COP
Le Musée Thorwaldsen et le canal Holmen, à Copenhague.
Armes de Copeuhagne.
Cope (Charles-West), peintre d’histoire anglais, né à Leeds, m. àBournemouth (1811-1890), à qui l'on doit notamment : les Derniers jours du cardinal Wolsey, les Funérailles de Charles
Cope (Edward Drinker), paléontologiste et biologiste américain, né et m. à Philadelphie (181-0-1897), chef de l'école néo-lamarckienne de l'Amérique du Nord.
copeau [p6] n. m. (de couper). Parcelle de bois enlevée avec un instrument tranchant. Lamelle de bois débitée à la scie, à une épaisseur voulue, pour fabriquer un peigne. Vin de copeaux, vin chargé ou trouble qu'on clarifie avec des copeaux.
COpeclS. ou kopeclt [péft] n. m. (mot russe). Monnaie russe, valant 2 centimes 6 environ : lecopeck est la centième partie du rouble argent.
Copenhague \pk-na-ghé\, capit. du Danemark, dans 1 île de Seeland, que sillonnent à cet endroit de nombreux canaux, à 1 .24-0 kil.
de Paris ; 606.000 h. Port sur le Sund. Importantes fortifications, constructions navales, forges, fonderies. Un traité de paix entre le Danemark et la Suède y fut signé le 10 juin 1650. En pleine paix, du 31 mars au 3 avril 1801, Nelson a bombardé Copenhague après avoir forcé le passage du Sund, pour obliger le Danemark à se retirer de la Ligue du Nord, formée pour faire respecter le droit des neutres par l’Angleterre. Quelques années plus tard, en 1807, la ville fut de nouveau bombardée par les Anglais, sans déclaration de guerre.
COpépodes n. m. pl. Ordre de crustacés entomostraccs, comprenant des animaux généralement do petite taille, qui nagent par immenses troupes dans les eaux douces ou salées, et dont certaines espèces vivent en parasites sur les crustacés décapodes et les poissons. S. un copépode.
copermutant {pèr-7nu-tan], e adj. et n. (de copennuter). Chacun de ceux qui font un échange, une permutation. ( Sedisait spécialement de ceux qui échangeaient leurs bénéfices.)
eopermutation [pèr, ci-0)i] n. f. Action de copermuter.
copermuter [pèr -muté] V. a. Echanger, troquer, particulièrement échanger des bénéfices.
Copernic [pèr-nik] (Nicolas), célèbre astronome polonais, né à Thorn, m. à Frauenburg ( 11-73 -1543 ). Dans son f; fameux Traité sur les révolurlions des mondes célestes, qu'il publia quelques jours avant sa Copernic,
mort, il démontra le double
mouvement des planètes sur elles-mêmes et autour du soleil, théorie dite système de Copernic, qui fut condamnée par le pape Paul V, comme contraire aux Ecritures.
COpernicien, enno [pèr-ni-si-in, è-né\ adj. et n. Pailisan du système de Copernic. Qui a rapport à ce système.
cophose [fô-ze] n. f. (du gr. kôphos, sourd). Surdité complète ou incomplète.
cophte adj. et n. V. copte.
Copia-po, V. du Chili (prov. d'Atacama), sur la rivière homonyme ; 16.000 h. Aux environs, mines de cuivre.
Copiate n. m. (gr. kopiatës). Membre du bas clergé, qui était chargé, à Constantinople, de creuser les fosses et d'ensevelir les moi'ts.
copie [pfj n. f. (du lat. copia, abondance). Reproduction d'un écrit : collationner une copie sur l'original. Reproduction, imitation exacte d'un ouvrage d'art : les copies exécutées par ïautew de Vrtuore originale prennent le nom de « répliques <>. r-'puille volante sur laquelle un écolier rédige au net ses devoirs. Fig. Imitation. Per.sonne qui en imite une autre. Fajn. Criginal sans copie, personne très singulière. Impr. Manuscrit ou imprimé sur lequel travaille le compositeur.
— Encycl. Dr. Tant que l'original subsiste, les copies ne font foi que de ce qui est contenu dans cet original.
Lorsque l'original n’existe plus, il faut distinguer trois catégories de copies, quant au degré de foi qui leur est dû : 1» les grosses ou premières expéditions font foi au même titre que l'original luimême ; 2» les copies délivrées postérieurement aux premières grosses ou expéditions font foi comme l'original quand elles datent de plus de trente ans (elles ne valent que comme commencement de preuve par écrit, dans le cas contraire) ; 3» les copies de copies ne peuvent servir que comme renseignement.
copier Ipi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) F'airc la copie écrite do ; copier un acte. Reproduire exactement : copier un tableau. Fig. Imiter : copier la voix, les gestes de quelqu’un.
copieusement [ze-man] adv. D'une manière copieuse ; manger copieusement. Ant. Chichement, maigrement, mesquinement.
copieux, euse [pi-eâ, eu-ze] adj. (lat. copiosus ; de copia, abondance). Abondant : repas copieux. Ant. Mesquin.
