‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 515 sur 1225 · GON · texte numérisé non relu

GON

COntre-percer v. a. Percer en sens contraire : conlre-percer une poutre.

COntre-peser v. a. Faire contrepoids, contre-pétition n. f. Pétition ayant pour but d'en faire échouer une autre. Pi. des contrepétitions.

contre-pétitionnaire n. signataire d’une contre-pétition. Pi. des contre-pétitionnaires.

contre-pôJtitionnement n. m. Action de contre-pétitionner. Pi. des contre-pétitionnements.

COntre-pétitionner v. u. .Faire des contrepétitions.

contre - petterie ou contrepèterie [«j

n. f. Sorte de lapsus par lequel, eu intervertissant l'ordre des syllabes ou des lettres, ou des mots, on produit des phrases burlesques ou privées de sens. (Ainsi, un acteur qui devait dire ; Sonnez, trompettes! s'écria: Trompez, sonnettes! Un autre n'avait que cet hémistiche à prononcer : c’en est fait, il est mort; mais, troublé par l’émotion, il dit; c'en est mort, il est fait. Un témoin, en cour d assises, déclarait qu’il avait vu l’accusé fumer sa porte sur le pas de sa jiipe.) PI. des contre-petteries ou contrepèteries.

contre-pied n. m. Chass. chemin que font les chiens en suivant à rebours les voies d’une bête. Fig. Le contraire d’une chose. Prendre le contrepied d'une opinion, défendre le sentiment exactement contraire. A contre-pied loc. adv., à rebours. PI. des contre-pieds.

contre-pilastre n. m. Pilastre double, placé vis-à-vis d’un autre pilastrè qu'il flanque. PI. des contre-pilastres.

contre-placage n. m. Procédé employé par les menuisiers, ébénistes, etc., pour empêcher le jeu des bois, et qui consiste à appliquer, sur les surfaces opposées d’un panneau, des feuilles de placage de 3 à 4- mm. d'épaisseur, en disposant leur fil perpendiculairement à celui du panneau.

contre-plainte n. f. Dr. Plainte faite en opposition à une plainte antécédente. PI. des contreplaintes.

contre-planche n. f. Grav. seconde planche destinée à porter le mordant sur les parties du dessin laissées intactes par la première planche. PI. des contre-planches.

contre-plaqué adj. Qui a subi l'opération du contre-placage : oois contre-plaqué. N. m. Syn. de CONTRE-PLACAGE : meuble en contre-plaqué.

contre-platine n. f. Plaque de fer ayant la forme d’un S, qui se place du côté opposé à la platine d’une arme à feu. PI. des contre-platines.

contrepoids [poi] n. m. Poids servant à en contre-balancer d’autres : les contrepoids d'une horloge. Fig. Force qui balance une force contraire : la crainte des châtiments sert de contrepoids aux vices. Balancier d’un danseur de corde.

contre-poil n. m. Le sens contraire du sens dans lequel le poil est couché. A contre-poil loc. adv., dans un sens contraire.

contre-poinçon n. m. Tige de fer dont on se sert pour river les pièces. PI. des contre-poinçons.

Contre-poinçonner v. a. Marquer à l'aide d’un contre-poinçon.

contrepoint [poin] n. m. Art de la combinaison simultanée des mélodies ; la pratique du contrepoint enseigne les premiers éléments de t art d'écrire Vharmonie. Composition faite d'après les règles du contrepoint.

— Encygl. C’est du contrepoint qu’est née, au moyen âge, la science de l'harmonie, biais le contrepoint est tout autre chose que le préambule ou le complément des études harmoniques. L’harmonie enchaine et combine entre eux les accords; le contrepoint associe une note à une autre note (punctum contra punctum), et n’envisage les sons qu’au point de vue de leur consonance ou de leur dissonance. Le contrepoint est soumis à des règles multiples et sévères.

11 y a cinq façons d’écrire le contrepoint : 1» en donnant à chacune des parties des notes d'égale durée ; 2» en donnant à l’une des parties des notes

Chant donn

Contrepoint simple de première espèce.

d’une durée moindre de moitié que celles d'une autre ; 3» en réduisant d’im côté les notes au quart de leur valeur, quelles conservent d'autre part ; 4<i en faisant des syncopes dans une partie, tandis que l’autre frappe les temps forts de la mesure ; 5“ en entremêlant ces divers genres de combinaisons.

Contrepoint de cinquième espèce fcontrepoint fleurij.

et en y joignant des ornements de différentes sortes Ic’esl le contrepoint fleuri). Ces cinq façons d’opérer donnent lieu à cinq espèces de contrepoint, qui prennent les noms de contrepoint simple de première, de deuxième, de troisième, de quatrième et de cinquième espèce.

Dans le contrepoint à deux parties, on ne doit commencer, à la partie supérieure, ni par la tierce, ni par la sixte ; on ne peut pas faire succéder deux quintes, ni en montant ni en descendant, non plus que deux octaves ; deux tierces majeures sont de même défendues, et l’emploi de la quarte est interdit ; enfin, il faut toujours terminer par l’octave.

On peut faire du contrepoint de deux à huit parties. La partie sur laquelle s’écrit le contrepoint s’appelle chant donné.

Le contrepoint est double ou renversahle quand

Contrepoint double ou rouvereable.

une partie supérieure peut être ti-ansportée à la basse et réciproquement. Il est simple quand les parties ne sont pas renversables.

contre-pointe n. f. Partie tranchante de Textrémité du dos de la lame d’un sabre. (PI. des contre-pointes). Escrime au sabre, où l’on utilise cette partie : connaître la pointe et la contre-pointe.

contre-pointer v. a. Piquer une étoffe des deux côtés : contre-'çointer une couverture. Pointer contre un autre qui est pointé : contre-pointer un canon.

contrepointiste n. m. v. contrapontiste.

contrepoison [zon] n. m. Remède contre le poison, au physique et au moral : administrer un contrepoison. Fig. Remède correctif : le travail est le contrepoison du vice.

