‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 511 sur 1225 · LUS . LITTÉR · texte numérisé non relu

LUS . LITTÉR

V. DÉBRIS. Se consoler v. pr. Mettre fin à ses regrets. Ant. Affliger, chagriner.

consolidable adj. Que l'on peut consolider, consolidant [dan], e adj. Qui consolide. Se dit de médicaments qui cicatrisent les chairs d’une blessure. N, m. Remède consolidant.

consolidatif, ive adj. Qui consolide.

- consolidation [si-on] n. f. Action de consolider ; état d’une chose consolidée. Consolidation d'une plaie, action par laquelle les chairs meurtries d'une blessure se rapprochent et se cicatrisent. Fig. Consolidation de la dette flottante, conversion de l’entes remboursables en rentes perpétuelles. Dr. Réunion chez la même personne de droits jusque-là séparés : la consolidation de la nue propriété et de l'usufruit.

consolidé^ e adj. Tiers consolidé, nom donné, en 1797, aux rentes sur l’Etat réduites par le Directeur, mais garanties. N. m. pl. Fonds publics de la dette d'Angleterre. S. un consolidé.

consolidcmcilt [man] n. m. Action de consolider. (Peu us.)

consolider [dé] v. a. fdu lat. consolidare, de cum, avec, et solidus, solide). Rendre ferme, solide : consolider un mur. Fig. Rendi'e durable, affermir : la victoire de Bouvines consolida la puissance de Philippe Auguste; consolider un traité. Dr. Réunir sur une même personne (des droits jusque-là séparés). Fin. Substituer un titre de rente, et particulièrement de rente perpétuelle, à une rente d’autre nature : consolider un empmtnt. Ant, Ebranler, saper.

consommaiblc [so-ma-ble] adj. Que l'on peut consommer : produits consommables,

consémniateur [somia] n. m. Celui qui utilise personnellement les denrées, les marchandises qu’il achète : ce son^ les consommateurs qui supportent les augmentations de droits. Personne qui mange où boit dans un café, un restaurant, etc. Théol. Celui qui amène quelque chose à sa perfection. Adjectiv. ; classes consomniaîrices. Ant. Producteur.

consommatioil [so-ïïza-st-on] n. f. (lat. consummatio). Usage des objets produits : la consommation s'accroît en raison de la production. Par ext. Destruction : la guerre fait une effroyable consommation d'hommes. Accomplissement : la consommation d'un crvne. Achèvement, perfection : le triomphe de soi est la consommation de la philosophie. Boisson demandée dans un café, etc. : payer sa consommation. Consommation du mariage, relations charnelles entre les nouveaux conjoints. Consommation des temps, des siècles, du monde, anéantissement du monde créé. Ant. Production,

— Encycl. Fin. Impôts de consom7nation. Les impôts de consommation frappent les produits que consomme le contribuable (sucre, tabac, café, bougies, boissons alcooliques, etc.), et au moment même où ces produits entrent dans la consommation. Ils sont déguisés, s’ajoutent pour la plupart simplement aux prix d’achat, et par cela même sont payés sans difficulté par les consommateurs. Ils atteignent indirectement, mais imparfaitement, ' le revenu, auquel ils visent cependant à se proportionner. Les gouvernements leur demandent leurs principales ressources, car ils sont faciles à percevoir, et, dans les années de prospérité, ils donnent des excédents budgétaires. Le principal reproche qu'on puisse leui* adresser pratiquement, c’est d’exciter à la fraude. éîOCieféxS de consommation. V. coopération. COnSOnuné [^o-mél, e adj. Détruit par l’usage •. aliments consommés. Parfait : sagesse consommée. Habile expérimenté : Turenne fut un tacticien consommé. N. m. Bouillon qui, par une longue et lente cuisson, s'est emparé de tous . les sucs de la viande.

— Encyci.. Le consommé est du bouillon concentré de volaille, de bœuf, de veau et de gibier, auquel on peut ajouter encore de la viande, hachée.

Fonnule de consommé. Le bouillon fait, mettre dans une casserole de la viande hachée dans la proportion de 125 grammes par litre, des œufs frais entiers dans la proportion d’un œuf pour deux litres, et des fines herbes hachées sans persil. Délayer en ajoutant peu à peu le bouillon, faire bouillir, puis laisser réduire à feu doux, de moitié.

COUSomnier [so-mé] v. a. (lat. consummare ; de cum, avec, et smnma, fin). Détruire par l’usage : conso7nmer une denrée. Fig. Dissiper, ruiner par l'abus : consommer sa jeunesse. Achever, accomplir : consommer un sacrifice. (V. consumer.) V. n. Prendre une consommation dans un café. Se consommer v. pr. Etre consommé. Cuii'e longtemps. Ant. Produire.

consomptibl© [sonp-ti-ble\ adj. Qui peut être consommé : produits conso7nptibies.

consomptif \so7ip-îif:. iv© adj. Se disait des caustiques propres â consumer les chairs.

consomption [so7ip-si-on] n. f. (lat. consumptio). Aniaigriss(^eiit et dépérissement progressif, dans certaines maladies : la phtisie amène presque toujours la consomjitwn.

— Encycl. La consomption est une forme de la cachexie ; elle indique la fin dans la tuberculose, le cancer. La suralimentation, si elle est possible, peut retarder le dénouement fatal.

consonance n. f. (du lat. consonantia; de cum , avec , et sonare , sonner). Accord de sons agréable à l'oreille : l'octave est la plus smiple des consonatices. Uniformité de son dans la terminaison des mots ou des phrases. Fig. Harmonie, accord agréable. V. consonant. Littér. Poésie sur une seule rime. Ant. Dissonance.

consonant [so-îiavi], e adj. Mus. Qui produit une consonance, un accord de sons agréables à l'oreille : accords consonants. Gratn. Qui se termine par le même son : mots cojisonants. Ant. Dissonant.

