‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 502 sur 1225 · Corinthienno ; 6. Composite; 7. Toscane · texte numérisé non relu

Corinthienno ; 6. Composite; 7. Toscane

compte cinq ordres de colonnes, d’après les cinq ordres d’architecture : la colonne dorique a de quatre à huit diamètres de hauteur ; la colonne ionique va jusqu'à neuf diamètres ; la colonne corinthienne a ordinairement dix diamètres ; la colonne toscane a sept diamètres ; la colonne composite a dix diamètres. Parmi les colonnes triomphales ou commémoratives élevées pour perpétuer le souvenir de quelque grand événement, nous citerons ; à Rome, la colonne Trajane (en souvenir de la victoire de Trajan sur les Daces ; haute de 29 mètres), et la colonne Anionine (élevée sur le champ de Mars, à Antonin le Pieux : haute de 23 mètres) ; à Paris, la colonne Vendôme (T. Vendôme), la colonne de Juillet (v. Juillet), etc.

Colonnes d’Hercule, nom donné par les Anciens au terme prétendu des travaux d’Hercule, c'est-à-dire aux monts Calpé (Europe) et Abyla (Afrique), situés de chaque côté du détroit de Gibraltar. Ces mots ont passé dans la langue pour désigner les limites extrêmes auxquelles puisse arriver un art, une science, etc.

Colonne (Edouard) , violoniste et chef d'orchestre français, né à Bordeaux, m. à Paris (1838-1910). 11 a organisé et dirigé, notamment au théâtre du Châtelet, à Paris, des concerts très appréciés.

colonnette [lo-nè-te] n. f. Petite colonne.

eolopatllie [tî] n. f. Affection du côlon.

COlopexie [pèk-sî] n. f. ;du gr. hôlon, côlon, pexis, fixation). Fixation du côlon à la paroi l’abdomen.

colophane n. f. (de Colophon, ville de TAsie Mineure, d’où Ton tirait cette substance). Résine jaune, solide, transparente.

— Encycl. La colophane est le résidu de la distillation de l’essence de térébenthine. Elle est insoluble dans Teau, mais se dissout rapidement dans l’alcool et l’éther. On s’en sert pour la fabrication des vernis, pour le calfatage des vaisseaux, pour frotter les crins de Tai’chet des instruments à cordes et comme agent réducteur dans la soudure des métaux ; mais c’est dans la fabrication des savons qu’on en emploie la plus grande quantité.

colophon n. m. (gr. koLophCn], Note finale d’un livre, reproduisant ou complétant les énonciations du titre. Syn. souscription finale.

Colophon [fon], cité ionienne de TAsie Mineure ancienne. Tune des patries présumées d'IIomère.

COloquinelle [Au’-né-Icj n. f. Fausse coloquinte.

E. Colonne.

et

de

COL

COM

COloquint6 [kin-te] n. f. (gr. kolokunthis). Concombre fort amer et purgatif. Pop. Tête humaine, cervelle : le soleil tape sur la coloquinte.

— Encyol. La coloquinte appartient au genre concombre ; elle est originaire du Levant ; la pulpe de ses fruits desséchés constitue un purgatif très énergique, qui ne s’emploie guère qu'en teinture eu en extrait; et encore r utilise -t-on très peu en France.

colorableadj.

Qui peutêtrecoloré.

Colorado

(Rio), fleuve des Etats-Unis, qui pren d sa source dans les Rocheuses, traverse l'aride plateau du Colorado, Coloquinte : a, du Malabar ; b, plate puis les déserts d’ A- i ».

rizona, et se jette *

dans le golfe de Californie. Cours 1.300 kilom., dont une partie est encaissée dans de profonds couloirs (canons) ; le plus pittoresque de ceux-ci est le Grand Canon. Les eaux inférieures du fleuve servent à l'irrigation. Elles ont, en 1905 et 1906, débordé dans la dépression voisine du lao Salton. — Fleuve de l’Amérique méridionale ; il prend sa source dans la cordillère des Andes, et se jette dans l'océan Atlantique ; cours 1.200 kilom. — Fleuve des Etats- Unis (Texas), qui se jette dans le golfe du Mexique ; cours 1.400 kil.

Colorado, l’vm des Etats unis de l’Amérique du Nord ; 539.700 h. Région en partie déserte, mais qui recèle d’abondantes ressources minérales. Capit. Denver. Pâturages.

COloradoïte n. f. Teliurure naturel de mercure, colorage n. m. Travail du confiseur qui colore les bonbons.

colorant [ran], e adj. Qui colore : substances colorantes. N. m. : un colorant. Ant. Décolorant.

— Encycl. Les matières colorantes sont des substances (animales, végétales, minérales) généralement colorées, qui sont capables de communiquer aux fibres animales ou végétales une nuance durable, ou, comme Ton dit, de teindre ces fibres. Le règne animal fournit la cochenille ; le règne végétal, la gaude, le pastel, la garance, l’indigo, quercitron, le campêche, le ,cachou, le sumac, etc.; mais la majeure partie des colorants employés actuellement par l’industrie (et ils se comptent par milliers) dérivent des carbures de la série aromatique : benzine, anthracène, etc.

coloration [si-on] n. f. Action de colorer. Etat d’un corps coloré. Ant. Décoloration.

coloré, e adj. Qui a une certaine couleur. Qui a de vives couleurs ; teint coloré. Fig. Quia du brillant, de l’éclat ; style coloré.

CÔlorectite [rèk-ti-te] n. f. Inflammation du côlon et du rectum.

COlorement [man] n. m. Colorement d'une ombre, manière d’ombrer conformément aux teintes indiquées par le modèle dont on se sert.

colorer [ré] v. a. (du lat. color, couleur). Donner de la couleur ; la chlorophylle colore les feuilles en vert. Fig. Donner une belle apparence à une chose mauvaise : colorer le vice. Donner de la force, de l’éclat ; colorer son style. Se colorer v. pr. Prendre de la couleur. Ant. Décolorer.

coloriage n. m. Action de colorier, colorier [ri-éj v. a. (lat. color, couleur. — Se conj. comme prier?) Appliquer des couleurs sur un dessin, une estampe, etc. ; colorier une carte.

COlorieur adj. m. Se dit du rouleau qui applique les couleurs sur les étoffes.

COloriflque adj. Qui produit la couleur ou les couleurs : propriétés colorifiques.

