LUTTE
— Éncycl. 11 faut éviter de j trop serrer les cravates et d’en employer de ti'op dures ; il faut ) toujours laisser libre la circulation du sang. Cette recommandation est surtout à observer par les personnes qui se livrent à des travaux intellectuels ou sédentaires.
Les cravates se font en soie, en mousseline, en batiste, etc.
11 est à noter ^ue la cravate, qui était autrefois une partie du J vêtement destinée à protéger le »
cou (comme aujourd’hui encore chez les militaires), est devenue un pur ornement de toilette, destiné h garnir le devant de la chemise ; de la les formes actuelles de certaines cravates, qui ne font même plus le tour du cou.
cravaté, e adj. Se dit de certaines variétés de pigeons qui présentent cette particularité de posséder à la partie antérieure du cou des plumes frisées.
cravater [tel v. a. Mettre, arranger une cravate à : cravater un enfant. Etre disposé autour du cou de ; ruban qui cravate bien quelqu'un. Se cravater V. px\ Mettre sa cravate.
cravatier [ti-é], ère n. Qui fabrique ou vend des cravates.
Nœuds de cravate.
Grave n. m. Genre de passereaux dentirostres. comprenant des corbeaux de montagne à bec allongé et un peu courbe : les craves, répatidus dans les montagnes d'Europe, nichent dans les anfractuosités de rochers, les vieilles tours, les clochers, etc.
CaavATEs : 1. L'aplllon; 2. lilanche (de cérémonie); 3. La Valiière; 4. Régate; 3. Plaslrcn; 6* Echarpe; 7. De toréadur; 8. De milila'ire.
Craven (Pauline DE La Ferronnays, dame Auguslus), femme auteur française. née à Londres, m. à Paris 1808-1891); auteur du célèbre et touchant Récit d'une sœur.
cravichon n. m. Nom vulgaire du prunellier.
cra-w-craw (pr. angikrô - krô ; n . m . Affection parasitaire, occasionnée par une filaire microscopique :
dans le craio-cr aïo , la peau présente des papules et une vésiculation pustuleuse.
Crawford (Francis Marion), romancier américain, né à Bagni di Lucca (Toscane), m. à Sorrente (1854-1909). Il a pris la plupart des sujets de scs romans dan la vie italienne :
Saracinesca, Sant'llario ,
Don Orsino. Citons aussi son drame ; Francesca de Rimini.
crayer \krè-i£\ n. m.
Bâtiment portant trois mâts à pible, en usage sur la Baltique.
crayer [krè-ié] n. m. Cendre de charbon, nitrifiée par un feu ardent.
crayer [krè-ié] v. a. (Se conjugue comme balayer.) Marquer avec de la craie.
Crayer [krè-ier'] (Gaspard de), peintre flamand, élève de Rubens, né â Anvers, m. à Gand (1584-1669).
Il a peint, non sans ampleur, des sujets religieux {.Assomption de sainte Catherine, Jugemetit de Salomon, etc.).
crayère [kré-iè-re] n.
f. Lieu d’où l'on extrait de la craie.
crayeux, euse
[kré-ieû, eu-ze] adj. De la nature de la craie : sol crayeux.
crayon [kré-ion] n.
m. ( de craie) . Sorte de marne. Morceau de minerai tendre, propre à dessiner ou à écrire : crayon de graphite. Se dit particulièrement d'une petite gaine de bois renfermant une baguette de substance terreuse ou métallique propre à écrire, tracer, dessiner. Fig. Dessin au crayon : des crayons comiques. Manière de dessiner : avoir le crayon moelleux. Dessinateur : c'est un habile crayon. Fig. Style, description, portrait : faire de quelqu'un un fid'ele crayon. Ebauche, esquisse. Med. Substance médicamenteuse, coulée dans un moule cylindrique. Crayon de nitrate d'argent ou pierre infernale, petite masse de nitrate d'argent fondue et moulée, employée pour la cautérisation.
— Encycl. Les crayons noirs sont faits soit de graphite ou de mine de plomb, soit d’argile et de plombagine (crayons Conté) ; les crayons de couleur sont obtenus par mélange d’argile avec divers oxydes métalliques agglutinés au moyen d’une dissolution de gomme arabique ; c’est ainsi que les crayons rouges sont obtenus avec du vermillon pulvérisé, les crayons bleus avec du bleu de Prusse, les crayons jaunes avec de l’orpiment, etc. Les crayons à copier sont faits d'un mélange de kaolin en poudre, graphite, gomme arabique, auquel on ajoute quelques gouttes de violet-bleu d’aniline en dissolution concentrée. Ce crayon laisse sur le papier un trait gris, qui devient violet si on l’humecte d’un peu d'eau. Il se décalque sur papier non collé, comme l'encre communicative.
crayonnage Ikrè-io-na-je] n. m. Dessin fait au crayon. Entretien des bâtonnets de charbon, dits crayons, employés dans les lampes électriques.
crayonner [kré-io-né\ v. a. Dessiner avec un crayon. Faire des traits au cr^'on sur. Esquisser ; crayonner à la âôietiZJcroçuis.Fiÿ. Dépeindre, décrire.
crayonneur [krè-io-neur] n. m. Mauvais dessinateur. (Peu us.)
erayonneux, euse [krè-io-neü, eu-ze] adj. De la nature du crayon.
crayonniste [kri-io-nis-te] n. Personne qui vend des crayons. Dessinateur au crayon.
créable adj. Qui peut être créé.
créadier [in-é] n. m. Espèce de filet sans poche ou manche centrale.
créance n. f. (du lat. credere, croire). Croyance, foi ; cela ne mérite aucune créance. Donner ci-éance, rendre croyable. Crédit, confiance ; perdre toute créance. Droit que l’on a d'exiger quelque chose de quelqu’un : bonne, mauvaise créance. Titre qui établit ce droit : créance hypothécaire, chirographaire. Lettres de créance, lettres que remet un diplomate, à son arrivée, au chef du gouvernement auprès duquel il est accrédité. Ant. Dette.
— Encycl. Dr. On distingue :
1» Les créances chirographaires (du gr. kheir, main, et graphein, écrire), qui résultent d’un acte généralement sous seing privé (quelquefoisaufhentique), n’emportant pas hypothèque. Ces créances sont des droits personnels, qui s’exercent seulement sur les personnes liées par les obligations qui y con-espondent ;
2» Les créances hypothécaires, qui résultent d’un titre emportant hypothèque, c’est-à-dire un droit de suite sur les immeubles du créancier et un droit de préférence sur les créanciers chirographaires ;
3“ Les créances privilégiées, auxquelles la loi accorde un droit de préférence sur toutes les autres, même hypothécaires, dans l’ordre des payements.
Le créancier a un droit de gage général sur tous les biens du débiteur, et la loi lui accorde l’action paulienne ou révocatoire, qui lui permet de faire révoquer les actes faits en fraude et qui auraient compromis la solvabilité du débiteur.
