MédioLs
' - 11. Mili-
minua ; son économie gênait les vues fastueuses du roi ; le peuple le rendait responsable de l'accroissement d'impôts causé par les guerres de Louis XIV ; l'inimitié de Louvois finit par lui faire perdre tout crédit. Ses funérailles eurent lieu la nuit, tant une haine aveugle avait rendu impopulaire ce bon serviteur de la Fi’ance, dont la postérité a réliabilité la mémoire. — Son frère Charles Colbert, marquis de Groissy, né à Paris (1623-1696), plénipotentiaire au congrès d'Aix-la-Chapelle et à Nimègue, fut de i 679 à sa mort, secrétaire d'Etat des affaires étrangères.
Colbert [le Tombeau de), mausolée orné défigurés allégoriques, l'une des meilleures productions d Ant. Coysevox, dans l'église Saint-Eusfache, à Paris.
Colbert [guipure et point), dentelle composée de points à grands reliefs, avec rinceaux épanouis de fleurs gracieuses : la guipure Colbert est inspirée de la guipure de "Venise du xvii« siècle.
Colbert-CbabanaiS ( Pierre - David, dit Edouard, comte de ), général français, pair de France, né et m. à Paris (1774-1854). — Son^ frère Auguste, général français, né à Paris en 1777, fut tué près d'Astorga. en Espagne, en 1809.
colbertisme [bèr-tü-me] n. m. Nom donné au système protectionniste de Colbei't : Frédéric Dastiat a fait une vive critique du colbertisme.
col canto, locution italienne signif. avec le chant, employée en musique.
Colcliester [chés-f«r], v.
d'Angleterre (Essex); 43.000 h.
Ostréiculture , constructions navales.
colchlicine n. f. Alcaloïde trouvé dans les semences et le bulbe du colchique, et qu'on utilise en médecine contre le rhumatisme et la goutte.
Colcbide, ancien pays de l’Asie, à TE. du Pont-Euxin et au S. du Caucase, arrosé par le Phase, où le.s Argonautes, suivant la tradition, allèrent conquérir la Toison d'or. C’est aujourd'hui la fertile Mingrélie russe.
colchique n. m. Genre de liliacées bulbeuses vénéneuses, répandues dans les prés en automne :
les semences et les bulbes de colchique sont prescrits en médecine contre la goutte.
Colchiqiin :
a, coupe de la fleur; b, fruiU
COL
COL
— Encycl. L’espèce la plus répandue est le colchique d' automne, vulgairement safran des prés, tue-chien, veillotte, veilleuse. C'est une plante bulbeuse, dont les fleurs sortent à l’automne, tandis que les feuilles et les fruits ne paraissent qu'au printemps suivant. Les graines et le bulbe contiennent un poison violent, la colchicine. En cas d'empoisonnement par le colchique ou la colchicine, on fera vomir le malade et on donnera du blanc d’œuf et de l’alcool.
COlcOtar n. m. far. qolqotar). Peroxyde de fer, obtenu par la calcination du sulfate de fer.
COld-cream {kold'-krùm\ angl. krîm'] n. m. (mot angl. signif. froide crème). Pommade faite de blanc de baleine, de cire blanche, d’huile d’amandes douces, et employée contre l’irritation de la peau.
Colebrook© [brou-ke] (Henri-Thomas), orientaliste anglais, né et m. à Londres (1765- 1837). Il a fait faire de très grands progrès à l’étude du sanscrit.
colé© [lé\ n. f. (de coZ). Coup que l’on donnait du plat de la main sur la nuque, à celui que l'on faisait chevalier.
— Encycl. Après la colée, on embrassait le chevalier, d'où le nom d'accolade qu’on donnait aussi à la cérémonie. A la colée manuelle, on substitua les coups de plat d’épée sur l’épaule ou sur le col.
colégataire [Jé-re] n. Qui est légataire avec d’autres personnes. V. legs.
ColeHSO (John-William), évêque anglican de Natal, né à Saint-Austell (Cornouailles), m. à Natal (1814-1883). Il provoqua par ses écrits théologiques de vives polémiques.
ColenSO, v. de l’Afrique méridionale, dans la colonie anglaise du Cap, sur la Tugela. Défaite des Anglais par le général boer Botha (1899)
COléocèle n. f. (du gr. koléos, vagin, et kèlè, hernie). Hernie vaginale.
Coleoni (Bartolomeo), condottiere italien, né à Bergame. m. à M alpaga (1400- 1475). Il fut longtemps 1 e généralissime de la république de Venise.
On voit à Venise sa célèbre statue par le Verocchio.
c o 1 é o phor© n. m.
Genre de lépidoptères renfermant des teignesquis’attaquent aux arbres fruitiers (pom- ^ J ^ ,
miers, poiriers). biatue d« Coleom.
Coléoptèr© adj. fgr. koléos, étui, cipteron, aile). Se dit des insectes munis de quatre ailes, dont les deux supérieures (élytres) sont dures, impropres au vol, et recouvrent les deux autres (hanneton, charançon, etc.). N. m. pl. Ordre d'insectes, comprenant ceux qui possèdent cette particularité. S. un coléoptère.
