‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 537 sur 1225 · Coulant de bourse · texte numérisé non relu

Coulant de bourse

Coulaures, comm. de la Dordogne, arr. et à 20 kil. de Périgueux, sur la Loue : 1.200 h. Ch. de f. du Périgord.

coule n, f. (lat. cucullus). Vêtement à capuchon, porté par certains religieux. Syn. cagoule, cuculle, coule n. f. Pop. Syn. de coulage. Fig. et fam. Etre à la coule, être en possession de toutes les finesses qui permettent'd'avoir du profit.

coulé n. m. Musiq. Passage sans interruption qui se fait d'une note à une autre, en les liant par un seul coup de gosier, de langue ou d'archet : le coulé s'indique par une courbe.

V. LIAISON. Pas de danse glissé. Au billard, coup par lequel la bille du joueur suit en ligne droite ou à peu près la bille atteinte. Liaison de récriture dite coulée. Ouvrage jeté en moule.

coulée [M] n. f. Ecriture liée et penchée. Action de jeter en moule : surveiller la coulée. Masse de matière en fusion : trou de coulée. Gëol. Matières

Coulé»

Coulée (alphabet des majuscules).

répandues et solidifiées sur des surfaces inégales. yiar. Coui’be de raccordement entre les genoux et la quille d'un vaisseau. Yèner. Chemin étroit que suit le cerf pour se rendre à son réduit.

COUlemcll© \mè-le] n. f. Nom vulgaire de la lépiote élevée, champignon comestible du groupe dos agaricinées. (On l’appelle aussi colmelle, cou- LEMOTTE, COULMOTTE, COULNELLE. V. la planchC CHAMPIGNONS.)

COUleiïlÔHt rmnn] n. m. Mouvement des liquides qui suivent leur pente.

couler [Zë] v. n. (du lat. colare, filtrer). Fluer, suivre sa pente, en parlant d’un liquide, d'un cours d'eau : la Seine coule vers l'Ouest, S'échapper au dehors, en parlant du sang, des larmes, etc. Laisser échapper, en parlant d'un récipient : ce tonneau coule. Glisser le long de quelque chose : se laisser couler le long d'une corde. Fuir, passer, en parlant du temps ; les années coulent insensiblement. Se dit des fleurs qui ne nouent pas et ne donnent pas de fruits. Couler de source, sans embarras, en parlant de ce qui part de l'esprit, du cœur. S'eugloutir, s’abîmer : ce vaisseau va couler. Prov. : Il faut laisser couler l’eau, il faut attendre patiemment, subir avec résignation ce qu'on ne peut empêcher. V. a. Jeter en moule : couler une statue. Immerger : couler un bateau. Fig. Couler quelqu'un, le discréditer. Glisser adroitement : couler un billet. Couler la lessive, la répandre sur le linge dans la cuve. Musiq. Exécuter en lisant les notes. Se couler v. pr. Fig. et fam., se ruiner, se perdre. Pop. Se la couler douce, vivre sans travailler, se donner du bon temps.

COUlereSSe [rè-se] n. f. Cuve employée dans les raffineries de sucre.

COUlette [lè-te] n. f. Sorte de truble montée sur un support en forme de raquette. Broche qui sert au retordage du fil et de la soie pour la passementerie.

couleur n. f. fiat, eolor). Impression que fait sur l’œil la lumière réfléchie par les corps ; la lumière solaire est décomposée par le pris7ne en sept couleurs principales. (V. prisme.) Matière colorante : broyer des couleurs. Teint du visage : avoir de belles couleurs.

Ce qui n’est ni blanc ni noir : linge de couleur. Fig. Apparence : les couleurs de la vérité. Ih'étexte : soits couleur de se défendj'e. Fam. Menterics : coîiter des couleurs. Caractère propre d'une opinion : la couleur d'un journal, douleur locale, observant des détails de mise en scène qui caractérisent une époque, un pays. Chacun des quatre attributs qui distinguent les cartes à jouer. Au trente et quarante, la noire. Fig. Qualité du stvle, qui donne aux pensées de l’éclat.

