DAY
furées ferrugineuses, calciques et magnésiennes, utilisées en bains et applications locales dans le traitement du rhumatisme. — L'arr. a 8 cant., 107 comm., 108.080 h. ; le cant. a 21 comm. et 27.410 h.
Day (Thomas), philosophe moraliste anglais, né à Londres, disciple de J.-J. Rousseau, auteur du célèbre ouvrage d'éducation History of Sandford and Merton (1748-1789).
day a [da-ia] n. f. Dans le sud de l'Algérie, légère dépression de terrain où s’amassent les eaux des plateaux environnants et qui, par suite, s'entoure d’une végétation abondante de jujubiers, pistachiers, etc.
DayaltS, tribus indigènes de Bornéo, qui vivent principalement dans le centre et dans l'est de Tîle. Les Dayaks sont chasseurs et anthropophages.
Daynes-Grassot (Brigitte-Corinne), actrice française, née à Lyon en 1832; comédienne pleine de verve, d’une gaieté irrésistible.
Dayot (Armand), critique d’art français, né à Paimpol en 18S7. On lui doit des études sur Raffet, Charlet, les Vernet, etc., et d’intéressants albums d’iconographie historique.
Dayton, v. des Etats-Unis (Ohio), sur le Mad- Biver; 70.000 h. Filatures, papeteries, métallurgie.
DazinCOUrt (Joseph- Jean -Baptiste Albouy, dit), comédien français, né à Marseille (1747-1809); créateur de Figaro, dans le Mariage de Figaro.
D. 0., abréviation de l’expression musicale da
Dé à jouer.
Dés à coudre.
capo.
de (lat. de) prép. qui marque l’origine : issu de parents pauvres; la matière : table de noyer ; l’extraction ; charbon de terre ; la séparation ; éloigné de sa mère ; les qualités personnelles ; homme de génie. Signifie Avec : saluer de la main. Pendant ; partir de nuit. Touchant : parlons de cette affaire. Par : aimé de tous. Depuis ; de Paris à Rome. De est souvent explétif : un diable d'homme ; mieux vaut mourir que de se rendre. Particule honorifique, qui précède la plupart des noms nobles. (De se répète devant chaque complément partiel.) V. nu.
d©, dé ou des, préf. qui marque privation de l’état ou de l’action que comporte le mot auquel il est joint, l’origine ou le commencement de l'action.
dé n. m. (du lat. datum, ce qui est donné). Petit cube, à faces marquées de points, de un à six, pour jouer. Dé pipé ou chargé, dé qui porte un supplément de poids près d’une de ses faces, de façon à tomber plus souvent sur cette face. Coup de dé ou dés, nombre de points amené en jetant des dés. Fig. Coup de hasard.
Avoir, tenir le dé, avoir à jouer le coup qui va suivre.
Fig. Diriger la discussion, y avoir la principale part.
Archit. Pierre de forme cubique faisant partie d’un piédestal, ou servant à fout autre usage : vase antique posé sur un dé.
de n. m. (lat. digitale]. F.tui de métal, pour protéger le doi^ qui pousse l'aiguille ; la surface des dés est couverte d’une multitude de petites fossettes.
dead-heat [dèd-htt’] n. m. (angl. dead, morte, et heat, épreuve). Turf. Épreuve dans laquelle des chevaux arrivent tête à tête au poteau : dead-heat pour la troisième place.
Déak (François), homme politique hongrois, né à Sotjor, m. à Budapest (1803-1876) ; le principal artisan de la constitution dualiste austro-hongroise de 1866.
déakiste [fcù-fe] n. et adj. Partisan de Déak et du système dualiste.
Deal [angl. dît], v. maritime du comté de Kent (Angleterre); 9.000 h.Plage.
déalbation [si -on) n. f. (du lat. dealbare, supin dealbatum, blanchir). Passage à la couleur blanche.
déambulation [an, si-on] n. f. Action de déambuler ; marche. (Peu us.)
déambulatoire [an] adj. Qui a rapport à la promenade. N. m. Nef qui tourne autour du chœur d’une église.
déambuler [an-bu-lé] v. n. (lat. deambulare). Se promener, marcher. (P. us.)
De Amicis (Edmond), publiciste italien, né à Oneglia, m. à Bordighera (1846-1908). 11 s’est fait connaître par de pittoresques récits de voyages, des romans et des essais brillants et variés {Cuore).
de auditu mots lat. signif. par ouï-dire : ne savoir une chose que de auditu.
déauration [d-ra-si-on] a. f. Action, art de dorer: la déauration des métaux. (On dit plutôt dorure.)
DeaU’Ville, comm. du Calvados, près de TrouvUle, arr. et à 12 kil. de Pont-l’Evêque, sur l'estuaire de la Touques ; 3.360 h. Bains de mer très fréquentés (plage de sable) ; hippodrome renommé, débâcliage n. m. Action de débâcher, débâclier [ché] v. a. (de dé, et bâche). Débarrasser un véhicule, une construction, etc., de la bâche qui les couvrait : débâcher une voiture.
débâclap(e ou débâclement [man] n. m.
Action de débâcler : débâclage d'un port.
■ Déak.
débâcle n. f. (de débâcler). Rupture des glaces : la débâcle polaire donne naissance a de formidables icebergs. Fig. Renversement de fortune, déroute, abandon, confusion : la retraite de Russie amena la débâcle du premier Empire.
Débâcle {la), par E. Zola (1892). Dix-neuvième et avant-dernier volume de la série des Rqugon- Macquart. L’idée générale du livre est dans l'opposition de deux personnages, Maurice et Jean, figures symboliques qui représentent : l’un, la France du second Empire, lasse et corrompue : l'autre, une France saine et vivace, travaillant à son relèvement par une belle énergie. Le livre contient de dramatiques récits d'épisodes de la guerre de 1870 : défense de Bazeilles, journée de Sedan, etc.