Créances, comm. de la Manche, arr. et à 24 kil. de Coutances ; 1.830 h.Ch.def.dép. Culture mai’aichère.
créancier [st-é], ère n. Personne à qui il est dù de l’argent, ou quelque chose susceptible d'évaluation. Ant. Débiteur.
créât [kré-a] n. m. (ital. creato). Sous-écuyer dans un manège. V. crat.
créateur, trice n. (lat. creator, trix). Qui crée. Inventeur, premier auteur. Absol. Le Créateur, Dieu. Adjectiv. : génie créateur. Ant. Destructeur.
eréatianisme [si-a-nis-me] n. m. Théol. Opinion de ceux qui croient que Dieu crée chaque âme au moment de la conception : le eréatianisme. sans être un article de foi, est généralement enseigné dans l'Eglise.
créatif, ive adj. Qui a la vertu de créer. Créatine n. f. (du gr. kreas, chair), l’rincipe immédiat contenu dans la chair des animaux : la créatine a été découverte par Chevreul.
créatinine n. f. Alcaloïde qui se trouve dans la chair musculaire et dans le sang: la créatinine a été découverte par Liebig.
création 'sf-on] n. f. (lat. creatio). Action de créer. Acte divin tirant le monde du néant. L'univers, l’ensemble des êtres créés. Fondation, établissement : création d'emplois, de rentes, etc. Invention, production : les créations du génie, de la mode. Action, pour un artiste dramatique ou lyrique, de jouer, de chanter le premier un rôle. Ce rôle lui-même. Ant. Destruction, anéantissement.
Création (la), célèbre oratorio de J. Haydn, sur des paroles de Gottfried Van Swieten (1798).
Création des êtres organisés (Histoire de la), par Haeckel, conférences scientifiques sur la doctrine de l'évolution en général, et celle de Lamarck, Gœthe et Darwin en particulier.
Création. Un nombre considérable de tableaux représentent la Création du monde, parmi lesquels nous citerons ceux de Cimabué. P. Cornélius. P. Yéronèse, Michel-Ange, etc. — La Création de l'homme.
La Créatioa d’Eve, par Raphaël.
et la Création d'Eve ont été représentées par Raphaël (Vatican), Jérôme Bosch, Michel-Ange, Jules Romain, Breughel de Velours, Snyders, etc.
créationisme [si-o-nis-me] n. m. Théorie de la création des animaux et des plantes, fondée sur le texte de la Genèse, pris au sens littéral : le créationisme voit dans chaque espèce un type immuable.
créature n. f. (lat. creatura). Tout êti’e créé. L'homme, par opposition à Dieu. Personne méjirisable. Fig. Pi'otégé ; les créatures du ministre.
Crébillon (Prosper Jo- LYOT, dit), poète tragique français. né à Dijon, m. à Paris (1674-1762) ; auteur de pièces estimables : Atrée et Thyeste,
Rhadamiste et Zénobie, etc., où le tragique cherche dans l’horreur son principal ressort ; les conceptions de Crébillon sont plus hardies que ses réalisations. — Son fils, Claude, romancier, né et m. à Paris (1707- 1777), produisit des ouvrages de mérite mais gâtés par une licence vraiment excessive ; le Sopha, VËcumoire, les Egarements du cœur et de l'esprit, etc.
crebleu interj. sorte de juron.
Abréviation de sacrebleu.
crécelle [sè-le'\ n. f. Moulinet de bois très bruyant, qui, dans certains pays, remplace la cloche le jeudi et le vendredi de la semaine sainte. Jouet analogue. F'ig. Personne bavarde ; quelle crécelle! Voix de crécelle, voix criarde.
G. de Crayer.
CRE
GRÉ
— oG-2 —
erecerelle [rè-lé] n. f. Oiseau de proie du genre faucon, appelé aussi cominunéinent éinouchet et qui vit surtout de petits rongeurs.
(C'est un oiseau dont les méfaits sont largement compensés par les servicesqu'ilrend.)
crècerellette [rrZ-/é-tel n, f. üiijeau rapace du genre crécerelle, de petite taille, qui habite l’Europe méridionale, crèche n. f.
ianc. ail. kvippja).
Mangeoire pour bestiaux. Mangeoire de ce genre, où l’ut déposé Jésus naissant, et, par ex‘te7i-<i. Petit édifice r e P ré s e n t a n t l’étable de Bethléem et les scènes qui suivirent la naissance de Jésus :
les < ri'clies sont exposées dans les églises, de la Noël à V Epiphanie. Berceau. Asile oùl’on reçoit pendant le jour les enl’antfi pauvres âgés de moins de trois ans.
Encyci,. br. Les enfants reçoivent à la
Crécerelle.
Partie d'un compte où l'on écrit sous le nom de quelqu'un ce qui lui est dù par le commerçant, ce qu'on a reçu de lui. Quérir un crédit à quelqu'un, l’autoriser à prendre à une caisse l’argent dont il aura besoin. Fig. Autorité, considération : avoir du crédit. Fin. Sommes qui peuvent être dépensées en vertu de la loi du budget. A crédit, sans exiger ou sans faire de payement immédiat; inutilement. Créance donnée à une chose : nouvelle qui 2jre7id ci'édit. Crédit foncier, établissement qui, sous la surveillance de l'Etat, prête, sur les immeubles, des sommes remboursables à long terme, au moyen d'annuités calculées de manière qu’au terme fixé l'emprunteur ait acquitté capital et intérêts. Ci'édit Lyon7iais, établissement de crédit fondé à Lyon en 1863 pour favoriser le développement de l'industrie lyonnaise, mais dont l'activité s’est étendue sur toutes les opérations de banque. Ci'édit municijial. dénomination actuelle des anciens monts-de-piété. Prov. : Crédit est mort, les mauvais payeurs l’ont tué, personne ne fait plus de crédit, parce qu’on est trop souvent
Crèche.
crèche, jusqu’à cequils puissent entrer à l’école maternelle, ou jusqu’à ce qu'ils aient accompli leur troisième année, les soins hygiéniques et moraux qu'exige leur âge.
Nulle crèche n'est ouverte sans l'autorisation
du préfet, qui peut aussi ordonner la fermeture provisoire d'une crèche, si l'installation y est défectueuse, et. après trois mises en demeure restées sans euct, retirer l'autorisation accordée.
Le ministre de rintérieur et le préfet ont le droit de faire inspecter les crèches.
Crèches -sur- Saône, comm. de Saône-et- Loire, arr. et à 7 kil. de Mâcon, près de la Saône ; 1.230 h. Ch. de f.P.-L.-M.
crécy n. f. variété de carotte très estimée, originaire de C7'écy (Somme). Soupe en purée, faite avec ce légume ; potage crécy.
Crécy-en-Brie, ch.-l. de c. (Seine-et-Marneb aiT. et à 15 kil. de Meaux, sur le Grand Morin, affl. de la Marne; 980 h. iCi'éçois). Ch. de f. Est. — Le cant. a 22 comm., et i0.470'h..
Crécy-en-Pontliieu, ch.-l. de c. (Somme), an*, et à 19 kil. d’Abbeville, sur la Maye, affl. de la Manche; 1.530 h. Brasseries. Philippe de Valois y fut vaincu par Edouard III, en 1346. Patrie du cardinal Lemoine. — Le cant. a 23 comm. et 0.800 h.