Changer de couleur, devenir pâle.

Un homme de couleur, un mulâtre. PI.

Nuances distinctives d'un drapeau, d'une cocarde : hisser au grand mât les couleurs nationales. Pâles coul 'urs, nom vulgaire de la chlorose. Prov. et i.oc. Couiette. PROV. : Juger fou parler) d’une chose comme les aveugles des couleurs, sans en avoir la moindre connaissance. En faire voir de toutes les couleurs, faire passer par toute sorte de tribulations ; tromper de toutes les façons. Des goûts et des couleurs, il ne faut pas disputer, chacun est libre d avoir son opinion.

— Encycl. Techn. Les couleurs industrielles sont de trois espèces : minérales, végétales et animales. Les premières sont constituées par des oxydes et sulfures métalliques ; les secondes sont extraites de substances végétales pulvérisées ; les troisièmes sont obtenues par le broyage de certains insectes. Les couleurs minérales sont naturelles ou artificielles. Celles-là subissent diverses opérations, telles que le cassage, le broyage, le débourbage, la lévigation, la décantation et le tamisage. Ces opérations ont pour but de purifier les produits naturels. Toutes les couleurs, sauf celles en usage dans la teinturerie, se

délayent dans diverses substances qui diffèrent suivant la future destination de ces couleurs ; c'est ainsi que l'on distingue les couleurs à l'huile, d l'eau, à la colle, au miel, à la gomme, à la cire, etc. Les couleurs tinctoriales se combinent la plupart du temps en agissant les unes à l’égard des autres comme réactifs chimiques. Les difi'éi^pntcs couleurs artificielles sont : le blanc, le bleu, le rouge, le jaune, le noir, le vert et le brun, qui, combinés les uns avec les autres, fournissent toute la gamme des couleurs. I.es couleurs vitri^ahles, mélangées à des fondants d'origine minérale, servent à la décoration des porcelaines, en se liquéfiant à haute température.

couleur n. m. Dans les fonderies, ouvrier qui remplit les moules. Dans les lavoirs, garçon qui jette de l'eau bouillante sur le linge.

couleuvre n. f. dat. coluber). Gcni-e de serpent ovipare que l'on rencontre dans tous les pays du monde. Fig. Personne souple et rusée. Malice secrète. Faire avaler des couleuvres à quelqu'un, lui faire accroire des mensonges ; lui faire subir des affronts.

— Encycl. Les couleuvres sont des serpents dont la mo]*sure n’est pas dangereuse, et qui peuvent atteindre une grande taille. En France, on trouve la couleuvre à collier (1“>,20), olivâtre, marquée de brun, avec collier jaune, qui vit surtout dans l’eau ;

Couleuvre : A, à collier; B, vei le et jaune; 3, tête de couleuvre vipérine; 4, tête de vipère aspic.

la couloMvre verte et jaune {1“,20) ; la couleuvre d'Esculape, d’un brun olive, avec le ventre jaunâtre (1»^,60) ; la couleuvre à quatre raies, d'un brun jaunâtre, avec deux raies brunes et noires le long de chaque flanc (2 m.) ; la couh-uvre lisse, d’un brun clair, qui ne dépasse pas 70 centimètres ; la couleuvre vipérine, semblable à la vipère, aquatique, assez petite, et qui, comme la vipère, se réunit en pelotes d’individus ; la couleuvre chersoide, qui ressemble à la vipérine, etc. Dans les régions tropicales, il y a de nombreuses espèces de couleuvres ; certaines atteignant plusieurs mètres de long. V. SERPENT.

couleuvreau [urd] n. m. Petit de la couleuvre.

COUleUVrée [ur^] n. f. clématite des haies.

COUleUvrin? e adj. Qui ressemble à la couleuvre.

