TRIBE
craniographe n. m. Anatomiste qui s’occupe de l’étude spéciale du crâne.
craniographie [fi\ n. f. Description du crâne. Etude spéciale du crâne.
craniographique adj. Qui a rapport à la
craniographie ; études craniographiques.
cranioïde adj. Qui ressemble à un crâne, craniologie, craniologique. v. crano-
LOGIE, CRANOLOGIQUE.
craniomalacie [sf] n. f. (du gr. kraniori, crâne, et malakos, mou). Déformation des os du crâne, due à un amincissement des os et qui s’obseive chez certains rachitiques.
craniomètre n. m. Compas d’épaisseur, pour mesurer les divers diamètres, du crâne.
craniométrie [tri] n. f. Mesure du crâne, craniométrique adj. Qui concerne la craniométrie ; compas craniometrique.
craniopage [je] n. m. Monstre double dont les deux sujets sont soudés par la tête.
eranioplastie n. f. Opération chirurgicale consistant en une greffe osseuse ou cartilagineuse destinée à réparer un manque de substance, traunitu tique ou opératoire, du crâne.
cranioscopie [os-ko-pî] n. f. (du gr. kranion, crâne, et skopein, examiner). Science qui a pour but de déterminer, par l'inspection du crâne, les qualités intellectuelles et morales.
CranioStat [os-ta] n. m. Planche sur laquelle on fixe, les crânes reposant sur leur plan alvéolocondylien, pour en étudier les caractères anthropologiques.
craniotabeS [b'essjn, m. Ramollissement de certaines parties du crâne chez les rachitiques.
crauiotome n. m. (du gr. kranion, crâne, et tomé, section). Instrument avec lequel on coupe les os du crâne d'un enfant mort , quand l'accouchement ne peut s’opérer autrement.
craniotomie [mf] n. f. Section du crâne d’un enfant au moyen du craniotome.
craniste [nis-te] n.
Animal pourvu 'd’un crâne.
Cranmer [mèr] (Thomas), archevêque de Cantorbéry.néàAslacton (1489- 1536), favori de Henri'VIlI.
promoteur de la Reforme en Angleterre. Il publia, en 1552, les quarante-deux articles qui sont devenus le symbole de foi de l’Eglise anglicane. Brûlé comme hérétique sous Marie Tudor, à Oxford, en même temps que Ridley et Latimer.
crannoge [kran'-no-je] n. m. Ancienne forteresse, généralement construite sur une île, des anciens chefs irlandais.
cranoir n. m. Lime employée par les horlogers pour crâner les roues dentées.
cranologie ou craniologie [?’{] n. f. (du gr. kranion, crâne, et logos, discours). Etude du crâne dans ses rapports avec les aptitudes et les instincts. Syn. phrénologie.
Cranmer»
Walter Crâne.
CRA
CRA
cranologique ou craniologique adj.
Qui a rapport à la cranologie ou craniologic.
cranologiste ou craniologiste Ijis-té] n. Personne qui s’occupe de cranologie.
Cranon, v. de Thessalie, près de Larissa, où Antipater et Cratère défirent les Athéniens et les Etoliens, en 322 av. J.-C.
cranquillier [ki, il mil., é] n. m. Nom vulgaire du chèvrefeuille sylvestre.
Cransac, comm. de l’Aveyron, arr. et à 3G kil. de Villefranche, sur l'Ennas ; 6.950 h. Ch. de f. Orl. Houille ; sources minérales sulfatées calciques.
Craon [kran], ch.-l. de c. (Mayenne), arr. et à 20 kil. de Château-Gontier, sur l'Oudon, affl. de la Mayenne ; 3.980 h. {Craonnaîs). Ch. de f. Et. Patrie de Volney. Elevage des porcs {race craonnaise). — Le cant. a 13 comm. et 11.880 hab.
Craon [kran, (Pierre de), seigneur français du xiv« siècle, qui ténia d'assassiner, il Paris, le connétable Olivier de Clisson en 1391.
craonnais, aise adj. Race craonnaise, race de porcs originaire de Craon, l’une des plus belles races des provinces françaises.
