ESSAI
coupelle [pè-le] n. f. fde cou-
Coupe-
Coupe- Coupp.
Petfte couprpétH creuset de terre réfractaire, de porcelaine, de cristal, de g’ros, etc., utilisé dans les laboratoires, et spédalein. petit creuset en os calcinés pour la coupellation. Pelle de fer-blanc, pour prendre f\ la poudre à canon.
coupeller [p&i-lé] v. a.
coupelle : coupeller de V or . de l'argent, etc.
coupemeht
[man] n. m. Action découper. Intersection de deux voies ferrées.
c O upe-net hièt'l n. m. invar, hince tranchante , pour couper les fils' métalliques.
coupe-ongles n. m. invar.
Sorte de ciseaux en acier, à lames très courtes et très robustes, servant à couper Icsonglcsdes mains et des pieds.
coupe-oreilles n. m. invar. Cisaille à vis de rappel, pour couper les oreilles des chiens.
coupe-paille n. m. invar. 'V. hache-paille. coupe-papier n. m. invar. Sorte de couteau en bois, en os, etc., pour couper le papier, séparer les feuillets d’un livre, etc.
coupe-passepoil n. m, invar. Outil de coüf' donnier.
coupe-pâte n. m. invar. Couteau de boulanger, pour couper la pâte.
coupe-queue n. m. invar. Instrument employé pour couper la queue aux chevaux. Instrument de mégissier, pour couper les queues des peaux.
couper \pé] V. a. (de coup). Diviser, séparer avec un instrument tranchant : couper du pain; couper la tète. Entamer par incision : bretelles oui coupent les épaules. Châtrer : couper un chat. Impressionner fortement et désagréablement : bise qui coupe le visage. Rompre; interrompre : cowi^e?’ wn pont; couper larespiration; couper laparole; couper la fièvre. Fig. Couper bras et jambes à quelqu'un, lui causer une stupeur profonde, lui ôter tout moyen d'action. Couper à ou dans la racine, extirper radicalement. Couper l'herbe sous lesjùeds de quelqu'un, le supplanter. A couper au couteau, très épais. Bète à couper au couteau, très bête. Couper un cheveu en (maire, être très sul)til ou très méticuleux. Pop. Couper le sifflet, la chique à quelqu'un, l'interdire, le réduire au silence. (On dit aussi : Ça te la coupe !) Couper dans le vif, prendre des mesures décisives. Couper les vivres, supprimer les subsides que l’on donne habituellement à quelqu'un. Tailler sur un patron : couper un habit.
Mêler un liquide avec un autre : couper du lait d'eau de yiehy. Prendre avec un atout une carte de son adversaire. Au tennis, renvoyer la balle de manière qu'elle rebondisse de travers.,
Multiplier les repos : couper son style. V. n. Etre bien tranchant : ce couteau coupe bien. Faire deux paquets d'un jeu de caries. Aller sans détour :
couper à travers champs.
Couper court à, mettre un terme à. Se couper v.
pr. Se faire une coupure.
Se croiser : rues qui se coupent (I angle droit.
Fig. et fam. Se contredire : le menteur se coupe sans cesse. Loc. prov: Couper la queue du chien d'Acibiade, ou à son chien. "V. queue.
coupe— racines n. m. invar. Instrument propre à diviser les racines alimentaires (betteraves, carottes, rutabagas, etc.).
couperas [ra] n. m. Sorte de fil etenformedepetiteirublc.
couperet [ré]n. m. Large couteau de boucherie et de cuisine.
Coupe-racine.
Couperet*
Couperin.
Outil d'acier, pour epuper les fils d'émail. Couteau de la guillotine.
COUperie [rî] n. f. Atelier où l'on coupe les poils destinés à la fabrication des chapeaux.
Couperin (François), dit 7c Grand, claveciniste, organiste et compositeur français, d'une grande originalité, né et
m. à Paris (1668-1733). Il appartenait à une famille qui. pendant deux siècles, s'est distinguée dans la musique.
couperose [rô-ze]
n. f. (du même radical que l'angl. copper, cuivre).
Nom vulgaire de difl’érents sulfates : cou2)erose verte (sulfate de fer), bleue (sulfate de cuivre), blanche (sulfate de zinc). Pathol. Inflammation des glandes cutanées de la face, caractérisée par des rougeurs diffuses.
