V. RUPICOLE. PrOV. et LOC. PROV
Etre comme un coq en pâte, être entouré de soins et de bien-être. La poule ne doit pas chanter avant (ou devant) le coq, l'autorité, dans un ménage, appartient au mari.
— Alpüs. msT. : l» Renier au premier chant du coq. Se dit de ceux qui, à l’exemple de saint Pierre, renient un maître, une doctrine, à la première apparence de danger
aT & t/a..... ..M es/\n À Fei^iilano !
Coq de
blanchiSBOUse.
première
2o Sacrifier un coq à Esculape. Socrate près de mourir, disait à son ami Criton : « N’oubliez pas que nous devons sacrifier un coq à Esculape. >• On rappelle ces paroles pour conseiller de faire quelque sacrifice à un préjugé, quelque concession à une manière de voir que l’on ne partage pas.
— Encyci.. Omith. Les coqs sont des oiseaux gallinacés de forme robuste, à plumage brillant ; ils sont originaires des contrés tropicales de lAsie, mais aujourd’hui des races domestiques abondent sur tous les points de la terre. Le coq bankiva de 1 Indochine est probablement la souche primitive de toutes nos races dont la taille, le plumage varient extraordinairement. La femelle, de couleur plus terne, s ap-
pc^ Le coq, plus souvent appelé coq gaulois.
est l’un des emblèmes nationaux de la France. Il décora les drapeaux sous la Révolution, disparut sous l’Empire, reparut eu 1830, et fut supprimé de nouveau par Napoléon III. Il figure aujourd'hui sur les monnaies d'or de la troisième République.
Coqs (Combat de), tableau de Jérome, spirituelle peinture néo-grecque (v. p. 475).
coq rAoA] n. m. (holland. AoA, qui dérive lui-même du lat. coquus. cuisinier). Cuisinier du bord, sur les navires. (On dit souvent maître coq; son aide s appelle matelot coq).
Coq-a-l’âne n. m. invar. Discours qui n'a pas de suite, de liaison, de raison. Pièce satirique ou burlesque, d'une composition à dessein incohérente.
coq-souris n. m.
Voile de fortune pour remplir, sur les petits bateaux.levidedel'échancrure du petit hunier.
Syn. I.ÈCHEFRITB.
coqualin [ka-Un] n. m. Nom pyrénéen de l’écureuil.
coquard [Aar] n. m.
Vieux coq. Vieillard prétentieuxetridicule. Benêt.
Coquard (Arthur), Arthur Coquard.
compositeur français, né à . .
Paris, m. à Noirmoutier (1846-1910),^ musicien savant et distingué, auteur de : HérOy Ossian, etc.
coquardeau [dâ] n. m. (dimin. de coquard). Galant, conteur de fleurettes. (Vx.)
COQUart (Ernest-Georges), architecte françiiis, né et m. à Paris (1831 1902). Il f est principalement consacré à l’archéologie. On lui doit le monument au peintre Henvi Begnault.
COquaSSÔ f^a-sc] n. f. Bouillotte pansue, à anse, recouverte d'une tresse de paiîle^ou de l'oseau.
coquâtre [kâ-tré\ ou coeâtre n. m. Coq à demi chaponiié.
COQUe [ko-ke\ n. f. (lat. concha). Enveloppe solide et dure de l'œuf : le poussin brise la coque de l'œuf avec son bec. Œuf à la coque, œuf léger^ent cuit dans l’eau bouillante, mais non durci. Enveloppe ligneuse de certains fruits. Fruit a plusieurs loges closes : coque de noix. Coque du Levant, fruit de l’ananiirte, employé par les braconniers pour enivrer le poisson et le capturer facilement : l'emploi de la coque du Levant est sévèrement puni. Enve- à
loppe de la chrysalide des insectes J
qui filent. Nœud de ruban, de cheveux. Mar. Carcasse du navire, in- ^ dépendamment des mâts : recevoir \ ^
un boulet dans la coque. \^y ^
— Encycl. Mar. La coque com- T prend la membrure et ses recouvre- coque de cheveux, ments, les liaisons ; c’est la partie la plus lourde du navire. Elle doit être rigide, et peut être construite en bois, en tôle de fer ou d acier.
coquebin [A-e] n. m.
Niais, innocent.
coquecigrue [Ae-sigrù] n. f. Pop. Animal chimérique. Baliverne, conte en l'air. (Vxj.
coquefredouille
]ko-fre-dou. Il mil., e] n. m.
Pauvre hère. (Fam. et vx.)
coqueleux, euse lAe-fcû, eu-ze] n. Qui élève des coqs de combat.
coquelicot [Ae-Zi-Aoj n. m. (onom. imitant le on du coq:. Espèce de pavot des champs ; les fleurs du coquelicot servent à faire une tisane calmante.
— Encycl. Le coquelicot croît communément dans les blés. C’est une jolie planfe à fleur d’un rouge Coqu-licoi.