Crécy-sur-Serre, ch.-l. de c. (Aisne), arr. et à 16 kil. de Laon; 1.830 h. (en 1914). Ch. de f, N. (Presque entièrement détruit au cours de la Grande Guerre.) — Le cant, a 20 comm. et 9.870 h.
crédence ^dayi-sê] n. f. (ital. credenza). Table pour poser les burettes, le bassin, etc., qui servent à la messe. Meuble -
de salle à manger, où sont déposés les objets qui doivent servir pendant le repas. I^artie d'un buffet de salle à
manger , comprise ■ jjSff
entre le corps infé- ^ rieur et ^^le corp| j ^ ^
table princière pour S ^ î
faire l’essai des K
mets.
crédencier
[dan-si-é n. ni. ^
Celui qui ‘ goûtait
les mets a la table ~
des princes. Pré- t , -x ^ s
posé a la distri- ' ‘
Dution des vivres, dans un établissement public.
Credi (Lorenzo di). peintre italien, né et ra. à Florence . vers 14o9-lo37) ; plein de grâce et de délicatesse [la Vierge m'ésenta7it l'enfant Jésus à saint Julie7i et à samt ^’icolas).
crédibilité n. f. (du lat. credibilis, croyable). Raison qui détermine la croyance; qualité dune chose croyable. Ant. Incrédibilité, improbabilité, Invraisemblance.
Crédin, comm. du Morbihan, arr. et à 33 kil. de Ploërmel, près de l'Evel ; 1.850 h.
crédirentier Wan-ti-€i, cre n. et adj. Qui a des rentes à son crédit; à qui des rentes sont dues.
crédit [di) n. m. (ital. crédita; du lat. ci'edere. croire'. Mesuré de la confiance accordée à un emprunteur ou à un acheteur à terme : pour avoir du crédit, il faut inspirer de la confiance. Confiance publique qui déternüne les capitalistes à céder au travail, à dès conditions déterminées, l’usage actuel de leurs capitaux : le crédit est Vânie dit commei'ce. Réputation de solvabilité. Délai pour le payement : avoir deux mois de O'édit ; acheter à crédit. Comm.
Une crèche dans une église, à Noël.
trompé par des débiteurs de mauvaise foi. Paire crédit de la main à la bourse, ne vendre qu au comptant, ne faire aucun crédit.
— Excycl. Compt. En comptabilité, on nomme ci'édii le côté du grand livre et du livre de comptes courants où doivent être inscrites toutes les sommes remises ou payées par l'ayant compte. Le crédit est désigné sur les livres par le mot avoir.
— Eco7i. soc. Le crédit, envisagé comme faculté de trouver des préteurs, est commercial, public, mobilier, fo7icier, ag7'icole ou maritime.
Le ci'édit C077i7nercial préside aux transactions commerciales ou industrielles. Les instruments sont : le billet à ordre, la lettre de change et le billet de banque.
Le ci'édit public n'est autre chose que le crédit de l’Etat. Il est la mesure de la confiance que les capitalistes accordent au Trésor public, lorsqu’il emprunte pour ses besoins.
Le crédit 7nobitier est celui qui procède de prêts sur dépôts de valeurs mobilières. Il ' est. dans cette dernière forme, une création des frères Pereire, qui prit corps, en 1853, par la constitution, au capital de 60 millions de francs, de la Société générale de crédit 7nobilier.
Le ci'édit inaritime, destiné à venir en aide à la marine marchande, s'applique à la négociation des connaissements, au prêt à la grosse et à l’hypothèque maritime.
Crédit foncier. Le crédit foncier est celui qui est fait à la propriété immobilière, terres et constructions, moyennant le consentement, par l'emprunteur, d’une hypothèque en faveur du prêteur. Pour faciliter, en P'rance, les opérations d’emprunts sur immeubles, il a été créé en 1852, une grande banque spéciale dite Crédit foncier, qui jouit de larges privilèges et qui a des succursales dans tous les départements. Cette banque fait deux sortes de prêts bien distincts et amortissables par annuités : lo les prêts fonciers, pour lesquels elle émet dans le public des obligations foncières ; 2o les prêts aux départements, communes et établissements publics, pour lesquels elle émet des obligations communales. Les obligations foncières et communales sont insaisissables, comme les rentes sur l'Etat.
Le Crédit foncier ne prête aux particuliers que sur première hypothèque. Le prêt ne peut, en aucun cas, excéder la moitié de la valeur de la propriété ; le tiers, s'il s'agit de vignes ou de bois.
Tout propriétaire qui veut emprunter au Crédit foncier produit : un état de sa propriété, les titres de propriété, les baux ou état des locations, le contrat de mariage ou l'acte de célébration, la déclaration des revenus et charges, la copie certifiée de la matrice cadastrale, la cote des contributions, la police d’assurances contre l'incendie. Il consigna le montant des frais d’estimation de la propriété.
Crédit agi'icole. Des sociétés de crédit agricole peuvent être constituées par les syndicats professionnels agricoles ; elles ont exclusivement pour objet de faciliter et même de garantir les opérations concernant l'industrie agricole et effectuées par ces syndicats ou par des membres de ces syndicats. Ces sociétés peuvent recevoir des dépôts de fonds en comptes courants, avec ou sans intérêts, et remplir le rôle de véritables caisses d’épargne ; elles peuvent se charger, relativement aux opérations concernant l'industrie agricole, des recouvrements et des payements à faire pour les syndicats ou pour les membres de syndicals. Elles peuvent, notamment, contracter les emprunts nécessaires pour constituer ou augmenter les fonds de roulement. Le capital social ne peut être formé par des souscriptions d'actions. Il peut être constitué à l'aide de souscriptions des membres de la société. Ce» sous¬
criptions forment des parts nominatives, transmissibles seulement par voie de cession aux membres des syndicats.
Les sociétés de crédit agricole sont des sociétés commerciales, dont les livres doivent être tenus conformément aux prescriptions du Code de commerce. Elles sont exemptes du droit de îiatente, ainsi que de Timpôt sur les valeurs mobilières.
Les membres chargés de l'administration de la société sont personnellement responsables, en cas de violation des statuts ou des dispositions de la loi, du préjudice résultant de cette violation.
Les Caisses i'égiû7iales de crédit agricole mutuel, grâce aux avancés du gouvernement, escomptent les effets souscrits parles membres des sociétés locales et endosses par ces sociétés. Elles peuvent faire à ce.s sociétés les avances nécessaires pour la constitution de leur fonds de roulement. Toutes autres opérations leur sont interdites.
Les caisses régionales ne peuvent faire des opérations qu’avec des caisses locales exclusivement agricoles, organisées et fonctionnant légalement, ne donnant pas plus de 5 pour lüü d’intérêt à leurs porteurs de pai'ts, et régulièrement affiliées. 'V. WARRANTS.
Crédit national. Cette société *de crédit, fondée en 1919 pour faciliter la réparation des dommages de guerre, a le privilège d’émettre des obligations gagées sur le budget de l'Etat. 11 verse aux sinistrés, pour le compte de l’Etat, les indemnités qui leur sont dues, ainsi que des avances complémentaires. Il fait des avances en vue de la création, du développement ou de la reconstitution des établissements industriels ou commerciaux situés en France et appartenant à des Français.
