‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 495 sur 1225 · COE · texte numérisé non relu

COE

COU

Jacques Cœur.

argentier de ce roi, à qui il fournit des ressources pour la guerre contre les Anglais, mais qui l'exila et confisqua odieusement ses biens à la sviite d'un complot formé par les ennemis du financier. Sa mémoii'e fut rehabilitée par Louis XI, qui rendit a\ix enfants une partie des biens dont leur père avait été dépouillé. V. Boürges.

cœurce [kKur-se\ n. m.

Couteau émoussé, dé corroycur. Couteau pour le planage des métaux.

Cœuvres-et-Valsery, comm. du dép. de r.tisne, arr. et à 17 kilom. de Soissons, sur le ru de Retz, affluent gauche de l’Aisne ;

ÜÜ7 hab. (en lOU). C'est sur la région de Cœuvres que porta le principal effort des Allemands les 12 et 13 juin 1918, quand, nne fois le front allié rompu au Chemin des Dames et une poche formée jusqu'à Château-Thierry sur la Marne, ils essayèrent de faire tomber le saillant français de r.àisnect de s'emparer de la forêt de'Viller.s-Cotterets. Les villages de Cœuvres et de Valsery, pris le 12 juin par les Allemands, furent reconquis dès le 15 par les Français. Ils sont tous deux très endommagés.

COè'Vêque [ué-fre] n. m. Autrefois, coadjuteur d'un évêque, sans future succession.

Coëx, comm. de la "Vendée, arr. et à 27 kil. des Sables-d'Olonne, sur le Goran ; 2.040 h. Ch. de f. Etat. Minoteries.

coexistant [ko-ègh-zis-tan\, e adj. Qui existe en même temps qu'un autre.

coexistence [ko-ègh-zis-tan-se] n. f. Existence simultanée,

coexister [ko-ègh-zis-té\ V. n. Exister en même temps, simultanément.

coextensif, i've [ko-èks-tan] adj. susceptible d'avoir la même extension.

cofermier [fèr-mi-é] n. m. Celui qui a pris à bail une ferme avec un autre.

COffea \fé-d\ n. m. Nom scientifique du genre caféier.

cofferdam [ko-fir-darrC] n. m. (m. angl. ; de co//'er, coffre, et dam, digue). Double coque de navire de guerre, que Ton bourre d'une matière encombrante destinée à obturer les voies d'eau produites par les projectiles, Cette matière elle-même, qui est le périsperme corné de la noix de coco, encore plus léger que le liège .

coffln [ko-fin] n. m. (lat. cophinus, panier). Etui contenant de Teau, dans lequel le faucheur met la pierre à aiguiser, et qu'il porte attaché à sa ceinture.

COffine [ko-fi-ne] n. f. Ardoise à surface courbe.

COfflner [ko-^-né] v. a. Courber :

coffiner des planches. Y. n. ou v. pr. Rester chétifs, en parlant des œillets.

Cofiinlial - Dubail ( Jean - Bap tistei, l'évolutionnaire français, né à Aurillac. décapité à Paris (1784-1794), viceprésident du tribunal révolutionnaire qui condamna Lavoisier: très dévoué à Robespierre, il fut guillotiné quelques jours après le 9-Thermidor.

coffrage [ko-fra-Je] n, m. Charpente destinée à maintenir les terres d'une tranchée. Pose de coffres pour mainte¬

nir des matériaux jusqu'à leur prise.

[ko-fre\ n. m.

Tat. cophinus;. Sorte de caisse propre à serrer des effets.de l'argent. du bols,

etc. Les cof- Coffres : 1. de voyage [xui* s. j ; 2. d’automobile.

f res de l'Etat,

le trésor public. Fam. Partie du corps qu'enferment les côtes ; poitrine, estomac : avoir le coffre solide. Caisse ménagée sous les banquettes d'une voiture, sous le siège du cocher. Bouée spéciale à laquelle s'amarrent les navires. L o c .

div. : Rirecomm e %i n coffre, très fort en ouvrantlargement la bouche. Raisonner comme un coffre jeu de mots sur résonner), déraisonner. Loc.

prov. : Celte fille est belle au coffre, est laide mais a une grosse dot.(Vx.) coffre n. m.

Genre de poissons plectognathes, à corps polygonal, à arêtes vives, habitant les mers tropicales ; le co/ire peut atteindre 50 centimètres.

coffre-fort [for] n, m.

Coffre de métal, à serrure de sôreté. pour enfermer de l'argent, des valeurs ; des coffresforts incombustibles. Fig. Fortune, richesse ; le coffre-fort est tout-puissant.

