‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 525 sur 1225 · V. a. fane. fr. conj'éer · texte numérisé non relu

V. a. fane. fr. conj'éer

Se conj. comme aboyer.)

Apprêter le cuir, le soumettre au corroyage.

Battre à chaud (en parlant du fer).* Souder à chaud (des barres de fer). Dégrossir et l’cdresser (du bois). Pétrir, malaxer (du mortier).

Corroyer (Edouard- Jules), architecte et écrivain français, né à Amiens, m. à Paris (1837- Corroyer,

1904). Il a présidé à la

restauration de nombreux monuments religieux (abbaye du Mont-Saint-Micliel), etc. On lui doit de remarquables études sur l'art roman, l'art gothique et la Renaissance française.

corroyeur [/i-o-roi-iei/rl n. et adj. m. Qui apprête le cuir: le démayoçjite CUon était con'uyeur.

Corrozet (Gilles), écrivain et libraire français, né et m. à Paris (1510-loü8). Mit en vers les Fables d'Esope, et publia la Fleur des antiquités et singularités de la noble et triomphante ville et cité de Paris.

corrugateur [kor-m-gha] n. et adj. m. Anat.

Se dit du muscle sourcilier, dont les conti’actions plissent la peau du front et de la base du nez, et froncent les sourcils.

corrugation [kor-ru-gha-si-on\ n. f. (du latciim, avec, et ruga, ride). Anat. Froncement, plissement de la peau.

corrupteur [ko-rup-teur], trice adj. etn. Qui corrompt l’esprit, les moeurs, un texte : Pousseau accusa le théâtre d'fitre corrupteur des mœurs.

corruptibilité [Ao-rup-ti] n. f. Nature de ce qui est sujet k la eorruption, Axt. Incorruptibilité.

corruptible [ko-ruu-ti-ble', adj. Sujet à la corruption. Ant. Incorruptible.

corruptif [ko-rup-tif . ive .adj. Qui a la propriété de corrompre.

Corruptio optimi pessima, mots lat. signif. La corruption de ce qu'il y a de meilleur est le pire, axiome de l'antiqui'é que l'on applique à l'autorité quand elle devient desptdiquc : à la religion, quand elle devient intolérante et fanatique; etc.

corruption [A-o-ta/p-si-on] n. f. (lat. corruptio). Putréfaction ; la corruption des viandes. Altération : corruption du sang, de l'air. Fig. Séduction : recourir à des moyens de corruption. Dépravation : la rorniption de Corinthe causa sa perte.

— Encyci.. Cor uption de fonctionnaires, v. t'osc- TiONNAiRE. Corruption électorale, v. élection.

corsac (saA’J n. m. Petit renard du Turkestan, qu’autrefois,"en France, on apprivoisait et que les |

dames portèrent comme elles portèrent des chiens de manchon. (On disait aussi auive.)

corsage n. m. (de corps). Buste, partie du corps comprise entre le cou et les hanches.

Se dit ; 1» des femmes : dame au corsage opulent; 2» de certains animaux :

le corsage du cerf, du lévrier, du che- '(ki n.ufÿSM

val. Partie du vêteç M#

ment de femme, qui recouvre le buste :

un corsage de soie. Corsages.

Qualité d'un drap

bien fourni en laine : drap d'un beau corsage.

corsaire [sè-re] n. m. (liai, corsaro; de corsa, course). Navire armé en guerre. Capitaine qui le commande : Surcouf fut un hardi corsaire. Pirate. Fig. Homme rapace et impitoyable : les corsaires de la finance. Adjectiv. : unnavire corsaire. Prov. : A corsaire corsaire et demi, contre ceux qui se montrent durs, avides, on se montre plus mauvais qu'euxmèmes.

Corsaires à corsaires.

L’un Vautre s’attaquant, ne font point leurs affaires,

quand les fripons, les méchants se battent entre eux, ils n'y ont pas de profit. (Proverbe de Régnier, cité par La Fontaine dans sa fable : Tribut envoyé par les animaux à A lexandre.)

— Encycl. Le nom de corsaire est donné à un bâtiment de commerce armé en guerre et appartenant à un particulier ou, mieux, à celui qui commande le bâtiment. Il ne faut pas confondre les corsaires avec les pirates. Ceux-ci opéraient en temps de paix comme en temps de guerre, tandis que le métier de corsaire était en quelque sorte régulier et reconnu officiellement. Dès que la guerre était déclarée, les plus hardis des marins recevaient des lettres de marque ou lettres de représailles, qui leur donnaient le droit de capturer les vaisseaux de commerce de la nation ennemie. Duguay-Trouin, Forbin, Pointis, Jean Bart, Surcouf furent des corsaires. Ce fut seulement au congrès de Paris, en 18SG, que la guerre de course fut abolie. Seuls, les Etats-Unis, l'Espagne et le Mexique refusèrent de prendre un engagement à ce sujet. Toutefois, les Etats-Unis et l'Espagne n'osèrent, en 1898, restaurer Tusage des navires de course.

