CIN
CÎmeX [méA:ss] n. m. Nom scientifique du genre punaise.
CimiCEirC [A‘é-re] n. f. Dot. Nom vulgaire d’une renonculacée dite actée^ dont l'odeur passe pour chasser les punaises, et que, pour cette ^raison, on nomme aussi chas-ie-pu7iaUes.
cimicifugô adj. (du lat. cimeXy tcfs, punaise, et fugare, mettre en fuite). Qui est propre à chasser les punaises; poudre cunicifuge.
cimier [mi-e] n. m. (rad. cime). Ornement qui forme la partie supérieure d’un casque. Blas. Figure posée sur le timbre du casque qui surmonte l'écu des armoiries. (V. la planche blason.) Bouch. Pièce de viande sur le quartier de derrière du bœuf, du cerf. Sylvie. Partie supérieure d’un arbre.
cimmérien, enne [sim'-méri-in, è-7ie] adj. Qui appartient, qui a rapport aux Cimmériens : le Bos~ phore cimmérien. Mythol. Aiitres chnmérienSy demeure du sommeil.
ÎWnèArescimmèrieîmes, nuit perpétuelle. Fig. Obscurité profonde. Manque complet de clarté.
Cimmériens [sim'-mé-ri-in] , ancien peuple des bords du Pont-E'uxin, qui, au vue siècle avant notre ère, envahit la Lydie. S. un Chnmérien.
cimolée n. f. (gr. kimôlîa). Dépôt produit par l'usure de la meule à repasser.
Cimoiito n. f. Nom d'une argile que l'on rencontre dans l’île Cimolis (Grèce).
Cimoil) général athénien, fils de Miltiade. Il combattit avec succès contre les Perses, et établit la domination d'Athènes sur les îles de l’archipel grec. Il commença la reconstruction du Parthénon. Chef du parti aristocratique , il était célèbre par sa richesse et sa fastueuse hospitalité. Mort à Citium, dans l'île de Chypre, en 4-49 av. J.-C.
Gimone (monte), montagne de l’Apennin septentrional (2.167 m.).
cinabre n. m. (gr. kinnabari). Sulfure rouge naturel de mercure, qui sert à l’extraction de ce métal. Par ext. Couleur rouge vermillon.
cinaroïdées [déj n. f. pl. Bot. Tribu de la famille des composées qui comprend les genres chardon, centaurée, etc. S. une cinavoîdée.
cincenelle [né /e]ou cinquenelle [ke-nè-ie] n. f. Cordage qui sert àhaler les bateaux, et employé aussi dans l'artillerie de marine.
cinctiol [kol] n. m. Composé C que l’on
trouve dans les écorces de cinchonas et aussi des cupréas.
Cincholin© [Ao] n. f. Alcaloïde qui se trouve dans les eaux-mères du sulfate de quinine.
Cinclion (la comtesse de), femme d’un vice-roi espagnol du Pérou, qui, en 1632, apporta le quinquina du Pérou en Europe.
CincllOlia [ko-na] n. m. Nom scientifique du genre quinquina.
CincllOllilie [Ao] n. f. Alcaloïde dérivé du quinquina, qu'on utilise en médecine sous forme de sulfate de cinchonine.
CincllOIliquc [Ao] adj. Relatif au quinquina. CillCiniia.tiy v. des Etats-Unis (Ohio), sur rOhio ; 364.000 h. Grand commerce de blé , porc salé, huiles, etc.
Cîlicilllld.tus [sm’-na-ïMss] (Lucius Quintus), Romain célèbre par sa simplicité et l’austérité de ses mœurs. Il fut deux fois dictateur (v* s. av. J.-C.). Les licteurs qui allèrent lui porter les insignes de sa dignité le trouvèrent dans son champ, au delà du Tibre, conduisant lui-même sa charrue. En littérature, on fait souvent allusion à la charrue de Cincinnatus.
. CIncinnatus {ordre de) , fondé aux Etats-Unis en 1783, par les officiers de l’armée de 'Washington. Il ne subsiste plus que dans quelques Etats de l’Union.
cincle n. m. Genre de passereaux dentirostres, comprenant une vingtaine d’espèces i-épandues sur tout le globe, et qu’on appelle communément inertes d'eau. (Le nom scientifique est hydrohate.)
cindre n. m. instrument de charpentier et de charron, servant à percer des trous.