COpisque [pis-ke] n. m. Encens de qualité inférieure.
copiste Ipis-te] n. Personne qui copie : timpri- 7nerie a presque supprimé l'industrie des copistes. Celui qui imite scrupuleusement les œuvres de quelqu'un.
Copley (John Singleton), peintre d'histoire et portraitiste anglais, né à Boston, m. à Londres (1737- 1815), auteur de la Mort de lord Chatham.
COpoSSéder [po-sé-dé] v. a. Posséder avec un ou plusieurs autres.
copossesseur [po-sê-sewrj n. Qui possède avec un ou plusieurs autres.
copossession [po-sé-si-onj n. f. Possession en commun.
Coppée \ko-p£\ (François), poète et auteur dramatique français, né et m. à Pai'is (1842 -1908) ; membre de l'Académie française. Parmi ses œuvres dramatiques, il faut citer ; le Passant, Severo Torelli, les Jaeobites, Pour la Couronne ; et parmi ses œuvres lyriques ; Intimité, les Humbles, le Cahier rouge, les Récits et Elégies, etc. Il a également écrit des chi-oniques, des nouvelles et des romans, tels que le Coupable. Poète des humbles, il a trouvé dans l'clégie intime, la narration familière et les tableaux de genre, ses inspirations les plus personnelles.
Goppélia ou la Fille aux yeux déniait, ballet-panto- Coppée.
mime en deux actes, de
Charles Nuilter, musique de Léon Delibes (Opéra, 1870;. Le livret est inspiré d'un conte d'Hoffmann, l'Homme au Sable. Délaissant sa fiancée Swanilda. le jeune Franz s’introduit auprès de la belle Coppelia, sans savoir qu'elle n'est qu'un merveilleux automate. Le Di" Coppelius, qui Ta construit, surprend le jeune homme, 1 endort, lui dérobe une partie de son fluide et en anime la poupée qui a un moment les sentiments d une femme. Mais h la fin tout rentre dans 1 ordre pour le bien des deux fiancés. La partition, élégante et charmante, est un des chefs-d'œuvre du genre.
Coppet [Ao-pé], village de Suisse (cant. de Vaud), sur le lac de Genève ; 600 h. Célèbre par le séjour de M“o de Slaël. Tombeaux de Necker et de M™» de Staël, au château de, CoppeL
Copragogue [ghà-ghé] adj. (du gr. kopros, excrément, et agein, faire soi'tir). Pharm. Sorte de purgatif très doux : potion copragogue. N. m. : un copragogue.
coprah ou copra n. m. Amande de coco débarrassée de sa coque, desséchée et prête à être moulue pour l'extraction de Thuile.
COprencur, eus© [eu-ze] n. Personne qui prend avec une autre un objet à loyer ou à terme.
coprin 11. m. Genre de clianipigiions de la famille des agaricinées, à spores noires, d'ime durée très éphémère. (Quelques espèces de petite taille vivent en touffes, qui comprennent parfois
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plus de cinquante individus. Le coprin chevelu ou goutte d'encre, est comestible.)
coprocrasie [zt] n, f. (du gr. kopros, excrément, et akrasis, incontinence). Pathol. Evacuation involontaire des matières fécales.
coprocritique adj. fdu gr. kopros, excrément, et krinein. séparer). Méd. Se dit d'un laxatif qui provoque l'expulsion des matières fécales. N. m. ; un coprocritique.
coproémèse [mè-zé] n. f. (du gr. kopros. ex. crément, et emein, vomir). Vomissement de matières fécales.
coprolalie n. f. (du gr. kopros, excrément, et lalein, parler). Tendance maladive à employer des termes scatologiques.
coprolithe ou coprolite n. m. (du gr. kopros, fiente, et lithos, pierre). Excrément pétrifié, des animaux fossiles.
coprologie [jt] n. f. (du gr. kopros, fiente, et logos, discours). Etude sur les engrais, les excréments.
Copronyme adj. (du gr. kopros, excrément, et onuma, nom). Surnom de Constantin V, empereur de Constantinople, qui lui fut donné parce que, lors de son baptême, il avait souillé les fonda baptismaux.
Coprophage adj. (du gr. fcopros, fiente, et phagein, manger). Qui se nourrit d’excréments : insecte coprophage.
copropriétaire [tè-re] n. Qui possède avec une autre personne une maison, une terre, etc.
copropriété n. f. Propriété commune entre plusieurs : avoir la copropriété d'un mur.
