‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 512 sur 1225 · V. BLEU · texte numérisé non relu

V. BLEU

Conte d’hiver, comédie en cinq actes, de Shakespeare, une des dernières du grand poète, écrite vers 1610, Le roi de Sicile, Leontès, retrouve au bout de vingt ans sa femme Ilermione, qu’il avait injustement soupçonnée, et sa fille Perdita, un des plus gracieux types de jeune fille du théâtre shakespearien.

Conte du tonneau (le), satire allégorique de J. -F. Swift, où l'auteur raille plus ou moins ouvertement toutes les religions (1704).

Contes Milésiens, célèbre recueil de contes et de nouvelles, récits d'aventures souvent licencieuses, et qui fut très populaire dans l'antiquité (ii' s. av. J.-C.).

Contes de Boccace. V. Décameron.

Contes de La Fontaine, recueil de contes en vers, imités souvent de Boccace, et où l'agrément du récit et le charme du stylo font excuser la liberté du ton. Ils furent écrits pour distraire M“' de Bouillon, nièce de Mazarin, alors exilée à Reims (1665-1682).

Contes d’IIamilton, composés en manière de parodie des Mille et une Jiuits; bagatelles assez plaisantes 0730), Ces quatres contes sont : le Délier, Fleur d' Epine, les Quatre Facardins et Zénéide.

Contes do Schmid, historiettes morales à l’usage de l'enfance, petites fables en action, pleines de détails charmants, et écrites avec grâce 1 1801 .

Contes danois d Andersen, écrits moraux et attachants, Tune des meilleures œuvres de Técrivain danois (1873). De Nouveaux Contes ont paru plus tard.

Contes de Cantorbéry, le chef-d’œuvre du poète anglais Chaucer, et dont les personnages, pris dans toutes les classes de la société, sont pleins d'originalité et de vie.

Contes de fées, titre de différents recueils de contes merveilleux. Les plus célèbres sont ceux de Perrault, de M“' d’Aulnoy, de M™» Leprince de Beaumont. V. ces noms.

Contes de Noël, par Charles Dickens (1843-1846). Ces récits sont empreints d’une imagination fantasque et d'une sensibilité un peu nerveuse. Le plus émouvant est. te Grillon du Ifoyer.

Contes d’Hoffmann (les\, opéra fantastique en 4 actes, paroles de Michel Carré et Jules Barbier, musique de J. Offenbach, qui mourut avant d'avoir achevé son œuvre, que termina Ernest Guirand - 1881 ,. Mise en action de trois des plus jolis récits du conteur, rattachés à un sujet principal. Hoffmann lui-mêmé est mis en scène avec trois de ses héroïnes : Olympia, l’automate de Coppelius ( l'Hmnme au sable) ; la chanteuse Antonia (le conseiller A resprl), et la comédienne Stella. La partition renferme de jolies pages : des duos, la barcarolle Belle nuit. 6 nuit d'amour, la romance Elle a fui, la tourterelle, etc.

Contes drolatiques, de H. de Balzac, contes écrits dans le style de Rabelais (xvi» s.) et divisés en trois dizains (1832-1837).

Contes (Troti), par Gustave Flaubert; ce sont: un Cœur simple, histoire d’une pauvre servante de province; la Légende de saint Julien l' Hospitalier, fantastique légende, et Hérodias, suite d'éclatants et fastueux tableaux (1877).

Contes à Ninon, par E. Zola (1864). L’auteur, à cette époque, voyait encore la réalité à travers un prisme, et cette petite œuvre est d’une délicatesse charmante.

Contes d’Espagne et d’Italie, recueil de contes en vers, d'A. de Musset. Débuts du poète. Fantaisie originale, style naturel et désinvolte (1831). C'est dans ce recueil que se trouvent Mardoche et la Ballade à la lune.

Contes du Lundi, par Alphonse Daudet (1873); petits tableaux de genre, pleins de finesse de fantaisie et d’émotion (la Dernière classe, etc.).

Contes et Nouveaux contes extraordinaires, d'Edgar Poe, récits d’une originalité bizarre, et d'ailleurs savante et voulue, remarquablement traduits par Ch. Baudelaire (sous le titre de Histoires et Nouvelles histoires extraordinaires).

Contes fantastiques d'Hoffmann, récits pleins de contrastes, où l'imagination la plus bizarre se livre à tous les écarts, sans nuire au talent de Fauteur ; la Nuit de la Saint-Sylvestre, le Majorai, le 'Violon de Crémone, l'Homme au sable, etc. (181Ü-1820).

Contes moraux (les), ouvrage de Marmontel, d’une lecture agréable mais qui est sou- .

vent peu digne de son titre (1760).

Contes populaires, de l’Allemand Musæus, où Ton remarque une verve sans amertume et une grande originalité de style (1782).

Conté (Nicolas- Jacques), chimiste français, né à Saint- Cénery (Orne) [1755-1805] ; un des fondateurs du . Consei'vatoire des arts et métiers. H a N.-j. Conté, imaginé la fabrication des crayons qui portent son nom, crayons d’un beau noir, en plombagine artificielle. Pendant ses expériences, il eut Tœil gauche crevé par l’explosion d’un matras rempli d'h^’drogène.

COnteine [té] n. f. Forte charpente horizontale, partant de la chardonnière d'une porte pour en soutenir l'huisserie.

eontempération [tanpé-ra-si-on\ n. f. (lat. contemperatio). T’/îéot.Prédisposition qui provient de la grâce, et incline la volonté sans la déterminer.

contempér é, e [tan | adj .

Qui adelamodération.(Peu us.)

contemplateur, trice [tanj n. Qui contemple ; observateur attentif : Molière était surnommé le Contemplateur.

contemplatif, ive [tan] adj. Qui se plaît dans la contemplation. Vie contemplative, passée dans une méditation pieuse. N. : un contemplatif.

contemplation [tan-pla-si-on] n. f. (du lat. contemplatio). Action de contempler : Jean-jaeçwes Bousseau se plaisait dans la contemplation de la nature. Théol. Rêverie intellectuelle. Etat mystique dans lequel Tâme, oubliant les choses extérieures, tient ses regards concentrés sur Dieu.

Contemplations (les), œuvre poétique en deux parties (Autrefois, Aujourd'hui), un des livres de Victor Hugo le plus justement admirés, où le père, meurtri par la mort de sa fille dans la catastrophe de Villequier, a mis sa douleur, et le philosophe ses aspirations (1856).

Contemplati'Vement [tan, man] adv. D'une manière contemplative.

contempler [tan-plé] v. a. (lat. contemplari). Considérer attentivement, avec les yeux du corps ou ceux de l’esprit. V. n. Méditer ; passer sa vie à contempler. ALLUS. BIST., V. SIÈCLE.

contemporain, e [tan-po-rin, è-ne] adj. etn. (du lat. contemporaneus ; de cum. avec, et tempus, oris, temps). Qui est du même temps : Voltaire et Franklin furent contemporains. Qui est du temps actuel : l'histoi re contemporaine ; nos contemprains.

Contemporains (les), par Jules Lemaître, série d'études et de portraits littéraires en sept volumes (1886-1898). Toute l’histoire de la littérature contemporaine et de ce qui y touche est jugée là par une critique originale, fine et malicieuse.

contemporanéité [tan] n. f. simultanéité d’existence. (Peu us.)

Contemporary Review (the), revue mensuelle anglaise, fondée en 1862 par A. Stralian, organe de Topinion libérale.