— Encycl. Les principaux antidotes sont : pour les acides concentrés, l’eau, la magnésie calcinée, de savon, les carbonates alcalins, etc. ; pour Vacide cyanhydrique et se? sels, les vomitifs, l’eau ammoniacale ; pour les alcalis concentrés, l’eau vinaigrée ; pour les alcaloïdes, tels que l'opium (laudanum), les vomitifs, le café noir, le tanin ; pour le phosphore, le lait ; pour Yarsenic, l’eau de chaux, les blancs d’œufs ; pour les champignons, le jus de citron ; pour les moules, l'éther, le camphre ; pour le sublimé, les blancs d'œufs, etc. En règle générale, dans tous les autres cas d’empoisonnement, il sera bon de faii'e vomir le malade et de lui donner comme antidote un corps qui puisse se combiner rapidement avec le poison.

contre-police n. f. Police qui surveille secrètement une autre police. PI. des contre-polices.

contre-porte n. f. Châssis garni de toile, placé devant une porte pour mieux intercepter l'air. Seconde porte d'une place forte. PI. des contre-portes.

Contre-poser v. a. Mal posex*. porter inexactement sur un livre de compte.

contre-poseur n. m. Aide du poseur de briques ou de pierres.

contre-position n. f. Comptai). Action de contre-poser. Blas. Situation des pièces contreposées.

contre-potence n. f. Horl. Pièce qui porte le bouchon soi* lequel roule le pivot de la roue de 'rencontre. PI. des contre-potences.

contre-potencé, e adj. Blas. Se dit d'une pièce potencée, quand les potences sont alternées.

I contre-pression n. f. Pression opposée à une autre. PI. des contre-pressions.

contre-profil n. m. Moulure qui est en creux la reproduction d'une autre moulure. PI. des contreprofils.

contre— projet n. m. Projet contraire à un autre. PL des contre-progets. .

contre-promesse n. f. Dr. Acte par lequel celui à qui une promesse est faite déclare qu’il n’en usera pas. PL des contre-promesses.

contre— propos n. m. invar. Propos par lequel on répond à d'autres propos.

contre-proposition n. f. Proposition opposée à une autre. PL des contre-propositions.

contre-protestation n. f. Protestation opposée à une autre. PL des contre-protestations.

contre-quille n. f. Mar. Seconde quille qui s’ajoute au-dessous de la première. PL des contrequilles.

contrer [tré] v. n. et a. Jevr. Au bridge, annoncer qu’on tient contre celui qui a déclaré l'atout.

contre-rail n. m. Second rail que l’on place , sans être accolé à côté du premier, à l'intérieur de la voie, notamment aux passages à niveau, croisements de voies, courbes rapides, etc. PL des contre-rails.

contre-rampant adj. m. Blas. Se dit de deux lions rampants quand ils sont affrontés ou adossés.

contre-retable n. m. Paroi formant le fond de l’autel et contre laquelle sont adossés le tabernacle, les gradins. PL des contre-retables.

contre-révolution n. f’ seconde révolution tendant à détruire les résultats de la première : après 1815, la contre-révolution, représentée par la Sainte-Alliance, essaya d’étouffer les mouvements libéraux en Europe. PL des contre-révolutions.

contre-révolutionnaire adj. Favorable à une contre-révolution. N, Partisan d’une contrerévolution. PI. des contre-révolutiojinaires.

contre-révolutionnairementadv. Dune

manière contre-révolutionnaire.

contre-révolutionner v. a. Opérer une contre-révolution dans : contre-révolutionner un pays.

contre— riposte n. f. Mouvement d’épée opposé à une riposte. PI. des contre-ripostes.

contre-ronde n. f. Ronde exécutée pour s’assurer que les rondes ordinaires ont fonctionné l’vgulièrement. PI. aes contre-rondes.

\ . contre-ruse n. f. Ruse que l’on oppose à une j autre. PL des contre-ruses.

Contres [fre], ch.-l. de c. (Loir-et-Cher\ aiT. et à 20 kil. de Blois, sur la Bièvre ; 2.ü80h. Vannerie, volailles. — Le cant. a 17 comm. et 16.010 h.

CON

contre— saison n. f. Fleur produite en dehors de la saison normale. A contre-saison loo. adv., hors de saison. PI. des contre-saisons,

contre— salut n. m. Salut rendu immédiatement à un bâtiment ou à une batterie. PI. des contre-saluts.

Contre-sanglon n. m. Courroie clouée à l’arçon d’une selle pour y attacher la sangle. PI. des con tre-sang Ions.

contrescarpe [très-kar-pe] n. f. Fortif. Pente du mur extérieur du fossé, du côté de la campagne. (Le talus opposé est l'escarpe.)

contres carper[^r^s-

kar-péj v. a.

Munir d’une contrescarpe.

contre-

sceau ou

c outre - SCel [sèijn.m.

Empreinte appliquée au re-

veisd unsceau. Contrescarpe : 1. ForliKcation permanenta; PI. des C07ltre- 2. FortiBoatîon de campagne | A, oonlrescarpe; sceaux ou B, escarpe; C, chemin couvert),

contre-scels.

Contre-SCeller v. a. Mettre le contre-sceau.

contreseing [sin] n. m. signature que les ministres d’un chef d’Etat ou d’un souverain constitutionnel ont le devoir d’apposer au bas des actes émanés de celui-ci. Enonciation, sur la suscription d'une lettre, de la qualité de l'expéditeur, lorsqu’à cette qualité s'attache le droit de franchise postale : le contreseing doit, sauf exception, être formulé à la main.

Contre-semplage n. m. Dessins en quinconce sur un tissu.

COntre-Sempler v. a. Disposer en quinconce.

contresens [sanss] n. m. Sens contraire au sens naturel : contresens d'une étoffe. Fausse interprétation d’un texte : une version remplie de contresens. Chose opposée à la logique, à la raison : sa conduite est un contresens. A contresens loo. adv., à rebours.

contresignataire [tè-ré\ adj. et n. Qui appose un contreseing.

contresigner [ghé] v. a. signer après celui dont l'acte émane : en France, les ministres contresignent les décrets du qjrésident de la République. Mettre sui’ l'adresse d'une lettre le nom du fonctionnaire qui l'expédie.

contresigneur n. m. Celui qui contresigne les lettres.

contre-sommier n. m: Peau dont le parcheminier couvre le sommier sur lequel il rature les peaux. Pièce de bois carrée, soutenant le sommier d’une presse à imprimer. PI. des contre-sommiers.

contre-sujet n. m. Musiq. Second ou troisième sujet qui, dans une fugue, vient se juxtaposer au sujet et doit, par conséquent, s’harmoniser avec lui, à l'aide du contrepoint. PI. des contre-sujets.

contre-sûreté n. f. Garantie donnée en retour d'une autre, ou qui en consolide une autre. Pi. des contre-sûretés.'

contre-taille n. f. Chacune des tailles qui croisent les premières tailles d’une gravure. Seconde taille en bois des boulangers. PI. des contretailles.