— Dr. pén. Crédit imaginaire. Quiconque, soit en faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en simulant un crédit qu'il n'a pas, se fait remettre ou tente de se faire remettre des fonds, des meubles ou des obligations, dispositions, billets, promesses, quittances ou décharges, et a ainsi escroqué ou tenté d'escroquer la totalité ou partie de la fortune d’autrui, est puni d'un emprisonnement d'un an au moins et de cinq ans au plus, et d’une amende de 50 francs au moins et de 3.000 francs au plus. Le coupable peut, en ouire, être interdit, pendant cinq ans au moins et dix ans au plus, des droits civils et civiques, sans préjudice de peines plus graves, s’il y a crime de faux.
créditer [di-té] v. a. (de C7'édit). Inscrire au coDipte de quelqu'un ce qu'on lui doit : créditer quelqu'un d'une somme, ou une so7nme à quelqu'un. Autoriser à prendre chez un banquier, etc. : ei'éditer un commissioimaire chez U7i banquier. Ant. Débiter.
créditeur n. m. Celui qui a des sommes portées à son crédit sur des livres de commerce. Adjectiv. : compte C7'édiîeur. Ant. Débiteur.
créditivité n. f. (du lat. credore, supin ci'editU77X, croire). Disposition à croire sans exiger des preuves.
credo \kTé] n. m. invar, (m. lat. signif. je crois). Premier mot du Symbole des apôtres, qui sert à le désigner. (V. symbole.) Fig. Les principes sur lesquels on base ses opinions, sa conduite : c'est 77i07i credo politique. ^
credo quia absurdum, mots lat. signif. je le crois pa7'ce que c'est absurde, paroles attribuées à tort à saint Augustin, qui enseigne seulement que le propre de la foi est de croire, sans avoir besoin de comprendre.
crédule adj. (lat. credulus). Qui croit trop facilement : esprit crédule. Ant. Défiant, incrédule, sceptique.
crédulement [man] adv. Avec crédulité.
crédulité n. f. (de crédule). Trop grande facilité à croire. Ant. Incrédulité, scepticisme,
crée n. f. Toile de lin, qui se fabriquait autrefois en Bretagne.
creek {krîk] n. m. (m. angl., de même orig. que le français crique). Dans l’Amérique du Nord, cours d’eau côtier de débit très variable.
Creeks ou Muskogies, Indiens de l'Amérique du Nord, actuellement établis sur le Territoire indien et ayant occupé, à la fin du xvme siècle, la Géorgie et la plus grande partie de l’Alabama.
créer [ki'é-é] v. a. (lat. crearel. Produire une chose, un être qui n’existait pas : l’homme ne peut 7'ien C7'éer ni rien a7xéa7iîir. Engendrer. Fig. Inventer : créer un 77iot. Fonder : créer U7ie académie. Constituer : créer une rente, 'l'héâtr. Créer un rôZe, faire une création. CV. ce mot.) Ant. Abolir, détruire, anéantir.
Crefeld [krè-fèld] ou Crefelt, v. de la Prusse- Rhénane ; 129.000 h. Industrie active, filatures, constructions mécaniques. Défaite des Français par le duc de Brunswick ^1758),
Creken, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 19 kil. de Dinan, près de TArguenon ; 1.650 h. Ch. de f. dep. Bains de mer et petit port au Guildo.
Crcil [krè-i, l mil.'', ch.-l. de c. (Oise), arr. et à il kil. de Scnlis, sur l'Oise ; 9.270 h. {Creillois). Ch. de f. N. et E. Faïence, verrerie : forges.
Eglise ancienne et ruines de l'abbaye de Saint'Evremont. — Le cant. a 19 comm.
et 39.150 h.
créma n. f. (du lat. crem^re, brûler).
Résultat de l’oxydation du fer dans le fourneau.
Crema, v. d’Italie (Lombardie), sur le Sério, affl. de l'Adda ; 9.000 h. Dentelles, soieries.
crémage n. m. Demi-blanchiment des fils et des tissus, qui précède le lavage définitif.
crémaillère [ma, il mil.] n. f. (bas lat. cre77xaeulum) . Instrument de cuisine, en fer et à crans, qu’on fixe à la cheminée pour suspendre les marmites, chaudrons, etc. Série de crans qui, dans une armoire, une bibliothèque, permet de déplacer les rayons. Pexxdre la crémaillère, donner un repas pour fêler son installation dans un nouveau logement. Méc. et horlog. Pièce munie de crans et servant à supporter, à arrêter, etc.
crémaillon [ma. il mil., on] n. m. Petite crémaillère attachée à la grande.
GRÉ
crémant man] adj. m. Se dit d'un vin de Champagne qui se couvre d'une mousse légère et peu abondante ; c/tampayne crémant. N. m. ; boire du crémant.
crémaster [)uas-ïèr] n. et adj'. m. Se dit du muscle suspenseur du testicule.
crémation [si-oîi] n. l'. (du lat. cremare, supin cremalam, brCller). Action de détruire par le leu ; spécialem,, de brûler les cadavres humains.
— Encycl. La crémation était une pratique habituelle dans la Grèce primitive. Elle l'est encore dans l'Inde. Le christianisme n'admet pas cette destruction volontaire des cadavres. Ses partisans s'appuient sur lies considérations hygiéniques. La loi du 17 novembre 1887 autorisa les modes de sépulture autres que l’inhumation, et les formalités de l'incinération furent réglementées par le décret du 27 avril 1889. Un four crématoire, construit au Père-Lachaise, réduit en cendres les corps morts.
crématoire adj. Qui se rapporte à la crémation : four crématoire.
crématorium [kré, ri-om'] n. m. Edifice dans lequel on opère la crémation des corps, four crématoire. PI.
des crematoria.
— Encycl .
Le crématorium parisien, situé au Père- Lachaise, comprend une salle de réception , des salles de dépét, etc. Le corps à incinérer est transporté dans la chambre de combustion sur un chariot métallique, et introduit dans l'appareil crématoire, où il subit une température de 800 degrés, sans que jamais la flamme attaque le corps. L’incinération dure de 30 à 60 minutes, et laisse une quantité de cendres dont le poids varie de 900 à 1.200 gr.
Crémazle (Octave), poète canadien de langue française, né à Québec, m. au Havre (1827-1879), auteur d’odes et chansons patriotiques : le Vieux soldat canadien, le Drapeau du carillon.
crème n. f. (lat. rremor). Matière grasse qui s’élève au-dessus du lait ; c'est en battant la crème qu'on fabrique le beurre. Mets fait ordinairement de lait, d'œufs et de sucre : crème à la vanille. Liqueur sirupeuse du geni’e des ratafias : crème de moka. Liqueur extraite de certaines plantes, l’àte composée de cire (cire d'abeille ou cire végétale), oléine, essence de térébenthine ou benzine, savon, etc. : crème pour chaussures. Crème de tartre, bitartrate de potasse extrait des lies de vin. Fùj. Le meilleur d'une chose ; la crème des honnêtes gens. Couleur crème, coloration blanche légèrement teintée de jaune.