CON

CON

contempteur [tanp-teur], triceadj. et n. (du lat. contemptum, supin de contemnere, mépriser). Qui méprise, dénigre : Zoïle fut le contempteur^ le critique contempteur d'Homère.

eontemptlble [tanp-ü-ble] adj. Méprisable, contenance n. f. Capacité : mesurer la contenance d'un vase. Etendue, superficie : contenance d'un champ. Maintien, posture : garder une contenance respectueuse. Fig. Faire bonne contenance^ montrer de la résolution. Perdre contenance, se troubler. Par contenance, pour se donner un maintien.

contenant [nan], e adj. Qui contient : partie contenante. N. Ce qui contient : le contenant est plus grand que le contenu^

COntendant \îan-dan]^ © adj. et n. (du lat. contendere, lutter). Se dit de ceux qui sont en concurrence, en compétition : princes contendants.

contenir v. a. (préf. con, et tenir. — Se conj. comme ce dernier.) Comprendre dans son étendue, dans sa capacité : le décalitre contient dix litres. Retenir dans de certaines bornes : contenir la foule. Reniermer : ce livre contient de grandes vérités. Fig. Maintenir dans la soumission : contenir le peuple. Réprimer : contenir sa colère. Se contenir v. pr. Se maitriser. Se faire obstacle mutuellement.

content [tan], 6 adj. (lat, contentus). Qui a l'esprit satisfait, le cœur joyeux : peu de gens sont contents de leur sort. Content de soi, ayant une bonne opinion de soi-même. Non content de, ne se bornant pas à. N. m. Avoir son content d'une chose, avoir tout ce qu’on peut en désirer. Ant. Mécontent.

contentement [tan-te-man] n. m. Action de contenter, joie, satisfaction : enfants qid donnent de grands contentements à leur famille. Contentement de soi-mème, satisfaction que l'on éprouve quand on n’a rien à se reprocher. Prov. : Contentement passe richesse, le bonheur, dans la pauvreté, est préférable à la fortune. Ant. Mécontentement.

contenter [tan-té\ v. a. Rendre content, satisfaire : contenter •ses maîtres. Désintéresser, payer : contenter ses créanciers. Fig. Satisfaire l’esprit, les sens, etc. : raisons qui ne contentent guère. Se contenter V. pr. Etre satisfait : il faut savoir se contenter de peu. Absolum. Satisfaire un désir. Ant. Mécontenter.

contentieusement [tan-si-eu-ze-man] adv.

Avec dispute, débat. (Peu us.)

contentieux, euse [tan-$i-eû, eu-ze] adj. (lat. contentiosus ; de conîentio, lutte). Qui est contesté, litigieux : affaire contentieuse. N. m. Tout ce qui est susceptible d’être mis en discussion devant les juges : le contentieux. Agence d'affaires. Bureau d’une administration, d'une maison de commerce, etc., qui s’occupe des affaires litigieuses.

— Encycl. Dr. La juridiction contentieuse est le pouvoir d’un magistrat ou d’un tribunal de juger une affaire qui suppose une contestation, par opposition à la juridiction gracieuse. On appelle contentieux administratif l’ensemble des difficultés que soulève l'application d’un acte d'une autorité quelconque. Le contentieux administratif est confié à des juridictions administratives, distinctes des tribunaux de l'ordre judiciaire. Les principaux organes du contentieux administratif sont : le conseil d’Etat, les conseils de préfecture, la Cour des comptes,' les conseils de révision, les conseils de l’instruction publique, les ministres dans des cas spéciaux.

contentif, iv© [tan] adj. Chir, Qui contient, maintient : appareil contentif.

contention \îan-si-on] n. f. (du lat. contentîo, lutte). Grande application, effort prolongé : trop de contention fatigue le'-prit. Débat, dispute : être ennemi de toute contention. Moyens de contention, procédés divers employés pour immobiliser les animaux domestiques que l'on veut priver momentanément de leurs moyens naturels de défense, lorsqu'il s'agit de les ferrer, de les opérer. (Travail, tord-nez, entravon, morailles, plates-longes, mouchettes, anneau nasal sont les appareils de contention les plus employés.)

contenu, e adj. Renfermé dans. Fig. Maîtrisé : colère contenue. Style c.ontemi, style dans lequel on a évité l'exagération dans l'expression des sentiments, N. m. Ce qui est renfermé dans : le contenu d'un litre. Teneur : le contenu d'un billet. Ant. Contenant.

conter [té] v. a. fiat, computare). Narrer, faire un récit, un conte : conter une histoire. Absolum. : La Fontaine conte avec infiniment d'esprit. En conter, en conter de belles, raconter des choses ridicules ou extraordinaires. En conter à une femme, lui faire la cour. Allus. littér. : Contez-nous un de ces contes que vous contez si bien, invitation qui se retrouve souvent dans les Mille et une nuits, et que l’on répète par plaisanterie, pour prier quelqu’un de raconter quelque chose.

conteri© 'lHJ n. f. Grosse verroterie de "Venise, employée dans le commerce avec certaines peuplades africaines.

Contes, ch.-l. de c. (Alpes-Maritimes), arr. et à 13 kil. de Nice, près du Paillon de Contes ; 1.720 h. Vins, pâtes alimentaires. — Le cant. a 9 comm. et 4.690 h.

contestabilité [fès-ïa] n. f. Caractère de ce qui est contestable : la contestabilité d'un droit.

contestable [tès-ta-hle] adj. Qui peut être contesté, révoqué en doute : opinion contestable. Ant.

Incontestable^ certain.

contestant [tès-tan], e adj. et n. Qui conteste en justice : les contestants.

contestation [fés-fn-sf-on] n. f. Action de contester: la contestation d'un droit. Débat, dispute. Sans contestation loc. adv., sans opposition ; incontestablement.

conteste ffès-fe] n. f. Débat, procès. (Peu us.) Sans conteste loc. adv., sans contredit.

contesté n. m. Territoire sur lequel

deux ou plusieurs puissances invoquent des droits.

contester [fés-fé] v. a. (du lat. contestari ; de cum, avec, et testis, témoin). Refuser de reconuaitre un droit, nier la vérité d'un fait: je ne conteste pas que cela ne soit possible, je conteste que cela soit réel. V. n. Disputer: aimer à contester. Ant. Admettre, concéder.

contesteur, euse [tès-teur, eu-ze] n. m. Celui, celle qui conteste.

I conteur, euse [eu-ze] adj. et n. Auteur de I contes : le Roman de Rcnart est le chef -d' oeuvre I de nos anciens conteurs. Qui débite des mensonges,

I des frivolités. Qui aime à conter : la vieillesse est conteuse.

contexte [tè/cs-te] n. m. (préf. con, et texte). Ce qui constitue un texte dans son ensemble, le précède, le suit : on éclaire par le contexte les passages difficiles à interpréter. I)r. Texte d'un acte public ou sous seing privé.

contexture [tèks-tu-re] n. f. (préf. con, et texture). Liaison des parties qui forment un tout : la contexture des muscles. Fig. Arrangement; agencement des pai’ties : la contexture d'un discours. Enchevêtrement formé par l'entre-croisement des fils de chaîne et des fils de trame.

Contliey, comm. de Suisse (cant. du Valais), ch.-l. de district; 2.920 h. Elevage, viticulture.

Conti, illustre famille française, branche cadette de la maison de Bourbon-Condé, qui prend son titre de la seigneurie de Conti, dans la Somme.

