COI
COL
Françoise-Aimée de Coigny, nièce du précédent, emprisonnée pendant la Terreur, a été immortalisée par A Chénier sous le nom de la Jeune Captive (17159-1820). Elle épousa le duc de Fleury, puis Montrond, qu elle avait connu en jirison. et devint la maiti-esse d'un frère de Garat. Elle a laissé de curieux Mémoires.
Coïmbre [Uo-in-bre], V. du Portugal, ch.-l. de la prov. de Beira ; 18.200 h. Célèbre université.
coin n. m. (lat. cuncus). Angle formé par deux lignes, deux plans qui se coupent ; les coins d'un livre, d'une table. Coin d'une rue, endroit ou elle est coupée par une autre. Coin du feu, chacun des cOtés de la cheminée. Coins de la bouche, des yeux, commissures des lèvres, des paupières. Du coin de l'œil, sans avoir Tair de regarder. Petit espace de terrain : coin de terre. Lieu peu fréquenté, solitude ; vivre dans un coin. Lieu très éloigné. Instrument de fer en angle pour fendre du bois, etc. Pièce prismatique servant à remplir un vide entre deux parties de construction étalés serrer. Morceau d'acier trempé gravé en creux, pour frapper les monnaies ou les médailles. Poinçon de garantie dont on marque les pièces d’orfèvrerie et de bijouterie. Armoire ou fauteuil triangulaire. Les quatre coins, jeu d enfants. Fi'/. Empreinte, caractère : œuvre marqilte au coin du génie. Fam. Aspect particulier, repli secret ; le coin par où l'onpeut caricaturer un héros. Aux qxiatre coins du monde, partout. Pop.
JSn boucher un coin à quelqu'un, le rendre interdit, muet de stupéfaction.
ta connaître dans les coins, être malin, subtil. Coin de feu, vêtement d'hiver pour la chambre ; siège à dossier angulaire destiné à être placé dans un coin.
-L E.ncycl. Monnay. Les coins se font en acier trempé, et présentent 'en creux les figures que l'on voit sur les monnaies. Il faut deux coins pour Toblention d'une pièce de monnaie : le coin d'avers ou de face et le coin de revers. C’est en présentant un flan entre ces coins que, sous l'action d'une pression déterminée, les empreintes de ces coins apparaissent en relief sur la pièce de monnaie ainsi obtenue. Un coin est formé par une barre cylindrique d'acier, que termine à Tune de ses extrémités une partie tronconique, sur laquelle le poinçon vient imprimer en creux la gravure en relief qu'il porte lui-méme.
L'acier du coin est recuit au préalable pourcette opération, ni est renouvelée deux fois, e façon à donner une empreinte absolument nette. On trempe alors le coin, on le Cuin de feu.
polit soigneusement, et Ton
obtient ainsi la matrice générale. Sur un autre coin on recommence le même travail, ce qui fournit la matrice de reproduction. En dernier lieu on relève dans ce deinier coin des poinçons dits poinçons reproducteurs des coins de service. On a ainsi des coins reproduisant rigoureusement les figures du poinçon étalon. On pi'ooède de même pour la fabrication des médailles.
coinçage n. m. Action do serrer avec des coins. CoiUCemSUt [man] n. m. Etat d'une pièce de machine immobilisée comme par un coin.
coincer [sé] v. a. (de coin. — Prend une cédille sous le c devant a et 0 : il coinça, nous coinçons.) Assujettir avec des coins ; coincer des rails. Fam. Prendre, retenir dans un coin : coincer son adversaire derrière la porte. Se coincer v. pr. Se dit de parties de machines forçant Tune contre l'autre et empêchant tout fonctionnement.
COÏncidcmmcnt [da-man] adv. D'une manière coïncidente.
coïncidence rdan-se] n. f. (de coïncider). Etat de deux figures géométriques qui se superposent. Fig. Le fait que différentes choses arrivent en même temps ; rencontre, simultanéité : une heureuse coïncidence.
coïncident [si-dan], e adj. Qui coïncide, coïncider [dé] v. n. (préf. CO, et lat. incidere, tomber sur). Géom. S’ajuster, se confondre exactement ; ees deux surfaces coïncident. Fig. Arriver en même temps : la découverte du Nouveau monde coïncida presque avec l'invention de l'imprimerie. coïnculpé, e n. Qui est inculpé avec un autre. Coincy (Gautier de), poète et moine français, né à Amiens, m. à Soissons (1177-1236) ; auteur des Miracles Notre-Dame, de légendes et de chansons pieuses.