Craonne [kra-ne], ch.-l. de c. (Aisnei, arr. et à 20 kil. de Laon ; 630 h. (en 19U) [Craonnais . Kabrique de chaises. — Le cant. a 40 comm. et 9,130 hab. Le plateau de Craonne, où Napoléon l'i avait été victorieux de Blüoherles 6 et 7 mars 1814, a été le théâtre de luttes sanglantes pendant la Grande Guerre. A l’E. du chemin des Dames, qu'elles continuent, ses trois tables de 'Vauclcrc, des Casemates et de Californie (v. ces mots) o.nt été conquises sur les Allemands par les soldats du général Micheler le 4 mai 1917, perdues le 27 mai 1918, puis reconquises par l'armée Mangin le 12 octobre de la même année. Le village de Craonne a été complètement détruit.
craouillasse, craouille et craouillère
[kra-ou,ll mil.] n. f. Nom vulgaire de la pie-grièche.
crapaud [pd] n. m. (orig. germ.). Genre damphibiens anoures insectivores, à formes lourdes et trapues, non venimeux : le crapaud est un insectivore tr.'-s utile dans les jardins.
Fiij. Laid co7nme un crapaud, très laid. Avaler un crapaud^ faire une chose très pénible.
Crapaud volant, engoulevent.
Mob, Petit fauteuil évasé et bas. Adjectiv. : un fauteuil crapaud. Art vétér. Ulcération du pied chez le cheval et plus rarement chez le bœuf. Affût de mortier plat et sans roues. Petite pièce d'artifice en forme de boudin plusieurs fois replié sur lui-même et qui saute en faisant explosion. ?.Iàchoire en fer pour maintenir la barre du gouvernail. Défaut dans un diamant. Fam. Gamin, enfant.
— Encycl. Zool. Les crapauds ont les quatre membres assez courts et, par suite, ne peuvent sauter. Ils rendent de grands services en détruisant les insectes et mille petits animaux nuisibles; aussi, malgré leur aspect repoussant, doit-on éviter de les détruire. Les crapauds sont répandus sur tout le globe ; le crapaud commun d'Europe atteint parfois 15 centimètres et pèse 1 kilogramme ; il vit dans des trous et ne chasse que la nuit. En hiver, il s'enfouit dans des crevasses ; le crapaud accoucheur ou alyie prend soin des œufs pondus par sa femelle, jusqu’au moment de leur éclosion. Le plus grand des crapauds est Vagua [hufo ^iiarinus) de l'Amérique du Sud, qui peut atteindre 22 centimètres de large.
— Art vétér. Le crapaud se traduit par une sécrétion caséeuse à odeur fétide. Il intéresse la sole et la foui*chette, décollant la corne de proche en proche. Sa mai'che est envalîissante et, si l'on n’oppose aucun traitemental'iilcération, le mal atteint tous les tissus du pied.
Cette affection, qui siège de préférence aux pieds postérieurs, est favorisée danssoii t. Crapaud, chez le cheval; 2. Pansement, développement
par les litières humides saturées de purin et par l'humidité en général ; mais elle est sous la dépendance du tempérament même des animaux.
On traite le crapaud par l'administration de dépuratifs (à base d'arsenic';, puis localement par désinfection et nettoyage des plaies, sur lesquelles on applique ensuite des pansements antiseptiques (goudron, crésyl, alun, chlorui'e d’antimoine) par le moyen d'étoupades, qu’on maintient en place à l'aide d’éclisses de bois. Il est indispensable, d'autre part, d’assainir les litières.
crapaud, e adj. Hideux comme un crapaud : Victor Hugo qualifiait l'argot d' « épouvantable langue crapaude ».
CrapaudaillC Ï2)ô-da, H mil., e] n. f. Fam. Tas de crapauds. Ramassis de gens méprisables. Syn. CRAPAuniNE.
crapaudé, e [pÔ] adj. Se dit d’un arbre qui a l’écorce toute ridée.
crapaudeau [pô-d6\ n. m. Petite pièce d'artillerie, du moyen âge.