éclatant, et qui, cultivée
dans les jardins, a produit de nombreuses variétés, Coquelin (Constant . dit Coquelin aîné, acteur français et directeur de théâtre, né à Boulogne-sur- Mer, m. dans la « Maison des comédiens >* de Pont-
COR
COQ
eoquettisme [k'-tis-me\ n. m. Manège de la coquette.
coquillade [ki, U mil.] n. f. Ichlyol. V. coquette.
coquillage {ki, U mil.] n. m. Mollusque testacé, animal à corps mou, revêtu d'une coquille : l'huître est le plus estimé des coquillages. La coquille même : un collier de coquillages.
coquillart ou coqulllard [/ci, il mil., ar] n. m. Pierre calcaire renfermant des coquilles. Autref. Mendiant qui portait des coquilles cousues à ses vêtements et se donnait pour pèlerin.
coquille f/ci, il mil., e] n. f. (dimin. de coque). Enveloppe dure , qui couvre les mollusques dits « testacés ». Fig. Maison, logis : Ne jamais sortir de sa coi/uille (fam.). Rentrer dans sa coquille, se taire, tâcher de passer inaperçu. Ustensile de cuisine pour cuire les rôtis. Coque solide des œufs et des noix.
Fig. Coquille de noix, frêle bateau. Expansion inférieure de la garde d'une épée, servant à protéger la main. Format de papier (environ 0™,56 sur Qo'.W). Intrados de la voûte rampante formée par l'assemblage des marches d’un escalier. Voûte en quart de sphère, formant la partie supérieure d'une niche en plein cintre. Petit ornement taillé sur le contour d'un quart de rond. Mets que l'on sert dans des coquilles ou dans des vases en forme de coquille. Pièce sur laquelle on pose le doigt pour soulever un loquet. Planche sur laquelle le cocher d'une voiture pose ses pieds. Boursouflure dans le pain. Impr. Faute résultant de la substitution d'une ou plusieurs lettres à une ou plusieurs autres. Ex. : les mots sont les singes (pour signes) de nos idées.
— Encycl. Zool. Les coquilles sont des formations calcaires, sécrétées par le manteau des mollusciues. Elles présentent des aspects multiples, et fournissent de la nacre, des ornements, ou, accumulées en dépôts énormes, servent à fabriquer de la chaux. Certaines, très rares, valent des sommes considérables.
coquillé r/d, il mil., é] n. m. Modèle en relief préparé sur une matière dure et sur lequel on estampe le métal travaillé en l’y frappant à coups de marteau jusqu'à ce qu'il en épouse tous les contours.
Coquille (La), comm. de la Dordogne, arr. et à 31 kil. de Nontron : 1.790 h. Ch. de f. Orl.
Coquille [ki. il mil., e] (Gui), jurisconsulte français, né à Decize (1523-1G03). Procureur général du Nivernais en 1572, il préserva sa province des horreurs de la Saint-Barthélemy.
COquiller l/ci, U mil., é] v. n. Former des coquilles, en parlant du pain : ce pain est coquillé.
coquilleux, euse [ki, il mll., eû, eu-ze] adj. Rempli de coquilles : terrain coquilleux.
coquillier \ki, il mil., é', n. m. Collection de coquilles ; boîte où vitrine qui la renferme.
coquillier [ki, il mil., é), ère adj. Qui contient des coquilles ; calcaire coquillier.
CoquilUbo [/ri?n'], v. du Chili, petit port sur le Pacifique; 5.000 h. Détruite par un séisme en nov. 1922.
coquin, e [kin, i-ne\ n. Personne vile, sans honneur ni probité : l'indulgence des honnêtes qens fait la force des coquins. Par plaisant., se dit dune personne, d'un enfant espiègle : petit coquin. Géol. Syn. de rognon.
COquiner [ki-né] v. n. Mener la vie d'im coquin. COquinerie [ki-ne-rï\ n. f. Caractère, action de coquin ; commettre des coquinerics.
coquinet [ki-nè] n. m. Petit coquin, coquinisme [ki-nis-me] n. m. Action ou métier de coquin ; le coquinisme fleurit partout.
coquiole r/ri-o-/e] ou coquioule [ki-ou-ie] n. f. Nom vulgaire de la fétuque ovine.
cor n. m. Mu lat. cornu, cornei. Instrument à vent, contourné en spirale : cor de chasse, d'harmonie ; cor à pistons; le timbre du cor est doux et sonore. Musicien qui en joue. Cor des Alpes, instrument suisse en bois de sapin, dont les bergers se servent pour appeler leurs troupeaux. A cor et a cri loc. adv. A grand fracas ; réclamer quelqu'un d cor et à cri. Allus. littér. : Cor d’ Astolphe. V. Astolpiie. Allus. hist. ■ Cor de Roland, instrument légendaire qui appartenait au paladin Roland, et qui rendait des sons effrayants. Cerné à Roncevaux, Roland en sonna avec tant de force, qu'il se rompit les veines du cou. Cor d’Alexandre. Une tradition veut qu' Alexandre, dans ses campagnes, se soit servi d'un cor gigantesque, que ses soldats entendaient d'une distance équivalant à 18 kilomètres.
— Encycl. Musiq. Le cor de chasse ou trompe est un instrument cynégétique, en ré. C'est le plus simple des cors ; il donne neuf notes. Le cor d'harmonie dérive de la trompe de chasse. Il ne donne
Cur d'harmonie
Cor de haseet.
naturellement que des sons ouverts, c'est-à-dire une faniLue très incomplète, mais en introduisant la
main plus ou moins profondément dans le pavillon il est possible d’obtenir toutes les notes complétant la gamme rationnelle : ce sont les è'ons bouchés. Le cor d'harmonie, en ut. est formé d'un tube de cuivre trois fois enroulé sur lui-même, relativement étroit près de son embouchure. et qui, arrivé à son extrémité, s'élargit graduellement jusqu'au pavillon. C’est un instrumenta embouchure, qui joue en ut. Au moyen de tuyaux mobiles ou corps de rechange, il peut changer de ton et jouer en r^, mi, fa, etc. Le cor à pistons ou cor chromatique est ordinaire ment en fa; il est muni detroispistons , qui rendent
Cor à pistons.