COntre-tailler v. a. Couvrir de contre-tailles.

contretemps [ta)i] n. m. Evénement fâcheux, imprévu, qui nuit au succès d'une affaire.

Musiq. Action d'attaquer le son sur le temps faible de la mesure ou sur la partie faible du temps. Chorigr. Manière de retomber après un saut. Contretemps,

qui consiste à frapper

le sol d'un seul pied. A contretemps loc. adv., mal à propos ; agir à contretemps.

eontre-tenir v. a. soutenir une planche par derrière avec un marteau, tandis que l’on frappe par devant pour enfoncer des clous.

contre-terrasse n. f. Terrasse appuyée contre une autre. PI. des contre-terrasses.

contre- timbre n. m. Empreinte apposée SUT les papiers timbrés pour modifier la valeur du premier timbre. P), des contre-timbres.

contre-tirer v. a. Faire la contre-épreuve de : contre-tirer un dessin.

contre-torpilleur n. m. Petit bâtiment do guerre, très rapide, destiné à donner la chasse aux torpilleurs, et d’ailleurs armé lui-même de tubes lance-torpilles. PI. des contre-torpilleurs.

contre-trancllée n. f. Tranchée ouverte par les assiégés pour contrecarrer celle des assiégeants. Pi. des contre-tranchées.

contretype n. m. Opposé du type. Cliché négatif inversé.

COntre-’Vair n. m. Bios. Fourrure constituée par des clochetons (points) d’azur et d’argent réunis deux à deux, à l’inverse du vair, où ils sont alternés. (V. la planche blason.)

COntre-tfairé n. m. Blas. Fourrure de même forme que le contre-vair, mais qui n’est pas d’argent et d’azur. (V. la planche blason.)

COntre-’Val (à.) loo. adv. En descendant. CVx.)

contre-valeur n. f. Valeur donnée en échange d’une autre. PI. des contre-valeurs. contrevallation [uai-fa-.si-on] n. f. (du lat.

contra, contre, et vallum, retranchement). Fossé et retranchement autour d’une place qu'on assiège : César entoura Alésia de contrevallations.

contre-vapeur n. f. invar. Mode de disiri-

bution de vapeur, qui permet le renversement do la vapeur pour arrêter les trains lancés à grande vitesse.

CON

CON

contrevenant [nan], e n. Qui contrevient, contrevenir v. n. iSe conj. comme venir.) Ag-ir contrairement, ne pas se conformer : contrevenir à un arrfité de police.

contrevent [van] n. m. Volet placé à l'extérieur d'une fenêtre. Dans une charpente, pièce de bois placée obliquement entre les fermes, pour leur donner plus de résistance contre le vent.

contr eventement [ van - te man] n. m. Assemblage agencé pour s'opposer à la déformation et au renversement d'un comble , d’une ferme, etc.

eontreventer \van-té] v. a.

Consolider, à l’aide d’un contreventement, un comble, une ferme.

contre-verge n. f. Dans le tissage, baguette qui sert à ouvrir la chaîne. PI. des contre-verges.

contre-vérité n. f. Chose contraire à la vérité t dire une contre-vérité. Chose dite pour être entendue dans un sens contraire. PI. des contrevérités.

contre-visite n. f. Visite destinée à en contrôler une autre : subir une contre-visite médicale. PI. des contre-visites.

COntre-VOlte n. f. Manœuvre par laquelle un cavalier, après avoir fait exécuter une volte à son cheval, le rétablit face en tête. PI. des contrevoltes.

COntre-VOlter v. n. Faire exécuter à sa monture une contre-volte.

Contrexéville [trèk-sé], comm. des Vosges, arr. et à 28 kil. de Mirecourt, sur le Vair ; 940 h. Ch. de f. E. Eaux minérales renommées, bicarbonatées sulfatées, légèrement laxatives, utilisées contre la gravelle, la goutte, les maladies de foie et des reins, l'albumine et le diabète.

contribuable adj. et n. Qui paye des contributions : le percepteur reçoit l'argent des contribuables.

contribuant r6«-anl n. m. Celui qui contribue, contribuer \bu-é] v. n. (du lat. contribuere, fournir). Payer sa part d'une dépense, d'une charge commune ; tous les citoyens doivent contribuer à la défense nationale. Aider à l'exécution d'une entreprise ; contribuer au gain d'une bataille.

contributaire \tè-re] adj. Qui paye sa part d'une contribution : citoyens contributaires. Qui a rapport à une contribution : part contributaire.

contribute n. Se dit de personnes appartenant à la même tribu.

contributif, ive adj. Qui ^concerne les contributions : rôles contributifs. Qui représente la part de chacun dans une dépense commune : part contributive.

contribution [si-on] n. f. (lat. contributio). Ce que chacim donne pour sa part d’une dépense, d’une charge commune. Charge imposée à une communauté : les contributions de guerre françaises. Impôt payé à l’Etat. Mettre à contribution, faire contribuer de quelque manière à une dépense et par extens., recourir. Dr. civ. Répartition, au marc le franc, d’une somme d’argent entre des créanciers chirographaires ; ouvrir une contribution. Contributions directes, celles qui sont perçues directement, en vertu de rôles nominatifs. Contributions indirectes, celles qui sont perçues indirectement en raison d'un acte, d'une consommation. Administration chargée de recouvrer les contributions : entrer dans les contributions indirectes.

— Encycl. Fin. Contributions directes. Les contributions^directes sont des impositions assises directement sur les personnes et sur les propriétés, qui se perçoivent en vertu des rôles nominatifs de cotisation, et qui passent immédiatement du contribuable à l’agent chargé de la perception. Elles se distinguent en impôts de répartition et en impôts de quotité.

L'impôt de répartition est celui dont la somme totale, fixée d'avance par la loi annuelle de finances, est répartie de degrés en degrés entre les dépai-tements, les arrondissements, les communes et les contribuables.

