‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 561 sur 1225 · I.ISSAGE · texte numérisé non relu

I.ISSAGE

cueille [keu, il mil., e] n. f. Cueillage. Mar. Nom d'une laize de toile à voile.

cueille-fleurs [keu, il mil, e] n. m. invar. Longs ciseaux pour couper les fleurs sur la plante sans les endommager.

CUeille-fruitS [keu, /imll.,e] n. m. invar. Syn. de cUBii.LOiR.

cueillette [keu, il mil., è-te] n. f. Action de cueillir ; récolte des fruits : la cueillette des pommes. Qnête, collecte. (Vx.) Action de recueillir les chiffons qui servent à fah-e le papier. Charger un navire en cue.illelte, en composer la cargaison avec des marchandises provenant de différents chargeurs.

cueilleur, euse [keu, il mil., eu-ze] n. Celui, celle qui cueille. Ouvrier qui cueille le verre fondu.

cueillie [keu, il mii.,f] ou cueillée [keu. Il mil., è] n. f. Bordure sur la face d’un mur, servant de repère pour le crépissage.

cueillir [keu, H mil.] V. a. fdu lat.

colligere, rassembler. — Je cueille., nous cueillons. Je cueillais. Je cueillis. Je cueillerai. Je cueillerais, (’ueille. cueillons, cueillez. Que je cueille. Que je cueillisse.

Cueillant. Cueilli, e). Détacher de leurs liges des fruits, des fleurs. Parext. Ramasser, YCcneïUii'. Cueillir des lauriers, acquérii* de la gloire. Arrêter :cwei//2rwîiro- Leur. 2’ec/j . Faire une cueillie. Prendre avec la canne à souffler du verre dans le creuset.

cueilloir [À*eu, il mil.) n. m. Panier dans lequel on met les fruits ^ue l’on cueille. Instrument de jardinier, compose d'une cisaille montée au bout d'une hampe, qui porte aussi une petite corbeille pour recevoir le fruit une fois détaché de la branche.

Cuenca- [ku-in. v. d’Espagne, ch.-l. de la prov. 'de Cuenca. audessus du Jucar ; lü.OOO h. Draps, chapellerie. Patrie d'Albornoz , de Molina. — La prov. a 250.000 h.

Cuenca, v. de la république de l’Equateur ; 30.000. h. Sources sulfureuses.

Cuerne, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale), sur la Lys ; sages.

CuerS [/cit-ér], ch.-l. de c. (Var), arr. et à 20 kil. de Toulon; 3.100 h. (Cuersofs). Ch. de f. P.-L.-M. Huiles, bouchons. — Le cant. a 4 comm. et 8.710 h.

Cuervo.

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Cuer'VO fRufmo José), linguiste hispano-américain, né à Bogota 'Colombie), m. à Paris (1844i911), auteur de travaux remarquables sur Tidiome espagnol du Nouveau monde.

Cuesmes, bourg de Belgique (Hainaulj: 9. 350 h.

Mines de houille.

Cueva (Jean de la), poète dramatique espagnol du milieu du .xvi' siècle, auteur de la Mort de Virginie, les Sept enfants de Lara et d’un Art poétique.

euffat [ku-fa] ou eufat [fa] n. m. Grande benne que Ton emploie dans les mines pour amener au jour les mineurs et les produits de l’exploitation.

Cuffies, comm. de -TAisne, arr. et à 4 kil. de Soissons, non loin de TAisne; 1.500 h. (en 1914). Ch. de f. Totalement détruit pendant la Grande Gueri-e.

Cuffy, comm. du Cher, arr. et à GO kil de Saint-Amand-Montrond , près de la Loire : 1.280 h.

CUg'RUd.) comm. de Vendée, arr. et à 46 kil. de La Roche-sur-Yon, sur la Rouvraie ; 2.240 h. Ch. de f. Et.

Papeterie.

Cugnot (Nicolas- Joseph), ingénieur français, né à Void, m. à Paris (1725-1824). Il inventa une ingénieuse voiture à vapeur.

Cuguen, comm . d'Illeet-Vilaine, arr. et à 10 kil.

de Saint-Malo ; 1.540 h. Carrières.

Cui (César), officier, compositeur, et crilique musical russe, talent vigoureux et original, né à Vilna en 1835, auteur des opéras : le Prisonnier du Caucase, Angelo, le Flibustier, etc.

cui bono? mots latins qui signifient A quoi bon? Dans quel but? Dans quel intérêt?