COlorigène adj. (du lat. color, couleur, et du gr. gennân, engendrer). Qui produit une couleur.

colorimètre n. m. (du lat. color, couleur, et du gr. metron, mesure). Appareil servant à mesurer l'intensité de coloration d’un liquide vu par transparence.

colorimétrie \trî] n. £ Mesure de l’intensité de coloration des liquides.

COlorimétrique adj. Qui concerne la colorimétrie : méthode calorimétrique.

coloris [ri] n. m. Art de colorier : apprendre le coloris. Effet qui résulte du mélange et de l’emploi des couleurs : Raphaël a montré une profonde entente du coloris. Fig. Eclat du style. Se dit aussi du teint d’un fruit, etc. : pêche d'un beau coloris.

colorisation [za-si-on] n. f. Changement de couleur dans certaines substances. Action d’appliquer des couleurs.

coloriste [ris-te] n. Peintre qui entend bien le coloris : Delacroix est un merveilleux coloriste. Celui, celle qui colore des estampes, des cartes. Fig. Littérateur au style brillant, éclatant : Théophile Gautier est un coloriste.

colossal [io-sai], e, aux adj. De grandeur démesurée ; Néron se fit faire une statue colossale. Fig. Très vaste : une entreprise colossale. Ant. Petit, microscopique.

colossalement [io-sa-Ze-wa»] adv. D’une manière colossale.

colosse [io-se] n. m. (lat. colossus). Statue d’une grandeur extraordinaire : le colosse de Rhodes était une statue d? Apollon. Homme, animal de très haute stature : Pierre le Grand était un colosse. Aiycctiv. : femme colosse. Fig. Personnage puissant, considéi-able : Balzac, ce colosse de la littérature. Empire immense : le colosse russe. Colosse aux pieds d'argile, V. NABUCHODONOSOR. Ant. Nain, nabot, pygmée.

Colosses, V. de la Phrygie ancienne, sur le Méandre et le Lycus.

ColOSSien, enne [lo-si-in, è-ne], habitant OU originaire de Colosses : les Colossiens. Adj.; mœurs colossiennes.

colostration [los-tra-s'i-on] n. f. Maladie des nouveau-nés, que Ton supposait produite par le colostrum.

colostrum Uos-trotn’J n. m. (m. lat.). Premier lait qu'une femelle donne â son petit, sitôt après sa naissance : le colostrum a des propriétés purgatives.

— Encycl. Le colostrum précède la sécrétion du lait ; il est légèrement purgatif, et favorise l'expulsion du méconium. Vers le troisième ou quatrième jour qui suit l’accouchement, il est complètement remplacé par le lait.

Colot [lo], nom d’une famille de chirurgiens français qui se sont illustrés par l’opération de la taille, au xvi» et au xvii» siècle.

colotomie [mî] n. f. (de côlon, et du gr. tomê, section). Ouverture du côlon, pratiquée pour former un anus artificiel.

colpocèle n. f. (gr. kolpos, vagin, et kélé, tumeur). Hernie vaginale.

colpocystotomie [mî] n. f. (gr. kolpos, vagin, kustis, vessie, et tomê, section). Extraction d’une pierre vésicale par le vagin.

colpopérinéoraphie [fî] n. f. (gr. kolpos, vagin, pennaios, périnée, et rhaphê, suture). Suture intéressant la muqueuse vaginale et la peau du périnée.

COlpoptOSe [ze] n. f. (gr. kolpos, vagin, et ptôsis, chute). Prolapsus du vagin.

colporaphie [fî] n. f. (gr. kolpos, vagin, et rhaphê, suture). Suture du vagin.

COlporragie [po-ra-jî] n. f. (gr. kolpos, vagin, et rhagé, rupture). Ecoulement sanguin par le vagin.

Colporragique adj. Qui se rapporte à la colporragie : écoulement colporragigue.

colportage n. m. Profession de colporteur. Action de colporter : le colportage des matières d'or et d'argent est interdit.

— Encycl. Dr. On distingue le colportage des marchandises et le colportage des livres ou imprimés. Tout individu transportant des marchandises de commune en commune est soumis à la patente, qui est réduite de moitié quand il opère dans un rayon de moins de 20 kilomètres du lieu de son domicile. La taxe est encore réduite de moitié quand la voiture est attelée avec des ânes ; de même encore pour certains commerces. Le colportage est interdit pour le tabac, les allumettes, les cartes à jouer, et, sous certaines réserves, à raison de Timpôt pour les boissons, le sel et les sucres.

La loi du 29 juillet 1881 sur la presse astreint à la déclaration préalable toute personne qui voudrait n exercer la profession de colporteur ou de distributeur de livres, écrits, brochures, journaux, dessins, gravures, lithographies et photographies sur la voie publique ou tout autre lieu public ou privé ». Cette déclaration doit être faite a la préfecture du domicile et, pour les périodiques, si on le pu'éfère, à la mairie ou à la sous-préfecture. Sont assimilés aux colporteurs les bibliothécaires des gares, les marchands de journaux installés dans les kiosques, et les libraires forains. Il y a doute en ce qui concerne les libraires étalagistes.

La distribution et le colportage accidentels ne sont soumis à aucune déclaration. (Exemples ; la distribution de bulletins électoraux, fait accidentel; la distribution des bulletins de Tarmée du Salut, fait non accidentel.)

colporter rtê] v. a. (de col, ci porter). Faire le métier de colporteur. Fig. Ebruiter, répandre : colporter une fausse nouvelle.

colporteur n. m. et adj. (de colporteur). Marchand ambulant qui vend sa marchandise dans les campagnes. Fig. Colporteur de nouvelles, celui qui les répand de tous côtés.

COlpOStéUOSe [pos-té-no-ze] n. f. (du gr. kolpos, vagin, et stenôsis, rétrécissement). Rétrécissement du vagin.

Colqufioun (Archibald Ross), ingénieur, voyageur et publiciste anglais, né en 1846. Il a exploré la Chine méridionale, et établi des chemins de fer dans les Indes anglaises.

COlratre n. m. Syn. de chou-rave.

Colson (Clément), ingénieur et économiste français, né à trersailles en 1853. Membre de l'Académie des sciences morales (1910).

COltar n. m. \. coaltar.

COltiU n. m. (de col). Large chapeau de cuir des portefaix ou collineurs.

coltinage n. m

Métier de eoltineur.

coltiner [ne] v. a.

Porter en s’aidant du coitin.

eoltineur n. m.