Corsaire {le), poème de Byron, où l’auteur s'est peint sous les traits du héros, aventurier qui cherche l'oubli dans l'ivresse des combats (1814).

Corsaire {le), opéra- comique en trois actes, paroles de La Chabeaussière, musique de Dalayrac; livret romanesque et dramatique, partition expressive et spirituelle (1783).

Corse, De de la Méditerranée. Elle forme l'un des 89 dép. de la France ; préf. Ajaccio ; s.-pi-éf. Bastia, Calvi, Corte, Sarténe ; 5 arr., 62 cant., 304 comm.; 288.900 h. {Corses). 15« région militaire; cour d'appel à Bastia, évêché à Ajaccio. Les forêts, l'élevage (chèvres, moutons, porcs) sont les principales ressources de la Corse. L'ile de Corse fut cédée par les Génois à la France en 1708.

Corse (cap), cap au N. de l'ile de Corse, corsé, e adj. Qui a du corps, de la consistance ; drap corsé. Qui a du ton, du montant ; vin corsé. Fig. Qui contient des détails scaljreux ; histoire corsée. Energique : recevoir une semonce corsée.

corselet [tè] n. m. Corps de cuirasse sans garderein ni tassette ; corselet de mailles. Partie du thorax de certains insectes.

corsèque ou eorsecque [.sè-Ae] n. f. (de Corse). Au xvi^ siècle, grande pertuisane à oreillons pointus, en usage dans l'infanterie.

corser [sé] v. a. (de corps). Donner du montant ; corser un vin; de la foi-ce ; corser l'action d'un drame.

corset [sé] n. m. (de. corps). Corsage de robe. CVx.) Pièce de vêtement garnie de baleines pour maintenir la taille : un corset trop serré déforme la taille et gêne ta respiration.

corsetier \ti é), ère n. Qui fait

des corsets.

Corseul, comm. des Côtes-du- Nord, arr. et à 11 kil. de Dinan ; 2.850 h.

Ch. i e f .Et. Minoteries. Ruines romaines, corsin n. m. Banquier ; usurier. Vx.)

Corsini (Edouard), savant italien, né à Fanano. m. à Pise (1702-1765’. Il a laissé une foule d’ouvrages d’études ^ ...

historiques, soit généraux, soit relatifs à 1 antiquité grecque et romaine.

Corsini (saint André), né à Florence, m. à Fiesole (1302-1373), évêque de Fiesole. Canonisé en 1C29. Fête le 6 janvier.

Corsini (galerie et palais), un des plus beaux palais de Rome ; la reine Christine de Suède y mourut en 1689. La galerie, très riche, comprend des toiles des maîtres italiens, espagnols et flamands.

corso n. m. (m. ital. signifiant cours). Nom que les Italiens donnent à leurs promenades publiques. Spécialem., Nom d’une des principales voies de Rome. (En ce sens, prend une majuscule.)

cortaii [ta, l mil.] n. m. Chalet pour les gardeurs de troupeaux, dans les Pyrénées.

Cortambert [ tan-bèr] { Pierre-Françots-Eugene), géographe français, né à Toulouse, m. à l’aris (1805-1881 ); auteur d'ouvrages de vulgarisation.

Corte \té\, ch.-l. d’arr. (Corse), près du confluent de la Restônica et du Tavigliano, dans un site très pittoresque, à 84 kil. d Ajaccio; 5.190 h. {Cortenais.} Ch. de f. Commerce de marbres, pâtes, fruits, vins. — L'arr. a 16 cant., 108 comm., 60.200 h. Corte est, en même temps que le chef-lieu, la seule commune du canton.

cortège n, m. (ital. corteggio; de corte, cour). Suite de personnes qui accompagnent quelqu'un pour lui faire honneur ; les courtisans faisaient à Louis XIV un brillant cortège; le cortège de la mariée ; un cortège funèbre. Fig. Suite, accompagnenient : les maladies sont le cortège de l' inconduite.

L'n ilieu, qui prit pitié de la nature humaine,

Mil auprèe du plaisir le travail et la peine ;

La crainte Vnteilla, IVspuir puida ses pas;

Ce curtàpe aujourd'hui l'accumpugne ici bas. (Voi-TAia*.)

Corset.

COR

CortégBr 'j£\ v.a. (Sc conj. comme abréger.) Dans le slyle burlesque, l'aire cortège à : cortéger un roi.

Cortemarek, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Occidentale, arr. de Dixmude) ; 4.010 li. Lainages.

Cortenaeken, comm. de Belgique (prov. do Brabant, arr. de Louvain) ; 1.380 h.

