‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 52 sur 1225 · AIN · texte numérisé non relu

AIN

outre : et quand, d'ailleurs, cela serait vrai! Du reste, sous d'autres rapports ; certains raisonnements, fort justes d'ailleurs, nous touchent peu. D'une autre cause : votre disgrâce vient d'ailleurs.

Aillevlllers-et-Lyaumont, comm. de la Haute-Saône, arr. et à 3G kil. de Dure ; 2.860 h. Ch. de f. Kst. Distillerie et fabrique de liqueurs ; broderies.

ailloli [a, U mil.] n. m. Coulis d'ail finement pilé avec de l'huile d'olive.

— Encycl. Pour préparer l'ailloli, réduire des gousses d'ail en pâte fine en les pilant dans un mortier ; y incorporer un peu d'huile d'olive en tournant le mélange toujours dans le même sens ; ajouter du sel. un cuillerée à bouche d’eau, un bon jus de citron et, si l’on veut, une noix de mie de pain trempée dansdulait, ou deux jaunes d'œuf.

ailloliser ta, il

mll..o-li'-s«]v.a.Mèler de l’ail à une substance pour lui en donner le goût :

• ailloliser une sauce.

Ailly (cap d’), cap de la Seine-Inférieure, sur la Manche , entre Dieppe et Saint-Valei-yen-Caux.

Ailly (Pierre d’), théologien et cardiniU français, né à Compiègne, m. à Avignon il350-

li2ü) légat d^AvignOn Pierre d’Ailly.

et 1 un des chefs des

conciles de Pise et de Constance. On lui doit un remarquable ouvrage : De emendatione Ecclesiæ (Sur la réforme de l’Eglise).

Ailly-Ie-Haut-Cloclier, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 13 kil. d'Abbeville; 940 ti. Papeteries. — Le canton a 19 comm. et 9.630 h.

.Ailly-SUr-Noye, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 21 kil. de Monldidier ; 1.140 h. Ch. de f. N. — Le canton a 28 comm. et 7.660 h.

Ailly-Sur-Somme, comm. de la Somme, arr. et à 8 kil. d’Amiens; 2.100 h. Ch. de f. N. Filature et tissage de lin et de jute,

ailurope n. m. Genre de mammifères carnivores, comprenant des ours remarquables par leur fourrure blanche et noire : l'ailurope vit dans les hautes régions du centre de l'Asie.

aimable

[è] adj. Digne d’être aimé. De nature à plaire. Ailurope.

Substantiv. :

faire l'aimable. Ant. Hargneux, grincheux, Insupportable.

ainiabl6ni61lt [è, man] adv. Avec amabilité, aimant [è-man] n. m. (contract. du gr. adamas^ diamant). Oxyde de fer qui attire le fer et quelques autres métaux ; barreau aimanté, aiguille aimantée. Aimant naturel, celui que l'on trouve tout formé dans la nature. Aimant artificiel, celui qui a été fabriqué : les aimants artificiels ne paraissent pas avoir été connus en Europe avant le xii® siècle. Fig. Attrait : la douceur est un aimant.

— Encycl. Les aimants artificiels sont à peu près les seuls employés, car on peut régler h volonté leur forme, leurs dimensions et leur donner une puissance supérieure à celle des aimants naturels. Le fer, le nickel, le cobalt, etc., sont des corps susceptibles d'étre aimantés. Toute substance attirable par l’aimant est dite substance magnétique. L’action de l'aimant et d’une substance magnétique est réciproque; la force mise en jeu est dite force magnétique. La force magnétique d'un aimant s'exerce à distance, soit dans le vide, soit à travers des substances non magnétiques; elle diminue avec la température.

Les aimants ne possèdent pas dans toutes leurs parties une égale force magnétique ; ainsi, dans un barreau d'acier aimanté, la force magnétique, nulle dans la région moyenne, croît à mesure qu’on s'approche de ses extrémités. Les deux points extrêmes, paraissant agir comme de véritables centres d’attraction, ont reçu le nom de pôles; la région moyenne est appelée région neutre. Dans les barreaux d'acier mal aimantés ou dans les aimants naturels, on trouve d'autres centres d'attraction que les pôles extrêmes; on les appelle points conséquents.