COUlevriue n. t. (de couleuvre). Ancien canon

à main ou monté sur affût, plus long et plus fin que ceux d'aujourd'hui.

COUle'vrinier [ni-é\ n. m. Homme de guerre du xve siècle, armé d'une coulevrine.

COUli n. m. V. coolie.

COUliCOU n. m. Genre d'oiseaux grimpctirs, comprenant des coucous d'Amérique : les coulicous sont d'un gris varié de blanc et de grisâtre.

COUlière n. f. Fer aplati en verge carrée. Pièce de bois d’un train de bois flotté.

COUlin n. m. Un des noms vulgaires du pigeon ramier.

COUliuage n. m. Flambage, à l'aide d'une torche de paille enflammée, de l'écorce des arbres fruitiers, pour détruire les insectes et les lichens.

COUline n. f. Torche employée pour le coulinage.

COUliner [né] v. a. soumettre au coulinage.

coulis [II] n. m. (de couler). Jus d’une substance consommée par une cuisson lente, et passée au tamis ou à travers un linge : coulis d'écrevisses. Mortier, plâtre gâché, métal fondu que l'on coule dans les joints pour les boucher. Adjecliv. Vent coulis, qui se glisse à travers une fente, un trou.

coulisse [Zi-sej n. f. (de couler). Rainure dans laquelle on fait glisser une pièce mobile : porte à coulisse. Partie du théâtre, placée derrière les décors sur les côtés de la scène. Fig. Ce qui est secret, loin du public : les coulisses de la politique. Rempli d'une étoffe dans laquelle on fait glisser un cordon. Herse placée à la porte d’une tour ou d'un château. Begaras, yeux en coulisse, regards tendres, regards obliques pour voir en cachette. Bours. Réunion des courtiers qui opèrent en dehors du ministère des agents de change.

— Encycl. Bours. La coulisse est la réunion des intermédiaires qui, à Paris, négocient directement la rente 3 p. 100 à terme, et, soit au comptant, soit à terme, les valeurs mobilières non inscrites au cours authentique et pour lesquelles l'intervention des agents de change n'est pas obligatoire.

Ce marché libre fait à lui seul les trois quax’ts des opérations du marché de Paris.

La loi de finances rendit, le J 3 avril 1896. la production du bordereau d'agent de change obligatoire pour les valeurs cotées, ce qui équivalait à enlever à la coulisse la négociation de ces valeurs. Cette restriction n'a pas fait disparaître le marché libre.

coulissé, e [Zî-s^ adj. Muni d’une coulisse.

coulisseau [U-sô] n. m. Petite coulisse. Pièce qui se meut dans une coulisse. Bâti pour placer des tiroirs. PI. Double coulisse de bois sur laquelle repose un lit à roulettes.

COU

COU

coulissement ’man] n. m. Glissement en coulisse : le coulissement d'une porte.

coulisser [sej v. a. Garnir de coulisses : coulisser un tiroir; coulisser les côtés d’une scène. V. n. Glisser sur coulisse : porte qui coulisse.

Coulisseur \li-seur] n. m. Outil servant à faire des coulisses.

coulissier ère adj. Qui a rapport à

la coulisse : la spéculation coulissière. N. m. Courtier qui s’occupe de transactions de Bourse hors du parquet des agents de change.

COUliSSOire n. f. Outil de facteur d'instruinen(s de musique pour creuser les coulisses.

Coulions, comrn. du Loiret, arr. et à U kil. de Gien, sur la Tielle ; 3.870 h. Ch. de f. Orl. Saboteries

Coulmiers [mi-é], comm. du Loiret, cant. de Meiing-sur-Loire ; 370 h. Victoire du général d'.4.urelle de Paladines sur les Bavarois de von der Thann (9 nov. 1870). Monument commémoratif de cette victoire.