Un de ses membres, Armand, prince de Conti, frère du Grand Condé (1629-1666), prit part aux troubles de la Fronde, se réconcilia avec la cour et épousa une nièce de Mazarin. Il composa, à la fin de sa vie, quelques écrits de piété. — François-Louis, son fils (1664- 1709), fut élu roi de Pologne en 1697. mais ne put prendre possession du trône. — Louis-François (1717-1776) joua un rôle important sous le règne de Louis XV, et tenta inutilement de se faire élire roi de Pologne ; il dirigea la diplomatie occulte de Louis XV( ou secret du Moi.

Conticll, comm. de Belgique (prov. et arr. d’Anvers) ; 5.350 h.

C01ltiglia*ti011 [ti-gna-si-on] n. f. (du lat. cum, avec, et tignum, poutre). Assemblage de pièces de bois, qui servent à soutenir.

COntig'U, ë adj. (lat. contiguus ; de cum, avec, et tangere, toucher). Qui touche à une chose : chambre contiguë à une autre. Fig. Analogue : idées contiguës.

contiguïté [ghu-i-té] n. f. (de contigu). Etat de deux choses qui se touchent.

continence [nan-se] n. f. (lat. continentia) . Le fait de se contenir. Chasteté. Allus, iiist. : Continence de Sciplon. Après la prise de Carthagène, on conduisit a Scipion une jeune Espagnole d’une grande beauté, pour qu’il en fît son esclave. Il la rendit à son fiancé, un prince ceitibérien, en ajoutant à la dot de la jeune fille la rançon que venaient d'apporter les parents de celle-ci. Le prince, pénétré de reconnaissance, devint l’allié des Romains. Ce sujet a été traité par Nicolas Poussin, Jules Romain. le Primaüce, Breughel de Velours, etc. Ant. Luxure.

continent [nan], e adj. chaste. Cause continente, qui continue d'agir. Ant. Incontinent.

continent [nan] n. m. (du lat. cum, avec, et tenere, tenir). Vaste étendue de terre, que Ton peut parcourir sans traverser la mer : l'Australie est un véritable continent. Absolum. L'Europe, par opposition aux îles Britanniques. Ancien continent, Europe, Asie et Afrique. Nouveau continent, l’Amérique.

— Encycl. Les continents couvrent, au total, une superficie de 138 millions de kilomètres carrés, soit moins du tiers de la surface terrestre. L'hémisphère sud, en particulier, est le plus déshérité de terres.

continental, e, aux [nan'\ adj. Qui appartient au continent : guerre continentale. Blocus continental, v. blocus.

COntinentaliser [nan, zè\ v.a. Transformer en continent. Façonner aux idées du continent européen.

contingemment [ja-man] adv. D'une manière contingente. (Peu us.)

contingence ^jan-se] n. f. Eventualité, manière dont les choses arrivent. (Peu us.) Nature de ce qui est contingent : la possibilité d'errer, c'est la conting>mce du mal.

contingent \jan], e adj. (du lat. contingens, qui arrive). Qui peut échoir, arriver, qui peut être ou n’être pas. N. m. Paa’t que chacun doit fournir ou recevoir. Part mise à la charge de chaque circonscription territoriale dans la répartition annuelle, soit des contributions directes, soit des travaux publics. Nombre de soldats que chaque département, chaque localité doit fournir : la répartition du contingent, entre les divers corps de troupes, a lieu par les soins des bureaux de recruteinent.

— Encycl. Dr. En matière de contributions directes, le contingent de chaque département, fixé par la loi de finances, est ensuite réparti entre les aiTondisseiucnts et les communes par le conseil général ou d'arrondissement. En matière de travaux publics intéressant à la fois l'Etat, les départements ou les communes, on enlend par « contingent » la part proportionnelle à fournir par chacun d'eux dans ces travaux.

contingentement [jan-te-man] n. m. (de contingent). Néol. Répartition : le contingentement d'une denrée.

contingenter \jan-té\ v. a. Fixer un contingent : contingenter les importations dans les pays etrangers. Répartir par contingent.

continu, © adj. (lat. continuus). Non divisé dans son étendue : ligne continue. Non interrompu dans sa durée: le sublime continu fatigue le lecteur. N. m. Ce qui n'est pas interrompu. Ànt. Intermittent, discontinu.

COntinU£tteur, trico n. Qui continue une chose commencée : Jean de Meung fut le continuateur de (Guillaume ae Lorris dans la rédaction du Roman de la Rose.

continuation [si-on] n. f. Action de continuer : entreprendre la continuation dun livre. Prolongement : sentier qui est la continuation d'une route. Partie supplémentaire: la continuatio7i d'une

histoire de France. Permanence de ce qui dure : la continuation d'une guerre. Ant. Cessation, Interruption.

continue "nt).] n. f. Appareil employé dans les filatures, partageant la nappe de laine en fils tordus. A la co7iîinue loc. adv., à la longue, avec le temps. (Vx.)

continuel, elle [nu-èl, è-le] adj. Qui dure sans interruption: passer sa vie dans de continuelles inquiétudes. Ant. Interrompu, momentané.

continuellement [nu-h-le-ynaii] adv. Sans interruption, sans cesse. Constamment, toujours.

continuer [nu-€\ v. a. (lat. continuare). Poursuivre ce qui est commencé: Richelieu continua l'œuvre de Henri IV. Prolonger: continuer un mur. Etre le continuatetir de : Crevier a continué Rollm. "V. n. Ne pas cesser: la misère continue. Continuer à, continuer de, persister à, ne pas cesser de. Se continuer, v. pr. S’étendre: montagnes qui secontinuerit jusqu'à la mer. Ant. Cesser, interrompre, discontinuer.

continuité n. f. (de continu). Liaison non interrompue des parties : la continuité des vertèbres forme l'épine dorsale. Reproduction prolongée : co?itinuité aun bruit, du travail. Solution ae continuité, interruption qui se présente dans l'étendue d'un corps, d'un ouvrage. Principe de continuité, loi d’après laquelle des changements qui surviennent dans les êtres ne s’y produiraient que par degrés insensibles. Ant. Interruption, discontinuité.

continûment [mayx] adv. D’une manière continue, sans interruption, sans cesse,

Contondd.nt \dan\, Ô adj. (du lat. contU7idere, meurtrir). Qui meurtrit sans couper : un bâton, U7V marteau sont des instrUTnexits coiitondants. Ant. Tranchant.

COntondre v. a. (lat. eo7itU7idere), Contusionner, meurtrir sans, percer ni couper: conto7idre les chairs.

contorniate adj. f. (m. ital. ; de contorno, contours). Se dit des médailles terminées circonférence par un cercle d'une ou deux lignes de largeur.

Contorsile adj. Bot. Qui est susceptible de torsion: feuille co7itorsile.

contorsion n. f. (lat. con^omo). Action de tordre. Torsion anormale des muscles, des membres : contorsio7x des bi'as. Grimace, geste outré: les contoi'sions de Guignol font la joie des enfants.

contorsionner [si-o-nê] v. a. Tordre, livrer à des contorsions : contox'sionner ses membres.

contorsionniste rsz-o-?iîs-ïeJ n. Personne qui

fait des contorsions, des grimaces.