Crapaudière [pd' n. f. Lieu plein de crapauds. Lieu humide et sale.
crapaudin [pd] n. m. iliaque creuse, en fer ou en cuivre, pour touimer les fers à friser rétoffe.
Crapaudine [pd] n. f. Dent pétrifiée, que l'on croyait être une pierre provenant de la télé des crapauds. Plante vulnéraire qui croît dans les lieux incultes. Plaque métallique percée, ou grille, qui. à rentrée d'un tuyau, arrête les ordures. Soupape de baignoire. Godel de fer qui reçoit le gond d une porte. Pièce dans laquelle tourne un pivot vertical.
Crapaud.
Crapaud.
Cuis. A la crapaudine, manière d'accommoder les jeunes poulets, les pigeons et qui consiste à les désosser, à les aplatir, à leur écraser les ailes et les pattes, ce qui leur donne l'aspect d'un crapaud, et à les faire cuire sur le gril. Art vétér. Afl'ection des équidés (plus fréquente chez l’âne et le mulet que chez le cheval), qui se traduit par un crevassement e t u n suintement de la couronne et du bourrelet ; la crapaudine, dont la guérison est d'ailleurs difficile, ^ ,
se traite par Crapaudine .impie.
l'application do pommades résolutives et de cautérisations.
CrapelGt [lé] n. m. Jeune crapaud,
Crapelu n. m. 'Variété de crabe tourteau. Craponne ou Craponne - sur - Arzon, ch.-l. de c. (Haute-Loirei. ai-r. et à 36 kil. du Puy : 3.830 h. Ch. de f. P.-L.-M. Dentelles. — Le cant. a 6 comm. et 8.360 hab.
Craponne {dentelle de), guipure aux fuseaux exécutés dans la Ilaute-Loire, du même genre que la dentelle du Puy.
Craponne (canal de), canal d'irrigation, construit vers 1858 par Adam de Craponne, pour fertiliser la plaine de la Crau, de la Durance au Rhône, entre Mallemort et Arles. La surface qu'il féconde est évaluée à 18.000 hectares.
Craponne (Adam de), ingénieur français, né à Salon (1S19-15S9I. Il a donné son nom au canal destiné à fertiliser la Crau.
crapouillot [ll mil., o] n. m. (de crapaud). Petit canon ou mortier employé dans la « guerre de tranchées ». Par ext .
Projectile lancé par cet engin.
crapouilloter [(/
mil., o-té] V. a. Arg. milH.
Bombarder avéc un crapouillot.
crapouilloteur
[Il mil.] n. in. Arg. milit.
Servant d'un .crapouillot.
Adjectiv, : fantassin crapouilloteur.
crapoussin [pousi«], e n. Pop. Personne de petite taille et contrefaite.
crapule n. f. (du lat.
crapula , ivresse ) . Vile débauche : vivre dans la crapule. Gens crapuleux ; fréquenter la crapule.
malhonnête.
Crapuler [lé] v. n. vivre dans la crapule.
Crap’uleusement [leu-ze-man] adv. D’une manière crapuleuse.
crapuleux, euse [leii., eu-ze] adj. Qui se plaît dans la crapule : moeurs crapuleuses.
crapulos [loss] n. m. Pop. Dénomination fantaisiste du cigare français du prix le plus bas.
craquant [kan], e adj. Qui craque.
craque [kra-ke] n. f. (de l'angl. cra/Cj. Cavité pleine de cristaux dans une roche.
craque [kra-ke] n. f. (de craquer). Fam. Mensonge, hâblerie : conter des craques.
craquelage [kra-ke] n. m. Fabrication de la porcelaine craquelée.
craquelé, e [kra-ke] adj. Dont l’émail est fendillé, en parlant d'une poterie. N. m. Procédé employé pour craqueler la porcelaine.
craquèlement ou craquellement [kè-ieman] n. m. Etat de ce qui est craquelé.