CinéaS [ass], ministre et conseiller de Pyrrhus. Il passait pour le plus habile orateur de son temps, et Pyrrhus disait de lui que son éloquence lui avait gagné plus de villes que ses armées. Il n’approuvait pas toujours les projets ambitieux du roi conquérant, comme en fait foi la conversation qu’il eut avec ce prince pour le détourner de son expédition d'Italie , conversation que rapporte Plutarque, et que Boileau a rendue célèbre dans son Bpîîre au roi.
cinéfaction [fak-si-on] n. f, (du lat. cinis, cendre, et facere, faire). Réduction en cendres, incinération.
cinéma n. m. Abréviation de cinématographe. Pl. des cinémas.
cinématique adj. (du gr. kinèma, atos, mouvement.) Relatif au mouvement: formule cinématique. N. f. Partie de la mécanique, qui s'occupe spécialement des mouvements, abstraction faite des forces (jui les produisent.
cinematiquement [Ae-man] adv. Au point de vue de la cinématique.
Cinématograpll© n. m. (du gr. kinèmas, atos, mouvement, et grapliein, écrire). Appareil destiné à projeter sur un écran des vues animées: le cinématographe est fondé sur la persistance des impressions lumineuses. Etablissement où se donne un spectacle cinématographique. Art de composer et de représenter des scènes au moyen du cinématographe; faire du cinématographe.
— Encycl. Le problème de la reconstitution photographique du mouvement a occupé de nombreux savants : Marey, Demeny, Edison, notamment l'avaient partiellement résolu ; mais sa solution pratique n’est apparue qu’avec l'invention des frères Lumière et l’appareil dénommé i»ar eux cinématographe.
L’appareil des frères Lumière servait, au début, à la prise de vues et à la projection sur l’écran ; mais, aujourd’hui, les deux opérations sont distinctes et la cinématographie utilise un appareil de prise de vues (appareil négatif qui analyse le mouvement, et un appareil de projection (appareil positifj qui en redonne la synthèse.
L’invention du cinématographe, application remarquable de la photographie, consiste à photographier sur une bande pelliculaire sensibilisée et qui sc déroule automatiquement dans l'appareil, les phases successives d’un mouvement pour le reproduire ensuite par la projection sur un écran, et à la même vitesse. Ce résultat n'a pu être obtenu que grâce à l'extrême sensibilité du gélatino-bromure d'argent et à des dispositifs spéciaux réglant le déroulement de la pellicule sensible. Par le moyen de mécanismes divei's, le ruban pelliculaire subit des arrêts périodiques pendant lesquels la portion de bande placée derrière l'objectif reçoit l’impression lumineuse ; puis le ruban est entraîné d’une longueur égale à celle d’une image, et un nouvel arrêt se produit ; les memes opérations se renouvelant jusqu’à la fin du ruban, on enregistre ainsi les images à raison d'au moins 16 par seconde.
De même que pour la prise de vues, l'obturateur .se ferme entre deux images successives, de même, à la projection de la bande positive à l’écran, on évite les tramées lumineuses par un dispositif analogue provoquant une éclipse rapide (1/75* de seconde) que le spectateur ne perçoit pas. L’image qui vient de disparaître affecte encore sa rétine lorsque se présente la suivante, de sorte que l’œil a la sensation très nette d’un mouvement continu.
Les manipulations nécessitées par le développement des fUms, le tirage des bandes positives, etc., ne diffèrent de celles généralement usitées en photographie que par l'étendue des surfaces à traiter ; ces manipulations se font d'ailleurs mécaniquement et par des procédés permettant un travail extrêmement rapide et régulier.
La cinématographie ou le cinéma, comme on dit couramment aujourd hui, tient dans nos mœurs une place très importante : les salles de projection se sont multipliées à l’infini et jusque dans les plus modestes bourgades ; c’est un spectacle dont la vogue n'a cessé de croître. Il est en effet extraordinairement multiple et varié dans ses combinaisons et dans ses effets. Pour mériter la faveur du public, les éditeurs de films ont dû installer de vastes ateliers de pose, dotés d’un éclairage spécial et de décors de toutes sortes, véritables théâtres mécanisés, où sont mises en scène les comédies les plus simples et les féeries les plus mouvementées et les plus fantastiques. Là, évoluent, sous l’œil exercé d’un metteur en scène habile, des acteurs spécialement exercés pour ce théâtre muet, auquel les trucs et ficelles du théâtre ordinaire apportent leur contribution, mais qui bénéficie encore, pour la variété de ses effets, de tous les artifices lumineux de la photographie. Aussi rien lï’est-il impossible au cinématographe en fait de décors, de reconstitutions, de mises en scène ; c’est grâce à ses ressources innombrables qu’il est parvenu à réaliser les spectacles les plus attrayants.