— Encycl. Art culin. La crè ^ e fouettée est une crème mousseuse émulsionnée par un bi’assage énergique au moyen d'un ■■ fouet >■. On l’aromatise de plusieurs façons : au café, au chocolat, à la fraise, à la framboise, au marasquin, àl'or.mge, au caramel, à la fleur d'oranger, à l'anisette, à l'abricot, et on la saupoudre de sucre vanillé {crème à la Chantilly), etc. — On désigne aussi sous lé nom de crèmes cuites ou simplement crèmes des préparations culinaires qui se servent comme entremets. Elles se composent de lait cuit, d’un peu de farine, de jaunes d’œufs et de sucre iun litre de lait pour cinq jaunes d’œufs et une cuillerée de farine, sucre à volonté). On met sur un feu doux, en remuant constamment et sans laisser bouillir. On passe au tamis fin. On aromatise au chocolat, à la vanille, au caramel. La crème renversée ou crème prise est une crème cuite de préférence au bain-marie. Cette crème (qui renferme cinq œufs entiers et cinq jaunes) est placée dans un moule ou un pot. On fait bouillir de l’eau dans une casserole, on place dans cette eau, non bouillante, le pot, puis on place le tout au four. Une heure et demie de cuisson suffit. La crème renversée se fait le plus souvent au caramel, à la vanille, au chocolat (faire un bon chocolat avec un litre de lait et 2Uü grammes de sucre ; ajouter les œufs au chocolat à moitié refroidi ; faire prendre comme ci-dessus). — On désigne sous le nom de crème des potages en purée, passés à l'étamine et liés avec de la crème ou du lait et des jaunes d'œufs (crème d avoine, crème d’asperges, erème de céleri, crème de volaille).
l’our conserver la crème du lait, il faut la mettre dans des vases à orifice étroit, où elle est moins exposée à l'air. Dans les grandes ehaleurs, elle est sujette à bouillonner ; on évite cet inconvénient en suspendant le vase qui la contient dans de l'eau de puits bien fraîche.
CrômeaUX, eomm. de la Loire, arr. et à 29 kil. de Roanne, dans les monts du Forez ; 1.610 h. Ch. de f. du Centre.
crément [man] n. m. (du lat. crementum. aceroissement]. Nombre de syllabes qu’un nom déclin.able a de plus à ses autres cas, qu'au nominatil. Dr. anc. Accroissement de terrain par alluvion, dans une rivière.
crémer [?)ie] v. n. (de crème. — Se conj. comme accélérer.) Se couvrir de crème, en parlant du lait : en été. le lait crème plus vite qu'en hirer.
crémer [méj v. a. (du lat. cremare, brûler. — Se conj. comme accélérer). Incinérer.
Cremer (Camille), générai français, né à Sarreguemines, m. à Paris (18iO-1876). 11 gagna en 1870 la bataille de Nuits sur les Prussiens.
crémerie [n'J n. f. Endroit où l’on vend du lait, du beurre, des œufs, etc. A Paris, petit restaurant où l'on consomme surtout des œufs et du laitage, mais qui sert aussi des repas à la fourchette.
crémeuse [meu-ze] n. f. Vase où l'on sépare la crème du lait.
crémeux, euse [mefi. e«-ze(adj. Qui contient beaucoup de crème : lait crémeux.
crémier (tni-é], ère n. Qui vend de la crème, du lait, du fromage, etc.
crémière n. f. Petit vase où l’on met de la crème.
Crémieu, ch.-l. de c. Isère', arr. et à 33 kil. de La Tour-du-Pin ; Ll-tO h.
Ch. de f. Est de Lyon ; ganterie ; dans le canton se trouve la merveilleuse grotte do la Balme. — Le cant. a 26 comm. et 16.330 h.
Crémieux [ m i - e fi ]
( Isaac Moïse , d'it Adolphe) , avocat et homme- politique français, né à Nîmes, mort à Paris ( 1796-1880 ). Il fut membre du gouvernement de la Défense nationale en 1870.
Crémieux iiector-Jonathan), auteur dramatique, né et m. à Paris (1828-1898), Ad. Crémieux.
auquel on doit d’amusants
livrets d'opérettes : Oiphée aux Enfers, Geneviève de Brabant, le Petit Faust.
crémillée [mi. Il mil., é] n. f. Une des gardes de la serrure.
cremnophobie ikrèm, M] n. f. (du gr. krèmnos, précipice, et phobos, crainte). Peur morbide du vide, angoisse que certaines personnes éprouvent à la vue d’un précipice.
crémomètre n. m. (de crème, et du gr. metron, mesure). Instrument qui fait connaître la quantité de crème que le lait contient.
Cremona (Luigi), mathématicien et homme politique italien, né à Pavie, m. à Rome (1830-1903). Il fut cori'espondant de l'Académie des sciences.
crémone n. f. (de Crémone, v. d’Italie). Espèce d'espagnolette pour la fermeture des croisées. Sorte de tissu croisé.
N. m. Violon fabriqué à Crémone.
Crémone, v. d'Italie, ch.-l. de prov., près du PÔ; 42.000 h.; draps, soieries, chapellerie. La ville fut jadis renommée pour la fabrication des vio- crémon... Ions. En 1702, l’incapable Villeroi, chef de la garnison française assiégée, y fut fait prisonnier par le prince Eugène, qui ne put s'emparer de la ville. Les soldats chantèrent ;
mm nvitnisé: f-acasi ma ■ ïa same »js£s *»'•
merloDs; B, embrasures; C, créneaux.
Français, rendons grâce à Bellone,
Notre bonheur est sans égal ;
Nous avons conservé Crémone Et perdu notre général.
Patrie des Amati, des Guarneri, de Stradivarius, de Maipighi.
Cremonini (César), philosophe italien, né à Cento 'duché de Modène), m. à Padoue (1650-1631).
crénage n. m. Action de créner. Action dévider la partie débordante du corps d'un caractère typographique. (On dit aussi CRÉ- NERIE.)
créneau
[nô] n. m. (de ijÆ cran). Maçonnerie dentelée au haut des murs d’ U n e tour, d’une citadelle. (V. CUÀTEA.U.) Ouverture dans une muraille, pour permettre de tirer à couvert. Ouvertures des fourneaux de cuisson des potiers. Mar. Tuy<au de plomb ou de bois, servant au passage des ordures.
Crénelage n. m. Cordon fait sur l'épaisseur d'uiic pièce de monnaie. Grèiietis.
créneléj e adj. Muni de créneaux. Blas. Se dit de toute pièce héraldique découpée en créneaux, quand ceux-ci sont tournés vers le chef de l'écu. Bot. et zool. Pourvu de crénelures sur les bords.
créneler [lé\ v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette: il crénelle.) Faire des créneaux, des dents, etc. : créneler un mur. Créneler une pièce de monnaie^ faire un cordon sur son épaisseur, crénelure n. f. Dentelure faite en créneaux, créner [né] v. a. {de cran. — Se conj. comme accélérer.) hnpr. Marquer d'un cran, d'une entaille, la tige d’une lettre, d’une intei ligne, crénerie n. f. Syn. de crénage.
créneur n. m. Ouvrier qui exécutait le crénage des caractères d’imprimerie.
crénifère adj. Ilist. nat. Qui porte des crénelures.