— Encycl. Les coléoptères se caractérisent par des élytres cornés recouvrant les ailes de' la seconde paire; les pièces de leur bouche sont conformées pour broyer; leur corselet est dégagé du reste du corps ; enfin ils ont tous des métamorphoses complètes, c’est-à-dire passent par les stades de larve et de nymphe.
Par la solidité de leurs tégu ments, 1 ’ él é
ance de leurs ormes, leur coloiation, les coléoptères sont les insectes les plus remarquables, et sont très recherchés par les collectionneurs. On en connaît plus de cent mille espèces. très variables de taille. Ils apparaissent à l’état fossile dans le carbonifère, sont nombreux dans le lias et fourmillent dans le tertiaire. On lésa divisés en seize grands groupes : carnassiers, palpicornes, brachélytres, clavicornes, etc En général, les coléoptères sont nuisibles aux plantes, mais il en est quelques-uns d’utiles, comme les coccinelles, les cicindelles, le carabe doré, le calosome, etc. V. insectes.
COléorlliz© n. f. fgr. koleos, étui, et rhiza, racine). Sorte de gaine qui enveloppe les radicules de ceitaines plantes phanérogames.
COlèr© n. f. (lat. choiera). Irritation, mouvement désordonné de l'âme offensée : la colère est mauvaise conseillère. Se dit aussi des animaux : l'éléphant a de rares, mais terribles colères. Fig. : la colère des vents, des flots. Adj. Porté à la colère : personne colère. Ant. Calme, modération.
Colère (De la), traité philosophique de Sénèque, brillante amplification à tendances stoïciennes sur un sujet de morale pratique (icr siècle).
colérer (se) [réjv. pr.
(Se conj. comme accélérer.)
Se mettre en colère. (Vx.)
coleret ou colleret [ko-le-rè] n. m. Filet à mailles étroites en forme de nappe simple, avec poches centrales.
coléreux, eus© [reû, eu-ze] ou colérique adj.
Prompt à se mettre en colère. Ant. Calme, serein, placide.
Coleridge (Samuel Taylor), poète anglais, né à Ottery-Saint-Mary (Devonshire) . m. à Londres (1772-1834), auteur de Ballades lyriques, parmi les¬
quelles il faut citer l'Ancien marinier. On peut le considérer comme Tun des précurseurs de Byron et du romantisme moderne, et il a laissé la réputation du causeur le plus spirituel de son temps, colérique [ri-ke]
adj. Naturellement colère : tempérament colérique. Qui dénote la colère : ,çesie5, paroles colériques.
colériquement
[ke-mnn] adv. Avec colère.
colériser [sel v. a.
Mettre en colère. (Inus.)
Colet [lè] [Louise Revoie, dame), femme de lettres française, née à Aix, m. à Paris (1808—
1876). Elle eut des liai- ,
sons arec Cousin, Flau- ^ouis. Colet.
bert et Musset. Elle a
écrit des vers, des romans, des ouvrages pour la jeunesse; etc.
Colette [lè-te] n. f. Religieuse, non cloîtrée, de Sainte - Claire. On écrit aussi collette.
Colette (sainte), religieuse, réformatrice de Tordre de Sainte-Claire, née à Corbie en 1380, m.
en 1446. Fête le 6 mars.
Colette ( Gabrielle , dame Henry de Jouve- NEL, précédemment Colette Willy), femme de lettres françaises, née à Saint-Sauveur (Yonne) en 1873 ; auteur de Claudine (en collaboration avec Willy, son premier mari), des Dialogues des bêtes,
la Yaqabonde l'Entrave, Gabrielle ciÜeUe.
d un charme a la fois pervers et ingénu, d’un style à la fois ferme et souple.
Colette Baudoche, roman de Maurice Barrés (1909), où est personnifié, dans une âme de jeune fille, l'attachement de la population de Metz à la discipline française, colettine [lè-ti-
ne] n. f. Clarisse de la réforme de Sainte- Claire.
eoléUS Tussj n. m.
Genre de labiées : le coléus est une plante aromatique et antispasmodique.
coliade ou coliaS [ass] n. m. Genre d insectes lépidoptères, rhopalocères, comprenant de jolis papillons de coloration jaune soufre varié d’orangé, dont les chenilles vivent sur di- c lé s
V e r s e s légumineuses. °
COliart [li-ar\ n. m. Nom vulgaire de la raie blanche.
colibacille n. m. Bacille qui vit en sa¬
prophyte dans l’intestin de Thomme et des animaux, et qui peut provoquer la diarrhée, le choléra, la colécystite ou des abcès divers. (Ces accidents ou ma ladies sont désignés sous le nom de colibacillose.)
colibri n. m. (mot caraïbe). Nom générique des oiseaux-mouches : le colibri est un bijou vivant.
colichemarde n. f. Forme de lame d’épée qui, large dans la première moitié, va en s’effilant brusquement en carrelet : la colichemarde est d'origine allemande.
Adj. : lame colichemarde.
COlicitant [tan] n. m. Chacun de ceux au profit desquels se fait une vente par licitation. Adj.
créancier colicitant.
colifichet [chè] n. m. Baga- «-.uiiDn.
telle, petit objet de fantaisie. Pâti.sserie sèche et spongieuse, sans beurre ni sel, pour lesoiseaux.
Coligny,
oh.-l. de c.
(Ain), arr. et à 22kil.deBourg, au pied du Revermont;