‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 591 sur 1225 · R, / - ]=. SR · texte numérisé non relu

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4 |/ 10-[-2V/ 5 S = — io 2V/ 5.

décagramme [gra-mé\ n. m. Poids de dix grammes. (S'abrège en day.) V. métrique {système).

décagyne [ji-ne] adj. (du préf. déca, et du gr. gunê, femelle). Qui a dix pistils ou organes femelles.

décailler [ka, il mll.,^ v. a. Ramener à l’état liquide, en parlant d'un produit caillé : décailler du lait.

Decaisne [kè-né] (Joseph), botaniste français, né à Bruxelles, m. à Paris (1807-1882). Membre (1847), puis président (1865) de l’Académie des sciences. — Son frère Henri, peintre belge, né à Bruxelles, m. à Paris (1799-1852), a peint ; Milton, aveugle, dictant le Paradis perdu ; les Belges illustres, etc.

décaissement [kè-se-man] ou décaissag© [kè-$a-je] n. m. Action de décaisser.

décaisser \kè-sé] v. a. Tirer d’une caisse décaisser un oranger. Payer de sa caisse : décaisser une somme. Ant. Encaisser.

décalage n. m. Action de décaler. Déplacement dans l'espace ou le temps : produire un décalage dans les positions ; le décalage de l'heure.

décalcification n. f. Disparition des éléments calcaires.

décalcomanie [nî] n. f. (de décalquer, ci manie). Procédé qui permet de transporter des images coloriées sur la porcelaine, le verre, le papier, etc. Image ainsi obtenue.

— Encycl. Pour préparer les dessins destinés à la décalcomanie, on enduit une feuille de papier d'un mélange d'alun, d'alumine et de gomme adragante, puis, sur cette couverture, on dessine, peint ou imprime les figures à transporter. En appliquant la partie préparée sur l’objet qui doit retenir le sujet à reproduire, on humecte avec un peu d’eau le papier sur la face opposée au dessin. En queiques instants, l’image se détache et se fixe sur l’objet, et on enlève le pa pier.

decaler [/é] v. a. Enlever ; ôter les cales : décaler un meuble, une table.

décalitre n. m. Mesure de dix litres. (S’abrège en dal). V. métrique {système).

décalogue Uo-ghe] n. m. (du gr. deka, dix, et logos, discours). Les dix commandements de la loi donnés à Moïse sur le Sinaî : les préceptes du décalogue. ("V. COMMANDEMENTS.)

décalotter [lo-té\ v. a. Oter la calotte, le dessus de : décalotter un dôme.

décalquage [ka-je], décalcage ou décalque [kal-ke] n. m. Action de décalquer. Résultat de cette action.

— Encycl. Le décalque a pour but de reproduire sur une feuille de papier, sur une toile, sur un panneau, un dessin quelconque. Il suffit d’interposer entre le dessin original et la feuille, toile ou panneau, un papier spécial (papier à décalquer), obtenu en imprégnant une feuille de papier ordinaire d’un mélange de graisse de porc, de plombagine et de térébenthine. U ne reste plus qu’à repasser les traits du dessin avec une pointe à tracer. La substance onctueuse se dépose alors sur la surface destinée à recevoir la reproduction du dessin.

décalquer [ké] v. a. Reporter le calque d'un dessin, d’un tableau sur une toile, une planche de cuivre, une poterie, etc.

décal'vant [uan], e adj. Qui rend chauve, décal'vation [si-on] n. f. (du préf. dé, et du lat. calvus, chauve). Action de devenir chauve. Dr. anc. Peine qui consistait à raser la chevelure des condamnés.

Décaméron (du gr. deka, dix, et kèmera, jour). Recueil de contes publiés en 1352 par Boccace, divisé en dix journées, comprenant chacune dix récits. Ce sont des peintures vivantes des mœurs italiennes au XIV» siècle, souvent gaies et licencieuses, parfois tragiques. Le style, original et pur, est le premier modèle de la prose italienne.

Décaméron {le), tableau de 'Winterhalter (1837). Les conteurs du Décaméron sont groupés dans un parc. Fiammetta, couronnée de fleurs, raconte quel-

DÉC

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Decamps.

«que histoi’iette. qu’écoutent les jeunes femmes et les damoiseaux qui l'entourent. Ce tableau a été popularisé par la gravure (v. p. 031).

décamètre n. m. Mesure de longueur de dix mètres. (S’abrège en daîn.) Chaîne d’arpenteur, longue de dix mètres. V. métrique {système).

décamétrique adj. Qui a rapport au décamètre, décampement [han-pe-

■rnan. n. m. Action de décamper.

décamper [kan-pé] v. n.

Lever le camp. P'ig. Se retirer précipitamment, s'enfuir. Ant.

Camper.