DEB
débâcler [klé\ v. a. (de de, et bâcler). Débarrasser des bateaux vides : débâcler un port. Faire sortir du port ; débâcler des navires. Ouvrir : débâcler une porte. 'V. n. Se dit d'une rivière au moment du dégel : la rivière débâcle.
débâcleur n. m. Préposé au débâclage d'un port, débadiner [né] v. n. Jeu. a l’impériale, démarquer les points acquis à la suite de certains avantages des adversaires.
débagOUler [lé\ v. n. (de bagou). Pop. et bas. t'omir. V. a. Fig. et pop. : débagouler des injures.
débagouleur, euse [eu-ze] n. Pop. et bas. Personne qui débagoulc.
débâillonner [bâ, Il mil., o-né] v. a. Débarrasser d’un bâillon.
déballage [ba-la-je] n. m. Action de déballer. Commerce de marchandises vendues à bas prix dans une installation de passage. Cette installation. Ant.
Emballage.
déballer [ba-lé] v. a. (préf. dé, et balle). Défaire, vider une balle, une caisse. Tirer de son emballage. Ant. Emballer.
déballeur '[ba-leur] n. m. Marchand ambulant, qui va de marché en marché exposer sa marchandise.
débandade n. f. (de débander). Action de se disperser : la retraite devint une débandade. A la débandade loc. adv., confusément et sans ordre.
débandement [man] n. m. Action de se débander. (Peu us.)
débander (dé] v. a. (préf. dé, et bande). Oter une bande, un bandage : débander une plaie. Détendre ; débander un arc. So débander v. pr. Se disperser -. les troupes se débandèrent.
débanquage [kOrje] n. m. Action de débanquer. débanquer rfcj] v. a. (préf. dé, et banc). Dépouiller de ses bancs une embarcation. ’V. n. Quitter un banc sur lequel on naviguait.
débanquer [AJI v. a. (préf. dé, et banque). Gagner au jeu tout l’argent que le banquier a devant lui.
débaptiser [ba-U-zf] v. a. changer le nom d’une personne ou d’une chose : la Convention débaptisa un grand nombre de rues de Paris.
débaraquement [ke-man] n.m. (de baraque). Action d’enlever les palissades qui protégeaient d’une manière provisoire le pied d'un édifice quelconque.
débarbariser [zéj v. a. Faire sortir de l'état de barbarie : débarbariser un peuple.
débarbouillage [6ou, il mil.] n. m. Aetlon de débarbouiller.
débarbouiller [bou, il mil., e'j v. a. Nettoyer, laver : débarbouiller le visage, un tableau. Se débarbouiller V. pr. Se laver le visage. Fig. et fam. Se tirer d'embarras.
débarbouilloir n.
m. ou débarbouilloire [JoM, Il mil.] n. f.
Fam. Serviette pour se débarbouiller.
débarcadère n. m.
(rad. débarquer). Jetées sur la mer ou sur un fleuve, pour le débarquement des marchandises, des voyageurs. Quai d’arrivée des chemins de fer. (Son corrélatif est EMBARCADÈRE.)
débardage n. m. aotion de débarder.
débarder [di] v. a.
(de dé. et bard). Décharger à quai. Transporterie bois coupé hors de la forêt, la pierre hors de la carrière.
débardeur adj. et n.
m. Qui débarde. Personnage de carnaval, déguisé en ouvrier débardeur : DAhardpiir
large pantalon de velours,
bourgeron rentré dedans, avec ceinture rouge flottante, petit bonnet de police et perruque. (En sen«!. le fém. déhnrdeuse e<!t usité.)
débaroniser ou débaronniser [ro-ni-zé] V. a. Priver du titre de baron ou de baronne.
débarquage [ka-je] n. m. Action de tirer d’une barque,
débarqué, e [ké] n. Sorti du navire ; descendu de voiture. Un nouveau débarqué, personne arrivée nouvellement de son pays.
débarquement \ke-man] n.m. Action de débarquer, Compagnie de débarquement, partie de l’équipage d'un navire de guerre destinée à opérer à terre. Ant. Embarquement.
débarquer [ké] v. a. (de dé, et barque). Enlever d’un navire, d’un bateau, d’un wagon : débarquer des marchandises. Fig. : débarquer un collègue gênant. 'V. n. Sortir d'un navire, d'un wagon; descendre à terre ; il débarqua à Brest. N.m. Le moment même du débarquement: se trouver au débarquer. Ant. Embarquer.
débarrage [ba-ra-je] n. m. Action de débarrer une étoffe.
débarras tba-ra] n. m. Déln'rance de ce qui embarrassait. Lieu où l'on met les objets encombrants : cabinet qui sert de débari'as. Ant, Embarras.
débarrasser \ba-ra-sé] v. a. (du préf. dé, et du radie, de embarrasser). Enlever ce qui embarrasse : débarrasser une porte. Tirer dembarras. Ant. Embarrasser.
débarrer \ba-rS] v. a. (de dé. et barre). Oter la barre de ; débarrer la porte. Débarrer une étoffe. en enlever les barres produites par l'inégalité de teinture.
débarreur, euse [ba-rcur, eu-ze] n. Personne qui débarre les étoffes.
débarricader [ba-ri-ka-dé] v. a. Débarrasser de ses barricades.
débassaire [èa-sé-re] n. f. Nom vulgaire d'une variété de mésange.
débastillemeut [ftas-ft, il mil., e man] n. m. Action de débastiller.
débastiller [bas-ti. Il mil., i] v. a. Faire sortir de la Bastille.
débat [èa] n. m. (de débattre). Différend, contestation : trancher un débat. PI. Discussions politiques : les débats de la Chambre. Partieie l'instruction judiciaire qui est publique : suivre les débats d'un procès.
Débats {Journal des), feuille quotidienne, fondée en 1789 par Baudoin, imprimeur de l’Assemblée nationale. pour rendre compte de ses discussions. Le « Journal des Débats » fut, dix ans après, acheté par les frères Bertin. Ce joui-nal défend la politique républicaine libérale. Il a publié des articles littéraires signés des meilleurs écrivains.