— Excycl. Les coffres-forts modernes sont construits avec enveloppe extérieure de fer ou acier, séparée d'une seconde enveloppe intérieure par un espace rempli de substances ignifuges. Les coffres-forts s'ou- Coffre-fori.

vrent et se ferment au moyen de serrures à combinaisons.

coffrer [ko-fré] v. a. Fam. Emprisonner.

coffret [ko-frè] n. m. Petit coffre, petit meuble

Coffi n.

CofTre fortifié.

fermé à clef, et souvent destiné à serrer des bijoux ou d'autres objets précieux : coffret d'or, d'ivoire, etc.

Co fîreCs.

coffreterie [ko-fre-te-rî] n. f. Métier. Commerce du coffretier.

eoffretier [ko-fre-ti-é] n. m. Qui fait des coffres ou des coffrets.

eofldéjuSSeur [ko-fi-dé-ju-seur' n. m. Chacun de ceux qui ont cautionné un débiteur pour une même dette.

cofondateur, trice n. Personne qui fonde avec une autre,

Cogalniceano (Michel), historien, professeur et homme d'Etat roumain, né à Jassy, m. à Paris 1817 1891); un des propagateurs de T'inion des principautés roumaines.

COgent, e adj. (lat. cogéré, forcer). Phil. Qui contraint : nécessité cogente.

cogérance [mn-se] n. f. Gérance en commun, cogérant [rnn], e n. chargé d'une cogérance. COgitabilité n. f. Faculté de réfléchir, de penser. COgitatif, i've adj. Qui a rapport à la pensée, cogitation fji-ta-si-on] n. f. (lat. cogitation. Action de réfléchir.

cogito, ergo sum, mots lat. signlf. je pense, donc je suis. C’est la constatation fondamentale de l’existence d’un sujet pensant, sur laqueUo Descartes, dans le Discours de la méthode,, après avoir révoqué en doute toutes les assertions et tous les raisonnements des philosophes,reconstruit son propre système.

cognac [gnak] n. m. Eau-de-vie très estimée, que l’on fabrique dans la région de Cognac (Charente).

— Én( YCL. Le cognac provient de la distillation des vins blancs récoltés dans la région qui avoisine Cognac. Cette région est divisée en grande Champagne (gui donne les produits les plus estimés;, petite Champagne, fines borderies, fins bois et bons bois.

Les vignes sont complantées en majeure partie de folle-blanche, cépage dont le produit est un vin médiocre ; mais c’est précisément ce vin qui, distillé, donne les excellentes eaux-de-vie.

La méthode de distillation usitée là est dite par brouillis et regiasses. On distille le vin à feu nu, et cette première chauffe donne un alcool impur, qu’on appelle brouillis ; elle laisse dans la chaudière la vinasse, qu’on rejette au dehors. Remplissant alors la chaudière de brouillis, on procède à la bonne chauffe ; le premier alcool recueilli (produits de tête) est mis de côté, puis on reçoit \'eau-de-vie de cœur dans des fûts neufs en chêne, où elle séjournera plus ou moins longtemps pour acquérir la couleur que lui communique le bois, et les qualités qui font sa renominée.

Enfin les produits de queue, recueillis à part, puis mélangés avec ceux de tête, constituent les repasses, qui sont ajoutées au vin que Ton va distiller pour obtenir du nouveau brouillis.

Cognac [gnak], ch.-l. d’arr. (Charente), sur la Charente, ch. de f. Etat, à 51 kil. d'Angoulême ; 19.200 h.

(Cognaçais). Eaux-de-vie renommées. — L’arr. a 4 cant.,

62 comm., 63.000 h. ; le cant.

a 16 comm. et 30.160 h.

Cogjnac [gnak], comm. de la Haute - Vienne, arr. et à 17 kil. de Rochechouart, près de la Vienne; 1.730 h.

cognasse [gna-se] n. f.

(de coing). Coing sauvage.

cognassier [gna-si-é] n.

m. 'de coing). Genre de rosacées, dont le fruit est le coing ; le cognassier atteint i — Encycl. Les cognassiers sont des arbrisseaux tortueux de 4 à 3 mètres de haut, originaires d'Asie, et qui sont cultivés dans toute l'Europe ; leur principale utilité réside dans leur fruit appelé coing.

cognât [ koghna] n. m. (lat. cognatus; du préf. co, et de natus, né). Dr.

rom. Celui qui est uni à d'autres par des liens de parenté naturelle , en pai'ticulier par les femmes. V. AGNAT.

cognatique

t kogh-na-ti-ke] adj.