Coulogne, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 36 kil. de Boulogne, sur le canal de Calais à Saint- Omer: 1.710 h. Ch. de f. N.

couloir n. m. de couler). Passage de dégagement d'un appartement à un autre. Dégagement d'une salle de spectacle, d'assemblée. Passage qui conduit à la salle des séances des assemblées législatives : intriqués de couloirs. Ecuelle à fond de toile pour couler le lait à clair.

couloire n. f. (de couler). Vaisseau pour faire égoutter la partie liquide de certaines substances comme le fromage, les épinards, etc. Vase que l'on place sous le robinet d'une cuve lorsqu'on tire le vin. Filière d'épinglicr.

coulomb [Ion] n. m. (de Coulomb n. pr.) Electr. Quantité d'électricité que débiterait par seconde un courant d'une intensité égale à 1 ampère (abrév. C) ; le coulomb international correspond à un dépôt électrolytique de 0,00! 1 1800 gr. d'argent.

Coulomb [Ion] (Charles-Augustin de), savant physicien français, né à Angoulême, m. à Paris '1736- 1806, ; inventeur de la balance de torsion. Membre de l'Académie des sciences.

COUlombG [(on-6e] n. f. Gros poteau d'une cloison.

COUlombmètre Hon] n. m. Appareil pour mesurer les quantités d'électricité qui passent par une canalisation électrique.

COUlommierS [mi-é] n. m. Fromage à pâte fermentée plus communément désigné sous le nom de Brie. Fromage épais légèrement salé que l'on vend sous le nom de double-crème.

Coulommiers [iomi-é], ch.-l. d'arr. (Seine-et- Marne), sur le Grand Morin, affl. de la Marne ; ch. de f.

E., kil kil. de Melun ; 7.220 h.

( Columériens ) . Fromages , imprimerie. Patrie de Barbier. La ville a été occupée et méthodiquement pillée par

les Allemands du 5 au 7 sep- Armes de Coulommiers. tembre 1914. — L'arr. a

4. cant., 77 comm., 50.370 h. ; le cant. a 14 comm. et 16.770 h.

COUlOU n. m. Pigeon (dialect.'.

Coulou, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 9 kit. de Niort ; 1.640 h. Ch. de f. Et. Soieries.

Coulonges-sur-l’Autize, ch.-i. de cant.

(Deux-Sèvres), arr. et à 20 kil. de Niort, tout près de. VAutize, affl. de la Sèvre Niortaise ; 2.330 h. Ch. de f. Etat. Clouteries. — Le cant. a 14 comm. et 15.750 h.

COUlotte [lo-te] n. f. (de couler). Morceau de bois sur lequel le plombier fait glisser la lame de plomb pour l'enlever du moule. Assemblage de deux planches à angle droit, dont se servent les maçons pour faire couler le mortier.

Couloumieix, comm. de la Dordogne, arr. et à 3 kil. de Périgueux, près de l'Isle ; 1.330 h. Ch. de f. du Périgord.

Coulou'vray-Boisbenâtre, comm. de la Manche, arr. et à 23 kil. de Mortain ; 1.210 h.

COUlpe n. f. (lat. culpa). Faute, péché. (Vx.) Dire sa coulpe de quelque chose, en faire l'aveu, en témoigner du repentir. Battre sa coulpe, se frapper la poitrine en signe de repentir.

COUlt [koult] n. m. Bois d'Amérique employé en marqueterie.

coulure n. f. Accident qui empêche la fécondation de la fleur en faisant couler le pollen . la coulure de la vigne se produit quand de fortes averses coïncident avec la floraison. Partie du métal qui s'échappe à travers les joints du moule, au moment de la fonte. Corde d'une seine garnie de liège et de plomb.

— Encycl. Arboric. La coulure est un avortement plus ou moins complet du fruit, au moment de la floraison. Elle tient à diverses causes ; végétation trop exubérante, épuisement du pied, mais, le plus souvent aussi, elle est due aux intempéries, surtout aux pluies abondantes qui lavent les sacs polliniques et font couler le pollen.