Cortenberg, comm. de Belgique (pi'ov. de •Brabant, arr. de Louvain); 1.730 h. La cliarte de fondation que Jean III, due de Brabant, y octroya à ses sujets (1312), est la plus aneienne constitution du Brabant.

Cortereal (Gaspard et Michel), frères et navigateurs portugais du commencement du xv!» siècle. Ils aperçurent le Labrador, Terre-Neuve et le Groenland.

COrtèS [lèss) n. f. pl. fplur. du mot esp. corte, cour). Assemblée législative, en Espagne et en l’ortugal. (S'écrit aussi avec une majuscule.)

— Encycl. En Espagne les cortès, dont l'origine remonte aux conciles, assemblées représentatives instituées par les 'Visigoths, furent longtemps comparables aux Etats généraux de l’ancienne France. La Constitution de 1876 leur donna leur forme actuelle ; elles comprennent deux Chambres : le Sénat et la Chambre des députés {Congreso).

cortex [(é/rss] n. m. Mot lat. signif. écorce.

Cortez [iéz’] (Fernand), capitaine espagnol, né à Medellin ( Estrémadure ), m. près de Séville (1483-1547).

Il conquit le Mexique de 1519 à 1521, détruisit l'empire aztèque, releva Mexico de ses ruines, et introduisit dans le pays la culture du mûrier et de la canne à sucre.

Charles-Quint et ses ministres ne lui eurent d'ailleurs aucune reconnaissance de ses conquêtes, et il mourut oublié. Les services qu'il a l’endus à sa patrie et, indirectement, aux sciences géographiques, ne doivent pas faire oublier les cruautés dont il se rendit coupable envers les Aztèques vaincus. 'V. Guatimozin.

cortical, e, aux adj écorce). Qui a rapport à l'écorce : le liège est une formation corticale- .inat. Substance corticale, nom donné à diverses substaneos qui enveloppent extérieurement certains organes : la substance corticale du cerveau.

corticicole adj. Qui habite sous les écorces ; larves corticicoles.

COrticifère adj. Qui porte une écorce.

Cortlciforme adj. Qui a l’apparence de l’écorce.

corticine n. f. Chim. Tanin que Ton rencontre dans toutes les écorces végétales.

Cortier (Maurice), offleior et explorateur français, né au Raincy (Scine-et-Oise), m. au champ d’honneur, à Mafiréoourt (Marne) 11879-1914] ; il accomplit de belles œuvres scientifiques dans ses voyages sahariens.

eortine n. f. (lat. cortina). Antiq. rom. Chaudière. Couvercle du trépied de Delphes ; ce trépied lui-même. Bot. 'Voile qui unit les bords du chapeau au pédicule, dans certains champignons.

coi’tiqueux, euse

[keû, eu-ze\ adj. Se dit des fruits dont la pulpe est recouverte d'une enveloppe coriace, tels que l'arbouse , le citron, etc.

COrton n. m. “Vin de Bourgogne, que Ton récolte dans la commune d’Aloxe-Corton.

Cortone ou Cortona,

V. d’Italie, au- dessus de la Chiaiia, tributaire du lac Trasimène; 26.500 h. 'Vignes et oliviers ; marbre . Patrie de Cortone.

Cortone (Pletro Berret- TiNi DA Cortona, dit Pierre de), peintre et architecte toscan, né à Cortone, m. à Rome (1590-1069); artiste facile et brillant, auteur de : la Nativité de la Vierge, la Rencontre de Bidon et d'Enée, etc.

Cortot i (o] (Jean Pierre), statuaire français, né et m. à Paris (1787-1843); talent correct, mais un peu froid (le Soldat de Marathon; fronton de la Chambre des députés; Apothéose de Napoléon sur l'Arc de triomphe).

corubis rifss] n. m.

Corindon artificiel qui possède une grande dureté, et que Ton obtient comme produit secondaire de la préparation du chrome.

coruscation [cmska-si-oni n. f, (lat. cotat.scatioJ.Vif éclat de la lumière :

la coniscation d'un météore. (Peu us.;

corvéable adj. Sujet à la corvée : avant 1789, le peuple était taillable et corvéable à merci.

corvée [néj n. f. (bas lat. corrogata). Travail gratuit qui était dû par le paysan à son seigneur ou à l'Etat : les corvées furent aboliespar l Assemblée constituante. Dans les régiments, travaux auxquels on astreint à tour de rôle les soldats, pour satisfaire aux besoins généraux de l'existence militaire : corvée de vivres, d'eau, de propreté, etc. Batterie de tambour, sonnerie de clairon ou de trompette pour appeler les hommes de corvée. Fig. Travail, démarches faites avec peine et sans profit : solliciter pour un incapable, quelle ennuyeuse corvée I

Cortot.

Fernand Cortez.

. (du lat. cortex, icis.

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La corvée do l’ordinaire {tambour).

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-a corvée de quartier (Lanibour).

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