Si un aimant est rompu en fragments, chaque fragment présente toujours une ligne neutre ei deux pôles. Si un aimant peut se mouvoir dans un plan horizontal autour de son centre de gravité, il prend une direction fixe qui est sensiblement celle du nord au sud, et tend à y revenir quand on l’en écarte. L'exiréinité qui se porte vers le nord est appelée pôle nord; l’autre, pôle sud. L’expérience montre que les pôles de même nom se repoussent et que les pôles de nom contraire s'attirent. L’aimantation se communique par contact ; si l'on place un morceau de fer pur ou fer doux en contact avec le pôle d’un aimant, ce morceau de fer devient un aimant complet, qui présente deux pôles et une ligne neutre, attire la limaille et peut à son tour aimanter par contact un morceau de fer. L’aimantation par contact est appelée aimantation par influence. Avec le fer doux, l’aimantation communiquée par contact cesse immédiatement, dès que le contact cesse ; il n’en est pas de même avec l'acier, lequel conserve l’aimantation qui lui a été communiquée.

On aimante les barreaux d’acier par contact ou friction avec un aimant; en général, on préfère aujourd’hui les soumettre à l'influence d’un fort courant électrique. (V. électromagnktisme.) La forme qu’on donne aux aimants dépend de l’usage auquel ils sont destinés; pour utiliser leur furce attractive, on leur donne la forme d'un fer a cheval.

Les aimants sont utilisés pour la construction des boussoles, pour séparer les poussières de fer d’au-

Aimant.

très poudres métalliques ; ils constituent une des parties esseniielles des téléphones, etc. Enfin, on .s'en sert en thérapeutique, où leur action est remarquable surtout chez les personnes hystériques.

aimant [é-»inn], e adj. Porté à aimer, affectueux : caractère aimant; àme aimante.

aimantation [è, $i-on] n. f. Action d’aimanter, aimanter [è-man-té] v. a. communiquer à un coi'ps la propriété de l'aimant : aimanter l'aiguille d'une bouS'Ole; aiguille aimantée.

aimantin, e [é] adj. Qui appartient, qui se raporte à l'aimant ; vertu ainiantine.

Aimard (Olivier Gloux. dit Gustave], romancier français, né et m. à Paris (1818-1883), auteur de romans d'aventures qui ne manquent ni d’imagination ni de vie ; les Trappeurs de l'Arkansas, les Pirates des prairies, etc. Il mourut à l'asile Sainte- Aune, atteint de la folie des grandeurs.

Aimargues, comm. du Gard, arr. et à 20 kil. de Nîmes; 2.760 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Aime, ch.-I. de o. (Savoiej, arr. et à H kil. de Moutiers, sur l'Isère; 1.070 h. (Aimens). Ch. de f. P.-L.-.M. — Le cant. a 12 comm. et 6.920 h.

Aimé (saint), archevêque de Sens, m. en 690. Fête le 13 septembre.

aimer [è-mé\ v. a. (lat. amare). Avoir de l'affection, de rattachement pour quelqu'un ou quelque chose : aimer sa mère, sa patrie. Eprouver de la passion, de l'amour : Paul aimait Virginie. Avoir du goût, du pencliant pour : aimer les légumes, la

— Encycl. La région de l'aine comprend la partie supérieui'C et antérieure de la cuisse et la partie inférieure de l'abdomen. La peau de l'aine est doublée d'un panicule adipeux , au-dessous, s'étalent des lames aponévrotiques, protégeant un espace triangulaire, dit triangle de Srarpa, dans lequel cheminent la veine et l'artère fémorale, le nerf crural. Les lésions dermiques de l’aine sont fréquentes, et l’inflammation des vaisseaux lymphatiques ainsi que des ganglions donne lieu à des abcès ou des bubons. Enfin, le pli de l’aine est souvent le siège de hernies (hernies inguinales).

aîllè [é-ne], O adj. et n. (vx fr. ahu, avant, et né). Né le premier : sorur aînée. Plus âgé qu'un autre ; il est mon aîné.

Aînée (L’), comédie en 4 actes de Jules Lemaître (1898). Fine satire d'un milieu en apparence austère, où cinq filles, au détriment de leur aînée, attrapent des maris par des moyens un peu risqués.

aînesse [è-nè-se] n. f. Priorité d'âge : l’aînesse entre frères et sœurs. Droit d'aînesse, droit qu'avait l’aîné de prendre dans la succession des parents plus que les autres enfants. Priorité de fonctions, etc.