L'impôt de quotité est celui dont les taxes résultent de l’application à des éléments variables de tarifs ou de quotités déterminées, et dont, par suite, les produits ne peuvent être évalués que d’une manière approximative.

Les contributions personnelle mobilière, des portes et fenêtres, foncière sur les propriétés non bâties, sont des impôts de répartition. La contribution foncière sur les propriétés bâties, celle des patentes, ainsi que les diverses taxes assimilées aux contributions directes, sont des impôts de quotité.

Les contributions directes ne sont exigibles qu’après publication du rôle ou titre exécutoire, rendu tel par le préfet, ainsi qu’après l’envoi d'avertissements ou notifications individuelles du rôle envoyés à chaque contribuable.

Les poursuites administratives (sommations sans frais et avec frais) sont suivies de poursuites judiciaires (commandements, saisie et vente des meubles et récoltes), exécutées par des porteurs de contrainte ou par les huissiers ordinaires.

La répartition se fait à quatre degrés : entre les départements, par la loi annuelle de finances, qui fixe avec le produit total de l’impôt le contingent départemental : entre les arrondissements, par le conseil général ; entre les communes, par le conseil d’arrondissement ; entre les contribuables de chaque commune, par une commission de répartiteurs.

Les contestations relatives aux contributions directes sont de la compétence administrative, tandis gue les contestations relatives aux contributions indirectes sont de la compétence des tribunaux judiciaires.

I.es réclamations sm' contributions directes comprennent ; 1» les réclamations à titre gracieux ; 2“ les réclamations contentieuses.

Les réclamations gracieuses (par exemple, les demandes en transfert de patente) sont de la compétence du préfet, à charge d’appel auprès du ministre des finances.

Les demandes contentieuses sont portées devant un tribunal administratif (conseil de préfecture et.

en appel, conseil d'Etat) et suspendent, dans une certaine mesure et à certaines conditions, le recouvrement de l'impôt. Telles sont les demandes en mutation de cotes foncières.

Les demandes en décharge ou réduction doivent être adressées au préfet ou au sous-préfet, dans les trois mois de la publication des rôles.

Lorsqu'à la suite d'une réclamation reconnue fondée, il y a lieu de rembourser des contributions indûment perçues, le pétitionnaire est remboursé, en même temps, du montant dos droits de timbre auquel est assujettie la pétition.

Contributions indirectes. Les impôts indirects sont ainsi nommés parce qu'au lieu d’être établis directement et nominativement sur les personnes comme les impôts directs, ils reposent en général sur des objets de consommation ou sur des services rendus et ne sont, dès lors, qu'indirectement payés par celui qui veut consommer des choses ou user des services frappés de Timpôt.

Les impôts indirects sont des impôts de quotité, dont le contentieux est de la compétence des tribunaux judiciaires.

Suivant l'administration chargée de les recouvrer, on divise les contributions indirectes en trots groupes, savoir : 1“ droit d'enregistrement, de timbre, d'hypothèque et droits divers établis sur les valeurs mobilières ; 2» contributions indirectes pi-oprement dites ; 3» droits de douane.

Les contributions indirectes proprement dites sont donc une catégorie spéciale d’impôts indirects.

L'administration des contributions indirectes est chargée de la perception des droits ci-après ; Droits sur les boissons (vins, cidres, poirés et hydromels ; bières ; alcools et surtaxe des vins alcoolisés). — Taxe de consommation sur les sels hors du rayon des douanes. — Droit de fabrication des stéarines et bougies. — Droit de consommation des sucres, des vinaigres et acides acétiques. —

Impôt sur le prix des places et transport par chemin de fer. —

Droits de transport par autre voitures que les chemins defcr.etc.

Droits divers et recettes à différents titres : Licences pour les boissons, voitures publiques, garantie des matières d’or et d'argent. — Droit de dénaturation des alcools. — Prélèvement sur les communes pour frais de casernement. — Cartes à jouer, etc.

Il faut y ajouter les recettes résultant du monopole de la vente des tabacs, des allumettes, des poudi’es à feu.

Contributionsindireotesfmé daille des), destinée à i-éeompenser les fonctiuunaires qui se sont distingués dans le service. La médaille est de même modèle que la médaille forestière ; le ruban est vert, avec cinq filets blancs et un liséré blanc sur chaque bord.

eontributoire adj. Qui a rapport à la contribution : portion eontributoire.

contributoirement [man] adv. Par forme de contribution.

contristant \ tris-tan], e adj. Qui contriste.

contristation [tri-sta-si-on] n. f. . Action de contrister.

contrister [tris-té] v. a. (lat. contristare). Affliger : cette nouvelle m'a fort contristé. Ant. Dérider, égayer, réjouir.

contrit [tri], e adj. ilsd. contritus ; de cum, avec, et tritus, broyé). Qui a un grand repentir de ses fautes : pécheur contrit. Par ext. Mortifié, chagrin. Qui exprime le repentir, le chagrin : air contri..

Médaille des coolributiona indirectes*

contrition [si-oii] n. f. (de contrit). Douleur profonde et sincère d'avoir offensé Dieu ; faire son acte de contrition. Repentir. Axt. Endurcissement, impénitence.

contrôlable adj. Qui peut être contrôlé : les dires d'un espion sont rarement contrôlables. COntrÔlage n. m. Action de contrôler, contrôle n. m. (de contre, et râle). Registre double, que l'on tient pour la vérification d'un autre : comparer le rôle et le contrôle. Droit que l'on paye pour certains actes ; payer le contcâle. 'Vérification : le contrôle d'une caisse. Marque du poinçon de l'Etat sm- les ouvrages d'or et d'argent. Etat nominatif des personnes qui appartiennent à un corps : officier rayé des contrôles de l'armée. Ensemble des contrôleurs d’une administration. Bureau où se tiennent les contrôleurs. Fig. Critique ; je me passerai bien de votre contrôle.

— Encycl. Admin. Contrôle des monnaies. L'Etat exerce un contrôle permanent sur les monnaies, d'abord au moment de lem- frappe à Thôtel des monnaies, avant de les mettre en circulation, et pendant la durée d'existence des différentes pièces monétaires. Ce contrôle porte sur le poids, le titre de l'alliage, la régularité des empreintes, etc. Quand les pièces, par suite de l'usure qu'elles subissent dans la cii-culation, sont altérées, l'Etat les refond.