Portefaix coiffé du coltin 'et qui porte sur la tète, les épaules, de pesants fardeaux. Gilet Coltin (chapeau),

decuirdesmemes. ' '

COltiS [ ti] n. m. Mar. Couple dont le pied se trouve à la jonction de Tétrave avec la quille. Muraille verticale qui sépare le gaillard d’avant de la poulaine.

COlubridèS [dé] n. m. pl. Famille de reptiles ophidiens dont la couleuvre est le type. S. un colubridé.

COlubriiorme adj. Qui a l’aspect de la couleuvre commune : un reptile colubriforme. N. f. pl. Sous-ordre de reptiles ophidiens comprenant tous ceux qui ressemblent à la couleuvre : en général, les coluhriformes ne sont pas venimeux.

COlutirin, e adj. Qui appartient à la couleuvre.

COlubrine n. f. Argile plastique pure, employée pour la fabrication des poteries fines.

columbaire [lon-bè-re] ou columbarium [lon-ba-ri-om] n. m. Chez les Romains, édifice creusé dans le roc ou souterrain, garni de niches destinées à recevoir des urnes funéraires. Auj., bâtiment pourvu de niches où sont conservées les cendres des personnes incinérées.

Columbia Hon\, fl. d'Amérique. 'V. Orégon. — District des Etats-Ünis. ’V. Colombie.

ColUmbUS [lon-buss], V. des Etats-Unis (Ohio), sur le Scioto River; 181.000 h. Grande industrie.

COlumelle [mè-lé] n. f. (lat. columella). Petite colonne tumulaire. Bot. Toute colonnette pleine, occupant Taxe d'un organe creux. Zool. Axe solide d'une coquille spirale. Bouton calcaire au centre du calice des madrépores.

Columelle [mé-le], écrivain latin du !»>■ siècle, né à Cadix, auteur d’un très intéressant l'raité sur l' agriculture.

COlumellé, e adj. Muni d’une columelle.

Columérien, emxo, habitant ou originaire de Coulommiers ; les Columériens. Adjectiv. : produits eolumériens. On dit aussi colombin, ine.

COlure n. m. (gr. kolouros). Nom donné à deux grands cercles de la sphère, perpendiculaires à l’équateur,, et qui passent, Tun par les points équinoxiaux, Tautre par les points solsticiaux.

COl-'Vert ou COl'Vert n. m. Nom vulgaire du canard souchet.

colza n. m. (hoU. koolzaad, semence de chou). Espèce de chou bisannuel, dont la graine fournit une bonne huile à brûler : le colza est surtout cultivé dans le nord de la France.

— Encycl. Le colza ou chou colza est une variété de chou [brassica oleracea), cultivée soit comme plante oléagineuse, soit comme plante fourragère. Les variétés d’hiver sont semées fin juillet ou commencement d’août ; la plante fleurit au commencement de mai, et sa graine est mûre en juillet, mais on effectue la récolte un peu prématurément pour éviter que les siliques ne laissent échapper leui's graines. La maturation s’achève en menions ou en javelles, puis on procède au battage sur une aire recouverte d'une forte bâche. On recueille la paille, qui peut servir de litière ou de combustible, et les graines, que Ton nettoie au râteau pour les conserver ensuite dans un grenier bien aéré, et où Ton doit les pelleter souvent. Une fois séchées, les graines sont passées au tarare, et enfin au pressoir; elles donnent de Thuile employée pour l’éclairage, et des tourteaux utilisés comme engrais OH pour Talimentation du bétail. Le colza de printemps, moins productif que la variété précédente, se sème en marsavril et se récolte en juillet-août ; il peut cependant rendre des services quand les colzas d’hiver ont été détruits par les intempéries ou les oiseaux. La culture du colza comme plante oléagineuse a diminué en proportion inverse de l’extension qu’a prise l'éclairage par les huiles minérales.

Com préf. \. CO.

coma n. m. (gr. kôma). Sommeil profond, dépression physique voisine de la mort, par suite de maladie ou de blessure grave : le coma est souvent le prélude de l'agonie.

— Encycl. Le coma est toujours le résultat d’un trouble organique grave ; il est souvent un signe d'agonie. On le rencontre surtout dans les affections cérébrales, dans l’hystérie, les intoxications, le diabète, etc. Le traitement est très variable, et dépend exclusivement de la cause.

Comaccllio [ma-ki-o], V. forte d’Italie (prov. de Ferrare), célèbre par les pêcheries établies dans ses lagunes, près de l’Adriatique ; 10.000 h.

ComagènC) ancien petit Etat indépendant du N.-E. de la Syrie, réduit en prov. romaine sous tiespasien ; auj . partie nord du district d’Alep ; capit. Samosate. (Hab. Comagéniens.)

ComancllCS, Indiens de l’Amérique du Nord, au N.-O. du Texas. Leur nombre est aujourd'hui très réduit.

comaudaut [dan], e n. Personne qui donne un mandat avec une ou plusieurs autres.

Comans ou Cumans^ peuple d’origme turque qui, au x» siècle, occupait les rives de la mer Noire et de la mer d Azov.

comaret [rè] n. m. Section du genre potentille, famille des rosacées, renfermant une seule espèce qui croit dans les marais de l’Europe centrale.

Cômasque [mas^e], personne née à Côme. Adj. Qui se rapporte à cette ville.

comateux, euse [teû, eu-ze] adj. Qui a rapport au coma : état comateux; fièvre comateuse. Comatule n. f. Genre d’échinodermes crinoides. — Encycl. Les comatules [antédons) sont répandues dans toutes les mers. La comatule rosée des côtes de France est plus lai'ge que la paume de la main.

combat [kon-ba] n. m. (de combattre). I.utte entre les gens armés. Rixe. Lutte d'animaux entre eux, d’animaux contre des hommes ; combats de gladiateurs. Lutte des forces de la nature : le combat des éléments. Fig. Lutte, choc de forces morales : le combat de la vérité contre l'erreur. Etat d’agitation, de trouble, de souffrance : la vie est un perpétuel combat. Combat singulier, duel. Combat naval, sur mer. Hors de combat, qui n’est plus en état de lutter. Coq et poule de combat, nom donné à une race de gallinacés originaires de TInde et chez laquelle on a exploité et développé l’humeur belliqueuse qui est un de ses caractères. — Allüs. litt. :