CUic n. m. Cri des petits oiseaux.

euider [fié] v. a. (lat. cogitare). Vieux mot qui signifiait croire, et qui a encore été employé par La Fontaine :

Tel, comme dit Merlin, cuide eng'ei^ner aulrulf Qui souvent s’eng-eig-ne lui-même.

Cuillé, comm. de la Mayenne, arr. et à 39 kiL de Château-Gontier ; 1.520 hab. Instruments agricoles.

cuiller ou CUilièr© [ku, il mil., é-rej n. f. (lat. cochleare; de cochîea, coquille). Ustensile de table, composé d’un manche et d'une partie creuse pour puiser les aliments liquides ou peu consistants : cuiller à café, à dessert ou à entremets, à soupe ou à bouche (v. cuillerée). Cuiller à potage, louche. Cuiller d pot, grande cuiller de cuisine. Ustensile servant à puiser les métaux eu fusion. Nom d'un grand nombre d’outils ayant la forme d une cuillère: cuiller à fondre, de plombier, etc. Pierre creusée au milieu, pour recevoir' l’eau qui tombe d'un tuyau. Ustensile de 'pêche constitué par un disque de métal brillant ou de nacre, en forme de cuiller, monté sur émerillbn et armé d’hameçons triples : on pèche à la cuiller les poissons voraces comme la perche et le brochet.

CUill6ré6 [ku. Il mil., e-ré\ n. f. Ce que contient une cuillei^ : boire une cuillerée de sirop. (Une cuiller à café contient 5 grammes d'eau, une cuiller à dessert 10 grammes, une cuiller à soupe 16 grammes. S'il s’agit de sirop, on évalue ainsi le poids des euil-

^ébar Cui.

Cuiller : 1 larde; 7. A suci

Cueilloir.

i.OOO h, Tis

A bouche; 2. A dessert ; 3. A café ; 4. A ael j 6. A œufs ; 6. A mou- ;8. A sauce ; 9, A punch ; 10. A fondre ; 11. A, pot; 12. De plombier;

13, De pêche.

levées : cuillev à café 6 grammes, à dessert 12 grammes, à soupe 25 grammes ; pour Thuile, les poids sont les suivants : cuiller à café, 4 gr. 5 ; à dessert, 9 grammes; à bouche. 18 grammes. Ces chiffres ont d'ailleurs une valeur relative, et sei-vent plutôt à aider la mémoire.

cuilleriste [ku. Il mil., è-ris-fe] n. m. Ouvrier qui fait des cuillers.

CUilleron 'ku, U mil., e-ron] n. m. La partie creuse d'une cuiller. Lame cornée, demi-circulaire, qui existe à la ba.se de Taile des insectes diptères.

Cuinchy, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 13 kil. de Béthune, sur le canal d'Aire à la Bassée; 1.230 hab. (en 1914). Ch. de f. N, Houille. Presque entièrement détruit pendant la Grande Guerre.

Cuincy, comm. du Nord. arr. et à 2 kil. de Douai, sur l'Escrébieux : 1.500 h. icn 1914 . Houille. Presque détruit au cours delà Grande Guerre.

CUlne n. f. (ar. qanina). Cornue employée autrefois dans les laboratoires pour la préparation de Tacide azotique.

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les coi-ps complets d'ai'mures qui caractérisent les harnois du xive siècle. Les Grecs, d'ailleurs, les Romains, et même les Gaulois, s'étaient servis de semblables cuirasses.

La cuirasse commença à être portée seule au milieu du XVII' siècle, telle qu'elle est constituée aujourd'hui, c'est-à-dire formée d'un plastron et d'un dos écliancrés pour le passage du cou, et réunis par des bretelles en cuir recouvert d'une garniture de cuivre. Bien qu'en acier fondu ou chromé, les cuirasses n'offrent plus aujourd'hui de protection efflcace contre les balles des nouveaux fusils de guerre, et leur utilité ne devient réelle que dans des engagements à l'arme blanche.

— Mar. Les cuirasses sont destinées à protéger les organes vitaux du na- B vire contre les projectiles.

Les progrès do l'artillerie ont obligé les constructeurs à leur donner une épaisseur qui a pu atteindre jusqu'à 0”.5S. Elles sont faites en acier chromé ouharNveyé et s'appliquent sur les membrures du navire au moyen d'un matelas de bois de teck (M), et l'ensemble est tenu au moyen de prisonniers ou d'écrous (B).