Crénilabre n. m. Genre de poissons acanthoptères, à couleurs vives, comprenant une trentaine d'espèces des mers d’Europe, répandues surtout dans la Méditerranée.
Créniot [ni-o] n. m. Auge des ouvriers verriers.
crénique adj. (du gr. krènê, source). Se dit d'un acide découvert dans certaines eaux minérales.
Crénon n. m. Premier bloc d'ardoise qu'on isole au fond d’une carrière.
crénotbérapie n. f. (du grec krénè, source, et therapeia. traitement). Traitement des maladies ou de leurs suites pai' les eaux minérales naturelles.
Crénulé, e adj. Qui offre de très petites crénelures ; feuille crénulée.
crénur© n. f. (de cran). Mortaise pratiquée dans la barre d'un châssis d’imprimerie, pour recevoir Tardillon des pointures.
créogénie [/e'-nî] n. f. (du gr. kreas, chair, et genesis, naissance). Production de la chair.
créole adj. etn. (espagn. criollo). Personne de pure race blanche, née aux colonies : Joséphine de Beauharnais était une créole de la Martinique. Accent créole, accent des créoles (prononçant à peine les r). N. m. Patois des nègres a'ux colonies, formé de mots français vieillis ou défigurés et de mots empruntés un peu à toutes les langues étrangères.
creollne n. f. Ilulle lourde du goudron : le crésgl est une créoline.
créoliser [zé] v. a. Habituer aux usages, au climat des colonies ; créoliser des Européens. V. n. Adopter les mœurs des créoles.
Créon, ch.-l. de c. (Gironde', arr. et à 18 kil. de Bordeaux ; 1.0-40 h. Ch. de f. M. Vins. — Le cant. a 28 comm. et 17.130 h.
Créon, frère de Jocaste, tyran de Tlièbes après Œdipe ; personnage important du théâtre de Sophocle ; dans Œdipe roi, il engage Œdipe à consulter Tlrésias ; dans Œdipe à Cotone, il tente de ramener Œdipe à Thèbes, en lui enlevant ses filles ; dans Antigone, il fait mettre à mort Antigone, coupable d'avoir enseveli son frère Polynlee. C'est le type du tyran cruel. Il fut tué par Thésée.
créopliage adj. et n. (du gr. kreas, chair, et phagein, manger). Qui se nourrit de chair.
c'réophagie [fa-jt\ n. f. (de créophage). Habituiie de se nourrir do chair.
créosol [o-zol\ n. m. Chim. Huile incolore, retirée de la créosote de hêtre.
créosotage n. m. Procédé de conservation des bois à l’aide de créosote dont on les imprègne par trempage ou injection.
CréoSOtal lo-zo] n. m. Liquide visqueux obtenu en faisant passer un courant d'acide chlorocarbonique dans une solution de créosote sodée, et qu'on a préconisé pour remplacer la créosote dans ses aiiplications médicales.
créosote [kré-o-zo-te] n. f. (du gr. kreas, chair, et sâzein, sauver). Liquide incolore, d'odeur forte, antiseptique, caustique, extrait du goudron de hêtre par distillation, et qu'on emploie extérieurement comme désinfectant des plaies, surtout dans la carie dentaire, et intérieurement dans les maladies infectieuses, en particulier contre la tuberculose.
créosoter [/cré-o-zo-té] V. a. Injecter le bois de ci-éosote : créosoter des poteaux télégraphiques.
crêpage n. m. Action d'appi'èter le crêpe et autres tissus analogues. Action de crêper les cheveux. Pop. Crépage de chignon, bataille de femmes.
crêpe n. m. (du lat. crispus, frisé). Etoffe claire de soie crue, de laine fine. Crêpe de Chine, crêpe de soie plus épais que le crêpe ordinaire, dont on fait des robes, des écharpes, etc. Morceau noir de cette étoffe, qu’on porte en signe de deuil.
E'ig . Mélancolie.
N. f. Galette légère faite de farine de blé ou de sarrasin, que l’on délaye dans de Teau ou dans du lait, avec addition de sucre, d'œufs ou de quelques aromates, et que l'on fait cuire dans la poêle en l'étendant.
— Encycl. Techn. Le crêpe est un tissu découvert, fait de soie, de coton et de fil, sur le métier à deux marches, et dont la contexture n’est pas croisée. Les crêpes lisses ou unis sont simples, n'ayant que la chaîne et la trame ; les crêpes crêpés sont apprêtés, et les fils de la chaîne y sont tordus. Commercialement, on distingue trois sortes de crêpes : le crêpe français, gaze de soie grège, que Ton appi'ête après son tissage ; le crêpe de Chine, tissu de soie ou de laine et soie, doux au toucher et tombant ; le crêpe anglais, qu'on obtient en faisant passer le tissu entre des cylindres gravés.
crêpé n. m. Petite touffe de cheveux, que les darnes ajoutent à leur chevelure.
crêpelage n. m. Action de faucher les céréales en empoignant une brassée à gauche tandis que la mr.in droite manœuvre la faucille.
crêpelé, e adj. Frisé, crêpé à petites ondes : cheveux crèpelés.
crêpeleur n. m. Ouvrier moissonneur qui fait le crêpelage.
crepôline n. f, (de crêpe). Etoffe très mince et très légère en tissu de soie, employée pour les costumes de femmes et la garniture des chapeaux, crêpelu, e adj. Frisotté : cheveux crèpelus. Crêpelure n. f. Etats des cheveux crepelus. crêper [pc] v. a. dat. empare). Friser en manière de crêpe : crêper une étoffe. Se crêper v. pr. Devenir crêpé. Pop. Se crêper le chignon, se prendre aux cheveux.
Crêpes : 1. Au chapeau: 2. A la casquelle ; 3. Au bras.
crêpeur n. m. Ouvrier qui crêpe certains tissus, crépi n. m. (de crépir).
Couche de plâtre ou de mortier non lissé sur un mur.
crépide n. f. (gr. krèpis, idos). Sandale des ancien Grecs.
crêpière n. f. Marchande de crêpes.
Crépin et Crépinien [ni-iii] (saints). Ils étaient frères , et étaient
Crépide.
nés à Rome. Ils furent martyrisés en Gaule en 287. Fête le 25 octobre. Ce sont les patrons des cor^ donniers, dont ils exerçaient euxmêmes la profession.
crépine n. f. (de crêpe). Frange tissue et ouvragée par le haut. Sphère (ou cylindre) métallique percée de trous, servant à arrêter les corps étrangers à l'ouverture d’un tuyau. Membrane de la panse du mouton. Membrane graisseuse qui couvre la tète de certains nouveau-nés. (Syn. épiploon.)
crépiner [né] v. a. Garnir de crépine,
crépinette [7ié-fe] n. f. Saucisse plate. Bot. Nom vvilgaire de
Crépine.
la renouée.
crépinier ni-é] n. m. Passementier qui faisait des crépines.
crépinière n. f. Nom vulgaire de l'épinevinette commune.
crépins n. m. pl. Outils et marchandises serrant au métier de cordonnier. V. saint-crépin.
crépir v. a. du lat. crispus, frisé). Enduire d'un crépi; crépir un mur. Crépir du cuir, y faire le grain. Crépir le crin, le faire bouillir dans Teau pour le friser.