COÏndicant [ko-in-di-kan], e adj. Qui concourt à la même indication qu’une autre chose.
COÏndication \ko-in-di-ka-si-on] n. f. Indication unique résultant de données diverses.
eoïndiqUer [ko-in-di-ké\ v, a. Fournir une même indication.
coing [koin] n. m. (lat. coluneus). Fruit du cognassier : le cdinij est astrinijent. V. cognassier.
— Encycl. Le coing ne se mange guère au naturel : son odeur, bien qu'agréable, est trop prononcée : sa chair, cotonneuse, légèrement coriace, conserve toujours un peu d’âpreté; mais on en fait des compotes, de la gelée, des pâtes sèches, des conserves à l’eau-de vie, du cidre, et un excellent ratafia. Sa i^air est astxdngente et stomachique. Le coing entre dans la composition de différents électuaires ; les lains fournissent par décoction un collyi’e efficace ans les ophtalmies inflammatoires ; le même mucilage entre dans la composition de la bandoline. On préfère pour ces usages le coing de Portugal.
COint, e [koin, tn-fe]adj. (du lat. eognitus, connu). Agréable, joli, galant. (Vx.)
COÏntéressé [ko-in-té-rè-$é], e adj. Qui possède un intérêt commun avec d’autres.
eointise n. f. Gentillesse. Ajustement. (Vx.)
COÏT n. m. Enveloppe filamenteuse des noix de coco. Syn. kaïr.
Coire ou, en allemand Cliur, v. de Suisse, ch.-l. du cant. des Grisons ; 12.000 h. Filatures. COireau [rJ] n. m. Gâteau de farine de mai.s.
, massif volcanique et boisé de
1 Ardèche, conti'cfort oriental des Cévenues (1.061 m.).
Coin.
Coise- Saint- Jean- Pied- Gauthier,
copim. de Savoie, arr. et à 17 kil. de Chambéi'y ; 1.170 h. Source minérale alcaline, bicarbonatée sodique et gazeuse.
Coislin [/coi-/m], pays de Bretagne (Loire-Inférieure), d'où est sortie une noble famille française, qui a fourni plusieurs personnages remarquables. Le plus connu, Pierre de Coislin, évêque d Orléans, né à Paris (1G36-170G), parvint, après la révocation de Tédit de Nantes, à éviter les persécutions aux protestants de son diocèse.
coistresse [kois-trè-se] n. f. Galerie de direction dans les mines de houille. Syn. costresse. coït \ko-it'] n. m. (lat. coitus). Union des sexes, coïtai, e, aux adj. Qui a rapport au coït, coite ou COitte [koi-te]ov couette [/mu-è-fe] n. f. (lat. culcita). Lit de plumes, coïter [ko-i-té] v. n. S'accoupler.
Coitier ou Coictier (Jacques), médecin de Louis XI, né en Franche-Comté, m. vers 15Ü5. Croyant son médecin capable de prolonger sa vie, Louis XI combla Coitier de places et de faveurs.
cojurateur ou cojureur n. m. Dr. anc. Nom donné à des personnes qui venaient affirmer en justice, sous serment, un fait relatif à une autre personne.
eojUSticier \jus-ti-si-é] n. m. Dr. féod. Celui qui avait droit de justice sur les mêmes terres qu'un autre justicier.
coke n. m. (m. angl.) Combustible qu’on obtient en calcinant la houille en vase clos pour en extraire le gaz d'éclairage ; le coke donne une grande chaleur, mais ne orâle que sous l'aclion d’un fort courant d'air. V. houille.
— Encycl. Techn. Le coke s'emploie pour les usages domestiques, au chauffage des poêles et fourneaux ; industriellement , il a de nombreuses applications, notamment en inéiallurgie. Le coke servant au chauffage domestique, très léger ei très friable, provient de la distillation de la houille en vase clos pour la fabrication du gaz d'éclairage. (V. GAZ.)