Notes du cor de cha'sse éoriles en «do».
inutiles les tons de rechange et, sur trois octaves et demie, les sons bouchés : mais cet instrument n'a ni la douceur ni l'éclat du cor ordinaire. Le cor anglais est un hautbois en fa, sonnant une quinte plus bas que le hautbois ordinaire. Il a une sonorité
rz
zr
Etendue du cor d’htirmonie. Etendue du cor à pistons.
Etendue du cor anglais. Etendue du cor de basset.
pénétrante, un peu criarde. Le cor de basset ou clarinette-alto est en fa; c'est un instrument de la famille des clarinettes, dont la sonorité est onctueuse, quoique un peu sévère.
cor n. m. (du lat. cornu, corne). Durillon sur les doigts du pied ; l'usage des chaussures trop étroites produit les cors.
— Encycl. Les cors sont produits par l’usage de sabots ou de souliers trop étroits. On distingue le durillon, Voignon, la callosité, qui sont plus^ ou moins douloureux. Le remède consiste en excision, en cautérisation, en emplâtres ou pommades salicylés.
cor n. m. (du lat. cornu, corne). Petite corne du bois d’un cerf. Cerf dix cors, cerf qui a atteint sa septième année.
Cora ou Coré, divinité grecque, fille de Démêler, la même que Perséphonê ou Proserpine.
coracien, enne [si-in, è-ne] adj. (du gr. korax, akos, corbeau). Qui ressemble au corbeau.
coracoïde adj. (du gr. korax, akos, corbeau, et eidos, forme). Anat. Se dit d'une apophyse de l’omoplate que sa forme a fait comparer au bec d'un corbeau.
coracoïdien, enne [di-in, è-ne] adj. Qui appartient à l’apophyse coracoïde.
corail n. m. Tissu de soie pui-e, sorte de foulard écru ou imprimé fabriqué dans l'Inde.
corail [ra, l mil.] n. m. (gr. korallion). Sorte de polypier dont le support calcaire, blanc, rouge ou noir, sert à fabriquer des bijoux ; la pèche du corail sepratique sur les côtes de la Sicile. Corail artificiel, pâte dure et colorée qui imite le corail. Poét. Couleur d'un rouge éclatant. PI. des coraux.
— Encycl. D’une façon générale, on entend par coraux tous les madrépores ou anthozoaires dont les polypiers forment, en certaines mers, des récifs immenses qui ont concouru, aux époques antérieures, à établir des gisements calcaires d'une importance considérable. Les atolls (v. ce mot) du Pacifique, la plupai-t des Ues basses de la Micronésie et de la Polynésie sont d’origine corallienne.
Le corail est pêché au moyen de sortes de dragues que l'on traîne à une faible profondeur le long des côtes de l’Afrique septentrionale et do la Sicile.
— Techn. On distingue plusieurs variétés marchandes de corail : le corail mort ou pourri, de peu de valeur, composé des racines du polype recouvertes de dépôts pierreux ou de bryozoaires ; le corail noir, qui, tombé du rocher dans la vase, s’est modifié par des émanations sulfureuses ; le corail vivant, réunion des morceaux tels qu’ils proviennent de la pêche ; le corail blanc, très rare, ne différant du précédent que par la couleur ; chaque variété est appréciée également d’après sa couleur (sang).
Le corail naturel sert à fabriquer des bijoux de toute sorte (bracelets, colliers) et des camées ; on l'utilise aussi pour orner divers objets (pommes de canne, etc.l.
Le corail artificiel, dit aussi fausse purpurine, est un mélange de marbre en poudre et de colle de poisson coloré avec du vermillon de Chine. Ou imite encore le corail avec le celluloïd, la caséine. Une autre sorte de corail artificiel sert pour décorer les grottes artificielles ; c'est une préparation faite de résine et de vermillon.
Corail (mer de), partie de l'océan Pacifique, entre le nord-est de l’Australie, la Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, les Nouvelles-Hébrides et la Nouvelle-Calédonie.
coraillé, e [ra. U mil., é] adj. Se dit d'un bijou dans l’ornementation duquel il entre du corail.
coraillar [ra. il mil., é] v. n. Crier, en parlant du corbeau. (On dit mieux croasser.)
corail'ère [r«, il mil.] n. f. Chaloupe pour la pèche du corail.
Pêche du corail.
eorailleur [ra, il mil.] n. et adj. m. Qui pêche le corail. Qui travaille le corail. Petite barque qui fait la pèche du corail.
corailleux, euse [ra, il mil., eû, eu-ze] adj. Qui est composé de corail.