COntortées [té\ n. f. pl. Classe de plantes comprenant les jasminées, gentianacées, apocynacées, etc., qui possèdent une corolle gamopétale en préfloraison contournée. S. une coniox'tée.

contour n. m. (ital. co7xtor7xo). Circuit, enceinte : le contour d'une ville. Ligne dont la forme détermine celle des reliefs: agréables contours.

COntOUrnâible adj. Que i on peut contourner, contournage n. m. Action de contourner, de donner des contours forcés.

contourné, e adj. Qui est forcé dans ses contours, qui manque de naturel : style contourné. Blas. Se dit des animaux représentés de profil et regardant à sénestre, au lieu de regarder à dextre.

COntO'Urnement [maxi] n. m. Action de contourner.

contourner [né\ V. a. Tracer le contour de ; donner un contour à; coxxtoxmier uixe colonne. Donner des contours forcés: contouimer ses figures. Faire le tour de : contouimer une 77i07itagne. Déformer: cette maladie lui a contourné la taille.

COntraetable [trak-ta-ble] adj. Qui peut être contracté ou se contracter: obligation contractahle.

contractant [trak-tan], e adj. et n. Qui contracte: les parties co7itractanles ; les C07itracta7its.

contractation [trak-ta-si-on] n. f. Action de faire un contrat. (Peu us.)

contracte [trak-te] adj. Graxn. Se dit des mots qui renferment des contractions, surtout dans la langue grecque : nom, vei'be contracte. N. m. pl. : les co7itractes.

contracté, e [trak-té] adj. Gram. Se dit de mots, de syllabes, etc., réunis en un seul son: du, des, au, aux, pour de le, deles, à le, à les. Y. articlh.

contracter [ti'ak-té] v. a. .du lat. conïracfwm, supin de contrahere, tirer). Réduire en un moindre volume: le froid contracte les corps; traits contrat tés par la colère. Prendre l’er^agement par contrat, etc.: coixtracter U7X bail. Eig. Contracter des obligatioxis, accepter des choses qui vous imposent la reconnaissance, etc. Fig. Acquérir avec le temps : contracter une. habitude. Gagner par contagion ou autrement: coyxtracter une 7naladie. Coxitracter des dettes, s’endetter. Se contracter v. pr. Etre établi par contrat, etc. Se resserrer. Sc gagner.

COlltracteur [^raA:] n. m. Ustensile en fer, qui sert de chenet pour faire cuire des viandes à la broche.

contractif, ive [trak] adj. Qui détermine une contraction : force conti'active.

contractile [DmA*] adj. Susceptible de contraction : la fibre des muscles est contractile.

contractilité [trak] n. f. (de contractile). Faculté que possèdent certains corps, de se raccourcir : la contractilité 77iusculaire persiste quelque temps après la xnort. Ant. Dilatabilité, expansibilité, extensibilité.

contraction [ïrû/i*-si-0Uj n. f. .lat. contractio). Diminution de volume par resserrement: lesco7Xtrac~ lions de l'écorce terresti'e don7irnt yiaissaxice aux soulève777 e7its moxitagneux. Anat. Raccourcissement dos muscles, des nerfs. Gruïii. Réduction de deux syllabes, de deux voyelles, en une, comme du pour de le; août, paim, faon. Laon, qu'on prononce ou, pan, fan, Lan. Ant. Dilatation, expansion, extension.

— Encycl. Physiol. La contraction est une des propriétés du muscle ; elle est toujours accompagnée de phénomènes chimiques conduisant à des oxydations et à la formation d'acide carbonique. Quand les contractions se succèdent très i-apidement, le muscle est dit en contraction permanente : c’est le téta7ios physiologique.

Armand dô Conti.

CON

— olo

CON

contractuelj elle [trak-tv^èV, è-U] adj. stipulé par contrat: institution contractuelle.

contractuellement [trak-tu^è-ie-man] adv.

D'une manière contractuelle.

contracture [trak] n. f. (lat. contractura). Archit. Rétrécissement dans la partie supérieure d'une colonne. Méd. Contraction durable, mais involontaire, d'un muscle : le tétanos produit une violente contracture.

— Encycl. Pathol. La contracture reconnaît pour cause soit des troubles de la nutrition, soit des ti’oubles circulatoires. On l’observe dans les maladies cérébrales, spinales, les névrites, la chorée, l'hystérie, dans les luxations, les fractures, etc. Le traitement est subordonné à celui du trouble ou de la lésion qui provoque la contracture.

contracturer [trak-tu-ré] v. a. Rétrécir vers le haut (le fût d'une colonne). Déterminer la contracture d'un muscle.

contradicteur [(iîft] n. m. Qui contredit. Dr. Avocat qui plaide pour la partie adverse.

contradiction \dik-si-on\ n. f. (lat. contradictio). Action de contredire : les puissants admettent rarement la contradiction. Action de se^ mettre en opposition avec ce qu'on a dit ou fait précédemment: les contradictions d'un accusé trahissent sa mauvaise foi. Opposition entre deux propositions : relever des contradictions. Incompatibilité de certaines choses. Esprit de contradiction, disposition à contredire.

— Encycl. Phîl. Le principe de contradiction, qui est un des principes premiers de la raison, assure l'accord de la pensée avec elle-même, et s’énonce : La même chose ne peut pas à la fois être et n'ètre pas sous le même rapport.

Contradictions économiques {les), ouvrage capital de Proudhon, critique systématique et souvent violente de la société actuelle, qu’il considère comme fondée sur une série d'antinomies.

contradictoire [dîfc] adj. Qui exprime une contradiction : propositions contradictoires. Dr. Fait en présence des parties intéressées : jugement contradictoire. N. f. Proposition contradictoire. N. m. pl. Les contradictoires, les choses incompatibles.

— Encycl. Log. Deux propositions sont dites contradictoires quand elles s'opposent à la fois par la qualité 'l'une affirmative, l'autre négative) et par la quantité (l’une universelle, l'autre particulière) : Tous les hommes sont honnêtes; — quelques hommes ne sont pas honnêtes. Deux contradictoires ne peuvent être vraies ou fausses en même temps.

contradictoirement [dik, man] adv. D'une manièi-e contradictoire : juger contradictoirement un procès.

contraignable [trè-gna-ble] adj. Qui peut être contraint.

contraignant [trè-gnan], e adj. Qui contraint.

COntraignement [trè-gne-maiii n. m. Action de contraindre. CVx.)

COntraigneur [trè] n. m. Celui qui contraint. (Vx.)

contraindre [trin-dré\ v. a. (lat. constringere. — Se conj. comme craindrej) Obliger quelqu'un par violence à faire une chose : Richelieu contraignit par son énergie les grands à l'obéissance. Gêner, retenir ; contraindre ses goûts. Dr. Obliger par voies de droit.

contraint [trin], e adj. Forcé, gêné, peu naturel : V enfant coupable a Vair contraint.

contrainte [trin-te] n. f. (de contraindre). ■Violence exercée contre une personne : la contrainte déforme le caractère. Etat de cette personne -. vivre dan-i une contrainte perpétuelle. Gêne imposée par la bienséance. Retenue: agir sans contrainte, f'ig. Difficultés, entraves : la contrainte de la rime. Dr. Contrainte par corps, voie d'exécution qui consiste à priver de la liberté la personne du débiteur, poulie contraindre à remplir ses engagements. (On dit

aussi ASTREINTE.)