Debat-Ponsan (Edouard-Bernard), peintre français d'histoire et de portraits, né à Toulouse,
m. à Paris (1847-1913). Citons : le Premier deuil, le Matin de la Saint-Barthélemy, le Jour de Saint- Roch, etc.
débatelage n. m. Déchargement d’un bateau, débateler [lé] v. a. (Prend deux l devant un e muet : je débatelle.) Retirer d’un bateau.
debater [di-bé-teur] n. m. (m. angl.). Orateur versé dans la discussion politique.
débâter [té] v. a. Oter le bât : débâter un âne. débâtir v. a. Démolir. Démonter, découdre : débâtir une robe.
débattable [ba-ta-ble] adj. Qui peut être débattu : des assertions contestées et débattables.
débattenieDt [ba-te-man] n. m. Action de se débattre.
débattre v. a. (préf. dé, et battre. — Se conj. comme battre.) Discuter : débattre une question. Se débattre v. pr. Etre débattu. Faire des efforts pour résister ou se dégager.
débaucliage [bô] n. m. Action de faire abandonner son travail, son poste, à un ouvrier, à un soldat, etc. (Le débauchage fait encourir au coupable, s’il est civil, un emprisonnement de deux mois à cinq ans, et s’il est militaire, la peine dont est puni le déserteur.)
débauebe [bô-ché] n. f. (de débaucher). Excès dans le boire et le manger. Dérèglement dans les mœurs; incontinence outrée. Excès, abus : faire une débauche d'esprit. Ant. Sagesse, vertu.
débauené [bô], e n. et adj. Personne livrée à la débauche: Alcibiade était le plus élégant débauché d'Athènes. Ant. Rangé, sage, vertueux.
Débauché {la Carrière du), suite de huit tableaux de W. Hogarth, popularisés par les estampes qu’en a données Hogarth lui-même.
débauebée [bô-ché] n. f. Mar. Retraite des ouvriers des chantiers et arsenaux à la fin de leur journée.
débauebemeut [bô-che-man] n. m. Syn. de
DÉBAUCHAGE.
débaueber \bô-chS] v. a. (préf. dé, et vx fr. bauche, lieu de travail). Jeter dans la débauche : débaucher une femme. Corrompre. Engager une personne à quitter son travail, son poste ; grévistes qui débauchent les ouvriers d’un chantier.
débauebeu^ euse [bô, eu-ze] n. Qui en débauche un autre. (Peu us.)
débaver [vé] v. a. Débairasser les cocons de la soie folle.
débavure n. f. (de débaver). Bave ou soie folle retirée des cocons.
Debay (Jean-Baptiste-Joseph), sculpteur, né à Malines, m. à Paris (1779-1863); ses œuvres ont de la noblesse et de l’originalité. — Il eut pour fils deux artistes: Jean-Baptiste-Joseph, sculpteur, né à Nantes, m. àParis (1802-1862), et Auguste-Hyacinthe, sculpteur et peintre, né à Nantes, m. à Paris (1804-1865).
debellare superbos, mots lat. signif. dompter les superbes. Fin d'un vers de Virgile {Enéide, liv. VI, V. 853). Les Romains voulaient paraître cléments et modérés après la victoire. V. parcere subjectis.
débeller [bèl-lé] v. a. (lat. debellare). Combattre victorieusement: débeller ses ennemis. (Vx.)
debemur morti nos nostraque mots lat. signif. Nous sommes destinés à la mort, nous et tout ce qui nous appartient. Commencement d’un vers d'Horace {Artpo£tique,é>V. Le poète, comparant les langues, dont les termes se renouvellent, aux arbres dont les feuilles tombent périodiquement, est amené à songer aux hommes, à la brièveté de leur vie et de ce qui les touche.
Debeney (Marie-Eugène), général français, né à Bourg en 1864, commandant, en 1918, la Ir® ai'mée.
Sur la Somme, il a fermé la trouée de Montdidier, et a, dans la suite, repris Saint-Quentin.
débenzolage \bin] Debeney
n. m. Action de débenzo-
1er : le débenzolage du gaz de houille a été effectué pendant la Grande Guerre de façon à obtenir les matières premières de la fabrication des explosifs.
débenzoler [bin] v. a. Enlever le benzène du gaz de houille: gaz débenzolé.
débet fèè] n. m. (du lat. debet, signif. il doit). Ce qui reste dù sur un compte arrêté. PI. des débets.
— Encycl. Acte enregistré en débet. On nomme ainsi un acte qui est soumis à la formalité de l'enregistrement, sans que le payement des droits soit présentement perçu. U reste dû, et il n’est exigible que si certaines conditions viennent à se réaliser. Tels sont les actes de procédure criminelle.
— Comptab. publ. Aucune remise totale ou partielle de débet ne peut être accordée à titre gracieux que par décret, sur le rapport du ministre liquidateur et sur l’avis du ministre des finances.
débeurrer [beu-ré] v. a. Débarrasser du beurre ; cacao débeurré.
Debidour (Antonin), professeur et historien français, né âNontron, m.àParis (1847-1917); auteur d'une Histoire diplomatique de TEurope de 1813 à 18T8 et de travaux sur les rapports de l'Eglise et de l’Elat en France au xix« siècle.
DEB
Debierne (André-Louis), chimiste français, né à Paris en 1874 ; connu pour ses travaux sur le radium et sa découverte de l’actinium.
débiffer [bi-f£\ v. a. Altérer, décomposer : figure déhiffée.
débile adj. (lat. debilis). Qui manque de forces : faible ; le grand air est salutaire aux enfants débiles. Ant. Fort, robuste, vigoureux.
débilement [maji] adv. D’une manière débile, débilitant [tant], e adj. Qui débilite: le climat tropical est débilitant. N. m. Remède débilitant. Ant. Fortifiant, réconfortant, tonique.
débilitation [si-on] n. f. (de débile). Affaiblissement accidentel. (Peu us.)
débilité n. f. (de débile). Grande faiblesse. Epuisement. Ant. Verdeur, vigueur.