D.ans le premier cas, on a recours à une taille longue, et aux pincements durant la floraison ; mieux encore, on pratique une incision annulaire juste audessous du fruit et sans attaquer l'aubier. Cette opération, qui se pratique pendant la floraison ou même un peu avant, a pour résultat de concentrer dans l'ovaire une plus grande quantité de sucs nourriciers, et d'augmenter la grosseur du fruit dont elle hâte ég.alcmont la maturation.

D.ans le cas où la coulure est due à l'épuisement de l'arbre fruitier, seules des fumures abondantes peuvent la prévenir.

Enfin, si l'on craint les intempéries, difficiles à prévoir et surtout à éviter, on peut, par des soins appropriés, activer un peu la floraison : certains arboriculteurs abritent leurs arbres à fruits avec des

planches, paillassons, etc. ; mais, outre qu’elle est coûteuse, cette pratique ne donne pas souvent les résultats qu'on en attend.

COUmaille 'ma. il mll., e) n. f. Roche des mines où la hoiiille se trouve divisée.”

COumarine n. f. Composé employé en parfumerie et que l'on extrait de la fève tonkâ et de quelques autres substances végétales.

COUIIiarique adj. Se dit de l’iin quelconque des trois acides qui dérivent de la coumarine.

COUmarOU n. m. Nom brésilien du coumarouna.

Coumarouna n. m. Grand arbre, appelé aussi dipteryx, qui produit la fève tonka.

Coumassie ou Koumassie [?îtn-sf], v. de Guinée (colonie angl. de la Côte de l'Or), capit. de» Achantis ; prise par les Anglais en 1874 ; 33.000 h.

coumier [mi-é\ ou couma n. m. Genre d'arbres de la famille des apocynacées, qui croissent en Guyane. •

Coumoundouros [moun'-dou-ross] (Alexandre), homme politique grec, né àAvid, m. à Athènes (1812- 1883) ; président du conseil en 1878.

eoumys ou koumis

[mm] n. m. Boisson fermentée, fabriquée avec du lait de jument dans la Russie méridionale et dans l'Aise centrale : le eoumys est employé en thérapeutique comme reconstituant.

Counani, localité de la Guyane, dans la partie longtemps contestée entre la France et le Brésil.

Elle a été attribuée au Brésil par l'arbitrage de 1900.

Counéné ou Cunene (le), fleuve de la colonie portugaise d'Angola ; une partie de son cours sert de frontière enire cette colonie et l'Union sudafricaine.

cou-nu n. Nom de volailles (originaire de Transylvanie) dont le cou est dépourvu de plumes sur I toute sa longueur.