— Encycl. Les accords consonants sont formés de trois sons, et peuvent être entendus soit à l'état direct, ce qui a lieu quand le son fondamental (la

Acc. fondamental

renversement

2* renversement

1 Bâ&sa S

Acc. parf.m^. Acc.de sixle Acc.de quarte et sixte

Accord parfait majeur.

Acc. panfl mineur Accède sixte Acc.de(]uarte& dixtemin Accord parfait mineur.

) Ace deS'^dim IV renv* 2«penv.*

Acc.de sensible Acc.de Accord de quinte diminuée.

tonique) est à la basse, soit à l'état de renversemenU quand la note de tierce ou la note de quinte sont à la basse. Les trois accords consonants comprennent : l'accord parfait majeur, qui se compose d'une tierce et d’une quinte juste; l'accord parfait 7nineur, qui se compose d’une tierce mineure et d'une quinte juste; l'accord de quinte diminuée, qui se compose d’une tierce mineure et d’une quinte diminuée.

COIlSOIiantiÇ[U6 adj. Qui a le caractère de consonne.

[tis-me\ n. m. Système des

consonantisme

consonnes d'une langue.

consonne \so-ne] n. f. (du préf. con, et de so?iner). Emission de voix, qui ne forme une syllabe que par l'adjonction d’une voyelle. Gram. Lettre qui exprime ce son. Adjectiv. : lettre consonne. — L alphabet français a dix-neuf consonnes, qui sont : 6, c, d, ^ g^ à, j, k, l, m, n, p, q, r, s, t, v (lo), x, z.

consonner [so-né] ou eonsoner [né] v. a.

Convenir, s’accorder. Produire une consonance : des accords qui consonnent parfaite7nent.

eonsort [sor] adj. (du préf. con, et du lat. sors, sortis, sort). En droit constitutionnel, qualificatif donné au mari ou à la femme d'un souverain régnant : prince eonsort; reine eonsort. N. m. pl. Cointéressés dans une affaire. Se dit parfois, en mauvaise part, de ceux qui sont de la même coterie, de la même cabale ; un tel et consorts.

consortial

[si-nZ], e, aux adj.

Qui appartient à une société de commerce.

consortium

[si-om'] n. m. (mot lat. signif. ménage).

Association en vue d’un but commun :

U7i C071S ortium de baiiquiers.

consoude n. f.

(lat. co7isolida). Bot.

Genre de borraginacées, dont le type est la grande consoude.

— Encycl. On connaît quinze espèces de consoudes d'Europe et d’Asie Mineure. La g7‘ande consoude ou consouae officinale est employée en infusion ou en sirop comme astringent, notamment dans les diarrhées.

eouspoctus \kons-pi'k-tuss] n. m. (m. lat.). Tableau, vue d’ensemble : les états de situation, de dépeixses, les registres, les livres de compte, etc., so7i( auta7it de co7ispectus.

conspirauc© [kons~pi] n. f. Concours d actions, de vues, de mesures.

conspirant [kom-pi-rayi], 0 adj. Mécan. Qui tend à produire le même effet : forces coiispii'antes.

Consoude : a, fleur; b, g-ratoe.

. conspirateur, trice [kons-pi] n. Qui prend part à une conspiration ; les carbonari formaie7it une vaste association de conspirateui's. Adj. fém. : me7xées conspiratrices.

conspiration Ucons-pi-ra-si-on] n. f. (lat. co7ispi7'atio). Complot i’ormé contre l’Etat : la conspiration de Cellamare contre le Régeait fat encouragée par Alberoni. Cabale entre particuliers. Accord, effort commun.

— Encycl. Les conspirations les plus célèbres sont, dans l’histoire ancienne : celles d’Harmodius et d'Aristogilon contre Pisistrate, des Gracques. de Catilina, de Brutus contre César, de Cinna contre Auguste, des Pisons contre Néron ; dans les temps modernes ; les conspirations de Fiesque contre les Doria. celle de Guillaume Tell contre la tyrannie autrichienne : en France : la conspiration de ('inq- Mars et de Thou contre Richelieu, celles de Cadoudal, du général Malet, enfin celle des quatre sergents de La Rochelle.

conspirer [kons-pi-ré] V. n. (lat. conspirare ; de cum, avec, et spirare, souffler). Concourir, s'accorder dans un même but : tout co7ispire à l'aveuglement

CON

I [A'( rat. (

kons-tn-ble] n. m, du mot f. cunnéta-

rois. Prendre part à une conspiration : Georges Cadoudal conspira contre Bonaparte. V. a. Méditer, préparer en secret : conspirer la ruine de quelqu'un.

conspuer rAuns-p«-d] v. a. (du lat. conspuere, craclicr dessus). Honnir. couvrir publiquement de mépris.

constable

(mot ançl.. altér

hle,. Officier de police en Angleterre.

Constable ;.Tohn), peintre paysagiste anglais, né à East-Bergholt, m.

a Londres (1776-18371. On peut citer, parmi ses meilleures toiles : la Charrette à foin, le Champ de blé. Il a beaucoup contribué au développement de l'école française de paysage.

constamment [ kons-ta-man ] adv. (de constant'). Avec fermeté :

souffrir la mort constamment. Avec persévérance. Très souvent : tomber coosiabU constamment; nouvelle constamment controuvée. Ant. Inconstamment, rarement.

constance [Aons-tan-seJ n. f. (lat. Constantin; de cons tare, persévérer). Fermeté d'âme : souffrir avec constance . Persévérance dans certains sentiments, et particuliérement dams l'amour ; amour d'une rare constance. Reproduction ininterrompue du même fait : la constance d'un phénomène économique. Ant. Inconstance.

Constance, v. du gr. -duché de Bade, sur le tac de Constance ;

22.000 h. Horlogerie, draps, vins estimés. C'est dans cette ville qu'un célèbre concile fut convoqué en 14U pour met- Constable,

tre fin au grand schisme

d’Occident. JeanHus y fut condamné à être brûlé vif.

Constance (lac de) ou Bodan [en aii. bodensee). lac formé par le Rhin, entre la Suisse, l'Autriche, la Bavière, le 'Wurtemberg, et le gr.diiché de Bade. Les villes de Constance, Bregenz, Lindau, Romanshorn se trouvent sur ses rives pittoresques (60 kil. de long sur IB de large).