— Encycl. Le mot débilité est à peu près l’équivalent de l’expression misère physiologique. On l’observe dans la vieillesse, à la suite de maladies, de fatigues, ou comme conséquence d’une mauvaise hygiène alimentaire. Le traitement consiste en toniques et en antispasmodiques, ha, débilité congénitale exige la couveuse artificielle.
débiliter \té] v. a. (de débilité). Affaiblir : l'alcool débilite les buveurs. Se débiliter v. pr. S’affaiblir. Ant. Conforter, réconforter, restaurer.
débillage [6i, il mil.] n. m. -Action de débiller. débillardement [W, il mil., e-inan] n. m. Action de débillarder.
débillarder [bi, il mil., dé\ v. a. Tailler une pièce de bois en enlevant les arêtes.
débiller [6i, il mil., é] v. a. (préf. dé, et bille). Dételer un cheval qui tire un bateau de halage.
Debilly (Jean-Louis), général français, né à Dunx, blessé mortellement à Auerstædt (1763-1806) ; se distingua à Hohenlinden et à Austerlitz, débinage n. m. Pop. Action de débiner, débine n. f. Pop. Etat misérable et piteux, débiner [né] v. a. Pop. Dénigrer. Se débiner V. pr. S’en aller, s’enfuir.
débineur, euse [eurze] n. Pop. Celui, celle qui débine.
débirentier Iran-ti-é] n. m. (de débit, et rentier), Celui qui doit une rente. (Vx.) Ant. Crédirentier.
débit [6i] n. m. (de débiter). Vente; vente prompte ; marchandise d'un débit facile. Magasin de vente au détail : déb'it de tabac. Manière de débiter le bois suivant l’usage qu’on veut en faii’e. (En ce sens, on dit aussi débitage.) Quantité de liquide, de gaz, d'électricité fournie par une source quelconque dans l’unité de temps. Fig. Manière de lire, de réciter ; avoir le débit facile. Coiiim. Somme, chose due. Page du grand livre où sont portés les articles fournis, les sommes payées à quelqu’un.
— Encycl. Débit de boissons. V. boisson.
— Débit de tabac. V. t.4.bac.
débitable adj. Qui peut être débité, débitage n. m. Action de débiter les bois suivant l’usage particulier auquel ils sont destinés. Action de débiter la pierre.
— Encycl. Le débitage des bois s'opère de trois différentes manières, suivant qu’il s’agit de bois de chauffage ou de bois d’œuvre. V. bois.
débitant [tan], e n. Qui vend au détail. Spéc. Marchand de boissons au détail.
débite n. f. Vente de papiers timbrés, de timbres-poste, etc.
débiter [té] v. a. (du lat. debitum, chose due). Vendre; vendre au détail : débiter du vin. Vendre romptement et facilement. Détailler, exploiter le ois, le réduire en planches, en madriers, etc. Fournir une quantité de liquide, de gaz, d'électricité, etc., en un temps donné. Fig. Réciter, déclamer : débiter un râle. Dire: débiter des mensonges.
débiter [té] v. a. Porter un article au débit d’un compte: on débite le négociant de tout ce qu'il reçoit, on le crédite de tout ce qu'il donne.
débiteur, euse [eu-ze] n. Qui dit, qui raconte (en mauv. part); débiteur de nouvelles.
débiteur, trice n. Personne qui doit. Adjectiv. Compte débiteur, qui se trouve au débit. Abusiv. pour débitant (e), personne qui, dans un magasin, conduit les clients à la caisse, pour qu’ils y soldent ce qu'ils doivent. Ant. Créancier, créditeur.
— Encycl. Dr. Le débiteur qui a, pour se libérer, un certain laps de temps ou terme, ne peut être contraint de payer avant l'échéance (d’où le brocard, d’ailleurs inexact ; Qui a terme ne doit rien), à moins quU n’ait diminué les. garanties données au créancier ou qu'il ne soit déclaré en faillite.
S’il ne peut payer à l’échéance, il demande des délais, soit au créancier (atermoiement), soit au tribunal (terme ou délai de grâce). Il peut échapper aux poursuites de ses créanciers par la faillite ou la liquidation judiciaire en matière commerciale, par la cession de biens à son débiteur en matière civile.
débitif, ive adj. Qui doit être débité. Qui flgm'p au débit.
débitter [bi-té] v. a. (préf. dé, et bitte). Mar. Dérouler de dessus la bitte : débitter le câble.
débituminisation [za-si-on] n. f. Action de débituminiser : la débituminisation du coke.
débituminiser [zé] v. a. Dépouiller de bitume ; on débituminise le charbon de terre pour le convertir en coke.
déblai [6/èJ n. m. (de déblayer). Enlèvement de terres pour niveler ou baisser le sol. PI. Les terres elles-mêmes. Ant. Remblai,
déblanclli n. m. Action de déblanchir une cuve à indigo.
déblanehir V. a. Faire disparaître le blanc. Enlever la croûte d’oxyde sur un métal en fusion. Détacher la pièce de monnaie de la matrice. Epuiser toute la couleur bleue contenue dans une cuve d’indigo.
déblatération [st-on] n. f. Action de déblatérer ; paroles violentes et injurieuses.
déblatérer [ré] v.'a. (du lat. deblaterare, bavarder. — Se conj. comme accélérer.) Débiter, déclamer violemment: déblatérer des sottises. Absolum. : déblatérer contre quelqu'un, en dire du mal.
déblaver [ué] v. a. (du préf. dé, et du lat. bladum. blé). Couper et enlever les blés de. Ant. Emblaver.
déblayage [blè-i-a-je] n. m. Opération qui consiste à déblayer, à écarter les obstacles ou les objets gênants.
déblayement [blé-i-e-man] ou déblaiement [blè-man] n. m. Action de déblayer.
déblayer [blé-i-é] v. a. (préf. dé. et blé; anciennem., débarrasser une terre du blé. — Se conj. comme balayer.) Débarrasser de ce qui encombre ; déblayer une cour. Fig. Déblayer le terrain, aplanm d’avance les difficultés. Théâtr. Débiter très vite les parties peu importantes d’un rôle, pour en faire mieux valoir les parties essentielles. Ant. Remblayer, débléure n. f. Blé coupé, mais non enlevé, déblocage n. m. Action de débloquer, débloquement [ke-man] n. m. Action de débloquer une place, un port. Syn. débloous.
débloquer [Æé] v. a. (de dé, et bloquer). Obliger l'ennemi à lever un blocus ; l’armée gauloise ne ut débloquer A lésia. Impr. Remplacer les lettres loquées par celles qui conviennent. Ant. Bloquer, déboire n. m. (de dé, et boire)'. Mauvais gvût qui reste d’une liqueur après qu’on l’a bue. Fig. Chagrin, désagrément, mortification.
déboisement [ze-man] n. m. Action de déboiser. Le résultat: le déboisement des montagnes a favorisé la formation des torrents.