Le can inférieur repose sur la tablette de cuirasse (T'i, et l'on a soin d'isohT le nmtelas de la tôle de la membrure au moyen d'un enduit de brai.

loin le combat ; — dans un autre tableau du même artiste (Louvre, 181i), le cuirassier épuisé descend un terrain en pente, tenant son cheval par la bride, et se retourne pour regarder le combat qui se livre au loin. (V. p, 587.)

cuirassine [ra-sî-ne] n. f. Corps léger de cuirasse. CVx.)

cuiratier [H-é] n. et adj. m. Ouvrier qui travaille le cuir.

cuire v. a. (lat. coquere. — Se conj. comme conduire). Préparer les aliments par le moyen du feu : cuire du iiain. Calciner du plâtre, de la brique, etc. Rendre mûr ; le soleil cuit les fruits. V. n. Devenir cuit ; légumes qui cuisent mal. Fig. Causer une douleur âpre, aiguë : les yeux me cuisent. Fam. Eprouver une chaleur excessive. Impers. Il vous en cuira, vous vous en repentirez.

CUirer [ré] v. a. Garnir de cuir une malle, un coffre.

CUiret rèj n. m.Peau pelée, dont le poil est arraché. Morceau de cuir que le chapelier met entre la chanterelle et la corde de l'arçon à battre la laine.

CUirier [ri-é] n. m. Tablier de cuir des pêcheurs.

Cuis, comm. de la Marne, arr. et à 6 kil. d'Epernay, près du Cubry; 520 h. Bon vignoble.

cuisage [za-je] n. m. Réduction du bois en charbon.

cuisamment [za-man] adv. D'une manière cuisante.

cuisant tzan], e adj. Qui se cuit facilement : haricots cuisants. Qui fait éprouver une douleur aiguë, au physique ou au moral : chagrin cuisant.

Cuise (FORÊT DE), forêt de Compiègne.

Cuiseaux [zô]. ch.-l, dec. (Saône-et-Loire'i, arr. et à 20 kil. de Lôuhans ; 1.420 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant, a 9 comm. et 9.700 h.

Cuisery, ch.-l. de c. (Saône-et-Loirc), arr. et à 20 kil. de Louhans, près de la Seille : l.GOÜ h. Ch. de f. P.-L.-M. Corderies. — Le cant. a 10 comm. et 9.200 h,

CUisette Izè-te' n. f. Réunion de quarante fils de laine. (On dit aussi musette et demi-portée.)

cuique suum, mots lat. signif. A cha'un le sien; aphrjrisme de la législation romaine : il faut donner cuique suum.

cuir n. m. (lat. corium). Peau épaisse do certains animaux : le cuir de l'éléphant. Peau tannée corroyée, etc., propre aux usages de l'industrie. Fig. lùi 'ire des cuirs, faire des fautes de langage, particulièrement par des liaisons vicieuses. Ex. : ce n'est pas t'à moi. Entre cuir et chair, entre la peau et la chair; intérieurement, in petto. Chiirchevelu.iapeaa qui recouvre le crâne et où naissent les cheveux.

— En'CYcl. Techn. Les cuirs sont les peaux de grands animaux (bœuf, vache, cheval, veau, chèvre. etc.-, auxquelles on fait subir diverses préparations successives : corroyage, tannage, hongroyage, On conserve plus spécialement le nom générique de peaux à celles de mouton, de chèvre, d'agneau, ayant subi les opérations ci-dessus. En sortant des abattoirs, les peaux sont dites cuirs bruts ou cuirs verts. Les variétés de cuir sont très nombreuses ; parmi les principales, nous citerons : le cuir d' Allemagne, peau de clieval tannée ; le cuir bouilli, que Ton fait bouillir avec divers ingrédients pour le rendre imperm'éalile et résistant ; le cuir fort, pour les semelles de chaussures ; le cuir de Hongrie, qui n'a pas été hongroyé ; le cuir jiisé, qu'on tanne dans une eau aigrie par de la tannée ou fusée en partie épuisée ; le cuir de molletsric ou cuir d'œuvre, servant à la confection des empeignes de chaussures ; le cuir de pouh, très souple et employé pour la confection des gants: le cuir de ftussie, traité à Thuile de bouleau, le rendant imperméable et lui donnant une odeur agréable ; le cuir verni, qui, après avoir été corroyé, siibit Tapprèt et le vernissage; le cuir chagrin, peau de cheval tannée à Talun ; le box-calf, veau tanné au chrome, etc. On donne encore le nom de cuirs à des produits industriels nombreux ; cuir d'estomac de mouton, cuir galuchat ou de requin, cuir de poisson. cuir parcheminé, cuir factice, cuir de papier, etc. Tous ont des applications industrielles.