D'abord limité à la production d’images en noir et blanc, le cinématographe a fait un pas considérable avec l'invention de Gaumont, qui, lui appliquant les procédés de la photographie des couleurs (trichromie) l'a doté d'un nouvel attrait.
Mais s’il synthétise le mouvement, le cinématographe est siiencieux ; la très intéressante associauon du cinématographe et du phonographe a bien permis en certains cas de saisir à la fois le mouvement et le bruit ; mais le procédé n’est pas encore d'une application générale et les seuls bruits (pluie, vent, grêle, etc.) dont se puisse corser une représentation cinématographique sont produits par les procédés factices du théâtre.
Le jouet prestigieux qu’est le cinématogi*aphe est aussi un outil merveilleux dans les mains du savant et peut devenir un incomparable instrument d'éducation. Nombreuses sont en effet ses applications scientifiques (étude de? animaux, des plantes, jusqu’aux infiniment petits, phénomènes lialureîs, etc.) et il offre un vaste champ à la vulgarisation.
cinématographie [/■{] n. f. Ensemble des méthodes et procédés mis en œuvre pour obtenir la photographie et la reproduction du mouvement.
cinématographier [/î-é] v. a. (Se cenj. comme prier.) Photographier une scène en vue de sa reproduction à l’écran.
cinématograpliiquô adj. Qui se rapporte au cinématographe.
cinématographiquement adv. A la manière d’une projection cinématographique.
cinémograptl© n. m. (du gr. kinèma, mouvement, et graphein, écrire). Instrument qui détermine et enregistre les vitesses.
cinémomètr© n. m. (du gr. kinèma, mouvement, et metron, mesure). Indicateur de vitesse.
Cinéol n. m. Composé C II O, que l’on trouve dans les essences de seinen-contra, de cajeput, de romarin, d’eucalyptus, etc. Syn. Cajeputot, eucalyptol, spicol, terpane.
Cinépliotô n. m. (du gr. kinein, mouvoir, et photos, lumière). Appareil de photographie qui est une sorte de petit cinématographe permettant d’obtenir des scènes animées, de longueur réduite : le cinéphote a été inventé par Huet.
cinérair© [rè-7’e] adj. (du lat. cinis, eris, cendre). Qui renferme les cendres d’un corps brûlé après la mort :
urne cinéraire.
cinéraire [rè re]
n. m. Niche pratiquée dans un tombeau pour recevoir une urne ou un sarcophage ; cette urne.
cinéraire [rè-re]
n. f. Bot. Genre de composées ornementales.
— Encycl. Le nom de cinéraire, qui provient de la couleur cendrée du dessous des feuilles, s’applique non seulement aux cinéraires proprement dites, mais encore à certaines espèces du genre séneçon. La plus connue est la cinéraire hybride des jardins, à fieurs groupées en capitules très élégantes
et ayant une légère odeur, et dont on a obtenu un nombre considérable de variétés. Les cinéraires sont des fleurs de serre tempérée, craignant le froid et l’humidité. On les propage de graines semées dans un mélange de terre franche, de terre de bruyère et de terreau ; les jeunes sujets doivent être repiqués et empotés plusieurs fois. Après le.s fortes gelées, on peut en faire^des massifs dans les jardins«d’agrément.
Cin.6r£ttioil [sî-on] n. f. (du lat. cinis, eria, cendre). Action de brûler, de réduire en cendres. (On dit mieux^ INCINÉRATION.) A^/ric. Syn. de écoüuage, Cinériforin© [si] adj. (du lat. cinis, eris, cendre, et de forme). Qui a l’aspect et la consistance de la cendre ; les émissions cinéi'iformes des volcans. cinériscr [zé] v. a. Syn. inusité de incinérer. Cinérit© n. f. (du lat. cinis, eris, cendre). Tuf à grain fin et de structure parfois schisteuse.
Cillésit]léra)pi© [zi-té-ra-jJÎ] n. f. (du gr. kinésis, mouvement, et therapeia, guérison). Thérapeutique par le mouvement naturel ou provoqué.
cinétiqu© n. f. (du gr. kinein, mouvoir). Théorie d’un ensemble de phénomènes fondés uniquement sur le mouvement des particules matérielles.
Cinétiquement [Ae-man] adv. Par le moyen du seul mouvement de la nature.
cixxétog'énèse n. f. (du gr. kinetos, mobile, et genesis, génération). Développement des organes, sous l’influence du fonctionnement répété : Lamark et les néo-lamarckiens attribuent un rôle essentiel d la cinétogénèse dans révolution des espèces.