— Encycl. Le déboisement présente des inconvénients graves, au point de vue de la météorologie et des crues de rivières, qui prennent, dans les régions déboisées, un caractère torrentiel. L’ancien régime avait soumis les propriétaires au système des aménagements et des réserves suivi pour les forêts domaniales, mais ce système a été abandonné à la Révolution, au grand dommage de régions comme les Pyrénées ou les Alpes, dans lesquelles le développement des torrents s’est accentué. On a essayé, depuis, de remédier à cette situation fâcheuse en réglementant le déboisement et en favorisant (loi du 4 avril 1882) le reboisement des zones montagneuses menacées. V. reboisement.
déboiser [zêj v. a. Arracher les bois d’un terrain : les Pyrénées ont été inconsidérément déboisées.
déboiseuse [zeu-ze] n. f. Charrue permettant de cultiver le sol d’un bois défriché.
déboîtage n. m. Action de déboîter. Action de retirer un livre de la reliure.
déboîtement [man] n. m. Déplacement d’un os hors de son articulation. Luxation.
déboîter [té] v. a. qter de sa place un objet encastré dans un autre. Disloquer : débotter l'épaule. .\NT. Emboîter, assembler, emmancher.
débomber [bon-bé] v. a. Aplanh- sur une forme : débomber un chapeau.
débomboîr [bon] n. m. Forme pour débomber les chapeaux.
débonder [dé] v. a. Oter la bonde. Fig. Soulager, épancher ; débonder son cœur. V. n. Sortir subitement à flots : lac qui a débondé.
débondonnement [do-ne-man] n. m. Action de débondonner.
débondonner [do-né] v. a. Oter le bondon. débondonnoir [do-noir] ou débondoir n.m. Instrument pour enlever la bonde d’un tonneau.
débonnaire [ho-nè-re] adj. (de Son, et de l’anc. fr. aire, disposition). Doux jusqu’à la faiblesse : pé7-e débonnaire. Ant. Cruel, dur, méchant.
débonnairement [bo-nè-re-man] adv. Avec une bonté qui tient de la faiblesse.
débonnaireté [io-né] n. f. Bonté poussée jusqu'à la faiblesse. Ant. Méchanceté, cruauté.
débonneter [bo-ne-té] v. a. Débarrasser de son bonnet. Milit. Débonneter une fusée, enlever ou crever le papier qui couvrait l’amorce des anciennes fusées de bombes. Fnüt débonneté, qui a perdu le calice séché resté jusque-là adhérent.
déboqueter [ke-té] v. a. Dégaimir un pilotis des planches dont il était environné.
Débdrah, prophétesse et juge d'Israël (xiii» s. av. J.-C.). Elle assista à la victoire des Israélites, à la tête desquels était Barac, sur les Chananéens, commandés par Sisara, et la célébra dans un cantique fameux. (Juges, l'V-’V.)
débord [bor] n. m. (de déborder). Ecoulement considérable : débord d'humeurs. Doublure formant passepoil. Partie d’une monnaie qui se trouve en dehors du cordon de la légende. Partie d’une route bordée par un pavage.
débordant [dan], e adj. Qui déborde. Fig. Qui ne peut se contenir : enthousiasme débordant.
débordé, e part, pas, Déchainé, dissolu. Qui ne peut suffire à une tâche : être débordé de travail.
débordement [man] n. m. Action d’une rivière qui sort de son lit ; les débordements de la Loire ont été enrayés par des digues. Fig. Excès, débauche ; Messaline se rendit célèbre par ses débordements. Profusion : débordement d'injures.
déborder [dé] v. n. (de dé, et de bord). Dépasser les bords ; la rivière a débordé ou est débordée, selon qu’on veut marquer l’action ou l’état. S’écouler en grande quantité : bile qui déborde. Y. a. Oter la bordure : déborder un chapeau. Dépasser le bord ; pierre qui déborde le mur. Déborder une embarcation. empêcher qu'elle ne frotte contre un navire. Fig. Envahir complètement: la politique nous déborde. Dépasser, surpasser ; homme dFtat débordé par les événements.
débordeur, euse [eu-ze] n. et adj. Celui, celle qui coupe la laine des peaux d'agneaux.
débordoir n. m.
Plane recourbée de tonnelier ou de plombier, munie d'un manche à chaque extrémité.
débosquage [bos-ka-je] n. m. (du préf. dé, et du lat. boscus, bois). Transport hors d'une forêt du bois coupé.
débosseler [Jo-se-îé] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette ; je débosselle.) Supprimer les bosses. Ant. Bosseler.
débosser [ôo-sé] v. a. Mar. Enlever les bosses, débotté ou débotter [bo-té] n. m. L'instant où Ton ôte les bottes, le moment de l'arrivée ; se trouver au débotté (ou déboîter).
débotter [èo-té] v. a. Tirer les bottes.
DEB
déboucllé n. m. Extrémité d’un défilé» d’une route, etc. : Lyon est au débouché des principales routes des Alpes. Moyen d’arriver. Fig. Placement de marchandises: les colonies assurent des débouchés naturels à l'industrie de la métropole.