— Encycl. Dr. La loi du 22 juillet 1867 a supprimé la contrainte par corps en matière commerciale, civile, et contre les étrangers. Elle l’a conservée : lo au profit de l'Etat pour le recouvrement des amendes (en principal et décimes), restitutions et dommages-intérêts envers la partie civile en matière criminelle, correctionnelle et de simple police, ainsi que pour les délits en matière forestière et de pêche fluviale et des frais de justice ; 2» au profit des particuliers, soit lorsque ceux-ci se sont portés partie civile dans une instance criminelle, soit lorsqu’un tribunal civil a prononcé en leur faveur une condamnation pour réparation d'une infraction précédemment reconnue par la juridiction pénale..

La contrainte par corps ne peut être exercée qu’en vertu d’un condamnation définitive ayant acquis force de chose jugée; elle est indépendante de la peine de l’emprisonnement.

La contrainte par corps ne peut être requise contre l'héritier du débiteur ni contre le débiteur par son conjoint, ses ascendants, descendants, ses frères et sœurs, ses oncles et tantes, ses grands-oncles et grand'-tantes, ses neveux et nièces, ses petitsneveux et petites-nièces, ni ses alliés au même degré.

Le débiteur peut prévenir ou faire cesser l'effet de la contrainte par corps en fournissant une caution admise pour l’Etat par le receveur des domaines, et, en cas de contestation, par le tribunal de l'arrondissement. La caution doit s’exécuter dans le mois, sous peine de poursuites ; mais elle n'est pas contraignable par corps.

Le débiteur peut arriver au même but par la cession de biens judiciaires. V. cession.

Dans un sentiment d'humanité, ou pour des motifs de convenance, la loi a fait fléchir la rigueur de ses prescriptions en faveur de certaines catégories de condamnés : débiteurs ftisolvables (ils sont mis en liberté après avoir subi la moitié de leur peine! ; mineurs de moins de seize ans accomplis à l'époque des faits qui ont motivé la poursuite ; personnes civilement responsables : sexagénaires (le débiteur qui a eommencé sa soixantième année ne fait que la moitié de la peine, sans préjudice de la disposition qui prononce la réduction de moitié en faveur des insolvables).

contraire 'trè-re] adj. (lat. eontrarius). Directement opposé : intérêts contraires. Qui se déclare contre les opinions de quelqu'un : parole contraire à la vérité. Fig. Nuisible : le vin est contraire aux gout¬

teux. Défavorable : sort contraire. N. ra. L’opposé. (V. co.ntraria). .iu contraire loc. adv., tout autrement. Ant. Analogue, pareil, semblable.

— Encycl. Log. On nomme contraires deux propositions de même quantité, mais opposées en qualité : Tous les hommes sont justes, — aucun homme n'est juste. Deux contraires peuvent être fausses en même temps.

contrairement [trè-re-maii) adv. D'une manière contraire, en opposition.

contraltiste [tts-tc] n. et adj. Se dit des personnes qui ont une voix de contralto.

contralto (mot ital.) ou contralto n. m. La plus grave des voix de femme : le contralto e.st au diapason de la voix de ténor, qu'elle surpasse en étendue (v. voix). Celle qui a cette voix : la Malibran fut un admirable contralto. Pl. des contraltos (ital. contralti] ou contraltes.

— Encycl. La voix franche de contralto est d'une richesse, d’un velouté et d'un moelleux remarquables. Elle est plus fréquente en Italie qu'en France. Aussi les compositeurs italiens l'ont-ils beaucoup plus souvent utilisée, écrivant souvent pour contralto le premier rôle masculin de leurs ouvrages, que les chanteuses jouaient en travesti. Parmi les plus célèbres contraltos, citons M.aupin, Mali-

bran, Brambilla, Marietta Alboni, Viardot, Méric- Lalande, Barbara, Marehisio, etc.

jO:

Etendue de la voix de contralto.

contrapontiste , contrapuntiste [pontis-te] ou contrepointiste [tis-te] n. m. (lat. contrappuniista). Compositeur qui connaît les règles du contrepoint.

contraposition [zj-si-on] n. f. Procédé indirect pour opérer la conversion d'une proposition particulière négative.

contraria contrariis curantur, mots lat. signif. Le< contraires se guérissent par tes contraires.ma.xime de la médecine classique, en opposition avec celle de l'homéopathie : similia similibus curantur (les semblables se guérissent par les semblables).

contrariant \ri-an';, e adj. Qui se plaît à contrarier: esprit contrariant. De nature à contrarier: pluie contrariante.

contrarier [ri-é] v. a. (de contraire. — Se conj. comme prier.) S’opposer aux paroles, aux actes, aux volontés de ; les parents contrarient parfois la vocation de leurs enfants. Causer du dépit a : voilà qui me contrarie. Faire obstacle à : les vents contrariaient la marche du navire. Contrarier des couleurs, des objets, etc., les disposer de manière à obtenir opposition ou contraste. Ant. Favoriser.

contrariété n. t. Opposition entre des choses contraires : contrariété d'humeur. Ennui, mécontentement: éprouver une vive contrariété. Obstacle, empêchement: éprouver des contrariétés.

contrastant [tras-tan], e adj. Qui contraste : effets contrastants.

contraste [tras-te] n. m. (ital. contrasta, lutte). Opposition de sentiments , d'effets qui se font ressortir mutuellement : contraste d'ombre et de lumière; le caractère de François faisait un vif contraste avec celui de Charlés-Quint. Ant. Ressemblance, analogie.

contraster [tras-té] v. n. Etre en contraste : couleurs qui contrastent. 'V. a. Mettre en contraste : contraster les caractères dans une pièce.

contrat [tra] n. m. (lat. contractus). Pacte entre deux ou plusieurs personnes : un contrat est nul s'il a été obtenu d'une personne par dol, fraude ou violence. Acte authentique qui le constate : contrat notarié, contrat sous seing privé. Contrat de mariage, convention qui règle les rapports d'intérêt entre deux époux.

— Encycl. Contrat ou convention. C’est l’acte par lequel une ou plusieurs personnes contractent, envers une ou plusieurs personnes, l'obligation soit de donner, soit de faire ou de ne pas faire quelque chose, soit d'opérer une translation de propriété, soit de créer des obligations, soit au contraire de délier les parties d'obligations antérieurement contractées, soit simplement de modifier des engagements déjà existants. La convention prend plus spécialement le nom de contrat quand elle est translative de propriété ou génératrice d'obligations ; ainsi une vente, un louage sont des contrats. Dans tous les autres cas, elle retient plutôt le nom générique de convention.

On distingue plusieurs sortes de contrats :

l» Contrats principaux et contrats accessoires. Les contrats accessoires sont ceux qui supposent l’existence d'un autre contrat dont ils ont pour objet d'assurer l'exécution ; ainsi , l'hypothèque est un eontrat accessoire, qui assure l'exécution d'un autre contrat précédemment conclu.

2o Contrat synallagmatique ci contrat unilatéral. Le contrat est synallagmatique ou bilatéral lorsque les contractants s'obligent réciproquement les uns envers les autres. Il est unilatéral lorsqu'une ou plusieurs personnes sont obligées envers une ou plusieurs autres, sans que de la part de ces dernières il y ait d'engagement. En d'autres termes, le contrat unilatéral ne suppose d'engagement que d'un seul côté.

La condition résolutoire (v. condition) est toujours sous-entendue dans les contrats synallagmatiques, pour le cas où l'une des deux parties ne satisferait point à son engagement, et le contrat synallagmatique sous seing privé doit être dressé en autant d’originaux qu'il y a de parties ayant un intérêt distinct.