Contrôle de garantie des matières d'or et d'argent. C’est à l'administration des contributions indirectes qu’est dévolu le soin de contrôler les bijoux et objets divers d'or et d'argent que vendent les orfèvres, joailliers, bijoutiers, et d’apposer sur lesdits objets un poinçon de garantie, contre le payement d'un di-oit de garantie. V. poinçon.

COntrÔlement [man] n. m. Action de contrôler : le conlrôlement des finances.

contrôler [le] v. a. inscrire sur le contrôle ; contrôler des actes. 'Vérifier: contrôler une dépense. Mettre le poinçon, la marque du contrôle sur les ouvrages d'or et d’argent. Fig. Censurer.

contrôleur, euse [ew-sel n. Personne char-

fée d’exercer un contrôle. Employé qui vérifie les illets de chemin de fer, de théâtre, etc. Appareil destiné à contrôler le service d'un emplové, ou le fonctionnement d'un appareil ; contrôleur de ronde. Fig. Qui censure, critique.

— Encycl. Admin. fin. Contrôleur des contributions directes. Agent du ministère des finances, chargé de préparer, de surveiller et d'instruire la répartition individuelle des contributions directes. Avec les maires et les répartiteurs, il fait le recen¬

sement des contribuables et de la matière imposable ; il confectionne les matrices des rôles, tient note annuellement des mutations, instruit les demandes en décharge ou réduction et les propositions de cotes irrécouvrables.

Contrôleur des contributions indirectes. Agent du ministère des finances, placé à la tête de chaque circonscription d’exercice urbain, qui comprend deux ou trois postes gérés par des commis. Il surveille les opérations chez les assujettis, vérifie les portatifs des employés, les recettes particulières sédentaires, les recettes buralistes, les bureaux d'octroi.

Contrôleur des tabacs. Agent du ministère des finances, préposé dans les manufactures à la surveillance du matériel, des fournitures. Il contrôle les écritures, •l’inventaire annuel. Dans les magasins, il est chaj-gé de la comptabilité et de la tenue des écritures. Le contrôleur des cultures fait le recensement des feuilles et veille à ce qu'on n'en dérobe aucune.

Contrôleur des douanes. On désigne ainsi des agents du ministère des finances, chargés de reconnaitre les marchandises importées, de les priser et de fixer les droits auxquels elle sont assujetties.

— Ch. de f. Contrôleurs de ï exploitation des chemins de fer. Ce sont des agents du ministère des travaux publics. Un contrôleur général est placé à la tête du service de sui-veillance de l’exploitation commerciale de chaque réseau. Il a sous ses ordres des contrôleurs comptables. Des contrôleurs comptables sont également attachés au contrôle de la voie, des bâtiments et, avec des contrôleurs du travail, au contrôle de l’exploitation technique.

— Milit. Contrôleurs de V administration de l'armée. Ils forment un corps spécial ayant sa hiérarchie propre, sans assimilation avec les grades de l’armée, mais dont les membres jouissent des avantages consacrés par la loi sur l'état des Officiers.

Les contrôleurs ne relèvent que de leurs chefs propres et du ministre dont üs sont les délégués. Ils procèdent par vérification des pièces, ou par inspections inopinées. Ils n’exercent aucune action sur la direction ou l’exécution même des services. Leur mission est de veiller à l'exécution des lois et règlements, de provoquer des explications, puis de rendre compte au ministre. Il existe au ministère de la guerre une direction du contrôle.

Contrôleurs de la marine. Il existe aussi un corps spécial de contrôleurs auprès de l'administration de la marine ; leurs attributions sont analogues à celles des contrôleurs de l’armée de terre.

contro-stlmulant, e adj. Méd. Se dit des remèdes qui combattent la stimulation. N. m. ; un contro-stimulant. PI. des contro-stimulants.

contro-stimulation. n. f. Méd. Etat opposé

à la stimulation.

eontro-stimullsme n. m. Méd. Système

médical qui emploie la contro-stimulation.

contro-stimuliste n. m. Méd. Partisan de la contro-stimulation. PI. des contro stimulistes.

contro-stimulus n. m. Méd. Etat contraire à Tétat de stimulation, d’excitation.

controuver [vé] v. a. (du préf. lat. cum, avec, et de trouver). Inventer une fausseté. (S’emploie surtout au participe passé : fait controuvé.)

controversatale [vèr] adj. Qui peut être discuté : la question est fort controversable.

contreverse [vèr-se] n. f. (lat. controversia). Débat, contestation sur une question, une opinion, etc., surtout en matière religieuse : Bossuet engagea avec le protestant Jurieu une longue controverse,

COntrO'Verser [vèr-sé] v. a. Mettre en controverse : point longtemps controversé. Absolum. Soutenir une controverse : controverser avec passion.

COntrO'Versiste [vèr-sis-te] n. m. Qui traite des sujets de controverse en matière religieuse. Par ext. Personne habile dans la discussion.

contubernalite [bèr] n. f. (du lat. contubernalis, camarade de tente). Fraternité d'armes.

contumace n. f. (lat. contumacia et contumax). Refus, défaut de comparaître en justice, pour affaire criminelle : la contumace est considérée comme un aveu du crime. Purger sa contumace, se présenter devant le juge après avoir été condamné par contumace. N. et adj. Personne en état de contumace : les biens du contumace sont confisqués et régis par l'administration des Domaines. (Dans ce dernier cas, on dit quelquef.

OONTUMAX.) .. . ,

— Encycl. Dr. Lorsque, après 1 arrêt de la mise en accusation, l’accusé ne se présente pas dans les dix jours de la notification qui en est faite à son domicile, le président de la cour d’assises, ou le magistrat qui le remplace, rend une ordonnance, dite ordonnance de contumace, portant que l’accusé sera tenu de se présenter dans un second délai de dix jours : faute, par l’accusé, de se présenter dans ce nouveau délai, il est déclaré coniumace.

La contumace produit trois effets principaux ; ^la suspension de l'exercice des droits de citoyen ; l'interdiction de toute action en justice ; le séquestre des biens, lesquels sont régis, comme les biens d'un absent, par l'administratton des Domaines.