— Econ. dom. Pour imperméabiliser les cuirs et les chaussures, on fait fondre au bain-marie 15 grammes de résine avec 5 grammes de suif; on y jette 4 grammes d'amidon en poudre. Lorsque la fusion est complète, on ajoute 10 grammes de goudron et l(i grammes de bitume de Judée, en triturant continuellement la ma.sse liquide. On retire du feu, et on laisse refroidir en remuant toujours le mélange. Au moyen d'un morceau de flanelle, on imprègne de cette graisse le cuir ou les chaussures.

cuirasse [rn-se] n. f. (de cuir). Armure d’acier qui recouvre le dos et la poitrine : la cuirasse se compose d'un plastron et d'un dos. réunis par des bretelles en cuir. Défaut de la cuirasse, espace non protège entre les deux plaques de devant et de derrière de la cuirasse. Fi;/. Endroit faible d'un homme, d'un écrit. Revêtement métallique d'un vaisseau. Corsage de femme collant et descendant sur les hanches. Enveloppe protectrice de certains animaux : la cuirnss • du tatou. Fig. Défense, rempart : cuirasse de froideur.

— Excycl. Milit. On entendait, au moyen âge, par cuirasse, toute défense de corps faite en cuir plus ou moins renforcé de clous, de lames de fer ; et c'est par progrès successifs qu’on arriva à battre

CuiraBfles: 1, Grecque; S, Romaine; . Gauloise; \. En tStO: 5. En 1650; 6. Moderne,

Le ouiraesier blessé, laldeau de Gericault (Louvre).

CUlSeur [zeurj n. m. Ouvrier qui dirige le feu d’une fabrique de poteries ou de briques. Individu qui fait cuire (distille) le vin. Sorte de chaudière dans laquelle on cuit les tubercules, les racines, par grosses quantités.

cuisine [zi'-ne( n. f. (lat. coquina; de coquere, cuire). Lieu où Ton apprête les mets. Art d'apprêter les mets. Ces mets eux-mêmes : manger de bonne cuisine. Fam. Préparation accompagnée de 1rii>otage ; cuisine électorale. Cuisine roulante et. p.ar abrév., roulante, n. f., chaudière à vapeur, divisée en plusieurs compartiments et qui, montée sur un châssis à quatre roues, sert à préparer les repas des troupes en campagne, avec lesquelles elle se déplace constamment. Prov. : Petite cuisine grandit la maison, en réglant sagement la dépense de la table, on fait prospérer une maison. ^

— Encycl. Le développement de Tart culinaire ne date que d’une époque relativement récente. Ce qu’on

L épaisseur des cuirasses varie selon les parties du navire qu'elles couvrent ; elle est maximum à la hauteur des machines.

cuirassé [ra-sé], e adj. Couvert, protégé par une cuirasse : navire cuirassé. Fig. Préparé à tout, endurci ; être cuirassé contre les passions.

cuirassé [ra-sé] n. m. Navire de guerre protégé par des plaques métalliques contre les projectiles.

— Encycl. Les cuirassés ont remplacé les vaisseaux de ligne d'autrefois. Ce sont les bâtiments de combat par excellence. Leur protection comprend la cuirasse proprement dite, en acier chromé ou harweyé, et le recouvrement des tourelles où sont placés les gros canons. On distingue, selon leur rôle, les cuirassés d’escadre, de croisière, garde-côtes, les , croiseurs-cuirassés et les croiseurs de bataille. Le tonnage des cuü'assés d'escadre des modèles récents peut atteindre ou même dépasser 30.000 tonnes, et leur vitesse être de 18 à25 noeuds. (’V. p. 579 et marine.)

cuirassement

[ra-se-man] n. m. Action de revêtir d’une cuirasse métallique un navire de guerre, un ouvrage fortifié. Cette cuirasse.

cuirasser [ra-sê]

V . a . Revêtir d’une cuirasse. Fig. Endurcir : cuirasser son cœur contre l'émotion.

cuirassier [ra-

si-é] n. m. Soldat de cavalerie qui portait la cuirasse. V. cavalerie.