Constance 1'“', chlore, c.-à d. le Pâle, empereur romain de 303 à 306, né en Mœsie vers 225, m. à York en 306. Il battit plusieurs fois les Germains, reconquit la Bretagne , et exerça le pouvoir avec autant d'équité que de douceur.

Constance II, fils de

Constantin, empereur d'Orient en 337, seul empereur de 331 à 361 ; il favorisa comme son père le christianisme dans l'empire , et nomma Julien César des Gaules.

Constance, impératrice d'Allemagne et reine de Sicile, morte en 1198. Elle avait été mariée en 1186 à Henri VI, fils de Barberousse.

Constance d’Arles,

troisième femme du roi de Constance Chlore. France Robert, m. en 1032.

Les contemporains l'accusent d'avoir introduit à la cour des Capétiens le luxe des souverains du Midi.

Constance de Castille, fille dAiphonse VIII, roi de CastiUe, reine de France, seconde femme deLouis VU, qui avait répudié Eléonore de Guyenne ; morte en 1160.

Constans (Emest), homme politique fran çais, né à Béziers, m. à Paris (1833-1913). Il fut professeur de droit , fit partie de plusieurs mirdstères, combattit habilement le boulangisme, entra au Sénat, et fut nommé, en 1898 , ambassadeur à Constantinople.

constant [Aons-lan], e adj. (lat. constans). Qui

a de la constance (aux Eruost Constans.

différents sens du mot) :

Job se montra constant dans le malheur ; un amoureux Constant. Certain, indubitable : fait constant. Qui ne varie pas : bonheur constant. Géom. Quantités constantes, qui ont toujours la même valeur. Aux. Inconstant.

Constant I" [stati], empereur d Occident de 337 à 330; ses débauches et ses violences ayant révolté ses sujets, il voulut s'enfuir en Espagne, mais il fut massacré dans les Pyrénées: — Constant II.

empereur d’Orient de 641 à 668 : il quitta Constantinople pour ^ine, mais ses débauches l'obligèrent à fuir, et il se relira en Sicile. Ilfuttuédans sonbaiiujjarundesesofficiers.

Constant de Rebec-

que (Benjamin), homme B- Coûtant de Rehecque. politique français, né à Lausanne, d'une famille franf'ais'^ réfugiée en Suisse après la révocation de l'édit

. Nantes, m. à Paris : 1767-1830 . 11 oC''upa une pLace importante dans le parti libéral sous la Resiauratiou, et fut l'auii de M“e de Staël. Doué de facultés supérieures, il avait un esprit vif, gâté par un grand fonds de scepticisme. Il a laissé des A/é/noires. un ouvrage intitulé : De lu religion considérée daiis sa Siuirce, $€'• fonnes et son développement, et un roman dune grande pénétration psycnologique. Adolphe,

Constant 'Benjamin . peintre d histoire et portraitiste français, né et m. à Paris 1,1845-1902;. On lui

Vue de Constantinople*

doit de belles déco rations, et des portraits d'une grande maîtrise. Citons de lui : les Derniers rebelles, la Justice du chérif. Portrait de Léon XIII, etc.

constantan n. m. Alliage de densité 8,4, fondant à 1.29Ü». contenant 0.6ü de cuivre et 0.40 de nickel, que l'on utilise pour la fabrication des résistances électriques et des couples thermo-électriques.

constante [kons-tan-le\

n. f. Math. Qui conserve toujours la même valeur. Quanlité indépendante des variables dans une fonction. Physiq. Donnée numérique expérimentale, relative à un phénomène ou à un instrument ; n r . .

le point de fusion. Le point

d'i'oullition, le poids spécifique d'un corps sont des constantes.

Constantin !"■, le Grand, né à Naîssus (Nich) en 274, empereur en 306, mort en 337.

Il dirigea de glorieuses expéditions contre les Francs et les Goths, transporta le siège de l'empire à Byzance, qui prit le nom de Constant! nople. Sa victoire contre Maxence, sous les murs de Rome, décida définitivement de l'établissement du ebristianisme convme religion officielle de l'empire (v. In HOC siGNO viNCEs). et en 313 l'cdit de Milan fut rendu en laveur des adeptes de la nouvelle religion. Son nom est synonyme de protecteur zélé de la religion chrétienne ; —

Constantin II, empereur romain de 337 à 340. tué dans une embuscade près d'Aquilée ; — Constantin III, empereur romain, né en 612, m. en 641 ; il réraa 3 mois ; - Constantin IV. dit Pogonat. empereur d'Orient de 668 à 685. Il tint glorieusement tète aux Arabes ; —

Constantin V, dit Copronyme. empereur d'Orient de 741 à 775. Il remporta, contre les Bulgares, la grande victoire d’Anchialos ; — Constantin Y'I, empereur d'Orient de 780 à 797, fils d'Irène, qui le déposa et lui fit crever les yeux : — Constantin VII, dit Porphyrogénète, empereur d'Orient de 912 à 959. Il repoussa les Magyars et les Arabes, et favorisa la littérature et les ans ; — Constantin VllI, empereur d'Orient pendant la captivité du précédent (924-946) ; — Constantin IX, empereur d'Orient de 976 à 1028 ; — Constantin X, dit Monomaque. empereur d'Orient de lOVi à 1054 ; son règne fut désastreux pour l'Empire; — Constantin XI.

Ducas. empereur d'Orient de 1059 à. 1067 ; — Constantin XII, empereur d'Orient en 1067 : cloitré en 1078 ; — Constantin XIII, Paléologue, dit Dragasès. dernier empereur d'Orient de 1448 à 1453, mort en défendant Constantinople contre Mahomet II.

Constantin victorieux de Maxence, peinture de J. Romain, d'après les cartons de Raphaël. (Vatican). [V. p. 476.]

Constantin (saint), martyr à Ephèse III' s.) ; un des sept Dormants. Fête le 27 juillet.