L'accusé contumace est jugé sans le cpneours du jury, sans défenseur, sur lecture de l'instruction écrite. ...

L’arrestation du contumace ou sa constitution volontaire comme prisonnier, avant la prescription de la peine, anéantissent de plein droit la condamnation portée contre lui, et U est procédé, dans les formes ordinaires, à de nouveaux débats.

COntumacer [sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant aeto :ii contumaça, nous contumaçons.) Déclarer contumace.

contumacial, e, aux adj. Dr. Qui se fait par contumace ; procédure contumaciale.

contumax [maAss] adj. et n. 'V. contumace. contus, e [tu,u-ze] adj. (lat. contusus). Meurtri. Plaie contuse, plaie produite par contusion.

contusif [zif]. ive adj. Qui produit une contusion : action contusive.

contusion [zi-on] n. f. (lat. contusio). Meurtrissure produite par un corps dur, contondant.

— Encycl. Les contusions du crâne, du thorax ou de l'abdomen peuvent être parfois graves, mai.s celles des muscles, surtout s'il n’y a qu ecchymose, sont

CON

CON

généralement bénignes. Le traitement consiste dans l’immobilisation, et en l'application de compresses chaudes et humides.

contusionner [zi-o-né\ v. a. Faire des contusions : contusionner le corps.

Conty^ ch.-l. de c. de la Somme, arr. et à 20 kil. d’Amiens, sur la Selle ; 1.280 h. Ch. de f. N. Céréales. — Le cant. a 27 coram. et 8.140 h.

convaincant [vin-kan], e adj. Qui porte conviction : raisonnement convaincant. — Ne pas confondre avec convainquant^ participe présent de convaincre.

convaincre [um-^rel v. a. (lat. convincere. — Se conj. comme vaincre.) Réduire quelqu'un, par le raisonnement, ou par des preuves sensibles et évidentes. à reconnaître une vérité, l'exactitude d'un l'ait : convaincre un incrédule. Donner des preuves de : convaincre quelqu'un d'erreur. Absolum. : la loqique est l'art de convaincre.

convaincu^ e [vin] adj. (de convaincre). Persuadé, de bonne foi : un spirite convaincu. Reconnu coupable : être convaincu de mensonge.

COnvalcSCCnc© [^ès-san-sej n. f. Etat d’une personne qui relève de 'maladie: la convalescence demande toujours des soins attentifs.

— Encycl. La convalescence succède à l'arrêt de la maladie ; elle précède le retour à l'état normal. La température reste à 37® ou au-dessous, l'appétit réapparaît, l'amaigrissement disparait, etc. La durée est fort variable ; elle est plus courte chez l’enfant que chez l'adulte ou le vieillard. Le traitement consiste en une bonne hygiène physique et morale.

convalescent [Zês-sa?i], © adj, et n. (lat, co?ivalescens). Qui se fortifie. Qui relève de maladie.

convallaire [lè-re] ou convallaria n. f. Genre de liliacées, dont l’espèce type est le muguet.

COnvallamarin© n. f. fde convallaria^ nom scientifique du muguet). Alcaloïde du muguet, utilisé dans le môme but thérapeutique que cette plante.

convection ou convexion [urAr-sZ-oïijn.f.

(du lat. cum, avec, et vehere. supin vectum, transporter). Phénomène qui se produit lorsqu'un corps chaud est plongé dans un corps Iluide, liquide ou gazeux, déterminant de véritables courants [courants de convexion) dans le fluide, par suite de réchauffement au contact du corps chaud.

convenable adj. Sortable, qui convient: mariage convenable. Qui est à propos, expédient : récompense convenable. Décent, bienséant : celanest pas convenable. Ant. Inconvenant, malséant, déplacé.

convenablement [manj adv. D’une manière convenable.

convenance n. f. {à.c convenir). Rapport, conformité : convenance d'humeur. Commodité, utilité : travailler à sa convenance. Mariage de convenance^ celui où les l'apports de naissance, de fortune ont été plus consultés que l’inclination. PI. Bienséance, décence res'çecîer les convenances. Ant. Inconvenance Impertinence.

convenant \nan], © adj. Qui convient, bienséant : démarches convenantes.

convenir v. n. (lat. convenire. — Se conj. comme venir.) Demeurer d’accord : ils sont convenus de se trouver ensemble. Avouer : il est convenu de sa méprise. Etre convenable, agréer : cet emploi lui aurait bien convenu. V. impers. Etre expédient, à propos : il convient, il aurait convenu de... — Prend l’auxiliaire avoir quand il signifie être convenable, à la convenance: cet emploi m' aurait convenu ;\'di\xxiliaire être quand il exprime l'accord : ils sont convenus de partir. Se convenir v. pr. Se plaire. Ant. Disconvenir.

COnvent \van] n. m. (du lat. conventus, réunion). Assemblée générale de francs-maçons.

COnventicnle [van] n. m. (lat. conventiculum). Assemblée. Petite assemblée secrète et souvent illicite.

convention [van-si-on] n. f. (lat. conventio). Accord, pacte : toute convention contraire à l'ordre public ou à la morale est nulle de plein droit. Règle ayant un caractère général et qui résulte, non point de la nature des choses, mais d’un accord exprès ou tacite entre les hommes : les conventions sociales. Assemblée de représentants du peuple, formée exceptionnellement pour établir ou modifier une constitution. Local où siège une telle assemblée. De convention loc. adv., qui est admis par accord tacite : langage de convention. PI. Clauses d'un accord: les conventions du traité d'Utrecht furent avantageuses pour i .\ngleterre.

Convention nationale, assemblée révolutionnaire qui succéda à l’Assemblée législative, le 20 septembre 1792. Elle proclama la République, condamna Louis XVI à la peine capitale, créa le comité de Salut public et envoya dans toute la France des représentants en mission, qui galvanisèrent le patriotisme du pays. Malgré ses embarras et ses dissensions intérieures (elle, était à l'origine divisée en trois partis : les Girondins, les Montagnards et la Plaine), elle rétissit à écraser les royalistes de la Vendée et du Midi, et à vaincre l'Europe coalisée contre la France. Les traités de Bâle furent la première victoire diplomatique de la République. La Convention a fondé d'admirables institutions, dont la France s'honore : Ecole normale. Ecole polytechnique. Bureau des longitudes. Arts et métiers. Ecoles primaires, centrales et spéciales. Muséum d'histoire naturelle. Conservatoire de musique, Systh7ie métrique, Gra7id livre de la, dette publique. Elle groupa sous le nom d' Institut les anciennes académies et celles qu’elle fonda elle-même. Elle se sépara le 26 octobre 1795, pour faire place au Directoire.