— Encycl. Pathol. La couperose débute par de petits points, puis par de petites pustules rouges disséminées. Peu â peu les pustules s'étendent, se réunissent, et toute la peau est atteinte. On Lobserve surtout chez les alcooliques, chez les femmes arrivées à la ménopause, etc. Le traitement consiste en pommades soufrées, huile de cade, préparations iodées, etc. On surveillera aussi le régime alimentaire.
couperosé \rô-zé\, e adj. Qui est atteint de couperose : visage couperosé.
COUperoser [ro-zé\ v. a. Rendre couperosé. Se coupe.’oser v. pr. Devenir couperosé.
COUperU n. m. Petit filet pour prendre le poisson des écluses, quand l’eau ne s’est pas encore retirée.
CoUperuS (Louis), poète et littérateur hollan dais, né à La Haye, m. près d’Arnhem (1863-1923). Parmi ses romans, citons ; Majesté, Extase, la Paix du monde. Psyché, etc.
coupe-sève n. m. invar. Outil à deux lames emmanchées parallèlement Lune à l'autre, et servant à faire autour des rameaux des incisions annulaires pour arrêter la sève et la diriger vers les branches à fruit.
(On dit aussi inciseur.)
coupe-sucre n. m. invar. Sorte do pince en acier, permettant de saisir un morceau de sucre, de nougat, et de le couper en deux.
coupeter [té] v. a. "v. copter.
coupe-tête n. m. invar. Bourreau.
(Vx.) Adjectiv. Qui fait couper des têtes, surnom donné à Jourdan. V, Jourdan.
coupe-tige n. m. invar. Instrument à deux branches, pour couper les tiges des plantes.
coupe-tube n. m. Instrument destiné à trancher un tube. PL des coupe-tube ou coupe-tubes. L-oupe-
eoupsur, euse [eu-ze] n. Personne '**''*' qui coupe les étoffes, les cuirs, etc., pour la fabrication des vêtements, des chaussures, etc. ; une habile coupeuse. Coupeur de bourses, pick pocket. Coupeur d'oreilles, spadassin. N. f. Machine à diviser la filasse. Machine à couper les bords ébarbés du papier.
coupe-vent n. m. et adj. invar. Assemblage de tôle placé à l'avant des locomotives de grande vitesse, de manière à réduire la résistance de l'air.
coupler [pi-é] n. m. Etui où l'on renfermait les ciboires et autres vases sacrés.
COUpille [ll mil.] n. f. Nom donné en certaines régions aux menues branches qu'on élague régulièrement pour faire des fagots. Petit levier sur lequel on appuie avec le pouce pour lever le couvercle d'un hanap ou autre vase à boire.
COUpiS ou COUpil [pij n. m. Surélévation sur le pont d'un bâtiment. Toile de coton des Indes.
couplage n. m. (de couple). Assemblage de pièces mécaniques.
couple n. f. (lat. copula). Lien pour attacher ensemble ; la couple des chiens de chasse. Deux choses de même espèce, mises ou considérées ensemble, mais unies accidentellement; une couple d'œufs; une couple de cailles rôties: N. m. Deux être animés, unis par la volonté, le sentiment ou toute autre cause qui les rend propres à agir de concert ; un couple d'amants, damis. Se dit d’animaux, mâle et femelle, réunis deux à deux, ou appaidés pour un même travail : un couple de pigeons, de chevaux attelés à la même voiture. Pièce courbe, symétrique par rapport à la quille, et montant par parties accouplées jusqu’au plat-bord. Fil de fer un peu recourbé fixé à une longue ligne et portant à chaque extrémité une empile garnie d'hameçons. Mécan. Système de forces égales, parallèles, mais de sens contraire. Elément de pile.
COUplement [man] n. m. Action d'accoupler deux roues. Son résultat.
coupler [plé] V. a. (de couple). Attacher deux à deux : coupler des chiens; coupler des ^tièces de linge. Couvrir, en parlant de la louve. Cotmlerun train de bois, en assembler les pièces. Turf. Chevaux couplés, chevaux appartenant au même propriétaire. (Si l'un d'eux gagne la course où ils sont engagés, le pari mutuel paye également pour les autres.) ,
couplet [plé] n. m. (de couple). Stance faisant partie d une chanson :
des couplets satiriques.