CoraïscMtes ou KoréiscMtes , tribu arabe, à laquelle appartenait Mahomet. — Un Coralschite ou Koréischite. ’V. Koréischites.
corallaire [lè-re] adj. Qui a l’apparence du corail : polype corallaire.
coralliaires [H-è-re] n. m. pl. classe de polypes à laquelle appartiennent les coraux. S. un coralliaire. Syn. anthozoaires et poj.ypiers.
corallien, enne tu-in, é-ne] adj. Qui est formé de coraux : les atolls océaniens sont de formation corallienne. N. m. Géol. Etage moyen du jurassique supérieur formé en majeure partie de calcaires d'origine corallienne.
corallifère ou coralligère adj. Qui porte des coraux ; rocher corallifère.
coralliforme adj. Qui à la forme du corail. COralligène adj. Qui produit la substance calcaire des coraux.
corallin, e adj. Rouge comme du corail, corallinaire [nè-re] adj. Qui a quelque rapport avec le corail.
coralline n. f. Aigue marine revêtue d'une matière calcaire. Substance colorante artificielle, rouge.
corallinées [né] n. f. pi.
Tribu d'algues marines, ayant pour type le genre coralline.
S. une corallinée.
coram populo mots lat. si" gnif. En public, employés par Horace {Art poétique, 186), à propos de certains spectacles qu’un auteur dramatique ne doit pas mettre sous les yeux du public.
Parler coram populo, c’est parler hautement et sans crainte.
Coran ou Alcoran (de Tarabe qor'ân, livre), livre sacré des musulmans, par Mahomet, et attri- Coralline.
hué par le prophète à Dieu luîmèrae. Le Coran est divisé en lli chapitres ou sou-, rates, subdivisés en versets. Conservé presque tout entier oralement du vivant de Mahomet, le Coran fut rédigé après sa mort sur l'ordre d’Abou-Bekr, et révisé plus tard sur l’ordre du célèbre Omar. C’est un recueil de dogmes et de préceptes, qui est le fondement de la civilisation musulmane tout entière, la source unique du droit, de la morale, de l'administration, etc. Le Coran admet la prédeslination : Cétait écrit, dit l’Arabe quand un malheur lui arrive ; mais, par une contradiction étrange, il rend l’homme responsable de ses actes. V. islamisme. eoraili(5[U0 adj. Qui a rapport au Coi’an. Corato, V. de l’Italie méridionale (prov. de Bari) ; 31.000 h.
Corax de Syracuse, un des plus anciens rhéteurs grecs, qui vivait vers le milieu du v® siècle.
Coray ou Koraïs (Adamantines l, philologue et patriote grec, né à Smyrne, mort à P.iris (1748-1833).
corb n. m. Genre de poissons acanthoptères, comprenant une vingtaine d'espèces qui habitent l'océan Indien. (Une seule espèce de corb fréquente la Méditerranée : les pêcheurs provençaux l'appellent aussi corbeau de mer; sa chair est très estimée.)
corbat [ba] n. m. Un des noms du cormoran.
corbeau [/id] n. m.
(lat. corvus). Genre d’oiseaux passereaux dentirostres, comprenant de grandes formes à vastes .
ailes, à plumage noir : les corbeaux vivent de o/iurognes. Noir comme un corbeau, très noir. Mar. Croc de fer, chez les anciens, pour accrocher les^ vaisseaux ennemis. Corbeau de rempart, dispositü analogue installé sur une tour, une enceinte. Arcint.
LA», l MV., a A
Corinne nu cap Misène 'Gérard),
La Cruche cassée (Greuzc), v. p. 674.
Le Crucifiement de saint André (Murillo), v. p. 574.
COR
COR
Grosse pierre ou pièce de bois mise en saillie pour soutenir une poutre. Ai.lus. iii.st. : Lo corbeau de l’arche, v. colombe, Prov. littér. ;
Lô corbeau, honteux et confue,
J ura, mais un peu tard, qu'on ne l’y prendrait plus*
Corbeaux farohit. l: 1. En bois; 2. En pierre sculptée.
vers de La Fontaine, dans sa table h Corbeau et le Itenard. On les rappelle pour indiquer la ferme résolution de ne plus commettre la même sottise. (On fait aussi allusion au fromage du corbeau, que lui vole le renard.)
— Encycl. Omith. On connaît une dizaine d’espèces de corbeaux, réparties dans toutes les régions du globe. La seule espèce d'Europe est le corbeau noir ou g i;a n d corbeau {corvus CO rax),
très carnassier, qui vit de rats, souris, reptiles, lapins, lièvres, insectes, grains, etc.
Ces oiseaux se domestiqyent très facilement ; les uns les regardent comme utiles, les autres comme nuisibles ; en réalité, ils sont plutôt nuisibles. On confond généralement sous l appellation de corbeaux les corbeaux proprement dit et les corneilles.
Coi-beau de rempart.
choucas et freux.
corbeau n. m. 'Variété de cépage noir, de l’Ain.
Corbeau, constellation do l'hémisphère austral.
Corbeaux (bois des), bois du dép. de la Meuse, sur le territoire de la commune de Cumières, et au N. du bois du même nom. Pris par les Allemands le 7 mars 1916, au cours de l'attaque générale montée contre Verdun par le kronprinz sur les deux rives de la Meuse ; repris le lendemain par les Français, qui le reperdirent les 10 et 11 mars et ne le reconquirent que le 20 août 1917.
Corbeaux [les], pièce en quatre actes, de H. Becque ( Comédie - Française ,
1882). I.es « corbeaux » sont des gens d’affaires qui dépouillent une veuve et ses enfants de leur patrimoine ; satire amère et misanthropique.
Corbeil [bè-i, l mil.], ch.-l. d'arr. (Seine-et-Oise), sur la Seine ; ch. de f.