Convention de Genève, convention conclue à Genève le 22 août 1864, à la suite d’un congrès dû aux efforts du philanthrope Dunant, et à Gustave Moynier, assistés du général suisse Dufour. Cette

convention, à laquelle ont adhéré la plupart des Etats civilisés, comprend dix articles, qui imposent à deux nations en guerre des devoirs d'humanité dont le principal est l'observation de la neutralité des hôpitaux et ambulances militaires, fixes ou improvisés, ainsi que de leur personnel et de leur matériel. L’insigne international est un drapeau blanc, marqué d’une croix rouge. V. Croix-Rouge.

conventionalism© [vansi-o-7ia-lis-me\ n. m. Caractère de ce qui est conventionnel ; doctrine fondée sur un certain nombre do conventions.

conventionnel, elle [van-

Drapeau de la Couveiitiuii de Genève.

si-o-nèl, è-le] adj. Qui résulte d’une convention : bail convei}tionnel. Qui n’existe qu’en vertu d’une convention, qui n’est pas fondé sur la nature des choses : (e billon a une valeur conventionnelle. N. m. Membre de la Convention nationale.

conventionnellement [can-si-o-)tè-/e-OTan]

adv. Par convention.

COnventualité [van] n. f. Etat d’une maison religieuse où l’on vit sous une règle.

conventuel, elle [van-tu-èl, è-le] adj. (rad. convent, anc. forme du mot couvent). Qui est propre au couvent : la vie conventuelle.

conventuellement [van-tu-è-le-man] adv.

En communauté : vivre conventuellement.

convenu, e adj. Employé avec une signification conventionnelle : langage convenu. N. m. Ce qu’on a décidé d’un commun accord ; s'en tenir au convenu. Ce qui est de convention : sacrifier la nature au convenu.

convergence [vèr-jan-se] n. f. Direction commune vers un même point : la convergence de deux lignes. Fig. Tendance vers un résultat commun ; la convergence des efl'oris est une garantie de succès. Convergence d'une série, v. sérié. Ant. Divergence.

convergent [vèr-jan], e adj. Qui converge ; feux convergents. Fig. Qui a un but, un résultat commun. Ant. Divergent.

converger [vèr-jé] v. n. (lat. convergere. — Prend un e muet avant le g devant « et o ; il convergea. nous convergeons.) Tendre vers le même point : les rayons du soleil, colligés par une lentille biconvexe. convergent vers le foyer de celle-ci. Fig. Avoir un même but, une même tendance. Ant. Diverger.

converginé, e [uèr] adj. Bot. Se dit des nervures qui convergent, après avoir décrit une courbe de part et d’autre de la nervure médiane.

convers, e [rèr, vér-se] adj. (lat. conversus). Employé au service domestique d'un couvent ; frère convers ; sœur converse.

Convers (Louis), sculpteur français, né et m. à Paris (i8M-i913). On lui doit; la Légende et le Passé ; la Justice.

eonversable [uêr] adj. Avec qui l’on peut converser agréablement.

Conversano, v. d’Ilalie (Pouille [prov. de Bari]); non loin de l’Adriatique ; 13.000 h. Vins, huiles, lin, coton.

conversation [cèr-sa-si-on] n. f. (lat. conversatio). Entretien familier : la conversation n'admet aucun pédantisme. Art ou manière de converser.

COnVersationniSte [vèr-sa-si-o-nis-te] n. Qui excelle dans la conversation.

converse [uèr-se] adj. et n. f. (lat. conversus). Logiq. Se dit d’une proposition dont on prend le sujet pour en faire l’attribut, et l'attribut pour en faire le sujet, sans qu’elle cesse d'être vraie. Ex. ; l'étendu est divisible. Le divisible est étendu.

converser [uér-sé] v. n. (lat. conversari). S’entretenir familièrement avec quelqu’un : Sacrale, après avoir bu la ciguë, continua à converser tranquillement avec ses disciples.

converser [uèr-sé] v. n. Mitit. Exécuter une conversion.

COnversible fnèr] adj. v. convertible.

conversion [nèr] n. f. (lat. conversio). Action de tourner. Changement de front. Changement de forme, de nature : conversion des poids et mesures. Transmutation : conversion des métaux en or. Opération de bourse faite en sens inverse de celle précédemment engagée. Changement du taux de l’intérêt servi aux porteurs des titres de la dette publique ; la conversion des rentes. Dr. Changement d’un acte en nn autre. Théol. Changement de croyance religieuse : la conversion d Henri J V fut un acte d'habile politique. Passage de l’incrédulité à la foi. Log. Changement d’une proposition en une autre, par transposition mutuelle du sujet et de l'attribut.

— Encvcl. Fin. La réduction du taux de l’intérêt servi aux porteurs des titres de la dette publique se légitime par le droit reconnu à tout débiteur de se libérer de sa dette et par la nécessité de restreindre les charges des contribuables. Pour que la conversion soit loyale, il faut que le public ait la faculté d'opter pour le remboursement au pair, et pour cela que le cours de la rente dépasse le pair.

— Log. La conversion est un mode d’inférence immédiate, qui permet de tirer d'une proposition une proposition nouvelle en changeant dans la première le sujet en attribut et l’attribut en sujet. Il faut observer, dans la conversion, les règles suivantes ;

Une proposition universelle affirmative se convertit en particulière affirmative : tous les hommes sont vertébrés, — quelques vertébrés sont hommes ;

Une universelle négative se convertit en universelle négative • aucun homme n'est immortel, — aucun immortel n'est homme ;

Une particulière affirmative se convertit en particulière affirmative : quelques riches sont sages, — quelques sages sont riches ;

Une particulière négative ne se convertit pas.