Constantin, pape de 7: 8 à 715. n

combattit ardemment les monolhéisles.

Satue

de ConsLantia !«' (Rome),

duc de Russie, fils de Paul I" (1779-1831). Il céda ses droits au trône à son frère Nicolas.

Constantina, v. d’Espagne (Andalousie, prov. de Séville), au pied de la sieri-a Morena ; 13.000 h.

Constantine (dép. de), une des trois divisions de l’Algérie ; préf. Constantine ; s.-préf. Batna ; Bâne, Bougie, Guelma, Philippeville, actif ; 7 arr., 2.118.000 h. Culture des céréales, de la vigne, du da^ tier ; gisements de fer, zinc, plomb, mercure, antimoine, phosphate de chaux.

Constantine, v. d’Algérie, ch.-l. du dép. et de l’arr. de ce nom. sur le Rummel.

qui l’entoure presijue de toutes parts, comme un fossé profond.

Ch. de f . ; 61.500 h. {Constantinois). Cordonnerie, fabrication de tissus de laine. Les Français, après une vaine tentative eu 1836, s'en emparèrent en 1837 après un siège pénible, où fut tué le général Daiurémont. — L'arr. a 30 comui. (22 de plein exercice et 8 comm. mixtes) et 547.600 h.

Constantine {Prise de), tableau d'Horace Vernet (Y'ersailles) [1839', épisode clair et piquant de ce cé- Arm..deCon„a,.iine. lebre lait militaire (v. p. 476); —

L’Attaque de la porte de Constantine, par II. Vernet (1839) ; on voit Lamoricière encourageant des compagnons d'armes de la voix et du geste.

constantinien, enne [kons-tan-ti-ni-in, è-ne] adj. Qui appartient â Constantin le Grand.

Constantinople (en turc Stamboul ou Istamboul), v. sur le détroit du même nom, ou Bosphore, longtemps cap taie de l’empire d'Orient. anciennement capit de de l'empire ottoman, à 3.190 kil, de Paris ; 943.000 h. {Constant inopolita'ins). Capitale de 1 empire rom;iin depuis Constantin, qui lui donna son nom (v. Byzance), et de l'empire d'Orient depuis Théodose, elle fut prise par les croisés en 1203 et par Mahomet II en 1453. C'est à cette époque que se termine le moyen âge, et que l'on fait coininencer l'histoire moderne. Constantinople a été le siège de nombreux et importants conciles (2' œcuménique en 381 ; 6« œcuménique en 680-681). Constantinople comprend les vieux quartiers de Stamboul et les quartiers européens de Galata et de Péra, au nord du golfe étroit de la Corne d'Or. Célèbre mosquée, qui fut la cathédrale de Sainte-Sophie. Commerce actif ; soieries, tapis, etc. Si Constantinople n’a pas été directement

Constantia (Marc , chansonnier français, né à Bordeaux, m. à Paris (1810- 1888); auteur de chansons, dont plusieurs, comme Jeanne, Jeannette et Jeannelon sont devenues populaires.

Constantin I", roi de Grèce, né à Athènes, ni. à Païenne 1868-1923), 11 épousa la princesse Sopliie. sœur de Guillaume II et, en 1913, succéda à son père Georges I". Son attitude hostile à l'Entente amena sa déposition en 1917. Après la mon de son fils Alexandre, en 1920, il remonta sur le trône. En 1922, scs troupes, battues par les Turcs, durent évacuer l'Asie Mineure et se révoltèrent contre lui. Constantin, forcé d'abandonner le trône, abdiqua en faveur de son fils aîné Georges.

Constantin Pavlovitch, grand-

Attaque de La porte de Conetanline, d’après H. Vernet [Versailles).

mélée aux opérations militaires durant la Grande Guerre, elle y a cependant participé. Elle a donné asile, en août 1U14-, au Gœhen et au Breslau après leur bombardement des ports algériens de Bône et de Philippcville. Menacée ensuite par l’expédition des Dardanelles et par les raids de la flotte russe de la Mer Noire, elle n'a pas eu à subir les horreurs de la guerre.

Mais elle en subit de plusieurs façons les conséquences ; a) par l’insécurité que lui assure la proximité des territoires grecs, qui poussent leurs limites jusqu'à la banlieue même de Constantinople ; b) par l ouverture du Bosphore aux navires de toutes les nations ; c) par la création d’une « zone franche » dans son port. A la suite de la Grande Guerre, Constantinople a été occupée par les Alliés.

Constantinople {Conquête de), chronique de Villehardouin, relative à la prise de Constantinople par les croisés (xiiie s ). C’est le récit de la IVe croisade, et la première chronique de ce genre que possède la langue française.

Constantinople (Entrée des croisés à), tableau d’Eugène Delacroix (Louvre). Les croisés, ayant à leur tète Baudouin, comte de Flandre, aiTivent à côté d'un palais ; ils s’avancent à cheval, au milieu des familles éplorées et suppliantes. Belle page de l’école française (1841) [v. p. 587],

Constantinople (détroit de), autrefois le Bosphore de Thrace, entre la Turquie d'Europe et la Turquie d’Asie ; il réunit la mer de Marmara à la mer Noire.

Constantinople (empire latin de), v. latin. Constantinopolitain, e [kons~tan\ tin, îè-ne], habitant ou originaire de Constantinople : les Constantinopolitains. Adjectiv. : les palais constantinopolitains.

Constantsa ou Kustendjé, ville de Roumanie, en Dobroudja, sur la Mer Noire; 27.600 hab. C est le grand port de la Roumanie, le point terminus d'une voie ferrée avec les lignes venues des différents pays de l'Europe occidentale et australe. Commerce très considérable. Constantsa fut prise, pendant la Grande Guerre, par l’armée germanobulgare de Mackensen, le 22 novembre 1916.

constat \kons-ta] n. m, (mot lat. signif. il est constant). Constatation authentique d’un fait : les constats se font par ministère d'huissier.