— Encycl. Econ. polit. Les besoins créent les débouchés, et ceux-ci absorbent une quantité d’au- 1ant plus considérable de produits que les perfectionnements appoidés à la production ont pour conséquence un abaissement des prix. Mais, bien entendu, la surproduction entraîne l’eng-orgement des débouchés et, par suite, des crises commierciales.
débouchement [man] ou débouchage
n. m. Action de déboucher. Syn. de débouché.
déboucher [ché] v. a. oter ce qui bouche : déboucher une bouteille. Artill. Déboucher wie fusée, pratiquer une ouverture par laquelle doit se faire, au départ du projectile, l'allumage de la composition fusante. (V. fusée.) V. n. Sortir d'un endroit resserré. Se jeter dans, en parlant d’un fleuve, d'une rivière, etc. : la Saône débouche dans le Rhône à Lyosi. Ant. Boucher.
débOUeheur n. m. Celui qui débouche, débouchoir n. m. instrument qui sert à déboucher. Bâton qui sert à débarrasser le soc de la charrue de la terre qui l’encrasse. Outil de lapidaire. Appareil pour déboucher les fusées d’obus. (Le débouclioir est variable avec le calibre des projectiles : tantôt c’est une sorte de vrille, tantôt une pince perforante ; les canons de 75 sont pourvus d’un débouchoir automatique.)
débouchure n. f. Ce qu’on retii’e en débouchant.
déboucler [klé] V. a. Déga^r l’ardillon d’une boucle. Défaire une boucle. Ant. Boucler.
débouilli [bou, il mil.] ou débouillissage [bou, llxaW., i-sa-je] ou déboulllagc [bou, Wmll.] n. m. Immersion dans Teau bouillante d’une étoffe pour en éprouver la teinture.
débouillir [bou, il mil.] v. a. Soumettre une étoffe à l'opération du débouilli.
déboule ou débouler Ué] n. m. Action de débouler: tirer un lièvre au déboulé (ou débouler).
débouler [lé] v. n. (préf. dé, et bouler). Rouler du haut en bas comme une boule, l’artir à Timproviste devant le chasseur, en parlant du lièvre et du lapin : un lapin déboulant du clapier.
déboulonnement [lo-ne-man] ou déboulonnage [lo-na-je] n. m. Action de déboulonner.
déboulonner [lo-7ié] v. a. Démonter ce qui était boulonné. Fig. ; déboulonner une réputation.
déboulonneur, euse [lo-neur, eu-ze] n.
Personne qui déboulonne.
débouquement [ke-man] n. m. Action de débouquer. Canal, détroit, passage entre deux îles.
débouquer [fté] v. n. (préf. dé, et bouque). Sortir d'un détroit, d’ùn canal.
débourbage n. m. Action de débourber.
débourber [bé] v. a. oter la bourbe, tirer de la bourbe. Enlever à un poisson le goût de la bourbe. Débourber du minerai, le séparer de la boue. P'ig. Tirer d’embarras. (Peu us.) Ant. Embourber.
débOUrbeur n. m. Ouvrier qui débourbe des minerais. Appareil pour séparer les lies du moût.
débourgeoiser Uoi-zé] v. a. changer les façons bourgeoises de ; débourgeoiser un artiste.
débourrage [bou-ra-je] n. m. Nettoyage des dents des cardes. Bourre et déchets provenant du travail de la laine. Opération qui a pour but de faire tomber les poils d’une peau que Ton veut tanner.
débourrement [bou-re-man] n. m. Epanouissement des bourres des arbres.
débourrer [bou-ré] v. a. oter la bourre. Vider une pipe de son tabac. Ant. Bourrer.
débourreur, euse [bou-reur, eu-ze] n. Personne, machine qui débourre une carde.
débeurroir [bou-roir\ n. m. Crochet de bourrelier, pour enlever la vieille bourre des colliers.
débourrure [bou-ru-re] n. f. Déchet de laine qui provient du déhourrage des cardes.
débours [bour] n. m. (de débourser). Argent avancé (s’emploie surtout au plur.); rentrer dans ses débours.
déboursé n. m. Syn. de débours.
déboursement [»ian] n. m. Action de débourser. Ant. Remboursement.
débourser [sé] v. a. Tirer de sa bourse, de sa caisse, pour faire un payement. Ant. Embourser.
debout [6om] adv. (de de, et bout). Sur pied, sur les pieds. Hors du lit, levé : Vespasien voulut mourir debout. Vivant, encore existant. Mar. Avoir le vent debout, tout à fait contraire à la direction qu'on veut suivre. Interj. Debout ! il est temps de se lever. Fig. Mettre debout, établir, mener à bien. Allus. iiist. : Debout les morts I Cri lancé au Bois Brûlé par l'adjudant Péricard, le 8 avril 1915, en voyant les Allemands venir à l’attaque de la tranchée dont presque tous les défenseurs avaient succombé. Ant. Couché, assis.
débouté n. m. Procéd. Rejet d’une demande faite en justice : un débouté d'oiiposition.
déboutemeut [man] n. m. Action de débouter, débouter [téi v. a.
(de dé, et bouter). Procéd.
Déclarer par arrêt une personne déchue de sa demande en justice; débouter un plaideur de son appel.
déboutonner [toné] V. a. Faire sortir des boutons de leurs boutonnières. Rire, nionper à ventre déboutonné, avec excès, à satiété. Se déboutonner V. pr. Défaire ses boutons. Fig. et fam. Dire fout ce qu’on pense. Ant.
Boutonner.
D e b O V e (Maurice- Georges), médecin fran- Debove.
çais, né et m, à Paris (1845-
1920) ; doyen de la Faculté de médecine. On lui doit des travaux sur les maladies nerveuses, la phtisie, l’alcoolisme, etc.
Débordoir.
DÉB
DÉC
débraillé, e [Jj-a, il mil., é] adj. Se dit d'une personne dont les vêtements sont en désordre ; un bohhne débraillé. N. m. Mise trop négligée.
débrailler [ira, il mil., é] v. a. (préf. dé, et anc. fi’anç. brail, ceinturon). Ouvrir, écarter, déranger les vêtements. Se débraiiler v. pr. Se découvrir, déboutonner, détacher ses vêtements.
débraisage [brè-za-je] ou débraisement [bré-zis-man] n. m. Action de débraisor.
débraiser [brè-zé] v. a. Oter la braise d'un four, débrancber \ché\ v. a. P'aire descendre un oiseau de la branche sur laquelle il est perché.
DebraUX [brà] (Paul-Emile), poète et chansonnier populaire français, né à .'tncerville (Meuse), m. à Paris (1796-1831) ; auteur de : la Colonne, Soldat, t'en souviens-tu ?, Fanfan la Tulipe.