Conversion d’Alceste (la), comédie en un acte, en vers, de G. Courteline (Comédie-Française, 1905). Alceste, qui a épousé Célimène, a renoncé à sa misanthropie ; mais sa mansuétude voulue est soumise à de rudes épreuves, et il finit par se demander mélancoliquement qui, de l'homme ou du loup, l’emporte en cruauté. Pièce charmante, et renfermant de jolis vers qui rappellent la façon de Corneille, de BoUeau, et de Molière lui même.

Conversion de saint Paul (la), tableau de Murillo (Madrid), belle composition (v. p. 52.5); — du Caravage, à Santa Maria del Popolo (Rome) ; — de Louis Carrache, à la pinacothèque de Munich.

COn’versioniier [vèr-si-o-né] v. a. Opérer la conversion de : conversionner un incrédule. (Peu us.)

COIPVersioilIliste [vèr-si-o-nis-te] n. Partisan de la conversion des rentes.

convertente [vir-tan-te] adj. f. Se dit d'une proposition qui a été changée en une autre par conversion. N. f. Proposition convertente.

converti, e [vèr] n. Qui a été ramené à la religion. Qui a embrassé une autre opinion, un autre parti : les nouveaux convertis sont toujours pleins de zèle. Fig, Prêcher un converti, cherclier à convaincra quelqu’un qui est déjà convaincu.

convertibilité [vèr] n. f. Propriété de ce qui est convertible : la convertibilité des valeurs.

convertible [vèr] adj. (lat. convertibilis). Qui peut être converti : fraction exactement convertible en décimales. Fin. Qui peut s’échanger contre d'autres valeurs. Ant. Inconvertible.

convertiblement [vèr-ti-ble-man]3.àv. D'une manière convertible.

convertir [vèr] v. a. (lat. converterrX Changer une chose en une autre ; convertir un billet de banque en espèces. Fig. Faire changer de résolution, d'opinion, de parti. Faire changer de religion : saint Paul convertit les Gentils. Changer le taux de : convertir le 5 p. 100 en i IjS. Se convertir v. pi'. Changer d’avis, de sentiment, de parti, de religion. Ant. Pervertir.

convertissable [vèr-U-sa-ble] adj. Qui peut être converti. Ant. Inconvertissable.

convertissant [vèr-H-san], e adj. Qui convertit: la grâce convertissante.

convertissement [ver-ti-se-man] n. m. Action de convertir; convertissement des monnaies.

convertisseur, euse [vèr-ti-seur, eu-ze] n. Qui réussit dans la conversion des âmes. N. m. Cornue métallique où l’on transforme la fonte en acier. Electr. Appareil destiné à transformer le courant alternatif en courant redressé.

convexe [uèic-se] adj. (lat. convexus). Courbé et arrondi en dehors : les miroirs convexe.', grossissent et défigurent les objets. Polygone convexe, polygone tel que Tun quelconque de ses cô- Lenüile tés prolongé laisse toute la figure ' ‘ d’un même côté par rapport à lui. Ant. Concave.

COnvexiligne adj , Se dit des animaux domestiques (cheval, bœuf), dont les formes extérieures présentent des profils convexes (front bombé, rein voussé, croupe tranchante).

convexité n. f. (de convexe). Rondeur,

courbure d’un corps : la convexité de la terre. Ant. Concavité.

convexo-concave [uètso] adj. Qui est convexe d'un côté et concave de l’autre, la suriace convexe étant plus bombée.

convexo-convexe [uèft-so] adj. Qui est

convexe des deux côtés.

COnvi n. m. Action de convier. (Vx.) COnvict [ni/tij n. m. (m. angl.). En droit anglais, tout criminel emprisonné ou déporté ; les conricts ont commencé la civilisation de l'Australie.

conviction [mVr-si-on] n. f. (du lat. ronvictio ; de convictum, supin de convincere, convaincre). Effet que produit dans l’esprit une preuve évidente, une certitude raisonnée : la conviction agit sur l'entendement, la persaation sur la volonté. Croyance, opinion arrêtée; toute conviction sincère mérite le respect. Dr. Pièces de conviction ou à conviction, preuves matérielles d'un fait criminel.

convictionnel, elle [vik-si-o-nèl, è-le] adj. Qui est relatif à la conviction.

convi ctionnellement [ vik-si-o-nè-le-man] adv. Avec conviction.

convié, e n. invité, convive, convier [vi-é] v. a. (bas lat. convitare. — Se conj. comme prier). Inviter quelqu’un à un repas, à une fête. Par ext. Engager ; le beau temps convie à la promenade. (On dit convier à ; la tournure convier de est vieillie et peu usitée.)

convive n. [lat. conviva). Qui prend ou doit prendre part à un repas.

convivlable ou convivial, e, aux adj.

Qui a rapport aux festins.

convivialité n. f. (de convivial). Goût des réunions et des festins.

convivial [ni-a] n. m. Qualité de convive. COnVOCable adj. Qui peut être convoqué.

eonvOCateur, trice adj. et n. Qui convoque, convocation [si-o?i] n. f. (lat. convocatio). Action de convoquer: convocation d'une assemblée. Lettre, billet qui convoque : recevoir une convocation.

convoi n. m. (de convoyer). Réunion de voitures de transport qui cheminent ensemble. Cortège funèbre qui accompagne un mort à sa sépulture. Flotte marchande avec son escorte de navires de guerre : le sacrifice du Vengeur sauva le convoi de Villaret- Joyeuse. Transport do munitions, de vivres, d'argent, etc., pour un camp, une place assiégée. Suite de voitures formant un train de chemin de fer.

COnVOiement [voi-man] n. m. Action de convoyer. Escorte d'un convoi de bâtiments de commerce.

convoitable adj. Qui peut être convoité, convoiter [té] v. a. (dérivé du lat. cupiditas, désir). Désirer avec avidité : convoiter le bien d'autrui. Prov. Qui tout convoite tout perd, l’avidité qui fait qu’on veut tout avoir, empêche de rien obtenir. A.NT. Dédaigner.

convoiteur, euse [eu-ze] n. Personne qui convoite.

eonvoiteusement [ze-man] adv. Avec convoitise.

convoiteux, euse [teu, eu-ze] adj. Qui convoite : la faim convoiteuse. Substantiv. : les convoiteux ne font nul cas de ce qu'ils possèdent.

convoitise [ti-ze] n. f. (de convoiter). Désir immodéré. Cupidité : noir d'un œil de convoitise.

CON

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