P. L.-M.. à 40 kil. de Versailles; 10.750 h. ICorbeillais ou Corbeillois). Papeteries, Armes de Corbeil.
minoteries importantes. Patrie de Villoison. — L’arr. a 4 cant., 94 comm., 128.700 h. ; le cant. 26 comm. et 3,5.330 h.
corbeille [Jé, U mll., e] n. f. (lat. rorbicula, dimin. de corbis. panier). Sorte de panier d'osier, généralement sans anse : corbeille à papier. Son contenu : offrir une corbeille de fruits. Ornement en architecture, en sculpture. Espace de terre circulaire
ConBKiLLE : 1. A papier ; 2. A ouvrage; 3. A fruits; h. A ûeurs, à divers ouvrages; A pain.
OU ovale, couvert de fleurs. A la Bourse, espace circulaire, entouré d'une balustrade, autour duquel se réunissent les agents de change. Dans certains théâtres, balcon immédiatement au-dessus des fauteuils d'orchestre. Fiij. Corbi'iUe de mariage,, présents qu'un futur offre à sa fiancée.
corbeil lée [6é, il mil., é\ n. f. Le contenu d'une corbeille pleine.
Corbeilles ou Corbeilles-en-Gâtinais,
comm. du Loiret, arr. et à 17 kil. de Montargis, sur la Rolande, affl. du Fusain; 1.390 h.
Corbclin, comm. de l'Isère, arr. et à 12 kil. de La Tüur-du-Pin ; 2.280 h. Ch. de f. S. Soieries.
Corbeny, comm. de l’Aisne, arr. et à 19 kil. de Laon ; 8Ü4 h. Corbeny fut une des résidences royales de Pépin, Charlemagne, Charles le Simple. Village entièrement détruit pendant la Grande Guerre.
CorbiCUlé, e adj. (du lat. corbicula, corbeille). Qui a la forme d'une corbeille.
Corbie [6f], ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 15 kil. d'Amiens, près du confluent de l’Ancre avec la Somme ; en 1914 ; 4.420 h. [Corbéens). Ch. de f. N. Eaux minérales, filatures, tissages, bonneterie. l’atrie de sainte Colette. En 1636, elle fut prise par les Espagnols, mais bientôt reprise par les Français. — En grande partie détruit au cours de la Grande Guerre. Le^ cant. a 24 comm. et 19.790 h.
Corbière (Pierre de). V. Nicolas V.
Corbière (Edmond-Joachim, dit Tristan) , poète français, né à Ploujean.m. à Morlaix (1845-1875) ; auteur des Amours jaunes, poèmes frustes, parfois bizarres, mais d'une mélancolie vibrante et désenchantée.
Corbière (Jacques - Joseph -Guillaume - Pierre, comte de), homme d'Etat français, né à Amanlis. près de Rennes, m. à Rennes H7 17-1853). Ultra royaliste, il lit partie du ministère Villèle.
Corbières (les), contrefort des Pyrénées françaises, massif qui s'élève sur les départ, des Pyrénées-Orientales et de l’Aude, et qui rattache les Pyrénées au.-i Cêvennes ; point culminant, 1.231 mètres. Forêts, vignobles.
CÔrbioU ! interj. (pour corps de Dieu.'). Ancien juron.
Corbigny, ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 30 kil. de Clamecy. sur l'Anguison, affl. de l'Yonne ; 2.440 h. Ch. de f. P.-L.-M. Commerce de bois, ciment. — Le
corbillard [6i, il mil., ar] n. m. (ancicnn. corbeillard, nom du coche d’eau qui faisait le service
Corbillard.
entre Paris et Corbeil). Char sur lequel on transporte les morts ; on se découvre devant un corbillard. COrbillat [bi, il mll., a] n. m. Petit du corbeau.
Syn. CORBILLOT.
corbillon [il mil.] n. m. Petite corbeille où lo boulanger met la quantité de pâte nécessaire pour faii'e un pain. Jeu de so- ' ciété. où les joueurs sont obligés de répondre en rimant en on.
C O r b i H n. m. Ancien nom du corbeau. En ;ou à) bec de corbin, v. bec-
DE-CORIUN.
corbin© n. f. Nom vulgaire de la corneille noire.
Corbillon.
COrbivau [vô] n. m. Genre de passereaux dentirostres, comprenant de grands corbeaux d'Afrique.
corbleu ! interj. (altér. de corps de Dieu!). Sorte de juron. (On disait aussi par la corbleu !)
Corbulon (Cneius Domitius), général romain sous Claude et Néron, vainqueur des Parlhes ; Néron ayant donné l'ordre de le mettre à mort, il se tua en l'an 67.
corcelet [U] n. m. v. corselet.
Corcieux [si-etl], ch.-l. de O. (Vosges), arr. et à 19 kil. de Saint-Dié, sur lo torrent Neuné ; 1.600 h. Ch. de f. Est. — Le cant. a 13 comm. et 11.490 h.
coreule n. m. Bot. Syn. de embryon.
Corcyre, île de la mer ionienne, appelée Skeria dans Homère, habitée par les Phéaciens jusqu’en 700 av. J.-C. et colonisée alors par les Corinthiens; auj. Corfou.
COraace n. f. (gr. kordax). Danse grossière et lascive des anciens Grecs.
cordage n. m. Toute corde servant à une manœuvre : cordage goudronné. Action de corder du bois.
cordager \jé] v. n. (Prend un e après le g devant a et O : nous cordageons, il cordagea.) Faire de menues cordes.
cordait© n. f. Genre ou groupe de plantes fossiles, des terrains houillers.
cordasson [da-son] n. m. Sorte de toile grossière.
cordât [da] n. m. Grosse serge de laine, croisée et drapée. Grosse toile d'emballage.
