‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 488 sur 1225 · COA · texte numérisé non relu

COA

coaguler [l^ v. a. lat. coagutnret. Figer, en parlant d'un liquide : lui donner de la consistance: l'alcool a la propriété de coaguler l'albumine. Se coaguler V. pr. Se prendre sous la forme de gelée : le sang se coagule.

coagulum [lom'] n. m. Masse de substance coagulée ; un coagulum de sang. Ce qui sert à coaguler. •

Coaille Gl mil., e] n. f. (lat. couda, queue). Laine de qualité inférieure, provenant de la queue de l'animal. Syn. quaille.

Coailler ko-a, il mil., é] v. n. Se dit des chiens quand ils quêtent la queue haute.

coalescence [tè-san-se] n. f. 'du lat. coalescere, se souder). Pathol. Adhérence des parties qui étaient divisées naturellement ou par accident.

Coalescent [U-san] e adj. Ilist. nat. Qui ne forme qu’une seule pièce.

coalisé, e [zé], adj. Se dit de ceux qui sont ligués : puissances coalisées. N. m. pl. : les coalisés envahirent la France en 1814. S. un coalisé.

coaliser [zé] v. a. (du lat. coalescere, s’unir). Liguer, engager dans une coalition : coaliser des puissances. Se coaliser v. pr. (lat. coalescere, se souder). Se liguer ; unir ses elVorts.

coalition rsi-on] n. f. (de coaliser [sej). Idgue de puissances ; la Convention résista aux coalitions européennes. Association de partis, de personnes qui veulent exercer une action commune.

— Encycl. Dr. La coalition est un concert de patrons ou d'ouvriers qui exercent une pression tendant soit à l'abaissement ou à la hausse des salaires, soit à entraver la liberté de l’industrie et du travail.

L'article' 414 du Code pénal punit « d'un emprisonnement de six jours à trois ans et d’une amende de 16 francs à 3.000 francs ou de Tune de ces deux peines seulement, quiconque, à l’aide de violences, voies de fait, menaces ou manœuvres frauduleuses, aura amené ou maintenu, tenté d'amener ou de maintenir une cessation concertée de travail dans le but de forcer la hausse ou la baisse des salaires, ou de porter atteinte au libre exercice de l’industrie ou du travail n. La peine est applicable par les tribunaux correctionnels, même lorsque le délit a été commis par la voie de la presse.

Lorsque ces faits sont la conséquence d'un plan concerté, les coupables peuvent être, par l'arrêt ou le jugement, condamnés à l'interdiction de séjour pendant deux ans au moins et cinq ans au plus.

Les dispositions de l’article 414 pourraient trouver application en cas de grève.

— Hist. On a particulièrement donné le nom de coalitions à des ligues formées par les puissances européennes contre la Révolution française et contre Napoléon I»». Elles sont au nombre de sept : la première, conclue à Pilnitz, entre la Prusse et l’Autriche, auxquelles se joignirent, après la mort de Louis XVI, l'Angleterre, l’Espagne , la Sardaigne , les Deux- Siciles, etc., fut sérieusement entamée par la paix de Bâle avec la Prusse et l’Espagne (5 avril et 22 juin. 1795), et dissoute par le traité de Campo- Formio avec l'Autriche (17 oct. 1797) ; la deuxième, formée en mars 1799, entre l’Angleterre, restée seule en armes, la Russie et la Turquie, l'Autriche et les Deux-Siciles, fut brisée par la victoire de Marengo, suivie du traité de Lunéville avec l’Autriche (9 févr. 180i), et par la paix d’Amiens avec l’Angleterre (25 mars 1802) ; la troisième, signée à Pétersbourg, le 8 avril 1805, entre l’Angleterre, qui avait rompu avec la France dès 1803, et l’Autriche, la Russie et la Prusse, fut dissoute de fait par la victoire d’Austerîitz, et de droit par le traité de Pi-csbourg (26 déc. 1805) ; la quatrième, formée en septembre 1806, entre la Prusse, la Russie, l’Angleterre et la Suède, fut rompue par la bataille de Friedland, suivie du traité de Tilsit avec Alexandre et avec le roi de Prusse (9 juin. 1807) ; la cinquième, conclue le 9 avril 1809, entre l'Autriche et l’Angleterre, finit par l'entière défaite à Wagram des Autrichiens, qui obtinrent la paix à Schœnbrunn, le 14 octobre ; la sixième, signée en mars 1813, entre la Russie, la Prusse, l’Autriche, l'Angleterre, la Suède et presque toutes les autres puissances, eut pour résultat l'abdication de Napoléon (11 avril 1814) ; la septième, qui ne fut que la continuation de la précédente, formée à Vienne en 1815, après le retour de Napoléon à Paris, le renversa de nouveau à la suite de sa défaite à Waterloo.

COalitionnlste [si-o nis-te] n. m. Membre d’une coalition.

coallié, e n. et adj. Syn. de coalisé. coaltar [kol] n. m. (mot angl., de coal, charbon, et tar. goudron). Goudron tiré do la houille : le bois injecté de coaltar résiste bien à l'humidité.

— E.xcycl. Le coaltar, liquide d’un noir brillant, de consistance sirupeuse et de composition assez complexe, est employé industriellement pour injecter les bois, les traverses de chemins de fer, les pavés de bois, etc. La thérapeutique l'emploie associé à la saponite, comme désinfectant et antiseptique. On l'utilise également pour badigeonner les plaies des arbres et prévenir Tinvasion des maladies cryptogamiques.

COaltarement [kol, man] n. m. Action de coal tarer.

coaltar er [kol-ta-r€] v. a. injecter (du bois, susceptible de pourrir) avec du coaUar.

coaltarisation [kol, za-si-on] n. f. Acüon de coaltariser.

coaltariser [kol, zé] v. a. Enduire de coaltar. COalté, e [kol] adj. Se dit d’une préparation de coaltar employée pour désinfecter et panser.

coalterne [ko-al-tèr-ne] adj. Se dit des fièvres dont les accès se renouvellent avant la fin de l'accès précédent. (On dit mieux subintrant, e.)

coaptation [ko-ap, si-on] n. f. Action de remettre en place les os luxés ou les fragments d’os fracturés.

coarctant [ko-ark-tan], e adj. (du lat. coarctare). Qui resserre : force coaretante.

coarctation [ko-ark-ta-si-on] n. f. Rétrécissement : coarciaiion du canal de l’urètre, de l'intestiji. coarcté, e ^ark-té] adj. Rendu plus étreit. coarctotomie [ark-to-to-mt] n. f. (lat. eoarctare, rétrécir, et tomé, section). Section d'un rétrécissement.

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