— Encycl. Les cuil’assiers del'armée française datent de 1665.

Mais c'est seulement sous le premier Empire qu’ils prirent une place importante dans la grosse cavalerie. Ils sont armés du sabre et de la carabine..

Cuirassier blessé [le), beau tableau de Géricault, au Louvre (1814). Assis sur un tertre, le cuirassier s’appuie sur le sol de la main droite et regarde au

Cuisine roulante de campag^ne.

rapporte des folles prodigalités d'un Lucullus ne doit pas nous donner à penser que la cuisine fût, à cette époque, raffinée ; ce n'était que du faste et de l’excentricité. Macro'be et Pétrone noue permettent de reconstituer les repas d’apparat tels qu'en donnaient les Romains ; ils faisaient plus d'honneur à leur imagination qu'à leur goût et à leur délicatesse. Au moyen âge, les repas étaient très abondants, et la cuisine associait souvent des choses qui nous semblent aujourd'hui disparates. Cette cuisine, faite pour des estomacs robustes, a laissé des traces dans les habitudes culinaires de certains peuples du Nord (c'est ainsi qu'en Allemagne et en Belgique les viandes sont souvent servies avec des fruits, en compote ou confits). La cuisine du moyen âge préparait aussi des mets aujourd’hui inusités ou qui nous répugnent : héron, cygne, cigogne, grue, et même des couleuvres. Dès le xviii' siècle, Tart culinaire atteignit son apogée : Carême en codifia les principes dans plusieurs ouvrages, devenus classiques (notamment le « Cuisinier parisien « paru en lS2iq. La cuisine française, simple dans ses moyens, raffinée dans ses résultats, est aujourd'hui, de l'avis de tous, la première des cuisines.

Nombre de grandes maisons, princières ou particulières, du monde entier ont pour « officier de bouche >1 ou ' chef » sinon un successeur, du moins un disciple, toujours un émule de Carême.

On donne aussi le nom de cuisine à l'endroit où se préparent et se cuisent les aliments. Trop souvent, Tinstallation d'une cuisine est négligée ; elle doit satisfaire à certaines conditions d'espace, d'éclairage et d’aération. La princi|iale qualité est d’être toujours propre. Chaque jour, les carreaux seront lavés, Tévier également, la table raclée et lavée au savon noir. .La batterie de cu’sine sera toujours brillante ; on veillera avec le plus grand soin à ce que l'intérieur des cuivres soit toujours bien étamé.

Cuisine des anges (la), tableau de Murillo (1646) ; au Louvre. Des moines se sont dépouillés pour les pauvres ; le pain leur manque. L'un d’eux, saint Diégo, s’est mis en prière, et son corps est miraculeusement soulevé. Des anges apportent el préparent des aliments aux moines. Œuvre superbe, où Tarlistc a joint la fidélité du détail réel au sentiment du surnaturel le plus hardi. (V. p. 587.)

cuisiner [zi-né] v. n. Faire la cuisine. ’V. a. Préparer, accommoder ; cuisiner un rago&t. Fig.

et fam. ; cuisiner une élection. Fam. Cuisiner un accusé, l'interroger habilement pour l’amener à des aveux.

cuisinier [si-îu-é], ère n. Personne chargée de faire la cuisine.

N. f. Appareil en fonte ou en tôle, muni d'un ou de deux foyers, et à Cuisinüre.

l'aide duquel on peut

faire cuire des aliments, tout en chauffant un appartement. Sorte de rôtissoire, de coquille, destinée au grillage des viandes . Manuel, livre de cuisine.

Cuisinière hollandaise (la) , tableau de Gérard Dow (Louvre). Dans l'embrasure d'une fenêtre, au milieu de légumes et d'ustensiles de cuisine, une jeune femme, jupe et manches retroussées, verso du lait dans un plat. Œuvre pleine d'éclat, de sobriété et de fini. Dans le même ordre de sujets, on peut citer ; la Belle Cuisinière de Boucher, la Bonne Cuisinière de Teniers, les Intérieurs de cuisine de Chardin (Louvre^, de J. Bail, etc.

cuissage [iu-i-sa-ye] n. m. (de cuisse). Droit de cuissage, droit que s’étaient attribué certains seigneurs , dans les premiers temps du moyen âge, de passer avec la femme d'un serf la première nuit des noces, et qui, par la suite, s'est changé en une redevance.

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