Se dit de la succession cognation ikoghna-si-on] n. f. (lat. cognatio). Chez les Romains, parenté natu relie, consanguinité, par opposition à la parenté c i V il e on agnation.

cogne [ko-gne] n. m. Ârg. Policier, gendarme.

COgrnée [gné] n. f. (lat. pop. cuniata. hache en forme de coin: de cuneus, coim. Forte hache : cognée de bûcheron. Fig. Jeter le manche après la cognée, tout abandonner.

COgne-fétU n. m. Fam. Homme qui se donne beaucoup de mal pour ne rien faire.

COgnement [man] n. m. Action de cogner, de frapper à coups répétés.

cogner [gné] v. a. (du lat. cuneare, fendre avec un coin). Frapper pour enfoncer : rogner un clou. Frapper en général. Battre. V. n. Heurter : cogner à une porte. Pop. Se cogner v. pr. Se batti'e, se heurter.

COgnet iÿîiè] n. m. Rôle de tabac en cône.

COgneUX [ko-gneû] ou COigneuX [koi-gneü) n. m. Batte du fondeur, pour frapper le sablé à moule.

Cogniard(Charles-Théodore et Jean-llippolyte), auteurs dram a t i q U e s français, nés et morts à Paris (1806-1872 et 1807 - 1882 ), à qui l’on doit des féeries et des drames dont le succès fut très vif : la Biche au bois, tes Bibe. lots du diable, le Pieddemouton. etc.

Cogniet

[ko-gn mil., i-è] ( Léon ), peintre français, né et m. à Paris (1794 - 18801, remarquable

Léon Cogaiet, d'après Bonnat.

par le sens de la couleur et de la

'••xIÆU^'sÈYIlES/

(..+ Lnmie derégim vinicale

1 Grande Champagne

2 Petite Chaswagiw PainHa.

3 Unes Bor&ries

4 PüisBois G 1 TV O

5 Bans Bois

6 Bocages

Armes de Cognac.

il 5 mètres de haut.

Cognassier.

dévolue aux cognais.

Coince.

tbour7}é:—-£innte de Carie vinicole du pays de Cofi^nac.

forme : auteur du Tintoret peignant sa fille morte.

Cognin, comm. de la Savoie, arr. et à 2 kil. de Chambéry ; 1.460 h. Minoteries.

cognitif, i've [kogh-ni] adj. (du lat. cognoscere, connaître). Capable de connaître : faculté cognitive.

COgnition [kogh-ni-si-on] n. f. (de cognitif). Faculté de connaître. Connaissance.

COgnoir n. m. (de cogner. Typogr. Morceau debois dur en biseau, ou outil en fer, pour serrer et desserrer les formes. (On dit mieux décognoir.)

COgnoscibilité ffeopà-nos-si] n. f. Qualité de ce qui est cognoscible.

COgnOSCible [kogk-nos-si-ble] adj. (lat. cognoscere, savoir). Qui est accessible à l’intelligence humaine.

cognosco ou coguenosco [kogh-nos-ko]

n. m. Mastic dont on emplit les gélivures des arbres, pour empêcher le cœur de pourrii'.

Cogolin, comm. du Var, arr. et à 32 kil. de Draguignan; 2.270 h. Ch. de f. Sud. Bouchons.

cograins [grin] n. m. pl. Parcelles de fer qui s'attachent à la filière dans les tréflleries.

cohabitant [tan], e adj. Qui habite avec une autre personne.

cohabitation [si-on] n. f. Etat de deux personnes qui vivent, habitent ensemble.

— Encyci.. Dr. Le mari qui a été dans l'impuissance physique de cohabiter avec sa femme avant la naissance de l'enfant peut désavouer celui-ci. La cohabitation entre personnes non mariées n'entraîne aucune conséquence légale.

La cohabitation de l'un des époux avec une autre personne d'un sexe différent du sien peut, en dehors du flagrant délit, être une présomption et même une preuve de l'adultère. Il en est de même pour établir que des mineurs ont été excités à la débauche.

cohabiter [té] v. n. Habiter ensemble, comme mari et femme.

Cohahuila ou Coahuila, Etat du Mexique, dans le nord de la République ; 297 .000 h. Ch.-l. Sallillo.

Cohen (Jules-Emile-David), compositeur français, né à Marseille, m. à Paris (1830-1901); auteur de cantates, chœurs, pour Esther et Athalie, et d'œuvres scéniques (Déa, les Bleuets, etc.)

cohérence [ran-se' n. f. Nature, état de ce qui est cohérent. Ant. Incohérence.

COH

Page 1