La vente est un contrat synallagmatique ; le prêt est un contrat unilatéral.

3» Contrat commutatif et contrat aléatoire. Le «ontrat est commutatif lorsque chacune des parties s'engage à donner ou à faire une chose qui est regardée comme l'équivalent de ce qu'on lui donne, ou de ce qu'on fait pour elle. Lorsque l'équivalent consiste dans une chance de gain ou de perte pour chacune des parties d'après un événement incertain. le conti-al est dit aléatoire.

Le louage est un contrat commutatif ; le contrat de renie viagère est un contrat aléatoire.

4» Contrat de bienfaisance et contrat à litre omireux. Le contrat de bienfaisance est celui dans

lequel l'une des parties procure à l'autre un avantage purement gratuit. Le contrat à titre onéreuy. est celui qui assujettit chacune des parties à donner ou à faiie quelque chose.

La donation est un eontrat de bienfaisance ; le prêt est un contrat à titre onéreux.

5» Contrat personnel et contrat réel. Le contrat personnel n'a besoin pour se former que du consentement des parties contractantes. Le contrat réel (de res, chose) ne se forme qu'après livraison de la chose (prêt à usage, gage).

6“ Contrat consensuel et contrat solennel. Le contrat consensuel est celui qui se forme par le seul consentement des parties, tandis que le contrat solennel (mariage, adoption, etc,) est soumis à l observation de certaines formes.

Quatre conditions sont essentielles pour la validité d'une convention : le consentement de la partie qui s’oblige; sa capacité de contracter ; un objet certain qui forme la matière de l'engagement ; une cause licite dans l'obligation : 1» Le consentement. Je suis propriétaire d'un domaine, vous vous éclairez sur sa valeur ; vous vous déterminez librement, à l'acheter, je consens à vous le vendre: le contrat, est formé; 2“ La capacité. Un mineur, un interdit, une femme mariée sont jugés incapables, donc -ne. peuvent contracter ; 30 Un objet certain, c'est-à-dire que le contrat doit avoir pour objet une cho.îc dont, l'espèce soit nettement déterminée ; 4» Une causelicite, c'est-à-dire permise par la loi : Pierre s'engage par contrat à livrer à Jacques le cheval de Simon, qu'il aura dérobé à ce dernier. Evidemment, cecontrat est nul.

Celui qui réclame l’exécution d’une convention doit, s'il y a contestation, en fournir la preuve.

Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles ne peuvent, être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la loi autorise. 'V. dommages-intérêts et, pour les divers contrats, vente,

ÉCHANGE, mandat, MARIAGE, QUASI-CONTRAT, etc.

Contrat social (Dm) ou Principes du droit politique (17G2), livre célèbre, de J.-J. Rousseau, D'après l'auteur, la vie sociale repose sur un contrat ; chaque contractant aliène sa liberté à la eomniunauté, et. s’engage à subir l’expression de la volonté générale. Ce livre, où est nettement posé le principe de la. souveraineté populaire, eut un grand retentissement, et, plus ou moins bien compris, inspira la plupart, des politiques de la Révolution française.

Contrat de mariage {le), tableau de Watteau (Madrid), peinture gracieuse et scène bien composée;

— tableau satirique de Hogarth (Londres) (v. p. 525) ;

— de Jan van .Steen (Brunswick).

COntra'Veiltion [ran-si-on] n. f. (de contrevenir). Infraction à une loi, à un contrat, etc. Spéc/alcm.. infraction qui ne relève que des tribunaux de simple police : en matière de contravention, la bonne foi ne peut être alléguée devant le juge.

— Encycl. Dr. L'article l'c du Code pénal est ainsi conçu : « L’infraction que les lois punissent de peines de police est une contravention ; l'infraction que les lois punissent de peines correctionnelles est un délit ; l'infraction que les lois punissent de peines, afflictives ou infamantes est un crime ». Cette définition se réfère aux trois ordres de compétence qui attribuent les contraventions aux tribunaux de police, les délits aux tribunaux correctionne.ls, et les crimes, aux cours d'u.ssises. Elle est incomplète, car, il existe un grand nombre de contraventions prévues par des lois spèciales, et qui sont punies de peines correctionnelles (douanes, presse, etc.)

Les peines de police applicables aux contraventions, sont : l’emprisonnement, l'amende et la confiscation des choses saisies en contravention. Il n’y a récidive que lorsqu’un premier jugement a été rendu par le même tribunal dans les douze mois précédents ; la récidive aggrave la peine dans les limites des peines de simple police.

La contrainte par corps a lieu pour le payement de l'amende. Néanmoins, le condamné ne peut être, pour cet objet, détenu plus de quinze jours, s'il justifie de son insolvabilité. En cas d'insuffisance des biens, les restitutions et les indemnitées .dues à la. partie lésée sont préférées à l’amende.

contraventionnel, elle [van-si-o-nèl, è-le] adj. Qui a le caractère d'une contravention.

contrayerva n. f. (mot espagn.) Espèce de dorsténie, dont la racine est parfois employée contre la morsure des serpents.

contre (lat. contra) prép. qui marque opposition, rencontre, choc : parler contre sa pensée, seheurter contre un arbre, marcher contre l'ennemi; proximité : sa maison est contre la mienne. N. m. L'opposé : soutenir le pour et le contre. Escr. Mouvement du fer qui, passant sous celui de l'adversaire, vient frapper son fer du côté opposé à celui d'où l'on est parti : prendre un contre de sixte. Jeux. Au billard, choc inopiné, imprévu entre les billes : carambolage empêché par un contre. Au bridge, déclaration par laquelle un joueur relance les adversaires, et qui a pour effet, si elle est acceptée, de doubler, suivant les cas, la valeur des levées ou celle des pénalités : réussir un contre. Loc. adv. : Parcontre, en compensation, en revanche. Ci-contre, vis-à-vis. 'Tout contre, tout près. Là contre, àtoucher. Adv. Contre à contre, parallèlement et tout près, mais sans contact. — L'e de contre ne s'élide jamais.

contre-accusation n. f. Accusation qui répond à une autre. Pl. des contre-accusations.

COntre-à-COntre adv. Côte à côte, sans se toucher: navires gui sont contre-à-contre.

contre-alizé adj. m. Se dit des vents opposés, aux vents alizés à un niveau supérieur de l'atmosphère : vents contre-alizés.

contre-allée n. f. Ailée latérale et parallèle à une allée principsile. Pl. des contre-allées.

contre-amiral n. m. Officier général de lamarine, immédiatement au-dessous du vice-amiral : le grade de contre-amiral correspond à celui de général de brigade. Pl. des contre-amiraux.

Cpntre-appel n. m. second appel, contrôlant le premier. Pl. des contre-appels.

contre-approches n. f. pl. Travaux dea assiégés allant au-devant de ceux des assiégeants.

contre-assaillir v. a. Faire une attaqueopposée à une autre attaque.

contre-ass'éger v. a. Assiéger à son tour • contre-assiéger l'assiégeant.

COiN

contre-attaque n. f. Action d'une troupe qui passe brusquement de la défensive à l'offensive. N. f. pl. Travaux de défense, que des assiégés opposent aux travaux d'attaque des assiégeants. Pl. des contre-attaques.

contre-aube n. f. Petite aube placée en dedans et en sens inverse de Taube d’une roue hydraulique, pour rejeter le liquide loin de Taxe de la roue. Pl. des contre-aubes.