Cin©y, V. de Belgique (prov. de Namur, arr. de Dinant) ; 4.900 h.
Cingalais, e [lè, è-ze], habitant ou originaire de Ceylan : les Cingalais. N. m. Langue parlée par les Cingalais. Adjectiv. ; population cingalaise.
cing^lage n. m. (de cingler). Action de cingler vers un point déterminé. Chemin qu'un vaisseau fait ou peut faire en vingt-quatre heures.
Clnglage n. m. Action de corroyer le fer à l’aide des cingleurs.
cinglant [glan], e adj. Qui cingle. Fig. Rude, sévère: une cinglante réplique.
Cinglement fman] n. m. Action de cingler; effet de ce qui cingle.
cingler [ghlé] v. n. (soandin. sigla). Naviguer dans une direction déterminée ; cingler vers le port.
cingler [ghlé] v. a. (du lat. cingulum, lanière). Frapper avec quelque chose de souple, de pliant : cingler le visage d'un coup de fouet. Frapper avec force ; la neige cingle le visage. Fig. : cingler les vices, les ridicules. Forger, corroyer le fer avec les cingleurs. Tracer une ligne di’oite avec une cordelette frottée de craie.
cingleur n. m. Machine à compression ou à choc, qui, dans certaines usines, sert à cingler le fer. cinglon n. m. Coup donné en cinglant, cinglure n. f. Action de cingler, de frapper avec un objet flexible. Douleur moi’ale : la cinglure d'un outrage.
cinha n. m. Emblème distinctif placé sur la poitrine ou le socle des images des Tirthamkaras djains.
Cinna (Lucius Cornélius), patricien de Rome, partisan de Marins, consul en 87 av. J.-C.. assassiné en 84 av. J.-C.
Cinua ( Cnelus Cornélius ) , arrière-petit-fils de Pompée. Il fut traité avec clémence par Auguste, contre lequel il avait conspiré ; c'est le sujet d'une tragédie de Corneille Cinna ou la Clémence d' Auguste, tragédie de P. Corneille, dont le sujet est emprunté à Sénèque. Emilie, fille d’un proscrit et aimée de Cinna, ne sera la femme de ce dernier que s'il venge son père en tuant Auguste. Cinna forme une conjuration avec Maxime, qui aime aussi Emilie. Poussé par la jalousie, Maxime laisse son confident Euphorbe dénoncer le complot. Après avoir longtemps délibéré avec lui-même dans un monologue célèbre, Auguste pardonne à tous. Cette conception dramatique pleine de grandeur est l'apothéose de la monarchie, de la royauté, qui se fait absoudre par la clémence dans la personne d'Auguste (1640). l’iusieurs vers de cette tragédie sont souvent cités :
Et, monté sur le faite, il aspire à descendre.
Pour être plus qu’un roi, tu le cruis quelque chose I
Je suis maître de moi comme de l’univers.
Le reste ne vaut pas l’honneur d'ètre nommé.
Soyons amis, Cinna, c'est moi qui t’en convia.
raJ
Cfuha.
On rappelle aussi, mais dans le style familier, cet hémistiche :
Prends un siè^e, Cinna.
clmianie ou cinnamome [sin'na] n. m.
Bot. Genre de lauracées aromatiques, originaires des régions chaudes de l'Asie, comprenant le camphrier, le cannellier, etc.
cirmamène n. m. carbure C'H', que Ton peut préparer à partir de l'acide cinnamique.
cinnamique [sin'-na] adj. Se dit d’un acide et d'une aldéhyde extraite du baume du Pérou.
cinnor [sin'] ou kinnor [ftin'] n. m. Sorte de lyre dont on jouait dans le temple de Jérusalem.
Cino da Pistoia (Quittoncino, dit), jurisconsulte et poète, né à Pistoie vers 1270, m. en 1337.
Il eut Bartole pour élève, et fut Tarai de Dante. Ses poésies se composent de sonnets et canzoni d'amour, qui font de lui dans le lyrisme italien, le précurseur de Pétrarque.
cinq [s'ink ; devant une consonne sm] adj. num. (lat. guinque). Quatre plus un : les c/ng a)
doigts de la main.
Cinquième : tome cinq . Autref . Argent au deniercinq, rapportant un denier pour cinq, c'est-à-dire à vin^ pour cent. N. m. Le chiffre qui représente ce nombre. Carte marquée de cinq points : ù cinq de pique. Le double cing, domino marqué de deux fois cinq points. Pop. Cinq et trois font huit, se dit d'un boiteux.
Les cinq de cartes.