ConstatalDlC adj. Que Ton peut constater : un fait constatable.

constatation [kons-ta-ta-si-on] n. f. Action de constater ; ce qui est constaté : la constatation d'un fait, d'un procès-verbal.

constater [kons-ta-té\ v. a. (du lat. constare, être certain). Etablir l’état d’une chose, la vérité d’unfait : constaterun décès. Consigner dans un écrit.

constellation [kons-tèl-la-si-on] n. f. (lat. constellatio ; de cum, avec, et Stella, étoile). Groupe d’étoiles fixes, présentant une figure q^uelconque et ayant un nom particulier : la constellation de la vierge, d'Orion, de la grande Ourse. Groupe d’objets épars sur an petit espace : une constellation de taches sur un habit. Fig. Groupe de personnes illustres ou considérables, etc. Poétiq. Influence des astres sur la vie humaine : être ne soits une bonne, une mauvaise constellation. V. ciel.

constellé [kons-tèl-l^, e adj. Parsemé d’étoiles. Parsemé, pailleté : manteau constellé de pierreries. En forme d’étoile : pierre constellée. Anneau constellé, anneau magique fabriqué sous l’influence d’une constellation, ou en portant les signes.

consteller \kons-tèl-lé'\ v. a. (lat. constellare). Couvrir de constellations, ou, au fig., de choses qui ressemblent à des étoiles : les astres qui constellent le ciel ; les décorations qui constellent un habit.

conster \kons-té\ v. impers, (lat. constare). Etre constant, certain, établi par une preuve.

consternant [kons-tèr-nan], e adj. Qui consterne : nouvelle consternante.

consternation [kons-tèr-na-si-oixl n. f. fiat. consteimatio). Stupéfaction, profond abattement causé par un étonnement douloureux : jeter la consternation dans une famille.

consterné [kons-tèr-né], e adj. Frappé de consternation, accablé.

consterner \kons-thr-né\ v. a. (lat. consternere). Frapper de consternation ; cette nouvelle m'a consterne.

constipant [kons-ti-pan], e adj. Qui constipe : le coing est constipant. Ant. Laxatif.

constipation [kons-ti-pa-si-on] n. f. (lat. constipatio). Difficulté d’aller à la selle.

Ency 'l. La constipation, en dehors des intoxications ou des obstacles dus à une tumeur, est presque toujours sous la dépendance d’un mauvais régime alimentaire. Le traitement est fort délicat : on usera le moins possible des purgatifs ; seuls les purgatifs salins sont autorisés. On diminuera les aliments azotés, et on insistera surtout sur l'usage des aliments riches en cellulose (végétaux). Les lavements d’eau bouillie ou d’huile sont à conseiller : l'électricité donne, dans certains cas, de bons résultats.

constipé, 6 part. pass. du v. constiper. Qui a des difficultés pour aller à la selle: être constipé. Adjectiv. : personne constipée. Fam. Contraint, anxieux, embarrassé : avoir un air constipé. Substantiv. : les constipés sont souvent mélancoliques.

constiper 'kons-ti-pé] v. a. (lat. constipare).Cs,\\~ ser la constipation : les aliments irritants constipent.

constituant [kons-ti-tu~an], © adj. Qui forme la substance d’une chose : parties constituantes d'un corps. Dr. civ. Qui constitue une dotation. Dr. co7ist. Qui élabore une constitution, qui a autorité pour accomplir cette tâche : Assemblée constituan<>e. Spécialem., états généraux convoqués en France en 1789. N. Itr. Personne qui participe à la confection des lois constitutionnelles. Membre d’une assemblée constituante: les constituants de 1789. N. f. : la Constituante ^pour l'Assemblée constituante).

Constituante. V. Asse.viblée constituante.

constitué, e ]kons-ti] adj. Formé par : fortune constituée par des héritag“s. Chargé d'un mandat : avoué constitué. Qui est de bonne ou mauvaise complexion : homme bien cons itué. Autorités constituées, légalement établies. Placé : argent constitué en viager.

constituer [kons-ti-tu-é'i v. a. (lat. constituere). Former l’essence d'une chose : l'esprit et le corps constituent l'homme. Former, composer : l'art de conserver sa santé constitue l'hy.vnr. Organiser, donner une constitution à : constituer une société. Assigner, en parlant d'une somme à fournir : constituer une dot, une rente. Mettre â la tète de : constituer des autorités à la tête d'un pays. Charger d'un mandat : constituer avoué. Co7is ituer prisonnier, mettre en état d'arrestation. Se constituer v. pr. Etre constitué, organisé. Se donner qualité de : se constituer partie civile dans un procès criminel. Sc former, se créer : nation qui se constitue.

COnstitUt [kons-ti-tu] n. m. (lat. constitutum). Dr. rom. Contrat par lequel on s’obligeait à payer une somme d’argent.

eOUStitUteur \kons-ti] n. m. Celui qui constitue : le constituteur d'une rente. (Peu us.)

constitutif, ive [kons-ti\ adj. Qui constitue essentiellement une chose : les principaux éléments constitutifs de l'air sont l'oxygène et l'azote.

constitution \kons-ti-tu-svoyi\ n. f. (lat. constitutio). Ensemble des éléments essentiels : la constitution de l'air fut découverte par Lavoisier. Placement, établissement : constitution d'une rente. Désignation : Constitution d'avoué. Complexion de l'homme : constitution robuste, délicate. Loi fondamentale d'une nation : la France est régie par la constitution de 1875. Constitutions ecclésiastiques, ordonnances des conciles, décrets des papes, sentences des Pères.

— Encycl. Hist. Constitution civile du clergé. C est le nom donné au décret du 12 juillet 1790, qui déclara le clergé français indépendant du saint-siège,

I et attribua à l'élection le recrutement des prêtres et i des évêques. Ceux qui prêtèrent serment à la coni stitution civile furent appelés asseimieyités, et ceux I qui refusèrent de la reconnaître comme valables fu- , rent dits réfractaires. Le concordat de 1801 mit fin à j ce schisme.

constitutionnaire [kons-ti-tu-si-o-nè-re] n. Personne qui reconnaissait la bulle ou constitution I {J7iigcnitus.