Cor'lay d’Armont [dè-dar-mon] (Charlotte), jeune flLe. petite-nièce du grand Coi-neille. née aux Champeaux (Orne) en 1768. guillotinée à Paris en 1793. Ame sincère, impressionnable. passionnée pour la liberté, elle s'indigna des premiers excès de la Terreur. Elle se rendit à Paris, se fit introduire auprès de Marat, le poignarda dans son bain, pour venger, disait-elle, le mal qu'il avait fait aux girondins, et fut exécutée le 17 juillet 1793. — Charlotte Corday a souvent inspiré les peintres. Nous citerons notamment le la- Charlotte Corday.
bleau d'Hauër, qui la peignit au tribunal, pendant qu’on la jugeait (musée de Versailles;, ceux de Henri Scheffer, P. Baudry, Dehodeneq.
Corday (Charlotte), tragédie en cinq actes, une des meilleures pièces de Ponsard (1850).
Corday (Charlotte! et Marat, tableau de Paul Baudry :1861, Nantes). L'artiste a représenté Charlotte Corday au moment où elle vient de tuer Marat dans le bain ; — Henri Scheffer a représenté Charlotte Corday protégée par les membres de la section contre la fureur du peuple (1831).
Corday (Louis-Edmond Pollet, dit Michel), romancier français, né à Paris en 1869 ; a peint les déchéances morales résultant de tares organiques, dans les Embrasés, et abordé des problèmes physiologiques dans Vénus ou les Deux risques. Sésame ou la .Vatemité consentie.
corde n. f. (lat. chorda). Assemblage de fils do chanvre, de crin ou d'autres matières flexibles tordus ensemble : échelle de corde. Coucher, dormir à la corde, dans un de ces garnis qui existaient à Paris, et où Ton avait le droit de s'asseoir par terre en appuyant les bras et la tète sur une corde tendue. Fil de boyau ou de laiton, pour certains instruments de musique : Paganini jouait sur un violon à une seule corde. Fig. Toucher la corde sensible, toucher le point par où l’on peut le mieux agir sur quel¬
qu’un. Câble tendu en Tair, sur lequel dansent certains bateleurs, dits danseurs de corde. Corde qui limite intérieurement la piste. Tenir la corde, se dit du cheval ou du coureur le plus rapproché de cette limite, et, au fig., de quelqu'un qui est dans une situation avantageuse. Tissu d'une étoffe de laine : ce drap montre la corde. Ancienne mesure de bois de chauffage, équivalant à 2 voies ou à 4 stères. Lien, que l'on tend entre les extrémités d’un are. Fig. Avoir plusieurs cordes à son arc, posséder plus d’une ressource. Mus. Les cordes, nom familier que l'on donne à l'ensemble des instruments à cordes d'un orchestre (violon, alto, violoncelle et contrebasse). Anat. Cordes vocales, ligaments inférieurs de la glotte. Embryol. Corde dorsale, première ébauche de la colonne vertébrale chez l’embryon. Pathol, Tension d'un muscle lésé. Géom. Ligne droite qui aboutit aux deux extrémités d'un arc de cercle. (V. circonférence.) Fig. Supplice de la pendaison : mériter la corde.
Homme de sac et de corde, scélérat. Se mettre la corde au cou, se mettre dans une situation mauvaise, et par plaisant., se marier. Avoir de la corde de pendu.SLVoiv beaucoup de chance.
Prov. et Loc. prov. : Il ne faut point parler de corde dans la maison d’un pendu, il ne faut point parler devant les gens de choses semblables à celles qui peuvent leur être reprochées. Il ne vaut pas la corde pour le pendre, se dit d’une personne très méprisable.
— Encycl. Alusig. Une corde vibrante est constituée par une corde métallique ou à boyau tendue entre deux points fixes, et que Ton peut faire vibrer transversalement, soit en Técartant de sa position, d'équilibre pour l'abandonner ensuite à elle-même, soit en la frottant avec un archet perpendiculairement à sa longueur. V. vibration.
— Techn. La corde est une sorte de câble de faible dimension, fabriquée avec le chanvre, le lin, le coton, Talfa, le jute, etc. Le brin qui entre dans sa, fabrication est la duite. On fait subir à cette duite diverses manipulations et des apprêts qui lui font donner le nom commerciale de ficelle. Tout d’abord, les duites, tordues ensemble, donnent le toron. Suivant qu'il entre un nombre plus ou moins considérable de duites dans sa constitution, la corde devient cordage simple ou cordage composé. On appelle chapelière la corde composée de deux ou trois diiitea tordues ensemble et lissées à Teau. En augmentant la torsion, on a. \e p.1 à gosse. En augmentant le nombre des duites, six, par exemple, tordues deux à. deux et formant des torons commis ensemble, on obtient la fice, le à fouet. En modifiant la combinaison du commettage, on orée les lignes, lignes de loch, lignes de sonde, lignes de tambour, etc. Les cordes fabriquées avec lé lin, le coton, etc., ont des emplois dans les différentes branches industrielles.
cordé, © adj. (du lat. cor, cordis, cœur). Qui a. la forme d’un cœur, d’un cœur de carte à jouer : coquillage cordé.
cordé, e adj. Tressé comme une corde.
cordeau [dà] n. m. Petite corde qui sert le plussouvent pour aligner ; allée tirée au cordeau. Mèche d’une mine ; cordeau Bickford. Corde pour haler les bateaux. (Syn. cordelle.) Fig. Tiré au cordeau, d'une froide symétrie.
corde© Idé] n. f. Ce qui peut être entouré par une corde : une cordée de bois. Petite ficelle attachée à une ligne de fond et portant un hameçon. Caravane d'ascensionnistes, dont les membres sont reliés par une corde.