CRE
GRE
crépissage ['pisa-j-'i] ou crépissement [pi- SQ-man n. m. Action de crépir.
crépisseuse ypl-seu-ze] n. f. Machine à crépir le maroquin, c’est-à-dire à lui donner le grain.
crépissoir [pi-
soir] n. m- Balai dur à manchecourt pour crépir les murs.
crépis- SUre [pi-sure] n . f. Le crépi d’une muraille. Etat
de la mu- Crépisseuse.
raille crépie.
crépitant [ï^n], e adj. Qui produit un bruit de crépitation: le râle crépitant de la pneumonie.
crépitation ;s2-on] n. f. Bruit d'une flamme vive qui pétille, ou du sel jeté sur le feu. Chir. Bruit de deux fragments d’os fracturé. Méd. Bruit anormal de l'air dans la poitrine,
crépitement [man] n. m. Action de crépiter : le crépitement de la fusillade.
crépiter [té] v. n. (du lat. crepitare, faire du bruit). Pétiller, produire une crépitation ; le sel crépite dans le feu.
crépodaille [da, il mil., e] n. f. Sorte de crêpe fort mince. (On dit par corruption crépo-
NAII.LE et CRAPAUDAILLE.)
crépon n. m. {de cr^pe). Etoffe de laine, de soie non croisée, à chaîne torse. Petit paquet de cheveux postiches, que les femmes glissent sous leur chevelure.
crepS [/frépss] n. m. Sorte de crépon, crépu, e adj. (de crêpe). Court et frisé : les nègres ont les cheveux crépus. Abords ondulés : feuille crépue ; mauve, menthe crépue.
crêpure n. f. Action de crêper ; son résultat, crépusculaire [pus-ku-U-re] adj. Qui appartient au crépuscule. Animaux crépusculaires, qui ne sortent qu’au crépuscule : papillons crépuseufaives. Fig. Qui est sur son déclin.
crépuscule [pus-ku-le] n. m. (lat. crepusculum). Lumière qui précède le soleil levant (on dit plutôt aurore), ou suit le soleil couchant jusqu a la nuit close : le crépuscule de la nuit. Fig. Déclin : le crépuscule de la vie.
— Èncycl. Le phénomène du crépuscule, le matin {aurore) ou le soir (brune) est dû à la présence de l’atmosphère terrestre, qui réfléchit, comme lumière diffuse, la lumière du soleil. Cela nous permet de jouir encore d'une certaine clarté alors que nous ne recevons plus directement les rayons de cet astre.
Crépuscule, panneau décoratif d'Henri Martin (Sorbonne). Sur une falaise bordée de quelques bouquets de pins, un vieux berger surveille son troupeau. Une brume violette se mêle aux derniers feux du soleil (1907).
Crépuscule des dieux (^e), drame musical en un prologue et trois actes, paroles et musique de Richard Wagner (1876). C'est la dernière partie de la tétralogie de Y Anneau du Nibelung. Le sujet est le meurtre de Siegfried par Hagen, et la mort de Brunehilde, qui se lue sur le bûcher de celui qu'elle aime, cependant que le Walhalla s'écroule. L entretien de Siegfried et des filles du Rhin, la marche funèbre et la mort de Brunehilde sont les pages les plus belles de cette partition.
Crépy ou Crépy-en-Laonnois [la-noi], comm. de l’Aisne, arr. et à 10 kil. de Laon; 1.660 h. (en 1914). Ch. de f. N. Sucrerie. En 1544 y fut conclu un traité entre François fer et Charles-Quint. En partie détruit au cours de la Grande Guerre.
Crépy-en-ValoiS, ch.-l. de c. (Oise), arr. et à 23 kil. de Scnlis ; 5.380 h. Ch. de f. N. Ancienne capitale du "Valois. Carrière, sucrerie. — Le cant. a 25 comm. et 17.060 h.
crèque [krè-ke] n. f. (de l’allem. krieche). Nom vulgaire de la prunelle sauvage, fruit du créquier.
Créqui [ki], ancienne famille noble, originaire de l’Artois, à laquelle appartiennent, entre autres personnages: Charles le^, né en 1573, maréchal de France sous Louis XIII. Il força le pas de Suze en 1629; m. dans le Milanais en 1638; — Charles 111, son fils (1623-1687), jouit de la faveur personnelle de Louis XIV, qui lui raconta la singulière prédiction d’après laquelle lui , le roi, épouserait une veuve surannée qui le mènerait par le bout du nez. Créqui fut un vaillant homme de guerre, et ambassadeur à Rome puis à Londres.
Lorsque Louis XIV eut épousé Mme Scarron, le roi humilié évita la présence de Créqui. Ce dernier comprit sa disgrâce, et mourut de chagrin; — François, fi'ère du précédent, maréchal de France (1624-1687), un des plus grands capitaines de son siècle. 11 s'empara de Luxembourg, et prépara par ses succès la conclusion de la paix de Nimègue.
Créqui (Renée -Caroline de Froullay. marquise de;, m. à Paris (1714-1803); amie de Sénao de Meilhan. Elle a laissé des Lettres intéressantes. Ses Souvenirs apocryphes ont été rédigés par de Courchamp.
créquier \ki-é] n. m. (de crèque). Prunier épineux ou prunellier, en Picardie. Bias. Meuble héraldique représentant un prunier sauvage avec ses racines et ses branches : te créquier a la forme d'un chandelier à sept branches.
François de Créqui.
crescendo Icrr-chènn-do] n. m. invar, (mot ital. qui signifie en croissant, et qu en musique on abrège souvent en cresc.
ou cr.). Augmentation signe du crescendo,
graduée des sons. Adv. En
croissant: soîi mal va ci'escendo. Ant. Decrescendo.
Crescentini [krè-chin] (Girolamo). célèbre soprano italien, né à Urbino, m. à Naples (1766-1846,.
CreSCentiUS [krè-sm-si-uss], tribun romain qui lutta contre plusieurs papes, fil étrangler Benoît VI. et essaya de rétablir pendant quelques mois la république à Rome. 11 fut mis à mort en 998 par l'empereur Otlion III.
Crescimbeni [pr. it. krè-chim'] (Jean-Marie), littérateur italien, né à Macerata, m. à Rome (1663- 1728) , un des fondateurs de l'académie des Arcades.
crôsmcau n. m. (du saint chrême). Bonnet dont ou coiffe l’enfant après le baptême. V. chrémeau.
CréSOl \zol] n. m. Chim. Nom générique sous lequel on désigne les phénols dérivés du toluène. On tire des crésoîs un certain nombre de colorants.) Syn. CRÉSYi.OL.
crespelé, e [krès-pe] adj. Autre orthogr. de
CRÊPELÉ.
Crespb-Oîlte, un des Iléraclides qui envahirent le Péloponèse, roi de Messénie, époux de Mérope et père d'Egyptos. Il périt dans une révolte.