\ con stitutionnaliser [ kons -ti-tu- si- o -na- : li-zé'\ V. a. Rendre constitutionnel : constitutionna- ' User un pays.

coiistitniionnailisme[konstitu-si-o7ia-iis~ me] n. m. Gouvernement constitutionnel ; doctrine I des partisans de ce gouvernement.

I constitutionnalité [kons-ti-tu-si-o-nd\ n. f.

I Qualité de ce qui est constitutionnel,

constitutionnel, elle \kons-t'i-tu-si-o-nèi, è-le\ adj. Qui a rapport à la constitution ; vice constitutionnel. Soumis à la constitution : V Angleterre est une monarchie constitutionnelle. Conforme à la constitution : loi constitutionnelle. Se disait des évêques et des prêtres qui avaient fait acte d'adhésion à la constitution civile du clergé, décrétée en 1790 par l’Assemblée constituante. Ant. Anticonstitutionnel.

Constitutionnel (/e), journal libéral, fondé en 1815. Thiers y fit ses débuts de journaliste. Les campagnes que mena le Constitutioniiel contre le gouvernement de Charles X préparèrent la révolution de 1830.

constitutionnellement [kons-tUu-si-o-nèle-man] adv. D’une manière constitutionnelle.

constricteur \k07xs-trik] adj. et n. m. (du lat. constiùctus, serré). Anat. Muscle qui resserre certaines parties. Boa constricteur ou constrictor. boa ainsi nommé à cause de la force avec laquelle il serre dans ses replis les animaux qu'il veut étouifer.

constrictif [kons-trik-tif], ive adj. (du lat. constrictus, serré). Propre à resserrer : les sphmeters sont des muscles constrictifs.

constriction [kons-trik-si-on] n. f. (lat. consrictio). Pression circulaire qui diminue le diamètre des objets.

constrictor n. m. v. constricteuPv.

COnstringent [k07is-trin-jan], © adj. (du lat. citm, avec, et stringei'e. étreindre). Qui resserre : le corset exerce une actioii con$tri7uje7i‘e.

constructeur [kons-truk n. m. (lat. constructor). Qui construit. Dont la profession est de construire. Adjectiv. : les castors so7it des ttnimaux constructeurs. Ant. Démolisseur, destructeur.

constructibilité [kons-truki n. f. Caractère de ce qui est constructible.

constructible Ikons-truk] adj. Qui peut être construit : figure constructible.

constructif [kons-truk-tif\, ive adj. Propre à construire : propriété constructive.

construction [kons-timk-si-on] n. f. (lat. ronsîructio). Action, art de construire : la consti'uction de certaines eathédi'ales a duré plusieurs sirclcs. Manière de construire : de la conshuction dépend la solidité. Disposition des parties d'un bâtiment. Edifice construit : Mansard a édifié de splendidea constructions. Géom. Tracé d'une figure déterminée. Gram. Arrangement des mots r la conxfi'uHion de la phrase latine est très libre. En construction, que l'on est en train de construire. Ant. Démolition, destruction.

— Encycl. Dr. « La propriété du sol emporte la propriété du dessus et du dessous ». dit l'article 552 du Code civil. Le propriétaire peut donc faire sur le sol et au-dessous du sol toutes les plantations et constructions qui lui conviennent, sous réserve des prescriptions à observer en ce qui concerne les ser- ! vitudes légales.

1 Stir la responsabilité des architectes et entrepre- . ncurs, V. devis et marchés.

Sur les distances, vues et jours, etc., v. distances, VUES. JOURS, etc.

Le propriétaire d'un bâtiment est responsable du ( dommage causé par sa ruine, lorsqu'elle est arrivée par suite du défaut d'entretien, o.u par vice de con- 1 struction.

constructivité [k07is-truk-ti] n. f. Dans lo système de Gall, faculté qui pousse à bâtir.

construire [kons-ti'u-i-re] V. a. (lat. constriiere. — Se conj. comme conduire.) Bâtir : Soufflât coiisti'uisit le Panthéon. Faire, tracer : construire un tria7igle. Combiner, disposer : construire un poème. Gram. Arranger les mots d’une phrase : construire une période. Ant. Détruire, démolir, abattre, renverser.

Consualies [lî] n. f. pl. Fêtes célébrées à.Rome en l'honneur du dieu Consus, le 15 décembre après les semailles et le 21 août après la moisson.

consubstantialîsme [si-a-Us-me] n. m.

Théol. Doctrine de la consubstantialité du Père et du Fils.

COnsubstantîaliste [kon-subs-tan-si-a-lis-te\ adj. et n. Partisan de la consubstantialité.

consubstantialité [kon-subs-tan-si] n. f. (de ^nsubstantiel). Unité et identité de substance : les ariens niaient la consubstantialité du Fils avec le Pèi'e.

consubstantiateur, trice [ kon-subs-tansi] adj. et n. Se dit d'une personne qui croit le Verbe consubstantiel à son Père. Nom donné par les catholiques aux luthériens.

consubstantiation [kon-subs-tan-si-a-si-on] n. f. Présence de J.-C. dans 1 eucharistie, entendue à la manière des luthériens.

consubstantiel, elle [ kon-subs-tan-si-èVi è-^e] adj. (du lat. cum, avec, et substantia, substance). Theol. Qui est de même substance : les trois personnes de la Trinité sont consubstantielles.

consubstantiellement [kon-subs-tan-si-èle-man] adv. D’une manière consubstantielle.

Gonsuelo, roman, par George Sand (1842); récit des aventures d'une cantatrice en Italie au xviiie siècle. Il a pour suite la Comtesse de Budolstadt (1845), où l’intérêt languit.

COnSUétudinaire [nè-re] n. (du lat. consuetudo, habitude). Celui qui est dans l’habitude de faire une chose, de commettre certain péché. Syn.

