridionale ; 30.000 h. Commerce de café, sucre, cire, etc.

cierge [èr-?’e] n. m. (lat. cereus ; de cera, cire). Grande chandelle de cire, à l’usage des églises. Cierge pa cal, grand cierge bénit, que l’on allume tout le temps pascal aux offices solennels. Nom donné à divers végétaux à longue tige. Plante çrasse du Mexique, à tige dressée en forme de cierge. Cierges aeau, jets d'ean alignés. Droit comme un cierge, droit et raide. Devoir un beau cierge à quelqu'un, lui devoir beaucoup de reconnaissance.

— Encycl. Litury. Les cierges liturgiques doivent être faits de cire d'abeille. Deux cierges au moins doivent brûler sur l'autel, pendant toute la durée de la messe. Le clergé porte des cierges allumés aux convois solennels, aux processions de la Chandeleur et du saint sacrement. Il est d'usage aussi de mettre des cierges allumés à la main des enfants qui entrent dans l'église le jour de leur première communion, et d’en entourer le catafalque aux senûces funèbres. On en brûle encore autour des images des châsse et des saints.

— Techn. Un cierge se fabriquait autrefois à la main, et l’on employait de la cire vierge fondue et épurée. Aujourd'hui, la stéarine et la paraffine ont remplacé ce produit. L’ouvrier ciergier procédait à la fabrication des cierges comme pour celle dès chandelles au cerceau.

(V. chandelle.) Quand le cierge avait la grosseur voulue, on le roulait sur une table et on le polissait au moyen d’un outil dit polissoir. Puis on plongeait le cierge dans un bassin contenant de l'eau dégourdie ; enfin, on le faisait sécher au soleil en plein air. pour blanchir la cire. Aujourd’hui, on le fabrique mécaniquement comme la bougie et la chandelle.

— Bot. Les cierges (cerew') sont des plantes grasses à tige charnue, dressée ou rampante, simple ou ramifiée, et dont les fleurs s'ouvrent en général pendant

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