Crespi, nom de plusieurs peintres italiens distingués : Daniel, né à Busto-Arsizio, m. à Milan (1592-1630), et Giuseppe Maria, dit lo Spagnuolo, né et m. à Bologne (1665-1747), artiste maniéré et bizarre.
Crespin, comm. du Nord, arr. et à 14 kil. de Valenciennes, sur le Ilogneau ; 2.800 h. (en 1914 . Houille, forges. En partie détruit au cours de la Grande Guerre.
Crespy. Géogr. V. Crépy.
Cressanges, comm. de l'AlUer, arr. et à 19 kil.
de Moulins; 1.570 h.
Cressat, comm. de la Creuse, arr. et à 18 kil. de Guéret; 1.560 h. Ch. de f. Orl.
cressiculteur [/rrè-sz] n. m. Celui qui cultive le cresson, qui entretient les cressonnières.
CreSSiCUlturO [/cré-sij n. f. Culture du cresson.
cresson [krè-son] n.
de crucifères qui croît
m. (anc. ail. chresso). Genre dans les eaux courantes.
1. Cressoa: a, fleur; 2. Cresson de fontaine; 3. Cresson alénois.
Cresson alénois, sorte de cresson des jardins, qui sert à assaisonner les salades. V. nasitor.
— Encycl. Le cresson officinal ou cressoîi de fontaine se mange cru ou cuit, et possède des propriétés antiscorhutiques et dépuratives très renommées. On cultive le cresson dans des fosses inondées dites cressonnières, ayant 2 ™ 50 à 3 m. de large et 0 “ 50 à 0 60 de profondeur, sur une longueur
variable ; le fond est nivelé de manière à présenter une pente de 0 m 01 à 0 ® 015 par mètre ; l'eau est amenée à la partie supérieure :
elle s’échappe à l'autreextrémilé.
On prépare la fosse et l’on répand les engrais minéraux (préférables au fumier) puis on ensemence aprèsnivellemcnt et tassement du fond, et lorsqu'un petite quantité d'eau a rendu le fond boueux. Une huitaine de jours après, on commence à amener l'eau progressivement jusqu'à 10 ou 12 centimètres ; la première coupe du cresson a lieu six semaines après le .semis ; les autres
se succèdent à intervalles inégaux (une vingtaine dans l'année). Après chaque coupe on tasse le cresson restant contre le fond de la fosse au moyen d'une planchette fixée sur un long manche (schuene);ce schuellage a lieu tous les deux jours. Avant l'hiver on coupe le cresson à ras et l'on immerge la fosse. La cressonnière est renouvelée au bout d'une année.
crGSSonilière [krè-so-ni-è-re] n. f. Bassin, fosse où l’on fait croître le cresson.
Crest [/crè], ch.-l. de c. (Drôme), arr. et à 37 kil. de Die ; 5.660 h. (Crestois). Ch. de f. P.-L.»M. — Le cant. Nord a 16 comm. et 13.390 h. ; le cant. Sud a 13 comm. et 7.950 h.
CréSUS [sMss], dernier roi de Lydie, célèbre par ses richesses (vers 560-548 av. J.-C.). La renommée de ses richesses, alimentées par les sables aurifères
du Pactole, rendit son nom proverbial pour désigner un homme comblé des biens de la fortune. Lui-méme, enivré de son bonheur, demanda un jour à Solon s'il connaissait un homme plus heureux que lui. Le sage Athénien lui répondit que nul homme avant sa mort ne pouvait être salué du nom d'heureux : Crésus l’éprouva dans la seconde partie de sa vie. car, après avoir soumis l'Asie Mineure, il fut à son tour vaincu par Cyrus à Thymbrée, et fait prisonnier dans Sardes, sa capitale. D'après la tradition, il allait être égorgé, quand un de ses fils, qui était muet, recouvra miraculeusement la parole dans un élan de piété filiale et s’écria : « Soldat, ne tue pas Crésus ! »• Le roi vaincu fut néanmoins condamné à mort par Cyrus. Sur le bûcher, les paroles de Solon lui revinrent à la mémoire, et il prononça par trois fois le nom du législateur athénien. Cyrus, ayant demandé la cause de ces exclamations, fut ému de pitié, et, frappé de cet exemple des vicissitudes humaines, il pardonna à Crésus, l'admit au nombre de ses conseillers, et le recommanda, en mourant, à son fils Cambyse.
crésyl [si/’] ou crézyl n. m. Produit à propriétés désinfectantes, antiseptiques et antiputrides, retiré du toluène et qui résulte de la substitution du soufre à l’oxygène dans les crésols.
crésylage n. m. Action de crésylei*.
crésyler V. a. Désinfecter à l'aide du crésyl: crésyler des murs d'écurie.
Crésylol n. m. Chim. V. crésol.
Crêt ou crest [krè] n. m. liât, crista). Monta^ gne, sommet (dialect.) : crèt de la tSeige, crèt de la Perdrix, crèî d'Eau.
crétacé, e adj. (du lat. creta, craie). De la na ture de la craie : période crétacée. N. m. Terrain crétacé : le crétacé est recouvei't par t'éocène.
— Encycl. Le système crétacé est une des grandes divisions de la période secondaire. Il doit son nom au grand développement des formations crayeuses^ et succède immédiatement au système jurassique ♦, ses assises sont recouvertes par la série éocène. Le système crétacé est caractérisé par l’apparition do la famille des mollusques charnacés et des dicotylé-! dones. On y distingue la série infracrétacée et la série supracrétacée, où apparaissent les premiers mammifères.
crête n. f. (lat. crista). Excroissance charnue, rouge et dentelée, qui vient sur la tête des gallinacés : la crête du coq. Cime : la crête d'une montagne. Parapet d’une fortification. Levée de terre au bord d’un fossé. Faîte d'un toit, chaperon d'un mur. Saillie d’un os, d'un objet. Passementerie à dents. Mar. Crète d'une lame, son sommet frangé.
crêté, e adj. Qui a une crête; coq crêté. Blas. Se dit du coq. du dauphin, etc., quand leur crête est d’un émail particulier ; coq d'or crêté de gueules.
Crète ou Candie, gi’ande île de la Grèce, au S.-E. de la Morée, séparant la Méditerranée orientale des mers de Candie et de l’Archipel ; 8.618 kilom. carrés, 336.000 hab.
{Créîois ou Candiotes) en majorité de nationalité et de religion grecques. Cap. La Canée (25.400 hab.) ; ville princ. Cûnrffe (25.200 hab.). Minerai de fer, étoffes, élevage. Entre 1898 et 1911, la Crète a formé un Etat autonome, sous l’administration d'im haut - commissaire des Puissances européennes, choisi sur la proposition de la Grèce, à qui elle finit par être unie.
crête-de-coq n. f. Nom vuigaire durhinanthe, plante adventice des prés, et de la célosie, voisine des amarantes.
Méd. Végétations papillomateuses d'origine vénérienne. PI. des crêtesde-coq.
Créteil, comm. de la Seine, arr. et à 19 kil.
de Sceaux, sur la Marne ;