COrde-feuillardS n. m. Corde, cercle de fer pour maintenir en place les douves d’une futaille.
cordcl 3r [lé] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette : je cordelle.) Tordre en forme de corde.
cordelette [U-té\ n. f. Petite corde.
Cordélia, héro'ine de Shakespeare, fille du roi Lear, un des plus admirables types du dévouement filial.
cordelier [li-€\ n. m. (de cordelle). Religieux do Tordre des franciscainSj portant pour ceinture une corde a trois nœuds. Club d«s Cordeliers, club fondé par Danton, Marat et Camille Desmoulins, dans 1 ancien couvent des Cordeliers (actuellement musée Dupuytren i, en 1790 ; il se fondit bientôt avec celui des jacobins.
— Encycl. On donnait le nom de Cordeliers aux franciscains établis à Paris depuis 1217. Ils furent spécialement protégés par saint Louis, lis subirent les contre-coups des dissensions qui éclatèrent dans Tordre des franciscains, et ils furent conquis à la réforme des observants. Rivaux des dominicains, ils parvinrent à les faire exclure de î'Universilé. En 1789, ils possédaient 284 couvents. Les franciscains qui se reformèrent en France après la Révolution ne reprirent pas leur ancien nom de Cordeliers.
Cordelier (le Vieux), journal rédigé par Camille-- Desmoulins (1793) et qui eut sept numéros ; il était dirigé contre les hébertistes.
cordelière n. f. Corde à plusieurs nœuds, dont se ceignent les franciscains. Gros cordon de soie servant de ceinture de robe de chambre, ou quelquefois de cravate. Archit. Baguette sculptée en forme de corde. B las. Ornement extérieur de Técu des dames veuves : la cordelière est un cordon noueux gui enferme Vécu.
cordelière n. f. Nom donné autrefois en France aux franciscaines ou clarisses, religieuses de Tordre de Saint-François d'Assise.
cordeline n. f. Petite ficelle que l’ouvrier tisseur dispose près des bords de la chaîne pour former les franges ou pour éviter la rentrée de la trame â chaque coup de lancé. Baguette de fer avec laquelle on prend le verre pour former le cordon du goulot des bouteilles.
cordelle [dé-le] n. f. (de corde). Petite corde Petit câble pour le halage des bateaux.
Cordelle, comm. de la Loire, arr. et à 14 kil. de Roanne, non loin de la Loire ; 1.290 h. Anthracite-
COR
COR
CordenaaiS, comm. de la Loire-Inférieure, Arr. et à 24 kil. de Saint-Naxaire, non loin de la Loire ; 2.050 h. Ch. de f. Orl.
corder [dé] v. a. Tordre en forme de corde : corder du crin. Mettre des cordes autour d’un paquet. Corder du bois, la mesurer à la corde.
Corderie [rfj n. f. Métier, commerce de cordier. Lieu où se fabrique la corde.
Cordes, ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 26 kil. de ■Gaillac; 1.840 h. [Cordais). Patrie de l'anatomiste Alexis Littré. — Le caut. a 18 comm. et 7.020 h.
■ Cordevole, affluent de droite de la Piave, qui arrose le rai d'Agordo. Il prend sa source en plein cœur des Alpes Dolomites, dans le massif de la Marmolada, arrose Agordo et, au sortir des montagnes, se jette a Mel dans la Piave, qui adopte dés lors sa direction jusqu'à la mer Adriatique.
Avant la Grande Guerre, les sources du Cordevole, italiennes aujourd'hui, étaienten territoire autrichien. Pour les conquérir et se rendre maîtres de la grande route alpine des Dolomites, les Italiens ont dû, pendant l’hiver 1915-1916, livrer des combats très rudes et accomplir de remarquables travaux dans le « haut Cordevole ».
cordial, e, aux adj. (du lat. cor, cordis, cœur). Réconfortant : remède cordial. Fig. Affectueux, qui part du cœur : invitation cordiale. N. m. Potion foitifiante : prendre des cordiaux. Entente cordiale, V. Entente.
cordialement [man] adv. D'une manière cordiale : recevoir cordialement un ami.
cordialité n. f. (de cordial). Bienveillance inspirée par un sentiment sincère.
Cordier (Pierre-Louis-Antoine), minéralogiste et géologue français, né à Abbeville, m. à Paris (1777-1861). Il fit partie de la commission de savants qui accompagna Bonaparte en Egypte, et fut professeur au Muséum et membre de l'Académie des sciences.
Cordier (Henri), orientaliste français, né à La Nouvelle-Orléans, m. à Paris (1849-1925). Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres |1908): auteur à' Etudes chinoises. C’est aussi un stendhalien fervent, et un bibliographe émérite.
cordier [di-é\, ère adj. Qui a rapport à la fabrication ou à la vente des cordes : l'industrie cordiére.