COntre-a'Veu n. m. Aveu qu’on oppose à un autre aveu. Pl. des contre-aveux.

COatre-a'V'iS n. m. invar. Avis contradictoire, contre— balancer v. a. Faire équilibre par h* poids : un iiramme contre-balance un cemim’-tre cube d'eau distillée. Fig. Egaler en force, en valeur, en mérite, e c. Compenser: les avantages de la liberté contre-balancent ses inconvénients.

contre-balancier n. m. Mécan. Balancier en bois ou en fer attelé d’un côté à la maîtresse tige d'une pompe, et chargé de l'autre de contre-poids que l’on fait varier à volonté. Pl. des contre-baianciers.

contrebande n. f. (espagn. contra, contre, et hando, ordonnance). Introduction, vente clandestine -de marchandises prohibées ou soumises à des droits dont on fraude le Trésor : des droits de douane 4levés provoquent la contrebande. Ces marchandises mêmes: les armes, munitions, charbon, etc., constituent la contrebande de guerre. Fig. et fam. De contrebande, illégitime, défendu,

— Encycl. Le moi contrebande, qui désigne, dans •son acception la plus étendue, tout commerce fait au mépris des lois fiscales, s’entend plus particuliè- Temeni des contraventions aux lois de douanes. La l'épression de la contrebande est sévèrement réglementée. Les peines ordinaires sont l'emprisonnement. l'amende et la confiscation. Les deux premières sont graduées d'après la gravité des faits. L'attroupement et le port d'armes constituent des circonstances aggravantes de la contrebande.

Contrebande de guerre. En principe, les objets de contrebande de guerre sont: les armes, les canons, les projectiles, les munitions, la poudre, le salpêtre, le soufre, la dynamite, les objets d’équipement et de campement, et tous les instruments fabriqués à Tusage de la guerre. On y ajoute les vivres, en ce qui concerne les places investies. Le fait de contrebande entraîne la saisie et la confiscation des marchandises prohibées, et même des autres si Ton y est autorisé par traité.

contre-bande n. f. Blas. Bande divisée en deux parties: Tune de métal, l’autre d'émail. Pl. des contr ’-bandes.

contre-bandé, e adj. Blas. Se dit d'un écu bandé, partagé en deux parties égales et dans lequel les demi bandes de métal s’opposent aux demibandes d’émail, d'un côté à l’autre du trait de division. (Toutes les partitions rebattues peuvent donner naissance au contre correspondant quand on divise Técu horizontalement, verticalement ou diagonalement, et Ton obtient, suivant le cas. les contre-bandé, contre-barré, contre-burelé, contre-chevronné, contre-coticé, contre- fascé, contre-palé, etc.)

contrebandier [di-é], ère adj. et n. Qui sc livre à la contrebande: goélette contrebandière.

contre-barre n. f. Blas. Barre divisée en -deux demi-barres: Tune de métal, Tautre d’émail. Pl. des contre-barres.

contre-barré, e adj. Blas. v. contre-bandé, contre-bas adv. Dans une direction vers le bas. N.m. : descendre un contre-bas.

En contre-bai bas ; à un nivcau inférieur.

contre bascule n.

f. Levier supplémentaire dans un métier à tisser.

Pl. des contre- bascules.

contre basse [base] n . f . Le plus rand et le plus grave des instruments de musique àarchet. Instrument de cui- Tre dont le son est d'une octave au-dessous de la basse ordinaire. fV . bombardon.) Musicien qui en joue. (On dit aussi contrebassiste.)

— Escyci.. La contrebasse à cordes est à Toctave inférieure de celle du violoncelle et du basson. Elle n’avait autrefois que trois cordes; elle en a aujourd’hui quatre, accordées de quarte en quarte en descendant : sol, ré, la, mi; elle a une élen- •due de deux octaves et demie. — La contrebasse en 'Cuivre est le plus volumineux des instruments de musique militaire. 11 y a des contre- ^

basses en Sî bémol, et des Stendud de la contrebasse, contrebasses en mi bémol :

leur étendue est celle des autres saxhorns. CV. ce mot).

contrebassiste [ba-sis-te] ou contrebas- Sier [ba-si-é] n. m. Musicien Q

qui joue de la contrebasse.

{On dit aussi contrebasse.)

contrebasson [ba-

.son] n. m. Instrumenta vent •en bois, à anche double, avec ^ pavillon plus grand que le Et...da. du oonirel.»s»on. basson, et sonnant à l’octave inférieure : le ccf^itrehasson est l'insh'ument le plus grave de l'orchestre.

contre-batterie n. f. Batterie de canons opposée à une autre. Fig. Moyen employé pour •déjouer quelque intrigue. Pl. des contre- batteries.

contre— battre v. a. (Se conj. comme battre.) Jirtill. Répondre à une attaque par une autre.

TT

Notes dee 4 cordes de la contrebasse*

contre-biais n. m. TUsage. Croisement dans le sens opposé à celui du tors. A contre-biais loc, adv., à rebours.

COn^Te-bisean n. m. Morceau de bois garni de métal, qui ferme le bas d’un tuyau d’orgue. Pl. des contre-biseaux.

contre-bord (à) loc. adv. ^far. En allant à l’opposé Tun de Tautre : naviguer à contre-bord.

contre-bordée n. f. Mar. Bordée en sens contraire. Pl. des contre-bordées.

contre-bourg 30n n. m. Bourgeon tardif, qui fait son apparition sur le cep, après que la gelée a détruit le bourgeon primitif. Pl. des contre-bourgeons.

contre-boutant [lan] ou contre-butement [man] n. m. Pièce de bois oblique, qui sert d’appui à un mur. (Pl. des contre-boutants oxicontrebutements.) Adjectiv. : mu?’s contre-boutants.

contre -bouter ou contre-buter v. a.

Soutenir un mur par un étai, un pilier.

COntre-brasser v. a. En parlant des vergues, brasser en sens contraire.

contre-bretessé, e adj. Blas. Se dit d’une pièce bretessée quand les créneaux correspondent aux embrasures d'un côté à Tautre de la pièce.

COntre-brode n. m. Etoffe de couleur blanche et noire. Grain de verre pour collier, blanc et noir. (On dit aussi contre-brodé.)

contre-burelé, e adj. Blas.Y. contre-bandé. Contre-Calquer V. a. Calquer un calque retourné, ce qui donne une épreuve en sens contraire de Toriginal.

contre-caniveau n. m. Pavé placé à côté d’un caniveau et sur la même ligne. Pl. des contrecaniveaux.

contre-cannelé, e adj. Blas. Attribut d'une pièce cannelée, quand les festons sont alternés d un côté à Tautre de la pièce.

contrecarre [Ua-re] n. f. A la bouillotte, droit qu’a le second joueur d’acheter le privilège du carré en doublant de nouveau Tenjeu.

contrecarré [ka-ré] n. m. a la bouillotte, second joueur, celui qui a doublé Tenjeu déjà doublé par le premier.

contrecarrer [ka-ré] v. a. S’opposer directement aux projets de quelqu’un : Richelieu contrecarra les vues des Espagnols sur la Valtoline.

contre— caution n. f. Dr. caution destinée à garantir une autre cauüon. Pl. des conlre-cautions, Syn. de certificateur de caution.

contre-chambranle n. m. Moulure rapportée contre le chambi-anle. P1. des contre-chambranles.