Et le combat ce^sa faute de combattan>i8,

vers de Corneille à la fin du récit du fameux combat du Cid contre les Maures. (Le Cid, acte IV, se. III.) L'application est presque toujours plaisante.

combattable [kon-ba-ta-ble] adj. Qui peut être combattu.

combattant [kon-ba-tan], e n. Personne qui prend part à un combat. N. m. et adj. Soldats, of/u ciers combattants, ceux qui prennent une part directe à l’action, par opposition à ceux qui sont attachés à des services auxiliaires : intendance,

COM

COM

gervioe de santé, etc. N. m. Très bel oiseau échassier du genre chevalier, varié de roux et de gris, qui habite le bord de l'eau en Europe, en Arabie, en Abyssinie et dans l'Inde. (Les mâles ont autour de la gorge une collerette de glandes plumes ; ils se livrent entre eux (les combats furieux , ce qui leur a fait donner le nom de combattan(s.)'Variétéde gallinacés de haute taille , à pattes longues, qu'on élève en vue des combats de coqs, combattif

[kon-ba-tif\ o\i

combatif J combattant,

i^ve adj. Porté à

la lutte, agressif : esprit combattif ou combatif. N. ; c'est un combattif ou combatif.

combattivité [/con-Ja-ti] ou combativité n. f. Penchant qui porte l'homme à la lutte.

combattre [kon-ba-tre] V. a. (du préf. com, et de battre. — Se conj. comme battre.) Se battre contre : combattre l'ennemi. Lutter contre ; combattre un incendie. Fig. : combattre ses passions, les préjugés. V, n. Livrer combat.

combe [kon-be] n. f. (du lat. cumba, d’orig. celtique). Dépression longitudinale creusée par l’érosion dans un pli montagneux : les combes du Jura.

Combé (Marie-Madeleine de Cyz de), fondatrice . de la contmunauté des Filles du Bon Pasteur, née à Leyde (Hollande), m. à Paris (1656-1692).

Combeaufontaine [kon-bô-fon-tè-né], ch.-l.

de c. (Haute-Saône), arr. et à 22 kil. de Vesoul ; B30 h. Ch. de f. — Le cant. a 17 comm. et 5.830 h.

Combes [kon-be] (Charles-Pierre-Mathieu), ingénieur et savant français, né à Cahors, m. à Paris (1802-1872). Il donna à l'Ecole des mines de Saint- Etienne puis à l’Ecole des mines de Paris un brillant enseignement. L’art des mines lui est, en outre, redevable de nombreux progrès. Il fut membre (184-7) puis président (1853) de l’Académie des sciences.

Combes [kon-be] (Emile), homme politique français, président du Conseil de 1902 à 1905 ; né à Roquecourbe (Tarn), m. à Pons (1835-1921) ; un des chefs du parti radical. Il a fait voter par les Chambres les lois réglant le statut des congrégations.

Combe s-D o u n o u s

[nouss] (Jean-Jacques), homme politique français, né et m. à Montauban (1758-1820), membre du conseil des Cinq-Cents.

combien [kon-bi-in] adv.

(de comme, et bien).Q.aelle quantité : combien d'étoffe ? Quel nombre : couièicn de siècles? Quel prix: combien a-t-on payé? A quel point : combien Ney était brave !

combier [kon-bi-J], ère n. Habitant des combes, dans le Jura.

Combin ou Grand-Combin, un des plus hauts sommets des Alpes Pennines (4.317 m.) ; au N.-E. du Grand-Saint-Bernard ; vastes glaciers.

combinable [kon] adj. Qui peut se combiner, combinaison [kon-bi-nk-zon] n.f. Assemblage, arrangement dans un certain ordre de choses semblables ou diverses ; combinaison de couleurs, de sons. Chim. Union intime des molécules de deux ou de plusieurs corps formant un composé. Fig. Mesures prises pour assurer le succès d'une entreprise ; le hasard déjoue les combinaisons les plus sages. Sous-vêtement féminin, combinant le corsage et le pantalon, ou le corsage et la jupe. Combinaison ministérielle, formation d’un cabinet où entrent des ministres appartenant à divers groupes.

combinateur [kon] n. m. Appareil destiné à régler la marche des véhicules électriques eu combinant les circuits du ou des moteurs.

combinatoire [kon] adj. Qui a rapport aux combinaisons ; méthode combinatoire.

combiné [kon] n. m. Corps résultant d’une combinaison : l'alcool est un combiné.

combiner \kon-bi-né] v. a. (lat. combinare). Coordonner, disposer dans un certain ordre : combiner ses mesures. Calculer, disposer : combiner un lan. Chim. Déterminer la combinaison de : eominer de loxygène avec de Ihydrogkne.

combineur \kon] n. m. Appareil servant à la distillation continue des liquides spiritueux.

Comblain-au-Pont, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège), sur l’Ourthe ; 3.700 h.

comblau ou combleau [ kon- blô ] n. m. Grosse corde sei^vant à soulever ou à traîner un canon.

comble [kon-blé] n. m. (lat. cumulus).

Ce qui peut tenir audessus des bords d’une mesure déjà pleine ; le comble d'un décalitre. Faite d un bâtiment; partie sur laquelle repose la couverture : e(re logé sous les combles. Y. VEKME. Comble à deux égouU.

MAISON. Blas. Chef

réduit aux deux tiers de sa largeur habituelle. Fig. Le dernier degré, excès le plus haut : le comble delà gloire. Cest un comble, se dit de quelque chose qui dépasse en extravagance tout ce qu’on pourrait imaginer. Jeu des combles, amusement qui fut en vogue à la fin du xix® siècile, et qui consiste à demander l'indication d'un comble ; la réponse contient un jeu de mots, un trait plaisant, etc. Ex. : Quel est

le comble de l'étonnement pour un pi-ofesseur de géographie ? — 'Voir un fleuve suivre son cours... — Quel est le comble de la timidité ? — Reculer devant une lettre chargée. Loc. adv. : Pour comble de, pour dernier surcroit. De fond en comble, entièrement.