Biscuit sec, qui craque
craqueler [/te- W] V. a. (Prend deux l devant une syllabe muette : il craquelle.) Fendiller la glaçui-e ; craqueler de la porcelaine.
craquelin [kra-ke] n. m.
sous la dent. Mar. Bâtiment, dont la charpente, trop faible, joue et craque à la mer. F'tg. et fam. Homme chétif, faible. Syn. de craquelot.
craquelot [Ae-Zo] n. m. Crustacé qui vient de changer de carapace.
Hareng saur nouveau, peu salé et peu fumé. (On dit
aussi CRAQUELIN.)
craquelotière [ke-lo] n. f. Femme qui prépare les harengs saurs dit craquelais.
craquelure \]cra-ke] n, f. Fendillement du vernis et de la couleur.
Craquelins.
cra.qU6in.eilt [ke-man] n. m. Bruit sec que fait un corps qui craque : le craquement d'une boiserie.
craquer [kra-ké] v. n. (de crac). Produire un bruit sec en éclatant, en se déchirant, etc. ; la neige durcie craque sous les pieds. Fig. Etre ébranlé, se désorganiser: les vieux systèmes craqueixt. Fam. Se vanter faussement, faire le hâbleur. Dire des craques, mentir. Crier, en parlant de la grue.
Craquerie [Ae-rf] n. f. Fam. Menterie, hâblerie, craquet [A:é] n. m. Espèce de varech, craquetant [ke-tan], e adj. Qui fait entendre un craquètement.
craquètement [kè-te-mnn^ n. m. Petit craquement. Convulsion dans les muscles de la mâchoire, qui foit craquer Ids dents. Cri de la cigogne, de la grue, etc.
craqueter [ke-té] v. n. (Prend deux t devant une syllabe muette : il craquette.) Craquer souvent et à petit bruit. Crier, en parlant de certains oiseaux: la cigogne craquette.
craquette [kè-te] n. f. Petit billot de fer, sur lequel les tailleurs repassent les boutonnières. Ecume que l’on retire du beurre que l'on a fait fondre.
craqueur, euse [kra-keur, eu-ze] n. Pop. Menteur, hâbleur.
craqure [ku-re] n. f. Fente, fissure d’une tôle, d’un coussinet.
crase [kra-ze] n. f. (du gr. krasis, mélange). Contraction dans laquelle le son des voyelles contractées disparaît et se trouve remplacé par un autre. Ex. ; du pour de le. Mélange normal des parties constituant les liquides dans l'économie animale. Ant. Diérèse.
eraspédie [kras-pé-di\ n. f. Genre d'insectes diptères brachycères d’Australie, à forme plate.
craspédotes [kras-pé] n. f. pl. Ordre d’hydroméduses, comprenant des colonies de petits polypes, de polypes isolés ou de petites méduses appelées aussi hydroîdes. S. une craspédote.
crassamentum [kra-sa-min-tom'] n. m. fm.
lat.). Caillot qui se forme dans le sang d’une saignée.
crassane [kra-sa-ne] ou crassanne [sa-ne] n. f. Espèce de poire fondante, très estimée- (On dit
aussi CRASANE et CRESANE.)
crassatelle [kra-sa-tè-le] n. f. Genre de -mollusques, comprenant des formes moyennes à coquilles allongées, vivant dans les mers chaudes.
crasse [kra-se] n. f. (du lat. crassus, épais). Ordure qui s’amasse sur la peau, les vêtements, etc. Fig. Basse extraction, misère. Scorie, écume des métaux en fusion. Fig. Avarice sordide. Pop. Mauvais tour, vilenie : faire une crasse à guelqu un.
crasse [kra-se] f. (du lat. crassus, épais). Grossière, sordide, épaisse: ignorance crasse.
crassement [kra-se-man] n. m. Action de crasser. Etat d’une arme crassée: le crassement d'un canon, d'un fusil.
crassement [kra-se-man] adv. D’une manière crasse : traiter crassement des nôtes.
crasser [kra-sé] v. a. Remplir de crasse. Se crasser v. pr. Se couvrir de crasse.
crasseux, euse [kra-seû, eu-ze] adj. Couvert de crasse : chapeau crasseux. Fig. Très avare : hoimne crasseux. Substantiv. : un crasseux.