contre-changement n. m. Manœuvre du cavalier qui fait décrire à son cheval une équerre à Tangle de laquelle l’animal change de côté. Pl. des contre-changements.

contre-changer v. a. Se dit du cheval qui après avoir décrit une équerre, change de côté. Faire un échange commercial.

contre-chant n. m. Phrase chantante, qui se fait entendre apres la ohrase principale, et qui se combine harmoniquejient avec elle. Pl. des contrechants.

contre-charge n. f. poids que le rubanier ajoute à son métier. Pl. des contre-charges.

contre-charme n. m. Charme destiné à empêcher l’effet d’un autre charme. Pl. des contrecharmes.

contre-châssis n. m. invar. Châssis de verre ou de papier, qu’on applique devant un châssis ordinaire.

contre-chevronné, e adj. Blas. v. contrebande.

contre— clavette n. f. Seconde clavette qui empêche la première cla\ette de se desserrer. Pl. des C07it7'e-eiavetîes.

contre-clef n. f. Voussoir près de la clef d’une voûte. Pl. des contre-clefs.

contre-coalition n. f. Coalition que Ton oppose à une autre coalition. Pl. des contre-coalitions. contre-cœur (a) loc. adv. v. cœur.

contre-cœur n. m. Le fond de la cheminée. (V. la ifig. cheminée.) Plaque de fer ou de fonte qu'on y fixe pour le conserver. Nom donné aux rails coudés qui se trouvent à l’intérieur d’un croisement de voies ferrées. Pl. des contre-cœur on cont7'e-cœurs.

contre-corbeau n. m. Petit modillon placé entre deux plus grands, recevant la retombée de deux arcs inscrits dans un centre appuyé sur les grands modillons ou corbeaux. Pl. des contre-corbeaux.

contre-cornière n. f. Mar. Pièce de bois qui sert à lier la coimière et les estains. Pl. des contre-cornières.

contre-coticé, e adj. b/as.v. contre-bandé.

contre-coup n. m. Rebondissement d’un coi’ps qui en a frappé un autre :

balle qui blesse quelqu'un par contre-coup. Répercussion d'un choc sur une partie autre que celle où il s’est produit. Fig. Evénement qui est la suite d'un autre : la révolution de 18B0 eut de nombreux contre -coups dans toute l'Europe.

contre-coupe n. i.

Coupe en sens contraire de la coupe totale d'une voile. Pl.des contre-coupes.

contre-courant n.

m. Courant de direction contraire : la circulation des eaux marines se fait par des courants superficie.ls et des contre-courants profonds.

contre-courbe ou contre-courbure n. f. Chacune des courbes renversées qui terminent un arc en tiers-point à son sommet, et forment Textrémité supérieure d'un arc en accolade. Pl. des contre-courbes ou contrecourbures.

c, coiitre-oourbe.

contre-course n. f. Course en sens opposé. Pl. des contre-courses.

contre-coussinet n. m. Pièce de métal qui sert à maintenir le tourillon d'un arbre de transmission dans son coussinet. Pl. des contre-coussinets.

contre-critique n. f. critique d'une critique. Pl. des contre-critiques.

contre-dame n. f. Oreille mobile de charrue. Pl. des contre-dames.

contredanse n. f. Danse assez vive et légère, où plusieurs personnes se font vis-à-vis. (On dit auj. QUADRILLE.) Air qui accompagne une contredanse. (La contredanse tire son nom de la position des danseurs, placés sur deux rangs, l’un en face de l'autre, l'un contre l’autre.)

contre-dater v. a. Dater autrement que l'on n'avait fait d’abord.

contre— déclaration n. f. Déclaration contraire à une précédente. Pl.des contre-déclarations.

COntre-defense n. f. second moyen de défense, préparé en sus d’un premier moyen. Pl. des contre-défenses.

contre-dégagement n. m. Escr. Dégagement que l’on fait en même temps que celui de l’adversaire. Pl. des contre-dégagements.

COntre-dégager v. n. Escr. Faire un contredégagement. V. a. : contre-dégag er le fer.

contre-dénoncer v. a. Faire une contredénonciation : contre-dénoncer une opposition.

contre-dénonciation n. f. Dr. signification à un tiei’s de la dénonciation faite à un débiteur dont ce tiers est lui-même débiteur. Pl. des contredénonciations.

contre-digue n. f. Digue qui en renforce une autre. Pl. des contre-digues.

contredire v. a. (Se conj. comme médire.) Dire le contraire : les actes de Tartufe contredisent souvent ses paroles. Etre en opposition. Absolum. : aimer à contredire. Se contredire v. pr. Etre en contradiction les uns avec les autres, avec soi-même. Ant. Confirmer, approuver, appuyer.

contredisant [zan], e adj. Qui aime à contredire : esprit contredisant.

contredit [di] n. m. Action de contredire. Dr. Réponse écrite aux dires de l'adversaire. Sans contredit loc. adv., sans objection possible.

contrée [tré] n. f. (b. lat. contrata, de contra, en face). Certaine étendue de pays : chaque contrée a ses produits.

contre-écaille n. f. Partie intérieure, envers de l’écaille.

contre-écartelé, e adj. Blas. Se dit des quartiers (l’un écu, quand ils sont eux-mêmes écartelés.

contre-écartèlement n. m. Subdivision en quatre parties, de deux quartiers d'un écu écartelé.

contre- écarteler v. a. Btas. Diviser en quatre quartiers deux des quartiers d’un écu écartelé.

contre-écliange n. m. Echange mutuel. Pl.

des contre-échanges.

contre-échanger v. a. Faire un contreéchange.

contre— écharnage n. m. Action de contreécharner. Façon que le mégissier donne aux peaux destinées à faire la basane.

contre-écharner v. a. Passer sur une peau un couteau rond pour faire sortir l’eau des pores.

contre-écrou n. m. Second écrou vissé audessus du premier pour le maintenir. Pl. des contreécrous.

contre-édit n. m. Edit qui annule un autre édit. Pl. des contre-édits.

contre-effort n. m. Effort opposé à un autre. Pl. des contre-efforts.

Ccntre-émall n. m. Email appliqué sur le côté concave d’un cadran. Pl. des contre-emaux.

contre-émailler v. a. Emalller sur le côté concave (un cadran).

contre-empoise n. f. Pièce de fonte ou de fer, qui sépare les tourillons du cylindre à étirer. Pl. des contre-empoises.

contre-empreinte n. f. Relief produit sur une roche par suite du dépôt, dans une empreinte, d'une matière plastique pétrifiée postérieurement et faisant corps avec la roche. Pl. des contre-empreintes.

contre— enqnete n. f. Dr. Enquête opposée à une autre. Pl. des contre-enquêtes.

eontre-entaillo n. f. Entaille faite en sens inverse d’une autre. Pl. des contre-entailles.

contre-entreprise n. f. Entreprise que l’un oppose à une autre. Pl. des contreentreprises.

eontre-épaulette n. f. Epaulette dépourvue de franges. Pl. des contre-épaulettes.

contre-épreuve n. f. Epreuve que l’on tire sur une estampe fraîchement imprimée. Dans une assemblée. vote, en général à main levée, sur la proposition contraire à celle qu'on a mise d’abord aux voix : la contre-épreuve est destinée à vérifier l'exactitude du premier vole. Moyen de vérification que l'on emploie pour s’assurer de l’exactit ude d’une opérationquelconque. Pl .

des contreépreuves.

contr eépt euver

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