1 coup (Aon] n. m. (lat. colaphus). Choc, attouche- 1 ment subit de deux corps : recevoir un coup. Blessure : tomber percé de coups. Décharge, détonation i d'une arme à feu : entendre un coup de feu. Chacun des mouvements d'un corps qui doivent se répéter ; un coup de piston. Mouvement violent des éléments : un coup de vent ; un coup de mer. Chacun des sons que rendent certains corps quand on les frappe : coup de cloche, de tambour. Heure précise sonnée par une horloge : ait coup de midi. Ce qu'on boit en une fois : un coup de vin, de rhum. Manière de jouer ; chacune des actions du joueur. Fois, moment : du premier coup. Fig. Mouvement violent, attaque ; frapper un coup décisif. Action bonne ou mauvaise, mais hardie ; réussir un bon coup ; faire un mauvais coup. Résultat ; manquer son coup. Chance favorable, circonstance heureuse ; un coup de fortune. Coup de tête, action hardie mais inconsidérée, inspirée par le caprice, le dépit ou le désespoir, üonn-'r un coup de main à quelqu’un, lui prêter une assistance passagère. Coup d’air, mal produit par un courant d'air. Coup de sang, épanchement subit au cerveau. Coup de soleil, insolation. Coup de feu, surélévation soudaine de la chaleur du foyer, qui brûle ce que Ton cuisait et, au fig., redoublement de travail, d’activité. Fam. Coup de chien, bourrasque, émeute. Coup dur, événement qui réclame un redoublement de force, d'énergie. Coup d'œil, regard rapide. Coup d'essai, ce qu’on fait pour la première fois. Coup de. maître, action habilement concertée et exécutée. Coup de Jarnac, porté en trahison. CV. Jarnac.) Coup de théâtre, changement subit dans une situation. Coup de grâce, qui tue, achève la ruine. Coup d'Etat, abus d'autorité. Coup de chapeau, salut donné en passant. Le coup de pied de l'âne, lâche insulte faite à quelqu’un jadis puissant. (Allus. à la fable de La Fontaine ; le Lion devenu vieux.) Sans coup férir, sans combattre. Cuup-de-poing , v. à son ordre alpb. PI. Action de se battre : en venir aux coups. Loc. adv. : A coup sûr, certainement. Après coup, quand il n’est plus temps. Sur le coup, tout de suite. A tout coup, à chaque fois. 2’out a coup, soudainement. Tout a un coup, en une seule fois. Coup sur coup, sans interruption. Loc. prép. : Sous le coup de, sous l'influence funeste, la menace de. A coups de, en frappant, en attaquant avec. Hydraul. Coup de bélier, v. bélier.

— Encycl. Dr. Coups et blessures. 11 faut distinguer entre les blessures et coups volontaires, et les blessures et coups involontaires :

1» Blessures et coups volontaires non qualifiés meurtre. Tout individu qui, volontairement, a fait des blessures ou porté des coups ayant entraîné une maladie ou incapacité de travail personnel pendant plus de vingt jours, est puni d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans, et d'une amende de 16 fi-ancs à 2. 0011 francs. Quand les violences ont été suivies de mutilation, amputation ou privation de l’usage d’un membre, ou d’une infirmité permanente, le coupable est puni de la réclusion. Si les coups portés ou les blessures faites volontairement, mais sans intention de donner la mort, l'ont pourtant occasionnée, le coupable est puni de la peine des travaux forcés à temps.

2'> Blessures involontaires. Celui qui, par maladresse ou imprévoyance, a blessé involontairement autrui, est puni de six jours à deux mois d'emprisonnement et de 16 à 100 francs d’amende, ou de Tune de ces deux peines. V. homicide, meurtre.

COUpablG adj. et n. (du lat. culpa, faute). Qui a commis un crime, une faute. Répréhensible, en parlant des choses : acte coupable. Ant. Innocent.

COUpablement [manj adv. D'une manière coupable, répréhensible.

coupage n. m. Action de couper. Mélange de j plusieurs vins qui possèdent des qualités différentes, i Mélange d'alcools à différents degrés de concentra- I tion. Mélange de fourrages coupés et déchiquetés que Ton donne aux bestiaux. Action d'ajouter de Teau â un liquide quelconque dont on veut amoindrir la force.

Oouluit'e.

CoumouQdouros»

— Encycl. Le coup.Tge d'un liquide a pour but soit d'en atténuer la force mélange d'alcools à des degrés difl'érents), soit de lui donner des qualités qu il ne possède pas ; mais, en général, l'appellation s applique plus particulièrement aux vins.

î'ar le coupage des vins, on leur donne de la couleur, du bouquet, de la verdeur, de l'acidité, ou Ton atténue tel ou tel délaut (manque de tanin, d'alcool, etc.). Mais l'opération du coupage, parfaitement licite tant que le mélange provient uniquement de vins naturels, devient une falsification quand on fait usage de substances nocives (fuchsine, par exemple, pour donner de la couleur), ou que Ton trompe l’acheteur sur la qualité de la marchandise en lui vendant du vin coupé de produits de seconde cuvée (vins de sucre ou vins de raisins secs) ou simplement d'eau (mouillage).

coupant [pan], e adj. Qui coupe. Géom. Qui divise en deux parties ; un plan coupant. N. m. Tranchant : le coupant d'une lame.

coup-de-poing n. m. Petit pistolet de poche. Sorte de poinçon, foret dont on frapeles douves d'une arrique, pour y percer un petit trou. Coup - depoing américain, arme consistant en une masse de fer munie ou non de pointes! tpercéede trous, danslesquels on passe les doigts.