HABITUDINAIRE.

consul n. m. (m. lat.) Antiq. rom. Magistrat annuel et électif de Rome, qui partageait avec un. collègue le pouvoir suprême : les consuls étaient les chefs du pouvoir exécutif et Ç07vmandaicnt les ar- 77iées. Au moyen âge, nom donné à certains magistrats municipaux. Nom donné aux juges choisis parmi les négociants pour connaître de certaines affaires commerciales, et qui ont été remplacés par les tribunaux de commerce.

(Syn. JUGES -consuls.)

Nom des trois premiers magistrats de la Répu- Wique française, depuis l'an VIII jusqu'à l'Empire (de 1799 à 1804). Le Premier Consul, Bonaparte. Agent qui a pour mission de protéger scs compatriotes à l'étranger, et de donner à son gouvernement des informations politiques, et surtout commerciales.

— Encycl. Dana les

pays où la France n’a Consul romam. ""

ni ambassadeur ni chargé d'affaires, les consuls remplissent à l’égard des Français les fonctions de ju^es en matière civile et . commerciale, et d'officiers d état civil.

Le corps consulaire français se compose de consuls généraux, de consuls de première et de seconde classe, de consuls suppléants, d’élèves consuls, de vice-consuls de première et de deuxième classe.

Au corps consulaire se rattachent aussi trois classes de vice-consuls (appelés autrefois chanceliers) et d'élèves vice-consuls, ainsi quetrois classes d’interprètes et d’élèves interprètes. En outre, la France, ainsi que les autres gouvernements, choisit dans certains pays, pour la représenter, des négociants ou notables indigènes.

Les attributions des consuls ne sont pas les mêmes dans tous les pays. L’autorité en vertu de laquelle ils les exercent s'appelle provision. Cette autorité doit être autorisée par un exequatur, acte émanant de la souveraineté territoriale. Les consuls sont chargés de la protection générale du commerce français.

Ils ont diverses fonctions administratives, et remplissent celles attribuées en France aux officiers de l'état civil. Ils reçoivent les testaments authentiques. Ils peuvent avoir, selon les cas, une juiûdiction plus ou moins étendue.

COUSUldiire [lè-re] adj. Qui a rapport aux consuls romains, aux juges-consuls, aux consuls de la République française, etc. : dignité consulaire.

COnsulairement [Zé-re-/na?zJ adv. En qualité de consul, de juge-consul.

consulat [la\ n. m. (lat. consulatus). Charge de consul : le consulat fut institué à Rome aprè.^ la chute de Tarquin le Superbe. Sa durée. Gouvernement consulaire établi en France par la conslitiiiion de l'an VII. (Dans ce sens, prend une majuscule.) Fonctions de juge-consul. Fondions de consul, dans un port étranger. Résidence du consul ; 'meendier le consulat.

— Encycl. Le Consulat, organisé par Sieyès et Bonaparte, dura de la fin du Directoire (1799) jusqu’à l'Empire (1804). Il y eut d'abord trois consuls provisoires : Bonaparte, Sieyè's et Roger-Ducos. puis trois consuls nommés pour dix ans : Bonaparte. Cambacérès et Lebrun. Mais le sénatus-consulte de l’an X nomma Bonaparte consul à vie, et celui de l'an XII remplaça le Consulat par l'Empire. Les campagnes d'Al*

CON

CON

lemagne et d’Italie, la réorganisation de l'administration, la négociation du Concordat furent les évé-

Les trois consuls.

nements les plus saillants du Consulat, qui prépara le premier Empire.

Consulat de la mer, recueil rédigé au moyen âge, et comprenant les lois, règles et usages en vigueur sur la Méditerranée. Il jouit d’une grande autorité jusqu’au xviii® siècle.

Consulat et de l’Empire {Histoire du), grande composition d’Ad. Thiers ; œuvre remarquable surtout par l'intelligence que Thiers a apportée dans Tcxpdiïé des événements militaires et des créations administratives (1845-1862).

consulesse [lèse] n. f. Femme d’un consul. <Inus.)

Consulta (la), palais du ministère des affaires étrangères, à Rome.

consultable adj. Que l’on peut consulter, consultant \ tan], e adj. et n. Se dit de la personne qui, en droit et en médecine, donne des consultations ou en demande : avocat, médecin consultant ; faire attendre les consultants.

consultât [ta] n. m. Conseiller, commissaire du pape. A la cour d’Espagne, conseil que le roi tenait tous les vendredis, et où on lui rendait compte de ce qui s'était passé dans les conseils de la semaine.

consultatif, ivc adj. institué pour donner des avis, des conseils sur certaines choses ; comité consultatit. Avoir voix consultative, avoir le droit de délibérer mais non de votei’. V. délibératif.

consultation [si-on] n. f. (lat. consultation. Action de consulter. Action d’éclairer par ses conseils. Conférence pour consulter sur une affaire, une maladie ; appeler des médecins en consultation. Avis écrit et motivé, que fournit un jurisconsulte ou un avocat sur une question de droit. Avis motivé, écrit ou oral, d’un médecin sur l'état d’un malade.

Consultation (la), charmant tableau de Jan Steen (Amsterdam) [v. p. 476J.

consulte n. f. Consultation. Conseil, cour de I justice en Italie et en Suisse. Consulte sacrée, cour judiciaire formant le conseil du pape.

consulter [té] v. a. (lat. consultare). Prendre avis, conseil de ; consulter un médecin. Prendre pour guide ; consulter l'expérience. Chercher un renseignement dans : consulter un auteur, les astres. Se rendre compte de ; consulter ses forces. Fam. Consulter son oreiller, demander au repos de la nuit des idées plus lucides. Absolum. Donner des conseils, des consultations : un avocat qui consulte tous les jours. V. n. Délibérer : consulter avec son avocat.

consulteur adj. et u. m. Qui donne des consultations. Consulteur du saint-cffi.ee, docteur commis par le pape pour donner sou avis sur des questions de foi, de discipline.