— Encycl. Le droit d'aînesse tendait à empêcher la division de la propriété et à maintenir l'unité et la richesse dans les grandes familles. En France, on le voit naître et grandir avec la féodalité ; l'Assemblée constituante l’abolit. 11 subsiste dans quelques Etats de l’Europe, notamment en Angleterre.

aïnlium [a-i-nom'] n. m. Maladie spéciale à la race nègre, caractérisée par la perte du petit orteil.

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lecture. Prov. : Quand on n’a pas ce que l'on aime, Il faut aimer ce que l’on a, il faut savoir se contenter de son sort. (V. qui bene amat, et pardonner.) Qui m’aime me suive 1 allusion à un mot de Philippe VI de Valois, quand il partit guerroyer en Flandre, contre l'avis de ses barons. Aimer mieux, préférer. Aimer à, se plaire à : aimer à se promener. Aimer owe, savoir gré : afWw-. qu'on conseille. Ant.

Haïr, détester.

AimollX, chroniqueur français, né en Périgord, auteur d'une Histoire des Francs <x^ et xi« s.).

ain [in], suffixe que l'on ajoute à un adjectif numéral (dix-huit, vingt, vingt-deux) pour désigner, dans le tissage des draps, les centaines de fils de la trame. (Le mot ain proviendrait d'une abréviation de cpnta n, écrit Gain et définitivement ain, les draps se désignant par les centaines de fils dont la trame est composée ; un drap ayant dix-huit cents fils de trame s'appelait un dix-huitain.)

AiH) riv. de France, qui sort des monts du Jura, et se jette dans le Rhône (riv. d.); cours 190 kil.

Ain (départ, de l’), département formé de la Bresse, du Bugey, du pays de Gex et de la principauté de Dombes; préf. Bourg; s.-préf. Belley, Gex, Nantua, Trévoux. 6 arr., 36 cant., 457 comm. ; 342.500 h. ; 7« région militaire; cour d’appel de Lyon ; évêché à Belley. Ce département tire son nom de l’Ain qui l’arrose. Production de céréales, vin, lin, chanvre; élevage du mouton et des volailles ; vastes étangs. Fabrication d’étoffes, de tabletterie, gisements de fer, lignite, pierre lithographique. Carrières de marbre.

ain [a-m’j, mot arabe qui signifie source, fontaine. et qui entre dans le nom de plusieurs localités.

Am—Atoessaj comm. d'Algérie (départ, de Constantine, arr. de Sétif) ; 5.700 h.

Ainay— le-Cllâtcail, comm. de l’Allier, arr. et à 45 kil. de Montluçon ; 1.920 h. Ch. de f. O.

Aïn-Beïda, comm. d'Algérie (départ, et arr. de Constantine) ; 7.000 h.

aine [é-ne] n. f. Baguette à laquelle on enfile par la tète les harengs à fumer. (On dit aussi ainette, ALiNETTE.) Bande de peau qui garnit la tête, les plis d'un soufflet d'orgue.

aine fé-ne] n. f. (lat. inguen). Partie du corps entre le liant de la cuisse et le bas-ventre. ITi de flexion de la cuisse sur l’abdomen. V. homme.

AÏU-Madhi, v. d'Algérie (dép. d'Algen, sur les confins du Sahara; I.ÜOO h. Ville prise et rasée en 1838 par Abd-el-Kader.

Aïn-Mokra, ch.-l. de cant. d'Algérie (dép. de Constantine), arrond. et à 31 kil. de liône; 3.OU0 h. Mines de fer.

Aïn-MOUlariS, ville de la Tunisie méridionale. Importantes carrières de pliosphates.

AïnoS [no], race asiatique qui se rencontre dans nie Yéso, l’île Sakhaline et dans les Kouriles. Elle est aujourd'hui en voie d'extinction. — l'n Aïno.

— Encycl. Les Alnos sont forts, robustes, très velus, à pommettes saillantes, à nez court et large. Leur intelligence est très bornée ; ils sont surtout chasseurs. Leur vénération pour Tours est célèbre.

ains [inss] conj. (du lat. ante ). Vieux mot qui signifie mais : digne non de pitié, ains de compassion.

Aïn-Sefra, v. et

oasis de laprov. d’Oran (Algérie), à la source de l’oued Aln-Sefra ;

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