COUpen.f.flat.

cuppa). Sorte do verre a boire, porté sur un pied, généralement plus large que profond ; son contenu : boire une coupe de champagne. Vasque ronde d’une fontaine. F'ig. Source où Ton sabreuve : la coupe des plaisirs. Boire la coupe jusqu'il la lie, ne se voir épargner aucune douleur. Theol. Communion sous l'espèce du vin. Prov. : Il y a loin de la coupe aux lèvres, il y a loin entre un projet, une espérance, et leur réalisation.

Coupe et les Lèvres (là), drame en cinq actes et en vers d’A. de Musset, qui fait partie du Spectacle dans un fauteuil. Peinture symbolique et vive de la lutte entre Tamour et la débauche. Franck, chasseur du Tyrol, dédaigne la douce Deidamia pour la courtisane Bclcolor; lassé de celle-ci, il tâche à s'étourdir dans les combats, puis revient à Deidamia ; au moment où il va lui donner le premier baiser, la jeune fille est poignardée par Belcolor.

coupe n. f. (de couper). Action de couper : diriger la coupe d'un bois. Etendue de bois destinée à être coupée : coupe de 30 hectares. Coupe réglée, aménagement suivant lequel on ooi^e chaque année une portion de bois déterminée. I^ig. Mettre quelqu'un, quelque chose en coupe réglée, opérer régulièrement des prélèvements au détriment de cette personne ou de cette chose. Coupe sombre, opération qui consiste à enlever une partie des arbres qui composent un massif, et fig., épuration d'un personnel par l'élimination des membres les plus compromis. Action, manière de tailler une étoffe : coupe élégante d'un habit. Disposition des repos dans les vers, dans la phrase :

vers d'une coupe heureuse. Représentation graphique d'un objet dont on veut figurer l’intérieur ; représenter un fruit en coupe pour en montrer . les graines. Art de tailler les pierres. Jeux. Action, de faire passer dessous la partie d'un jeu de cartis qui était dessus. Faire sauter la coupe, rétablir subrepticement les paquets de caries dans Tordre où ils étaient avant la coupe. Façon de nager alternativement de chacun des deux bras, en le retirant de Teau et en le lançant en avant, puis en le ramenant le long du corps. Tirer sa coupe, nager de cette manière, Etre sous ta coupe de quelqu'un, être sous sa dépendance. Quantité de verre en fusion, qu’on prend pour faire une glace soufflée. Fausse coupe ou coupon, ce qui reste d'une pièce d’étoffe débitée et qui est insuffisant pour faire un vêtement.

coupé, e adj. Se dit de Técu ou d’une pièce partagée horizontalement en deux parties égales. V. la planche blason.) N. m. : le coupé et le tranché donnent l'écartelé.

coupé n. m. Voiture fermée, à quatre roues, généralement à deux places. Partie antérieure d'une diligence. Compartiment d'un wagon de p r emière classe qui n'a qu’une seule banquette. Pas de danse, que Ton exécute en se je- tant sur un pied et en passant l’autre devant ou derrière. Escr. Dégagé qui s’exécute en levant rapidement Tépée par dessus le fer de l’adversaire. Miisiq. Action d'abandonner une note après Tavoir touchée, sans tenir compte de sa durée. Coupé-lit, v. à son ordre alph.

coupe-air n. m. invar. Amas d'eau retenu dans un coude de tuyau, servant à arrêter les émanations des conduites d'eaux ménagères.