Tirade, en général.
Double patte de fer avec charnière.
— EnCYGL. Le cou- Couplet,
plet e5t une suite de
vers dans un rythme et un arrangement de rimes déterminé, dont l'assemblage constitue l’élément de la chanson. Il se termine ordinairement par un trait nommé refrain. Voici, à titre d'exemple, un couplet de la célèbre chanson, les Bœufs, de Pierre Dupont :
J'ai deux grands bœufs dans mon étable.
Deux grands bœufs blancs marqués de roux;
La charrue est en bois d'érable,
L’aiguillon en Vjranche de houx*
C’est par leurs soins qu'on voit la plaine Verte “hiver, jaune l'été;
Iis gagnent dans une semaine Plus d’argent qu’ils m’en ont co’ûté.
ÏIEPHAIN
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre;
J 'aime Jeanne, ma femme ; hé bien 1 j’aimerais mieux La voir mourir, que voir mourir mes bœufs!
croupleter [té] v. a. (Ne double pas le t devant une syllabe muette, mais Le prend un accent grave : je cùuplète, nous coujylèterons.) Attaquer par des ouplets : coupleter U7i ministre. Coupleté.o part. pass. Substantiv : les coupletés perdent parfois patience.
coupleur n. m. Appareil employé pour chai’ger les accumulateurs.
COUplière n. f. Pièce d'un train de bois qui sert à retenir les branches. Archéol. Bride, charnière ou penture.
C O Ll P O ir
n. m. Outil pour couper les corps durs.
C O U P O lard [lar] n.
m. Fam. Membre de l’Institut, de l'Académie française ,
coupole
n. f. (de Lital.
cupola; de cupa, coupe). L’intérieur. la partie concave d'un dôme. Par anal.
Ce qui est arrondi ; la cour pôle du ciel.
Abusivem., le dôme lui-même; Coupole de Saint-Pierre de Rome (coupe). les architectes
byzantins ont beaucoup employé la coupole. Dôme d acier très surbaissé, dominant la maçonnerie d'un fort, et abritant les pièces de grosse artillerie. Vam. L’Institut de France et particulièrement l'Académie française : assister sous la coupole à la réception d'im acadéjnicien.
— E.ncycl. La coupole estime voûte fermée, en forme de coupe renversée, construite sur un plan circulaire ovale ou polygonal. La coupole est la voûte intérieure del'édiflce.tandis que le dôme en est la partie extérieure, les deux parties étant deux co n s tructions bien distinctes.
L’a ntiquité a connu les coupoles sur pendentifs. La coupole de Sainte-Mariedes-Fleurs, à Florence . a 43 “ . 65 dediamètre, celle de Saint • Pierre de Rome 43®, 35, Coupole (coupe).
celle du Panthéon
de Rome 44® ,70, celle dvr Panthéon de Pai’is 20®, 70, celle des Invalides 26 mètres
cou
COU
coupon n. m. (de cou}je7'). Reste d'une pièce d’étofîe ; coupon de soie. Titre d'intérêt joint à une action ou à une obligation, et qu'on détache à chaque échéance. Thédt. Chacun des billets donnant entrée dans une loge. Partie d'une coupe de bois. Dix-huitième partie d'un train de bois flotté. Post. Couponréponse, sorte de carte que Ton peut glisser dans une lettre à destination do l'étranger, et qui représente la valeur d'un timbre.
— Encycl. Banq. Les coupons (ou éfiçMeffes) joints aux titres et mentionnant l'échéance et le montant des arrérages et intérêts pour les rentes et obligations, le numéro de la répartition des dividendes pour les actions, servent de titres de créance entre les mains des porteurs, et d'acquit à l'Etat, aux communes et aux sociétés. Ils doivent, pour les valeurs françaises et la plupart des valeurs étrangères, être présentés a l'encaissement dans un délai de cinq ans, sous peine de prescription.
En Hourse, le détachement des coupons s'opère : 1» pour les rentes françaises, quinze jours avant leur échéance ; 2» pour les valeurs ne se négociant qu au comptant, le jour de leur échéance ; 3» pour celles se négoeiant à terme, à la cinquième bourse suivant l'échéance.
Les coupons des rentes françaises sont payés au porteur, sans aucune justification de propriété. L'administration ne peut surseoir au payement.