Le coke industriel, dur et lourd, est fabriqué dans des fours spéciaux dits fours à coke, se divisant en fours français et fours anglais. Ces fours sont circulaires ou elliptiques, et sont surmontés d’une voûte surbaissée ou circulaire, dans laquelle s’ouvre une cheminée cai’rée. Dans les parois latérales des fours, on ménage des ouvertures par lesquelles on charge la houille triée et lavée. La distillation du charbon de terre est très facile et très rapide. On utilise actuellement les chaleurs perdues des fours, pour le séchée des farines, la calcination du plâtre, le chauffage des fours à vitres, etc.
Dans les galeries de mines à houille, on rencontre parfois un minerai stratifié appelé coke naturel ; il est analogue au coke industriel, et provient de couches de houille qui se sont enflammées spontanément par suite d'une fermenfation.
Coke (Edouard), jurisconsulte et homme politique anglais, né à Mileham. Il dirigea la procédure des procès relatifs à la conspiration des poudres (1549-1634*).
cokerie [rf] n. f. Usine où Ton produit le coke, où l’on traite le coke pour obtenir d'autres produits.
cokerier ou coketier \ti-^, ère adj. Qui
concerne le coke : industrie cokerière. N. Personne qui fabrique, vend ou manutentionne du coke.
col n. m. (lat. collum). Cou : faire amende honorable, la hart au col. ('Vx.). Partie de chemise, de vêtement qui entoure le cou ; col brodé, col de velours. Faux col, col mobile qui s'adapte à une chemise au moyen déboutons, et /'am., mousse au-dessus du verre : un bock sans faux col. Partie rétrécie d'un objet, d’un organe : le col d'une bouteille, le col du fémur. Géogr. Passage étroit entre deux montagnes : les cols des Pyrénées sont moins accessibles que ceux des Alpes.
cola n. m. V. KOLA.
Colamineur n. m. Maclüne à laminer.
Colardeau fdd] (Charles-Pierre), poète français, né à Janville, m. à Paris, membre de l'Académie française, auteur d'Héroîdes, poèmes élégants mais sans originalité (1732-1776).
COlarin n. m. Frise du chapiteau des colonnes doi'ique et toscane.
colas [fa] n. m. {abrév. de Nicolas). Homme niais, stupide ; quel grand colas!
colaspidème [fas| n. m. Genre de coléoptères appelés aussi babottes ou négrils, et qui s’attaquent à la luzerne.
Colasse ou Collasse fPascal), compositeur français, né à Reims, m. à Paris (1649-1709), élève de Lulli ; auteur d’opéras, motets, cantates.
COlateur n. m. (lat. colare, filtrer). Canal servant à l'écoulement des eaux d'irrigation.
colatitude n. f. Complément de la latitude du lieu, c'est-à-dire distance angulaire du pôle de l'hémisphère du lieu considéré, au zénith de ce même lieu.
COlature n. f. (du lat. colare, filtrer). Filtration ayant pour but de séparer d'un liquide les matières les plus solides. Liquide ainsi filtré. Drainage.
colback ou kalpack n. m. (du turc kalpak). Bonnet à poil évasé par le haut, orné dans sa partie supérieure d’une poche conique en drap, nommée flamme, qui pend de côté et se termine par un gland.
Colbert [bèr] (Jean -Baptiste), homme d'Etat, né à Reims, m. à Paris (1619-1683), fils d'un drapier, et l'un des plus grands ministres de la France. colback Légué à Louis XIV par Mazarin, dont il était l'homme de confiance, il fut nommé contrôleur général des finances après la cliute de Fouquet, à laquelle il avait contribué, et exerça peu à peu son infatigable activité sur toutes les branches de l'administration publique. II favorisa, par des mesures protectionnistes (le libre-échange n'avait pas encore de partisans), le développement de 1 industrie et du commerce français, fit venir en France des artisans de l'étranger, réorganisa la marine, créa le régime de l'inscription maritime, encore en vigueur dans ses Coiberi.
grandes lignes, et la
caisse des invalides. Il régularisa le service des eaux et forêts, et enfin encouragea les arts et les lettres. Mais, à partir de 1671, son influence di¬
CoLS ; (. Heni'ilII; 2. De femme (1560) ; 3. Louis XIII; 4. Ecclésiastique (xvii* s.) ;
6. Louis XIV; 7. Directoire; 8. Militaire (Empire) ; 9. 1830. — Cols MODcnNEs : K). Ecclésiastiqui taire; 12. Marin; 13; Russe; 14. Rabattu; 15. Provençal; 16. Droit, croisé : 17. Cassé.