— Encycl. Arch. Un comble se compose d’un ou de plusieurs pans de chai-pente supportant une sorte de claire-voie sur laquelle s'appliquent les ardoises, tuiles, feuilles de zinc, etc. Les combles se divisent en deux catégories : combles à surfaces planes, et combles à surfaces courbes. Les premiers sont couramment employés ; ils se classent en combles simples ou en appentis ne présentant qu'un seul plan incliné ; combles à deux égouts, deux pentes ou deux ressauts, formés par deux plans inclinés en sens inverse à partir du faîtage ; combles en pavillon ou pyramidaux, en forme de pyramide quadrangulaire ou polygonale, que l’on appelle aussi flèches ou aiguilles si la hauteur du comble est plus considérable que sa base : combles brisés, composés de deux pans à inclinaisons différentes sur le meme versant, et qui portent encore les noms de ; comble à la Mansard ou comble à la française; combles à bât-d'âne, dépassés des deux côtés par les pignons ; combles en croupe, se terminant à une de leurs extrémités par une surface circulaire, conique ou plane, reliant les deux pentes longitudinales ; combles retroussés, dans lesquels le tirant est surélevé au-dessus des retombées de la ferme. Il existe encore un grand nombre de types de combles peu employés, parmi lesquels ; combles à la Philibert Delorme; combles sphériques, combles coniques, etc.

comble [kon-ble] adj. (de combler). Très plein: le vase est comble. Fig. Aux dernières limites : la mesure est comble.

comblement [man] n. m. Action de combler, combler [kon-blé] v. a. (lat. cumulare). Remplir par-dessus les bords. Remplir un vide : les alluvions du Rhône comblent peu à peu le lac de Genève. Fig. Exaucer complètement ; combler les désirs de quelqu'un. Surcharger de : combler de bienfaits. Mettre le comble : combler la mesure.

Combles [kon-ble], ch.-l. de c. (^Somme), arr. et à 12 kil. de Péronne ; 1.240 h. {Comblois) [en 1914]. Ch. de f. Entré dans la zone d’occupation allemande le Ier septembre 1914, le bourg de Combles était devenu, de par sa situation topographique, le réduit de l’organisation défensive des Allemands entre Somme et Ancre, après le début de la guerre de tranchées. Quand, dans l’été de 1916, au cours de la bataille d’usure de l’offensive de la Somme, Combles eût été encerclé, grâce aux succès des quatre poussées successives des 3, 12, 15 et 25 septembre, les Franco - Britanniques finirent par s’en emparer (26 sept.). Repris par les Allemands fin mars 1918, au cours de la deuxième bataille de Picardie, ce gros bourg, dont une partie subsistait encore, fut conquis le 29 août par les Anglais de l’armée Rawlinson pendant la troisième bataille de Picardie. Il est complètement ruiné aujourd’hui. — Le cant. a 21 comm. et 10.000 h.

comblète, comblette, ou combelette

[lè-te] n. f. Ligne qui sépare le pied du cerf en deux doigts.

CombOUrg [kon-bour], ch.-l. de e. (Ille-et-'Vilaine), arr. et à 41 kil. de Saint-Malo ; 6.210 h. (Combourgeois). Ch. de f. Et. Toiles. Château féodal du XII® siècle, où Chateaubriand passa une partie de sa jeunesse. — Le cant. a 10 comm. et 15.710 h.

combourgeois, e [kon-bour-joi, oi-ze] n.

Celui, celle qui est de la même ville. Qui a le droit de bourgeoisie dans la même ville.

combourgeoisie [kon-bour-joi-zt] n. f. Qualité de combourgeois.

Combrailles [kon-bra, il mil., e], pays de hautes collines boisées entre l’Auvergne et la Marche ; avait pour capital Evaux.

Combrand[A:on-6mn], comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 17 kil. de Bressuire, près de l’Argent ; 1.330 h.

Combrée, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 14 kil. de Segré ; 3.540 h. Ch. de f. Et.

eombret [kon-brè] n. m. Genre de la famille des combrétacées ; eombret écarlate.

combrétaeées [Aon, sé] n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones, qui vivent dans les régions montagneuses des pays chauds. S. une combrétacée.

COm'brière [Aoni n. f. (provenç. coumbriero). Filet pour prendre le thon et d'autres gros poissons.

Combrit [Aon-6ri], comm. du Finistère, arr. et à 11 kil. de Quimper, près de l’Océan et de la pointe de Combrit ; h. Ch. de f. Orl. Minoteries.

Combronde [kon], ch.-l. de c. (Puy-de-Dôme), arr. et à 10 kil. de Riom, sur la Saigne ; 1.900 h. — Le cant. a 12 comm. et 8.290 h.

CombUger [kon-bu-jé] v. a. (m. d’orig. provençale. — Prend un e muet après le g devant a et 0 : il combugea ; nous combugeons.) Imbiber d'eau des futailles dont on veut faire gonfler et serrer les douves.

COmburable [Aon] adj. S’emploie quelquefois comme synonyme de combustible.

comburant [kon-bu-ran], e adj. (du lat. comburere, brûler). Se dit d'un corps qui, en se combinant avec un autre, donne lieu à la combustion de ce dernier : l'oxygène est comburant, mais non combustible. N. m. : un comburant.

COmburé, e [Aon] adj. Se dit des minéraux combinés avec l'oxygène et les corps halogènes.

combustibilité [Aon-&MS-£t| n. f. Propriété des corps combustibles : la combustibilité du charbon de bois varie avec sa densité.

combustible [kon-bus-ti-ble] adj. (de combustion). Qui a la propriété de brûler : le fulmicoton est éminemment combustible. N. m. Toute matière dont on fait du feu, comme le bois, la houiUe, le charbon, etc. ; la tourbe est un combustible de qualité inférieure. Ant. Incombustible.

— Encycl. Parmi les combustibles minéraux ou fossiles, nous citerons la houille et l'anthracite, le coke, résidu de la distillation de la houille, les briquettes et charbons agglomérés. Les combustibles liquides sont surtout représentés par le pétrole et quelques autres huiles minérales. Les combustibles gazeux sont constitués par les gaz qui s’échappent des hauts fourneaux et des fours à coke.

combustion [kon-bus-ti-on] n.f. (du lat. combustum, supin de comburere, brûler). Action de brûler : l'air est nécessaire à la combustion. Chim. Ensemble des phénomènes (jui accompagnent la combinaison d’un corps avec 1 oxygène.

— Encycl. Dans la combinaison d’un corps avec l'oxygène, ou bien il y a dégagement de chaleur et de lumière et on dit alors qu’U y a combustion vive, ou bien il n’y a pas de dégagement de chaleur ni de lumière et on dit qu’il y a combustion lente. C’est Lavoisier le premier qui montra que les phénomènes de combustion sont dus à l’absorption de l'oxygène de l’air. On donne aussi quelquefois le nom de combustion à des combinaisons quelconques accompagnées de chaleur et de lumière; ainsi 1 antimoine et l'arsenic, mis en présence du chlore, s'unissent à ce gaz en devenant incandescents. On dit que ces deux éléments brûlent dans le chlore.