COUpeau [p6] n. m. Cime. (Vx.) Blas. Sommet de montagne figuré sur Técu.

COUpeau [pd! n. m. Ce qu'on enlève en coupant un métal. Bande de carton, contenant cinq cartes à jouer.

coupe-ballot n. m. Couteau recourbé pour couper les cordes des ballots. PI. des coupe-ballots.

coupe-bordure n. m. Outil servant à régulariser les bordures des pelouses de gazon. PI. des coupe-bordure ou coupe-bordures.

coupe-bourgeon n. m. Nom vulgaire de divers charançons (rhynchite, otiorhynqiic;. PI. des coupe-bourgeons.

coupe-bourse n. m. Nom donné autrefois aux voleurs à la tire.

Coupe.

COU

COU

Coupe-circuit ; 1. Rond 2. Carré.

COUpe-cercl© n. m. Compas dont une deux brandies est tranchante et sert à couper circulairement le papier ou le carton. Sorte de vilebrequin, armé d’une couronne tranchante, qui sert à enlever des disques de bois circulaire. PL des coupc-cercle ou coupe-cercles.

coupe-cheville n. m. Outil de

cordonnier, servant à couper les chevilles qui maintiennent la semelle. PL des coupe-chevilles.

coupe-choux [chou] n. m. invar.

Fam. l'i'ère lai chargé des offices vulgaires. Pop. Sabre poignard des fantassins, de 1831 au second Empire.

coupe-cigares n. m. invar. Instrument pour couper le bout des cigares.

coupe-circuit n. m. invar. Fil d'alliage fusible, que l'on intercale dans un circuit électrique et qui fond quand Coupe- Lintensité du courant devient trop consi- choux, dérable , interrompant ainsi le circuit.

coupe-collets n. m. invar. Appareil pour couper les collets et les feuilles des betteraves, au moment de rarrachage. Syn. décolleteur.

coupe-cors n. m. invar-. Instrument tranchant, pour couper les cors et les durillons.

coupée [pé] n. f. Ouverture pratiquée dans la muraille d'un navire et faisant communiquer l'intérieur avec l’échelle placée à l'extérieur. Syn. sabord de coupée. ^ coupe-feu n. m. invar. Large avenue ménagée de distance en distance, dans les forêts d’arbres résineux, afin d'arrêter la propagation des incendies.

coupe-feuilles n. m. invar. Instrument employé dans les magnaneries, pour couper les feuilles de mûrier.

coupe-file n. m. invar. Carte délivrée par la préfecture de police et qui permet de couper les files de voitures, les barrages d'agents, quand la circulation n'est pas, libre.

coupe-foin n. m. invar. Outil tranchant, pour entamer les meules de foin pressé, au fur et à mesure de la consommation.

coupe-gazon n. m. invar. Instrument employé pour couper les gazons.

coupe-gorge n. m. invar. Endroit dangereux : certaines rues de Londres sont de vrais coupe-gorne. Mar. Courbe de charpente, qui forme la gorge d'un vaisseau.

COUpeillon \p'\ ll mlL, on] n. m. (provenç. coupayoun). Petite truble pour retirer les poissons des poches d'une bourdigue.

coupe-jarret n. m. Brigand. Fig Homme dénué de tout scrupule. PL des coupe- jarrets.

coupe-julienne n. m. invar. Instrument qui sert à découper en menus fragments les légumes destinés à la confection des juliennes.

coupe-lande n. m, invar,

Iloue de fer pour enlever les ajoncs, etc., sur les mauvais terrains.

coupe-légumes n. m. invar. Instrument pour couper les légumes en morceaux de dessin déterminé.

coupé-lit n. m. Coupé de wagon dont le dossier bascule en arrière et transforme le siège en lit.

PL des coupés- lits.

coupellation [pèl-la-si-on] n.

f. Chim. Opération qui consiste à séparer, par la fusion, l'or ou l’argent unis à d'autres métaux.

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