Debray (Henri), chimiste français, né à Amiens, m. à Paris (1827-1888) ; collaborateur et continuateur de Saint-Claire Deville dans ses travaux sur l'aluminium, la dissociation, etc.. Membre de l'Académie des sciences (1877).
débrayage [bré-ia-je] n. m. Action de débrayer. (On dit aussi désembrayage.)
débrayage [brè-ia-je] n. m. Action de faire disparaître un enduit de brai recouvrant un objet.
débrayer [bri-i-é] v. a. (de dé, et embrayer. — Se conj. comme balayer.) Retirer la communication qui unissait l'arbre moteur à un arbre secondaire, à une poulie, à un outil, à un train d'outils. (Ou dit aussi DÉSEMBRAYER.)
débrayer [brt-ié] v. a. fSe conJ. comme balayer.) Enlever un enduit de brai recouvrant un objet.
débrayeur [brè-ieur] n. m. Mécanisme qui opère le débrayage.
Debreczin, V. de Hongrie, surnommée la Rome calviniste honyroise ; 72.000 h. Evêché réformé. Agriculture, élevage.
débredouiller [il mil., é] v. a. Au tricti-ac, empêcher que l'adversaire ne piiisse gagner partie double ou quadruple.
Debret (Jean-Baptiste), peintre d’histoire, né et
m. à Paris (1768-184-8). — Son frère François, né à Paris, m. à Saint-Cloud (1777-1850), fut architecte ; c'est lui qui jeta la fondation du palais de l'Ecole des beaux-arts, qui fut élevé par Duban.
débricoler [lé] v. a. Débarrasser de la bricole, débridée [dé] n. f. Courte halte, où l'on ne fait que débrider son cheval.
débridement [man] n. m. Action de débrider ; le débridement d'une plaie.
débrider [dé] v. a. Oter la bride à. une bête de somme: débrider un cheval. Chir. Inciser les brides ou les tissus qui étranglent un organe. Débrider une plaie, en inciser les bords pour permettre au pus de s'écouler. Sans débrider, sans interruption.
débrideur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui débride un cheval. Fam. Personne qui expédie lestement ce qu'elle fait.
débrillanter [Jri, il mil., an-té] v. a. Oter le brillant de : débrillanter une dorure.
débris [iiù] n. m. (préf. dé, et bris. — S'emploie surtout au plur.) Restes d'une chose brisée, détruite en grande partie : il ne reste que des débris de ce qui fut Ninive. Restes d'un repas : manger les débris d’un pâté. Aldus, litt. :
Et CCS deux grands débris se consolaient enue eux,
vers de Delille {les Jardûis, chant IV). Le poète y fait allusion à Marins assis sur les ruines de Carthage ; mais les applications de cet alexandrin sont toujours plaisantes.
débrochage n. m. Action de débrocher.
débrocher [e/té] v. a. Retirer de la broche. Défaire la brochure d'un livre.
DebrOSSe (Salomon). V. Brosse (de).
dèbrouillable [brou, H mil.] adj. Qui peut être débrouillé -.intrigue malaisément dèbrouillable.
débrouillage n.m. Action de débrouiller, de se débrouiller. (On dit plus rarement débrouillement.)
débrouillard [brou, il mil., ar], e adj. et n. Fam. Qui se tire facilement d'affaire, d'embarras : le troupier français est débrouillard.
débrouiller [brou. Il mil., é] v. a. Démêler : débrouiller du fil. Remettre en ordre : débrouiller des papiers. Fig. Eclaircir : débrouiller une intrigue. Se débrouiller v. pr. Fam. Se tirer d'affaire habilement. Ant. Embrouiller.
débrouilleur, euse [brou. Il mil., eu-ze] n. Personne, chose qui débrouille, qui aide à débrouiller ; débrouilleur de manuscrits ; les événements, grands débrouilleurs de la politique.
débrOUSSaillement [brou-sa, il mil., e-man]
n. m. Action de débroussailler.
débroussailler [irou-sa, //mil., £] v. a. Arracher les broussailles de : débroussailler un sentier.
débroussailleur [brott-.sa. Il mil., eur] n. et adj. m. Ouvrier qui débroussaille.
débrùler [lé] v. a. Faire l’opération inverse de la combustion ; désoxygéner. (Peu us.)
débrutir v. a. (de dé, et brut). Dégrossir : débrutir un diamant.
débrutissement [ti-se-man'' n. m. Action de débrutir : le débrutissement des glaces.
Debry (Jean- Antoine), homme politique français, né à Vervins (1760-1834-), conventionnel, plénipotentiaire à Rastadt, préfet de l’Empire. 11 voulait, après le iO-Aoùt, former un corps de i.200 tyrannicides, pour attaquer jusque sur leur trône les rois coalisés contre la Frauice.
débucher [chS\ v. n. (préf. dé, et bûche). Sortir du bois, en parlant d’une bête fauve : le cerf a débu-
êAê. V. a. Faire débucher : débucher un dix-cors. N. m. Moment où la bête débuche. Sonnerie de trompe pour en avertir. (On écrit aussi débuché.)
Debuco-urt (Philibert-Louis), peintre et graveur français, né à Paris, ni. à Belleville (1755-1832); auteur de curieux tableaux de genre, de gravures à la manière noire et à l'aqua-tinta {le Menuet de la mariée, la Noce du village). C'est un amusant caricaturiste : la Promenade au Palais-Royal.
Deburau (Gaspard), mime célèbre, né à Neukolin (Bohême), m. à Paris (1796-184-6), qui créa sur la scène populaire des Funambules le type de Pierrot. — Son ni s Charles, né à Paris, m. à Bordeaux (1829-1873), fut aussi un mime de mérite.
débuSCable rftMS-A'a-fi/e] adj. Qui peut être débusqué ; ennemi debuscable.
débusquement [bus-ke-man] n. m. Action de débusquer.
débusquer [bus-kéj v. a. (autre forme de débucher). Chasser quelqu un d'un poste avantageux : débusquer l'eiinemi d'un village. Faire sortir du bois, du gîte, etc. : débusquer un lièvre. Ant. Embusquer.
débusquer [bus-ké] v. a. (préf. dé, et buse). Oter les buses de : débusquer ttne robe.