Comby (Jules), médecin français, né à Pompadour en 1853, connu par ses travaux sur les maladies infantiles.

corne n. m. Syn. de comité.

CÔme, V. d'Italie, sur le lac de Côme ; 39.000 h. {Cômasques ou Cômiens). Filatures. Commerce de riz, soieries. Patrie de Pline le Jeune, de P. Jove, des papes Clément XIII et Innocent XI, de 'Volta.

Côme (lac de), un des plus pittoresques de l'Italie, situé au pied des Alpes et entouré par de charmantes collines boisées. Il est traversé par l’Adda.

Côme ou Cosme et Damien (saints), martyrs sous Dioclétien, vers 287. D’origine arabe, ils étaient frères et exerçaient la profession de inédecins ; aussi sont-ils patrons des médecins, chirurgiens, pharmaciens, etc. Fête le 27 septembre.

comédiateur, trice n. Celui qui agit commo médiateur avec plusieurs autres.

comédie [df] n. f. (lat. comœdia). Poème dramatique qui excite le rire en représentant les mœurs, les ridicules, les vices de la société : les comédies de Regnard sont inférieures à celles de Molière. Théâtre ; aller à la comédie. Fig. Ensemble de faits plus ou moins ridicules ; la comédie du monde, de la vie. Donner la comédie, prêter à rire. Personnage de comédie, celui dont les belles apparences ne répondent à rien. Feinte, grimace ; jouer la comédie. Secret de comédie, chose dont on veut faire un secret, bien qu'elle soit connue de tout le monde.

— Encycl. Les origines de la comédie grecque

se rattachent au culte de Bacchus. Elle apparut d’abord à Mégare avec Susarion, qui la porta en Attique, et en Sicile avec Epicharme, mais elle se développa surtout à Athènes pendant les trois périodes : 1» de la comédie ancienne, consacrée à la discussion passionnée des affaires publiques (Cratès, Cratinos, Eupolis, Aristophane) ; 2» de la comédie moyenne (Euboulos, Alexis), qui est un genre de transition ; 3o de la comédie nouvelle (Ménandre, Philémon, Diphile), qui traite des sujets de mœurs. La comédie romaine proprement dite fut peu originale : la comœdia palliata (jouée par des acteurs en pallium, vêtement grec) est toute imitée du grec : elle est représentée par Livius Andronicus, Nævius, Plaute , Cæcilius , Térence : la comœdia togata (jouée par les acteurs en toge romaine) fut traitée par Afranius. .

En France, le théâtre comique a existé au moyen âge, dans des genres populaires spéciaux ; farce, sotie, moralité. Mais la comédie proprement dite n’y apparaît qu’au xvi® siècle ; elle est due à l'imitation des Italiens, qui eux- mêmes avaient imité l’antiquité. Si Jodelle, Charles Estienne, Ronsard, Baïf traduisent directement les comiques anciens, Larivey, Jean de la Taille,

J. Godard, Odet de Turnèbe suivent les modèles italiens. Entre 1630 et 1660 reparaît cette comédie érudite, qui s’inspire alors surtout des Espagnols, avec Rotrou, Mairet, Saint-Sorlin, Scarron, Bois-Robert, Th. Corneille,

Quinault, Cyrano de Bergerac,

Tristan THermite. Les comédies de Pierre Corneille se distinguent par leur finesse et leur spiritueUe raison. De 1660àl673,

Molière fonde la comédie sur l’observation de l’homme. Trois auteurs comiques illustrent après lui la fin du règne de Louis XIV :

Regnard, Dancourt, Lesage. Au xviii' siècle, Marivaux imagine des pièces d’une fine analyse morale ; Destouches excelle dans la charge. La Chaussée invente la comédie larmoyante. La comédie politique de Beaumarchais est spirtuelle, hardie et frondeuse.

Au XIX® siècle, la comédie d’A. Musset, d'une fantaisie toute poétique, est peu faite pour la représentation ; la comédie d'intrigue de Scribe et Dumas père tient la scène, et c’est après 1830 qu’on assiste à la renaissance de la comédie de mœurs avec Augier et Dumas fils. Après eux, U faut citer ; Sardou, Halévy, Meilhac, Gondinet, Barrière, Pailleron, H. Becque, J. Lemaître, F. de Curel, Porto -Riche, Ilervieu, Donnay, Lavedan, Capus, H. Bataille, etc. Parmi les auteurs étrangers, nous citerons, en Italie : les auteurs de la commedia dell'arte (V. commedia), puis Goldoni et C. Gozzi, A. Bon, le comte Giraud, P. Ferrari, Giacosa, Bracco, Rovetta ; en Espagne : Cervantes, Lope de Vega, Calderon, Moreto, Rojas, Alarcon, Martinez de la Rosa, Gil y Zarate, Breton de los Herreros, Lopez de Ayala, Rubi ; en Angleterre : Shakespeare, Beaumont, Fletcher, Ben Johnson, Congreve, Sheridan, S. Knowles, D. Jerrold, A. W. Pinero, B. Shaw ; en Allemagne : Lessing, Gœthe, Schiller, Iffland, Kotzebue, L. Fulda, etc.

Comédie-Française ou Théâtre-Français, célèbre théâtre, subventionné par l’Etat, dans lequel on joue le répertoire classique, et situé actuellement rue de Richelieu, à Paris, dans une dépendance du

COM

Palais-Royal. 11 date de 1680, époque à laquelle, par ordre de Louis XIV, la troupe de l'hôtel de Bourgogne se réunit à celle du théâtre Guénégaud, rue Mazarine. De là, la Comédie-Française se transporta,

Théâtre de la Comédie-Française,

en 1687, rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés (aujourd'hui rue de l'Ancienne-Comédie) ; puis, en 1771, elle s'établit aux Tuileries ; en 1782, sur l'emplacement de rOdéon, et enfin, après une dispersion qui dura de 1792 à 1802, dans le local actuel.

Comédie enfantine (la), charmant recueil de fables, à l'usage des enfants, par L. Ratisbonne (1861).