crassicaude [kra-si-kô-dé] adj. (du lat.’crÆssws, épais, et cauda, queue). Qui a une queue épaisse.
crassicaule \kra-si-kô-le] adj. (du lat. crassus, épais, et caulis, tige). Se dit des plantes qui ont la tige épaisse et charnue.
crassicorne [Arm-si] adj. Hüt. nat. Qui a des cornes ou des antennes épaisses.
crassier [kra-si-é] n. m. (de cmsse). Lieu où l'on sépare les déchets et impuretés du minerai. Amoncellement des scories de hauts fourneaux.
crassifolié [kra-si] adj. Bot. Qui a des feuilles épaisses.
crassilingues [kra-si-Un-gke] n. m. pl. Sousordre de reptiles sauriens, comprenant les geckos et les iguanes et caractérisés par leur langue charnue. S. un crassilinguc.
crassilobé [kra-si] a.à}.Bot. Qui a des lobes épais.
erassinervé, e [kra-si] adj. Bot. Qui a des
nervures fortement saillantes.
crassipenne [kra-si-pè~ne] adj. Qui a des ailes épaisses.
crassulacées [kra-su-la-sé] n. f. pl. Famille de dicotylédones, renfermant des plantes herbacées et des sous-arbrisscaux à feuilles chaniues. S. une crassulacée.
— Encycl. Les crassulacées, dites vulgairement plantes grasses, d'après leur aspect charnu, habitent les lieux arides des régions tempérées. Plusieurs sont cultivées pour leur port remarquable et les vives couleurs de leurs fleurs.
crassule [kra-su-le] n. f.
Genre de plantes grasses ornementales, à belles fleurs rouges.
Crassus [suss] (Lucius Licinius), orateur et consul romain (140-91 av. J.-C.). Cicéron prisait fort ses qualités oratoires.
Crassus, homme politique romain, né vers 115 av. J.-C., assassiné en 53 av. J.-C., dans une entrevue avec le général des Parthes qu’il était chargé de combattre.
Attaché au parti de Sylla, il s’enrichit des dépouilles des proscrits.
Il forma avec César et Pompée le premier triumvirat. C'était un politicien intéi'essé et médiocre, puissant seulement par sa richesse : on l'appelait Crassus le Riche. Le roi parlhe Orodes lui coupa la tête, fit fondre de l'or et le lui versa dans la bouche en disant : « Rassasie-toi maintenant de ce métal, dont tu as été si avide pendant ta vie ».
crat [Arra] ou créât [kre-a] n. m. Nom vulgaire de l'esturgeon.
cratère n. m.ilat.ci'ater, ou gr.kratêr, mèmesens). Vase à large ouverture et de grandes dimensions, qui servait à mélanger l’eau et le vin. Ouverture par laquelle un volcan vomit sa lave, sa fumée, ses cendres, etc. : le lac Pavin est un cratère qui sest e77ipli d'eau. Orifice d'un fourneau de verrerie.
— Encycl. Géol. Le cratère d’un volcan présente ordinairement un cône en forme d'entonnoir. Il est dit centi'al quand il occupe le sommet du volcan ; il est adventif quand il s’ouvre au fianc de la montagne. Il existe d'ailleurs des ciutires d'effo7idrement, qui résultent, comme leur nom l’indique, d'un affaissement de la roche sous-jacente; tels sont les cratères de Kilauea et du Mauna-Loa. L’exhaussement des cratères est produit non par le soulèvement du sol. mais par l'entassemenl r«'‘gülier des débris volcaniques. Certaines iles (Santorin, les Lipari, etc.) ne sont que des cratères émergés.
Cratère, un des généraux et amis d’Alexandre, à qui il parlait avec une courageuse franchise, né en 321, gouverneur de la Macédoine et de la Grèce, conjointement avec Antipater; il fut vainqueur des Athéniens à Cranon en 322 av. J.-C. et tué dans un combat contre Eumène,
Crassule*
CRA
CRÉ
craterelle [rè-Lc'. n. f. Genre de champignons comestibles en forme de corne dabondance, et dont l'espece type, assez commune en été dans les bois ombragés et frais, est appelée trompette de ta mort ou corne d'nlmndance.
cratériforme adj. Qui a la forme d'un cratère de volcan.