N. m. Ouvrier qui fait des cordes ; marchand qui vend des cordes. Partie du violon, appelée aussi queue, et sur laquelle s’attachent les cordes.
Cordiére [la Belle), v. Ladé (Louise).
cordiérite n. f. (de Cordier, n. pr.). Bot. Genre de champignons, comprenant une seule espèce, qui croît à la Guyane. Miner. Silicate naturel d'alumine, de magnésie et de fer, dont le saphir d'eau est une variété bleue.
eordieu ! interj. Juron qui est une contraction do corps de Dieu!
cordifolié, e adj. Se dit de certains végétaux dont les feuilles sont en forme de cœur.
Cordiforme adj. (du lat. cor, cordis, cœur, et de for’mep Qui a la forme d'un cœur.
cordillat ou eordillas [di, U mil., a] n. m. Ancienne étoffe grossière de laine lisse.
CordillS [Il mil., e] n. m. Pèch. Alevin du thon.
cordillère [il mil.] n. f. (de l’esp. cordillera, chaîne). Chaîne de montagne. (N’est usité que dans cordillère des Andes.) Absoium. (avec une majuscule) : visiter la Cordillère. (V. Andes.)
Cordillon [ll mil.] n. m. Petite corde.
Cordite n. f. Une des nombreuses variétés de poudre sans fumée.
Cordoba, v. de la république Argentine, au pied de la sierra de Cordoba ; 47.600 h. Grand commerce.
Cordoba, v. du Mexique (Etat de "Vera-Cruz) ; 12.009 h. Café, canne à sucre.
cordomètre n. m. (de corde, et du gr. metron, mesure). Instrument pour mesurer la grosseur des -cordes destinées aux instruments de musique.
cordon n. m. (dimin. de corde). Chacun des torons d'un câble. Petite corde : cordon de sonnette. Corde au moyen de laquelle le concierge ouvre la porte d’une maison : tirer le cordon. Large ruban servant d’insigne à une décoration ; le grand cordon de la Légion d'honneur. Bios. Insigne distinctif des dignitaires ecclésiastiques, qui part du chapeau servant de cimier et se termine par des houppes en
nombre proportionné à la dignité. CV. chapeau.) Jard. Bordure de gazon. Lisière, bordure d’arbres. Forme donnée à un arbre fruitier conduit au moyen d'une seule branche. Arcfiif.Moulure ronde d'ornementation le long de la corniche d’un appartement. Corniche peu saillante, marquant la division de deux étages superposés. Art milit. Suite de postes garnis de troupes. Anat. Nom donné à divers organes qui ressemblent à des liens arrondis. Cordon médullaire, moelle épinière. Fig. Cordon bleu, v. bleu. Tenir les cordons de la bourse, avoir le maniement des fonds. Loc. prov. ; N'être pas digne de dénouer les cordons des souliers [de quelqu'une, lui être très inférieur eu mérite. (Allusion aux paroles de saint Jean-Baptiste se comparant à Jésus.)
— Encycl. Anat. I,e cordon spermatique est très complexe ; il renferme des veines, des artères, des lymphatiques, des nerfs, etc. Il peut être atteint d'hématocèle, d'hydrod le, de varicocèle, etc. Le cordon ombiiicai, qui rejoint la mère au fœtus, doit être coupé immédiatement après la naissance ; les animaux arrivent à ce même but par piétinement ou mâclionnement.
— Arbor. Les cordons d’arbres fruitiers sont verticaux, horizontaux, obliques, ondulés, suivant la direction de la branche principale. Ils sont conduits sur palissage, en bordure des allées ou en espalier ; le pommier, le poirier, le pêcher, la vigne sont les arbres auxquels on applique le plus couramment cette forme.
Cordona,!, e, aux adj. Anat. Qui appartient aux cordons (de la moelle épinière, spermatique, etc.).
COrdonnage [do-na-je] n. m. Opération qui a pour objet de relever les bords des flans des monnaies, afin de faire apparaître le cordon au moment de la frappe.
eordonner [do-né] v. a. Tortiller en cordon : cordonner du fil, de la soie.
cordonnerie [do-ne-rt] n. f. (de cordonnier). Métier, commerce de cordonnier. Ouvrage de cordonnier.Lieu où l'on fabrique, où l’on vend des chaussures.
— Encycl. Techn. La cordonnerie comprend la fabrication et le commerce des chaussures. On fabrique les chaussures à la main, et, dans ce cas, l’ouvrier travaille le cuir avec les outils suivants ; tranchet, alêne, marteau, formes, fers à lisser, etc. ; les coutures sont faites avec du fil poissé. On fabrique surtout les chaussures à la machine : le rôle de l’ouvrier est alors borné à la surveillance ou à la conduite des machines qui exécutent le découpage, le cambrage, la piqûre, le montage, etc.
cordonnet [do-nè\ n. m. Petit cordon de fil. de soie, d’or ou d’argent, que fabriquent les passementiers. Fil de soie torse à trois brins. Ganse ferrée par un bout. Marque faite sur la tranche des monnaies. Syn. LISTEL.
cordonnier [do-tii-é], ère n. (vx fr. cordouanier ; de cordouan, cuir de Cordoue). Qui fait ou vend des chaussures ; Jean-Baptiste-Bousseau était fils d'un cordonnier. Paov. : Les cordonniers sont les plus mal chaussés, on néglige souvent les avantages que l'on a immédiatement à sa portée. Allus.