Comédie humaine, titre général sous lequel le romancier H. de Balzac a réuni tous ses ouvrages, comme s’ils avaient été composés d'après un plan systématique, alors que ce plan a été conçu et écrit en réalité après coup.

Comédies et proverbes, d'Alfred de Musset, charmantes compositions, où brillent, sous l’apparence d'une fantaisie légère, la vérité profonde des caractères et la verve du dialogue. Les principales de ces pièces sont : Lorenzaccio, les Caprices de. Marianne’, Fantasia, On ne badine pas avec l'amour. Il ne faut jurer derien, le Chandelier, Il faut qu'une porte soit ouverte ou fennée, etc. (184.0-18ol).

comédien, enne [di-în, è-ne] n. Personne qui joue la comédie. Fig. Hypocrite. Adj. : les femmes sont très comédiennes.

Comédiens (maison des"), maison de retraite pour les artistes âgés, fondée par la Société des artistes dramatiques et par Constant Coquelin, inaugurée à Pont-aux-Dames (Seine-et-Marne) en 1903. comédinette [nb-té\ n. f. Petite comédie, comédon n. m. (du lat. comedere, manger). Petit cylindre vermiforme sébacé, à sommet noirâtre, qui sort par pression de la peau du nez, des joues ou du front.

Coménius [uss], nom latin du grammairien et pédagogue tchèque Komenski, né à Niwnitz (Moravie), m. à Amsterdam (1592-1671).

Comerre (Léon-François), peintre français, né à Trélon (Nord), m. à Paris (1850-1916). Il a traité, avec un dessin académique et un coloris sobre, des scènes d'histoire ou de légende (.4 (Sine morte.

Psyché et l'Amour, la Cigale) et des portraits (une Etoile).

comestibilité [mès-ti] n. f. Qualité de ce qui est comestible.

comestible [mèsti-hle\ adj. (du lat. comestum, supin de cowedere, manger). Qui est propre à la nourriture de l'homme :

champignon comestible.

N. m. Aliment. , . /

Comestor (Pierre),

c’est-à-dire le mangeur {de livres)^ ainsi nommé de sa prodigieuse avidité de lecture, théologien français, né à Troyes, m. à Paris en 1198.

Cométaire [tè-7'e] adj. Qui concerne les comètes : système cométaire.

comète n. f. (lat. cometa; du gr. komâ. chevelure). Astre errant, décrivant autour du soleil une ellipse très allongée, et qui est accompagné d’une traînée lumineuse appelée queue ou chevelure. Vin de la comf'de, vin de

troscope, la présence d'hydrocarbures gazeux, qui peuvent être rendus lumineux par la chaleur ou l’étincelle électrique. La queue d’une comète est toujours opposée au soleil, comme si un souffle émanant de celui-ci rejetait à l’opposé les particules les plus ténues de la comète. Les comètes, dans le système solaire, ne présentent pas l’harmonie des planètes ; leurs orbites sont enchevêtrées, et le sens de rotation est variable. Certaines comètes sont périodiques, comme celles d’Encke, de Brorsen, de Halley, etc. Comme leurs trajectoires ont de fortes excentricités, elles passent près du soleil ; c’est ce qui explique les variations parfois très rapides d’aspect et de coloration ; les déformations les plus importantes ont lieu près du périhélie ; elles peuvent avoir plusieurs queues et meme, comme Ips comètes Biéla (1882), Broocks (1889), se séparer en plusieurs noyaux et parfois en une infinité de petites niasses, qui constituent l’origine possible d'une pluie d'étoiles filantes (Biéla).

COmîC6S n. m. pl. (lat. comitia). Assemblées du peuple romain, pour élire des magistrats, ou traiter des affaires publiques : comices curiales, comices par tribus, comices centuriates. N. m. Comice électoral, réunion des électeurs pour nommer les membres des assemblées délibérantes. Comice agricole, réunion formée par les propriétaires et les fermiers d'un arrondissement, pour améliorer les procédés de culture, d'élevage, etc.

— Encycl. Antiq. rom. On distinguait les comices ;)<7r cwnes fconfirination des lois votées parle Sénat, octroi du droit de cité, déclaration de guerre, etc.) ; les comices par tribus (vote des plébiscites, des lois en général), qui furent le grand organe législatif de Rome ; et enfin les comices par centuries, dont le principal rôle était la nomination des magistrats.

Comices agricoles. Les comices agricoles sont des associations privées formées par des propriétaires ruraux ou cultivateurs, pour favoriser le développement de l'agriculture par l'organisation de concours et la distribution de récompenses (médailles ou primes en argent). Ils ont des assemblées, une caisse, et contractent librement avec les tiers ; ils fonctionnent en vertu de statuts autorisés, qu’ils sont tenus de respecter dans leurs rapports avec l'autorité administrative.

ComiCÎal adj. V. comitial.

COIÏlifèr6 adj. (lat. coma, chevelure, et ferre, porter). Bot. Se dit parfois des plantes, ou organes de plantes, qui portent une sorte de chevelure.

Comines, comm. du Nord, arr. et à 15 kil. de Lille, sur la Lys ; 8.430 h.

{Cominois). Berceau de la famille noble de Comines.

Ch. de f. N. Complètement détruite au cours de la Grande Guerre.

Comines ou Commines (Philippe DE La Clyte, sire de), chroniqueur, né à Comincs, m. au château d’Argenton (Deux- Sèvres) [1444-1509], auteur de Mémoires sur les règnes de Louis XI et de Charles "VIII. 11 fut successivement au service de Charles le Téméraire puis de Louis XI. Dans son œuvre, il s’est montré historien de premier ordre, politique profond, chroniqueur na'if, écrivain vif et original ; niais ses appréciations se ressentent souvent de la maxime trop pratiquée par Louis XI : la fin justifie les moyens.

comique adj. (lat. comicus). Qui appartient à la comédie : poète, acteur comique. Qui concerne les comédiens : le roman comique de Scarron. Plaisant : aventure comique. Original, bizarre. Ridicule ; emportement comique. Masque comique, visage propre à la comédie. N. m. Le genre de la comédie. Manière d'exprimer ce qui est plaisant ou ridicule : Daumier a le comique cruel. Côté plaisant : le comique de la chose, c'est que... Auteur, acteur, chanteur comique : Molière est notre premier comique. Ant. Dramatique, sérieux, tragique.

comiquement [ynan] adv. D’une manière comique. Axr. Dramatiquement, tragiquement.