Cratès ’trss] d’Athènes, poète comique de Tancienne comédie attique (v« s. av. .7.-C.;. 11 fut le premier à rompre avec les traditions de la co médie politique, et attaqua les mœurs, non les personnes.
Cratès de Thèbes, philosophe grec de 1 école cynique, disciple de Diogène (iv” s. av. J.-C.).
Cratès de Mallos, grammairien et sto'icien grec (ii“ s. av. J.-C.). Il ouvrit à Pergame une école célèbre. Il révisa le texte d'Homère.
craticulaire [U-re] adj. (de craticule). En forme de grille à petits carreaux ; réseau craliculaire.
craticule n. f. (lat. craticula). Grille surmontant un cendrier.
craticuler [le\ v. a. Syn. de GRATicULER.
CratinoS [noss], poète grec du v® siècle avant J.-C., un des principaux représentants de la comédie ancienne. Il avait écrit vingt et une pièces, aujourd'hui perdues.
Cratippe, philosophe grec de l'école péripatéticienne, avec des tendances platoniciennes, né à Mytilène (P'' s. av. J.-C.).
Cratyle (Le), dialogue de Platon, où le philosophe traite de l'origine du langage (iv= s. av. J.-C.). Le style, plein de finesse et d'élégance, est un parfait modèle d'atticisme.
Cravaches.
Crau [krô] (la), vaste plaine d'alluvions, caillouteuse et généralement stérile, des Bouches-du- Rhône, mais dont certaines parties, grâce à des canaux d’irrigation (canal de Craponne entre autres), offrent une certaine fertilité (céréales, vignes, pâturages).
Crau (La), comm. du Var, arr. et à 13 kil. de Toulon ; 3.320 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vins, liqueurs ; huileries.
Crauk (Gustave-Adolphe-Désiré), sculpteur français, né à Valenciennes, m. à Meudon (1827-1905); auteur du Monument de Coligny, de la Victoire couronnant le drapeau français.
cravache n.
f. (allera. karbatsche). lloussine de cuir tressé, etc., dont se sei’vent les cavaliers. Etre à la cravache, se dit d’un cheval de course que son jockey est obligé de frapper à la cravache.
cravachée [ch£\ n. f. Applieatlon de coups de cravache.
cravacher [ché\ v. a. Frapper avec la cravache ; cravacher un cheval.
cravan n. m. sorte d’oie du gi-oupe bernacles, appelée aussi bernicle. Anatife ou gland de mer.
Gravant [uaw], comm.* de l'Yonne, arr. et à 17 kil. d’Auxerre, sur l'Yonne ; 1.050 h. Vignobles. Ch. de f. P.-L.-M. Victoire des Anglais sur les Français (1423). — Comm. du Loiret, arr. et à 23 kil. d'Orléans; 1.160 h. Défaite des troupes allemandes en 1870.
cravate u. m. et adj. (pour croate^. Cheval de Croatie. Royal cravate. Sous l'ancienne monarchie, régiment de cavalerie légère, d'origine croate, et dont runiforme était analogue à celui des hussards.
cravate n. f. (dérivé du précéd.)
Morceau d'étoffe qui se noue autour du cou. Ornement attaché en forme de cravate au haut de la lance d'un drapeau, et dont on laisse pendre les bouts. Mar. Cordage fort. Nœud de cravate, demi-ciels à capeler faites avec un des bouts de la cravate sur l’autre bout. Cravate de chanvre, la corde de la potence. Insigne des grades élevés de différents ordres :
cravate de commandeur. Lutte. Coup de lutte, dangereux et généralement interdit, dans lequel on s’empare du c,.3„„te<ledrap«au. menton de 1 adversaire pour executer un mouvement de torsion, tandis que de la main droite, collée sur l’avant-bras gauche, on noue vigoureusement la prise. (V. pl.