Consumable adj. Qui peut être consumé, consumant [man], e adj. Qui consume. Fig. : passion consumante.

consume n. f. Nom donné à la perte de vin causée par l’évaporation à travers les parois des vaisseaux vinaires, ou l'absorption du bois.

consumer [méj v. a. (lat. consumere). User jusqu'à la destruction : le feu consuma le village de Vury en 1144. Fig. Fatiguer, épuiser, faire dépérir : veuve que le chagrin consume. Absorber, dépenser : consumer son patrimoine. Se consumer v. pr. Dépérir, s'épuiser, s'éteindre : se consumer en regrets, en elforts inutiles.

consummatum est, mots lat. signif. Tout est consommé, et qui sont les dernières paroles de Jésus- Christ sur la croix, d'après la traduction latine de l'Evangile dans la Vulgate (S. Jean, XIX, 30). Se rappelle à propos d'un désastre, d’une grande douleur.

COnSUmptib'ilité [sonp-fi] n. f. Nature de ce qui est consumptible : la consumptibilité des bois. COnsumptible [sonp-ti-ble] adj. Consumable. ConsUS [suss), divinité agreste des semailles, chez les Romains.

contabescence [6ès-san-.se] n. f. (du lat. contabescere, se consumer). Consomption par déminéralisation intense.

contabescent [fcès-san], e adj. Atteint de contabescence. Maladie contabescente, qui entraine la consomption par déminéralisation.

contact [takt] n. m. (du lat. cum, avec, et tactus, toucher). Etat des corps qui se touchent : certaines maladies se transmettent par simple contact. Fig. Fréquentation, relation ; le contact de la société. Géom. Point de contact, point commun à une courbe et à sa tangente, à deux courbes tangentes, etc. Fig. Rapport de similitude.

Contades (Louis-Georges, due de), maréchal de France, né à Montgeoffroy (Anjou), m. à Livry (1704-1795). Il se distingua en Corse, mais, nommé commandant de l'armée d'Allemagne, il fut battu à Mindcn et remplacé par de Rroglie.

COntadin, e adj. et n. (ital. contadino). En Italie, qui habite la campagne.

contage n. m. (lat. contagium). Matière ou substance organique par laquelle se fait la transmission des maladies contagieuses. Manière dont s’effectue une contagion : mode de contage.

COntagier [ji-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Communiquer la contagion. (Peu us.)

contagieux, euse [ji-eù, eu-ze] adj. Qui SC communique par le contact : la gale est une maladie contagieuse. Fig. Qui se communique comme les maladies contagieuses : la vertu est contagieuse comme le vice.

— Encycl. -Méd. Une maladie est contagieuse quand elle se transmet d’une personne à une autre ; elle est épidémique quand elle atteint à la fois un grand nombre de personnes.

— .\rt vétér. Les maladies contagieuses chez les animaux sont l'objet de mesures spéciales de police sanitaire. 'V'. épizootie.

contagifère adj. (de contage, et du lat. feime, porterj. Qui transmet l'agent de contagion.

contagion n. f. (lat. conta /io). Transmission d'une maladie par le contact médiat ou immédiat, et fî.g., d'un mal moral par la fréquentation, Texemple : là contagion du vice. Imitation involontaire : la contagion du rire.

— Encycl. La contagion peut se faire soit par voie directe, c’est-à-dire par contact d'un sujet sain avec un sujet malade, soit par voie indirecte : par les vêtements, l'air, le sol. les eaux, etc. On diminue toutes les chances de contagion par des mesures énergiques de désinfection atteignant les personnes ou les choses contaminées.

contagionnairc [ji-o-nè-re] adj. Se dit d’un médecin qui soutient qu'une maladie est contagieuse.

COntagionnsr [ji-o-né] v. a. infecter par contagion. Se contagionner v. pr. Gagner la contagion.

COntagionnisme [ji-o-nis-me] n. m. Doctrine qui admet que les maladies contagieuses se transmettent toujours par contagion, et nâpparaissent jamais spontanément par auto-infection.

contagionniste [ji-o-nis-te] n. m. Partisan du COntagionnisme.

contagiosité [zi] n. f. Nature de ce qui est contagieux : la contagiosité du choléra.

contaille [ta, il mll., e] adj. Se dit d’une sorte de soie de qualité inférieure.

ContalmaiSOn, comm. du dép. de la Somme, aiT. et à 22 kilom. de Péronne ; 159 hab. A la croisée de plusieurs routes et au-dessus de ravins secs, ce village occupe une position importante que les Allemands atteignirent dès le 31 août 1914, grâce au recul de l'armée française, et qu’ils fortifièrent bientôt puissamment. Prise et perdue par les Britanniques le 7 juillet 1916, Contalmaison, que défendait la Garde prussienne, fut enlevée quelques jours après (le 11 juillet), au début de la bataille de la Somme, pendant l'essai de rupture du front allemand. Elle est entièrement détruite.

contaminable adj. Qui peut être contaminé. Qui peut communiquer la contagion.

contamination [sf-oiz] n. f. Transmission de contagion, de principes contagieux, d'une maladie : l'eau est le principal agent de contamination dans la fièvre typhoïde. Souillure. Litl. lat. Procédé dramatique qui consistait à amalgamer plusieurs comédies grecques pour en tirer une seule comédie latine.

contaminar [né] v. a. (du lat. cmitaminare, souiller). Infester de principes contagieux : vêtements contaminés. Souiller. Se contaminer v. pr. Etre infecté d'une maladie contagieuse.

Contant d’Ivry (Pierre), architecte français, né à Ivry-sur-Seine, m. à Paris (1698-1777). On lui doit la plus grande partie du Palais-Royal, et un plan pour la reconstruction de la Madeleine.

Contarini, illustre famille de Venise, qui a fourni sept doges à la république. A cette famille appartient Ludovic Contarini, m. à Venise en 1653, qui présida les délibérations du congrès de 'Westphalie.

Contât [ta] (Louise), comédienne française, née à Paris (1760-1813;. Elle excella dans les rôles de coquette du théâtre de Molière et de Marivaux.

conte n. m. (de conter). Récit court et plaisant d'aventures le plus souvent imaginaires : les contes de Perrault sont de réels chefs-d'œuvre. Discours ou récit mensonger : conte fait à plaisir. Contes bleus,

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