COmitSldji n. m. (de comitat, homme de comité). Nom donné par les Turcs aux membres des organisations révolutionnaires fondées en Ma-

Ph. de Comincs.

la récolte de 1811. (Il fut excellent, et cette même année apparut une comète remarquable.) Fam. Brancard couvert sur lequel on emporte au cimetière le cercueil des petits enfants. Pop. Tirer des plans sur la comète, s'ingénier à des combinaisons pour réussir, trouver do l'argent, etc. Tranchefile préparée à l’usage des relieurs. Autom.

Obturateur fait d'une pochette en caoutchouc garnie d’une bille de métal et servant à obturer les perforations des chambres à air.

— Encycl. Les comètes ne peuvent être vues en général

„ ... . opiqu' , ,

lo81 : 4. Comète de 1858 ; 5. Comète de 1873 (léiescopiquej ; 6. Comète de 18131 ; 7. Grande comète de 1813

qu'à l'aide dun instrument; à peine si un dixième d'entre elles sont visibles à l’œil nu. En tout cas, elles sont composées de trois parties : la tôle, comprenant un noyau où se trouve condensée la masse de la comète ; la chevelure, partie qui entoure la tête, et dont l'éclat va en diminuant vers la périphérie ; enfin la queue, partie nébuleuse qui peut être parfois très longue.

Les comètes paraissent formées de matière très subtile, à travers laquelle on aperçoit les plus faibles étoiles ; leur éclat est dû en partie à ce qu’elles nous réfléchissent les rayons du soleil ; d'autre part, on constate dans toutes les comètes, à l’aide du spec-

cédoine pour l’affranchissement de la contrée. Plus tard, nom donné aux irréguliers bulgaro-macédoniens, servant, à côté des armées régulières, la cause bulgare.

eotnitat [fa] n. m. (lat. comitatus). Subdivision administrative de la Hongrie.

comité ou corne n. m. (lat. cornes, compagnon]. Aulref. Adjudant et sous-adjudant de surveillance dans les bagnes.

comité n. m. (angl. commitlee). Réunion de membres choisis dans une assemblée pour examiner certaines affaires. Chacune des sections du Conseil

d’Etat. Petit comité, réunion d’amis : causer, lire en petit comité. Comité secret, séance privée, d’où le public est exclu. Comité de /ecfwre, réunion d’hommes de lettres chargés d'admettre ou de rejeter les pièces de théâtre après examen.

Comité de Salut public, créé par la Convention le G avril 1793 pour concentrer la puissance exécutive. Il montra à l'intérieur une sévérité iniplacaMe et quelquefois aveugle contre les adversaires de la Convention, et contribua à inaugurer le régime sanglant de la Terreur ; mais, à Textérieur, il eut la gloire d'organiser, avec Carnot, les armées qui délivrèrent la France de l'invasion étrangère ; il fut supprimé à l'avènement du Directoire, le 27 octobre 1795.

comitial

11 ou comicial [si-aZ], e, aux rt aux comices. Mal comitial, l’épilei

adj.

ainsi nommée par les Romains, parce qu'une crise d’épilepsie survenant pendant les comices entraînait la séparation de l’assemblée.

ComitiCUle n. m. Petit comité.

Comitium [sî'-om’], place de la Rome antique voisine du Forum, et qui finit par se confondre avec lui. C'est là que se tenaient les comices par curies.

COmma [kom'-ma') n. m. (m. gr. signif. membre de phrase). Mus. Intervalle équivalant à un neuvième de ton et peu appréciable à l'oreille, qui existe entre deux notes enharmoniques, par exenmle entre do dièse et ré bémol. Gram, et typogr. Les deus points. Pl. des eomma ou commas.

CoiUinagène. Géogr. v. Comagèk.'!;.

Commaiia, comm. du Finistèi'e, arr. et à 20 kil. de Morlaix, au versant E. des monts d'AiTée: 2.560 h.

COmmand [ko-mati] n. m. (de commander).

Acquéreur réel d'un bien dont l’acte de transmission porte un nom d'acquéreur fictif. Déclaration de command, celle par laquelle on fait connaître le nom du véritable acquéreur.

— Encycl. Dr. Un acheteur peut se résenrer, par, une clause expresse du contrat, la faculté de désigner après coup au vendeur la personne pour laquelle il a fait l'acquisition, cette personne lui ayant commandé d'acheler. Outre la réserve expresse dans Pacte d’adjudication ou le contrat de vente, il faut que le command accepte ; sinon, l'acquéreur reste personnellement obligé. La déclaration de command doit être enregistrée dans les vingt-quatre heures ; elle n'entraîne qu’un seul droit de mutation.

On appelle aussi déclaration de command celle qui est spéciale à 1 avoué dernier enchérisseur, dans une vente judiciaire d'immeubles ; l’avoué doit déclarer au greffe le nom de l’adjudicataire, dans les ti’ois jours.

commaildailt [ko-man-dan], 6 adj. Qui commande : capitaine commandant.

COmmandailt [ko-man-dan] n. m. Chef : le commandant d’une armée. Chef de bataillon ou d'escadron. Officier supérieur qui commande dans une place de guerre. Titre donné à l’officier de marine qui commande en chef un bâtiment, quel que soit son grade.

commandante [ko-m.an'] n. f. Femme du commandant.

commandanture n. f. (allem. kommandantur, du fr. commandant). Hôtel où senties bureaux du commandement allemand délégué à l'adminisiration d'uneville. — On dit aussi fautivement commandature.

commande [ko-man-de] n. f. Demande de marchandises : faire une commande. Dans une machine à vapeur, organe de transmission. Loc. adv. De commande, artificiel, feint : pleurs de commande.

commandement [ko-man-de-man] n. m. Action de commander. Ordre. Pouvoir, dignité de celui nii commande. Loi, précepte : les commandements le Dieu, de VEglise. Ordre de satisfaire à une obli-

galion, signifié par hui — Encycl. Reliq. 1

huissier.

Lieu, d'après l’enseignement de l'Eglise catholique, furent donnés par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, écrits sur deux tables de pierre qui furent appelées les tables de la Loi. Ils sont rapportés dans l’Exode et le Deutéronome. Ils figurent dans les catéchismes français, traduits sous la forme de dix distiques techniques. Les catéchismes renferment aussi les six commandements de l'Eglise, réunis en six distiques techniques par le P. Canisius. Ils ne sont pas immuables comme les commandeiaeiits de Dieu.

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