— Encycl. Dr. Lorsque plusieurs personnes ont la copropriété d’une même chose, cette chose n’appartient à chacune d'elles que pour une quote-part abstraite ; c'est ce qu'on exprime en disant qu'elles sont dans l'indivision. On sort de l'indi-vision par le I)ai’tage. Quelquefois, il y a copropriété avec indivision forcée, c'est lorsque des choses sont affectées, comme accessoires indispensables, à l'usage commun d’héritages appartenant à des propriétaires différents ; on appelle quelquefois cette situation servitude d'indivision. On peut en donner comme exemple la mitoyenneté.
coprorrhée [pro-rS] n. f. [du gr. kopros, excrément, et rhein, couler). Evacuation de matières fécales liquides.
eoprOSClérose Ipros-klé-rô-ze] n. f. (du gr. kopros, excrément, et sklêrôsis, durcissement). Méd. Durcissement excessif des excréments dans l’intestin.
coprose [prô-ze] n. f. Nom vulgaire du coquelicot.
Coprostasie [pros-ta-z{] n. f. (du gr. kopros, excrément, et stasis, action de s’arrêter). Constipation par non expulsion des matières fécales qui s'accumulent dans l’intestin. On dit surtout coprostasb.
coptée [kop-ié] n. f. Sonnerie que l'on fait en copiant.
COpter [kop-té ] V. a. (de cop, pour coup). Frapper une cloche d’un seul côté avec le battant.
Coptes, race égyptienne qui a conservé les principaux caractères des anciens habitants de l’Egypte : un, une Copte. (On dit aussi COPHTE, et quelques-uns écrivent KOPTE.) Adj. Qui se rapporte aux Coptes : tradition copte. Légion copte, légion dindigènes formée en Egypte par Kléber, en 1799. N. m. Langue parlée par cette race : l'étude du copte a été d'un grand secours à Champollion pour la traduction des hiéroglyphes. Nom donné aux chrétiens schismatiques d'Egypte : les coptes ontpour chef un patriarche-
coptique ou cophtique adj. Qui a rapport aux Coptes ; les mœurs coptiques.
coptisant \ti-zan], e
n. Personne érnditeqni étudie les Coptes.
eoptographie \ft] n.
f. (du gr. koptein, couper, et graphein, écrire). Art de découper des morceaux de carton, de façon que leur ombre, projetée sur la muraille, y produise des ombres simulant des estampes.
CoptOS, V. de l’anc. Egypte, qui devint un enii'epôt de Thèbes et fut pendant longtemps une cité très importante. Ruinée par les Turcs au xvi® siècle, elle n'est plus aujourd’hui qu’un bourg de 2.500 h,
COpulateur, trice adj. Qui est propre à la copulation.
copulatif, i’Ve adj. (lat. copulativus ; de eopulare., unir). Gram. Qui sert à lier les mots, les membres de phrase, comme et, ni. etc. N. f. Conjonction copulative : une copulative. Ant. Disjonctif.
copulation [si-on] n. f. (de copulatio). Accouplement du mâle et de la femelle.
copulatitrement fnian] adv. D'une manière copulative ; des mots copuîativement unis.
copule n. f. (lat. copula). Logig. Mot qui lie l'attribut au sujet; le verbe être, distinctement exprimé ou contracté, est la copule de toute proposition. Gram. Conjonction copulative.
Soldat de la lésion copto.
coq [kok] n. m. (onomat.). Genre d'oiseau gallinaoé : le coq gaulois est un des emblèmes nationaux de la France. Spécialem., le mâle du genre : les combats de coqs sont pratiqués en Flandre. Fit/, et fam. Homme ardent et vigoiu'cux. Par ext. Male du faisan, du héron, etc. Figure de coq qu'on place à la
— ms —
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ManB, 11). Padou , 18. Nagasaki ; 19. De combat, nam ; 20. Le^horn.
Coquelin Aîné.
Coquelio Cadet.
ans- Dames, à Couilly- Saint -Geimiain (Seme-et- Marne), dont il fut le principal fondateur (1841-1909).
Il a interprété avec éclat les grands rôles comiques, notamment Cyrano de Bergerac.
— Son frère Ernest , dit Coquelin cadet, né à Boulogne-sur- Mer, m. à Suresnes
Il a interprété les rôles comiques du répertoue de Molière. A Boulogne-sur-Mer se trouve le monument des Frkres Coquelin, par A. Maillard.
eOQUeliner [ke-H-né] v. n. Chanter, en parlant du coq. Fam. Faire le galant auprès des femmes.