Debussy (Achille-C/aw(/e), compositeur français, né à Saint-Germain-en-Laye, m. à Paris (1862- 1918), auteur de Mélodies, de pièces pour piano {Estampes, Préludes), de pièces symphoniques {Prélude à l'après-midi d’un faune. Nocturnes), et d'un drame lyrique, Pelléas et Mélisande, etc. Sa musique, d'un art raffiné et impressionniste , est une réaction contre le wagnérisme et a renouvelé la technique de l’expression musicale.
début [bu] n. m. (de débuter). Premier coup, à certains jeux. Fig. Premiers pas dans une carrière : faire ses débuts dans la diplomatie. Commencement d’une affaire, d'un discours. Ant. Clôture, fin.
débutant [tan], © adj. et n. Qui débute dans une carrière : il faut encourager les débutants. Fam. Homme sans expérience, novice.
débuter [té] v. n. (préf. dé, et but). Jouer le premier, à certains jeux. Commencer :
Dans le crime, une fois, il suffit qu’on débute ;
Une chute toujours attire une autre chute. Boileau.
Debussy.
Faire les premiers pas dans une carrière, les premières démarches dans une entreprise. Jouer pour la première fois ou à titre d’essai sur un théâtre. V. a. Jeu. Oter du but. Ant. Clôturer, déc. abrév. de décime.
décà (du gr. deka, dix) préf. qui indique la multiplication par dix, dans les noms de mesures. Abrév. da.
deçà prép. De ce côté-ci. Deçà et delà loc. adv. De côté et d'autre. Par deçà, en deçà, au deçà loc. adv. et prép., en avant d’un objet, d'un point déterminé ; e?i deçà de la rivière, en deçà de la vérité. Ant. Delà.
décabillotter [6/, il mil., o-té] v. a. Mar. Enlever le cabillot qui réunit deux cordages : décabillotter la braiiche de bouline.
décabocher [c/iê] v. a. (de dé, et caboche). Pop. Désabuser ; détacher de son opinion, de sa pensée, de ses illusions : décabocher quelqu'un de ses préjugés.
décachetable adj. Qui peut être décacheté : lettre, paquet décachetable.
décachetage n. m. Action de décacheter, en parlant des lettres. (On dit aussi décaciiétement.) Ant. Cachetage.
décacheter [té] v. a. (Prend deux t devant une syllable muette : je décachette.) Ouvrir ce qui est cacheté : décacheter une lettre. Ant. Cacheter.
décachorde [kor-de] ou décacorde n. m.
(du gr. deka, dix, et khordê, corde). Instrument ancien de l’espèce des harpes simples et monté de dix cordes.
décadactyle adj. (du gr. deka, dix, et daktulos, doigt). Zool. Qui a dix doigts.
décadaire [dè-re] adj. Qui se rapporte aux décades du calendrier républicain. Qui vient tous les dix jours ; journal décadaire.
décade n. f. (gr. dekas, ados). Dizaine. Espace de dix jours, dans le calendrier républicain. Partie d'un ouvrage composé de dix chapitres ou livres ; les Décades de Tite-Live.
Décades {les), de Tite-Live, histoire de Rome depuis sa fondation jusqu'à la mort de Drusus, petit-fils d’Auguste ; 35 livres seulement sur 142 sont parvenus jusqu'à nous, avec des fragments.
décadenasser [na-sé] v. a. Enlever le cadenas de : décadenasser une malle.
décadence [dan-se] n. f. (du préf. dé. et du lat.cadere, tomber). Commencement de la ruine, de la dégradation : aller, tomber en décadence. Perte progressive de pouvoir, d'énergie, de prospérité ; la décadence de t'empire de Charlemagne suivit de près sa mort. Ant. Progrès.
Décadence et chute de l’empire romain {des Antonins au s.), par Gibbon (1776-1787); vaste ouvrage écrit dans un style oratoire, où Ton trouve une grande accumulation de faits et une remarquable fécondité de vues. Gibbon, tout à son admiration pour l'empire romain, parle du christianisme avec la plus injuste rigueur.
décadent [dan], e adj. Qui est en décadence : une monarchie décadente. N. m. pl. S'est dit, à la fin du XIX» siècle, d'artistes ou littérateurs qui se plaisaient dans les extrêmes raffinements du symbolisme, par réaction contre la raideur des Parnassiens. Stéphane Mallarmé et 'Verlaine furent les maîtres des décadents, parmi lesquels on peut citer A. Rimbaud, J. Laforgue, etc.
décadentisme [don-f/s-me] n. m. Qualités, manière d'être des décadents.
décadi n. m. (du préf. déca. et du lat. dies, jour). Dixième jour de la décade, dans Tannée républicaine.
décadiste [di's-/e) ou décadentiste [dantis-te] adj. et n. Qui appartient à l'école littéraire dite des décadents.
décaèdre n. m. (du préf. déca, et du gr. edra, face). Solide à dix bases ou mccs.
Decaen [kan] (Charles-Mathieu-Isidore), général français, né à Caen, m.
à Ermont (1769-1832). Il administra avec unegrande habileté les possessions françaises de l’océan Indien de 1804 à 1811. — Son fils, Claude-Théodore, général de division, né à Utrecht, m. à Metz (1811- 1 8 7 0), fut mortellement blessé à Borny (1870).
décaféiriation n. f.
Opération qui a pour effet de débarrasser le café de son alcaloïde principal, la
caféine, par macération des grains verts dans un mélange d'eau et d'alcool.
décaféiner v. a. Soumettre à la décaféination. déeager [ka-jé] v. n. Mettre hors de cage : décager un oiseau.' Pop. Sortir de prison.
décagonal, e, aux adj.
Qui tient du décagone. Qui a pour base un décagone : prisme décagonal.
décagone n. m. (du préf. déca, et du gr. gânia, angle). Figure à dix angles et dix côtés. Décagone.
— Encycl. On démontre, en géométrie, que le côté c du décagone régulier inscrit dans un cercle de rayon R est donné par la formule :
On en déduit, pour Tapothème a et la surface S d’un tel polygone, les relations :