COquelourde [ke\ n. f. Nom vulgaire de plusieurs plantes (anémone, lychnis à
coqueluch.e [fte] n. f. Archéol. Bonnet, capuchon du moyen / 'v II
âge. Fig. et fmn. Personnage en M IJ
vogue ('parce qu'on en est eoiiïé) \ être la coqueluche de la ville. Méd.
Maladie contagieuse, caractérisée i8fy
par une toux convulsive. mSÊ^sBl^
— Encycl, Méd. La coqueluche frappe de préférence les enfants placés dans de mauvaises condi- coou.mar uv s.), tions hygiéniques. Environ une Coqu.mar ) semaine après le contage, l'enlant a un rhume de cerveau, puis il tousse, et peu après apparaissent les quintes caractéristiques, qui se produisent jusqua \
quarante fois par jour. La ^ ‘.iicà
complication la plus gi*aye est la broncho-pneumonie.
Souvent, il existe des vomissements alimentaires , qui peuvent entraîner l'inanition.
Le traitement consiste en cal-
niants légers antispasmodi-
qiies, qui diminuent les
quintes, mais la maladie nen (
dure pas moins desixàhuitse- v v
maines. Le changement d'air W'i)
est très favorable vers la fin. \Â\' \ V-r/
coqueluclieux , " \ '
euse [ke lu-cheû, eu-ze] adj. Coquerel.
Atteint de la cocjueluche .
coqueluchoide [ke-lu-cho-i-de] adj. Qui ressemble à la coqueluche.
coqueluchon [Ae] n. m. Capuchon. Bot. Nom vulgaire de l'aconit.
coquemar [Ae) n. m. Sorte de bouilloire à anse.
Coquerel [Ae-réll (Athanase . pasteur protestant
et publiciste français, né et m. à Paris (1795-1868). Il fut un des chefs du parti protestant libéral. — bon fils Athanase, pasteur et
Amsterdam, m. à Fismes (Marne) 1820-18 1 5], se fit remarquer par ses idées larges et tolérantes.
coquereau [Ae-rd] n. m. (de coque). Petit navire. (Vx.)
coquerelle f/m-rè-
Ze] n. f. Nom donné aux noisettes dans leur capsule verte et réunies par trois.
coqueret [ke-rè] n.
m. ou coquerelle [Aerè-le\ n. f. Nom vulgaire de l'àlkékenge.
coquerico [Ae-riko] n. m. Syn. de cooowco.
coquerie [A-e-rf] n. coqaes.
f. Cuisine du bord, pour . , .
l’équipage. Cuisine sur un quai, pour les matelots.
coqueriquer [ke-ri-ké] v. n. (de coquerico). Chanter, en parlant du coq.
coqueron ;A-e] n. m. soute à provisions. à l'arrière d'un navire
Coques [Ao-Aej, Cox ou Coex,
(Gonzales), peintre de l'école flamande, né à Anvers (1618-1684). Il a excellé dans le portrait et la peinture des scènes familières.
coquet, ette [kè, è-te] adj. et n.
(de coQueter). Qui a de la coquettene, qui cherche à plaire : on semogue des Coquetier. petites coquettes. Inspiré par la coquetterie : mines coquettes. Grande coquette, g^nd lole de femme dans les comédies de caractère (Célimène du Misanthrope).
COqueter [.ke-tS) v. n. (de coq. — Prend deux t devant une syllabe muette :
elle coquette.) Fam. User de coquetterie.
coquetier [ke-ti-é) n. m.
(de coque). Marchand d'œufs et de volailles en gros. Petit vase pour manger des œufs a la coque.
coquetière [Ae] n. f.
Ustensile dans lequel on place des œufs pour les faire cuire à la coque.
coquette rAè-fe] n. f.
Variété de laitue, à feuilles teintées de roux. Boîte à her- Coquetièr..
borisation. Poisson de mer,
du genre blennie. (En ce dei-nier sens, on dit aussi
COQUIl.LADE.)
coquettement [Aè-fe-tnan] adv. D'une manière coquette.
coquetterie (kè-te-rî] n. f. (de cogueter). Goù.t de la parure : la coquetterie est un défaut coûteux. Désir de plaire. Action propre à plaire “f*
coquetteries à quelqu'un. Etre en coquetterie avec une personne, chercher à la séduire.
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pointe d'un clocher. Revoir son coq. revoir son clocher. Œuf métallique, supporté par une tige, dont les blanchisseuses se servent pour repasser les bouillonnés, les entre-deux. Coq du ^
village, personnage le plus important 'd'un endroit. Rouge comme un coq. qui a le sang au visage. Coq de bruyère, tétras. (V. tétras.) Coq d’Inde, dindon. Coq héron, nom vulgaire de la huppe. Coq de roche,