Decamps [kan] [AUxandre-Gabriel), peintre h'ançais, né à Paris, m. à Fontainebleau d'un accident de cheval {1803- 1860). Il est célèbre surtout par ses scènes orientales ( la Pairouille turque. Sortie de V-^cole turque, etc.), II a poussé très loin la vigueur du procédé, l'intensité du coloris, le sens de la lumière.

décan n. m. fiat, deeanus). Nom donné par les .anciens astronomes à chaque dizaine de degrés de chacun des signes du zodiaque.

décanailler [na, il mil., é] v. a. Tirer de la -canaille.

décanal) e, aux adj. Qui a rapport au décanat. décaïiat [na] n. m. (du lat. deeanus, doj'en). Dignité, fonction du doyen.

décan dre adj. (du préf. déca, et du gr. anêr, andros, mâlC). Qui aaix étamines ou organes mâles.

décaniller [ni, il mil., é] v. a. Anj. S'en aller, décamper vivement.

décantation [si-on] n. f. ou décantage n. m. Action de séparer la partie clarifiée d’un liquide du dépôt abandonné par lui au fond du récipient où il a séjourné.

— Encycl. La décantation n’a sur le filtrage que l’avantage de la rapidité, mais ne donne pas toujours un produit parfaitement clair. Pour décanter un liquide, on l’abandonne à lui-même plus ou moins longtemps et, quand le dépôt qu’il tenait en suspension s’est amassé peu à peu au fond du récipient, on recueille la partie claire, soit en inclinant doucement le vase, soit en se servant d'une pipette ou d'un siphon. Quand on opère en grand, les vases à décantation sont munis de robinets latéraux placés à différentes hauteurs, ce qui permet de laisser ainsi s’écouler la partie complètement clarifiée du liquide.

décanter [té] v. a. (du préf. dé, et du lat. canîhus, goulot). Opérer la décantation.

m. Appareil qui sert à opérer

Décanteur.

déeanteur n.

la décantation.

décanthère

.adj. Bot. Qui a dix .anthères.

décapage ou décapement

‘[man] n. m. Action de décaper : déca- ■X>age à l'acide azotique.'

— Encycl. Techn.

Le décapage a pour but de nettoyer d’une manière parfaite la surface de pièces métalliques.

Il existe deux moqes de décapage : le .décajtage mécanique et le décapage ■chimique. Le premier consiste à frotter à la brosse la surface métallique -avec de la pierre 3)once pulvérisée et humectée d’eau : on l'appelle aussi ponçage ; on effectue aussi le décapage au jet de sable dans les fon- •deries, pour ébarber les pièces moulées. Le second mode consiste à faire agir un acide sur le métal, tout en procédant à des bains successifs alcalins et acidulés. La pièce ainsi nettoyée est plongée dans un dernier bain dit de blanchiment, de composition variable. En dernier lieu, la pièce est rincée à l’eau -claire, et essuyée. On procède aussi par électrolyse. .Lies doreurs, argenteurs, brunisseurs, etc., pratiquent couramment le décapage.

décapelage ou décapèlement [man] n. m.

(de décapeler). Action de défaire les boucles des manœuvres fixées sur les mâts, les vergues.

décapeler [le] v. a. (préf. dé, et capeler. Prend deux l devant une syllable muette : je déca- ■^elle). Enlever un capelage.

décapement [man] n. m. Action de décaper une chaussée empierrée.

décaper [pé] v. a. (préf. dé, et cape). Nettoyer Ja surface de, en parlant d’un métal.

décaper [pé] v. n. (préf. dé, et cap). Dépasser un cap pour gagner la haute mer : navire qui a décape.

décapeur n. et adj. m. Ouvrier qui décape les métaux.

décapitalîsation [za-sî-07t] n. f. Action de décapitaliser (une ville).

décapitaliser [zé] v. a. Priver de son titre de capitale : décajyitaliser une ville.

décapitation [si-on] n. f. Action de décapiter. — Encycl. Dr. V. mort.

décapité, e n. Qui a subi la décapitation, décapiter [té] v. a. (du préf. dé. et du lat ca- ‘put, ifis, tète). Trancher la tête, en exécution d'une sentence : Richelieu fît décapiter Cinq- Mars et de 'Thou. F/ff. Priver de ce qu’il y a de principal; après ta mort de Danton et de Robespierre, la Révolution 'était décapitée.

pous, portos, pied). Famille de crustacés, caractérisés par cinq paires de pattes ambulatoires, comme les écrevisses, les crabes, etc. S. un décapode

— Encycl. Les décapodes ont généralement la tête et le thorax soudés en une masse dite céphalothorax, qui est presque toujours recouverte d'une carapace solide. On les divise en brachyicres et macroures. Parmi eux se rangent le homard, le crabe, la langouste, etc.

Décapolc, nom ancien de deux contrées de l’Asie, comprenant chacune dix villes : l'une en Palestine, l'autre en Asie Mineure.

décapsulation [s/-on] n. f. (de de, et cap ule). Opération chirurgicale, par laquelle on sépare le rein de sa capsule.

décapuelioillier [cho-né] v. a. Oter le capuchon de. Fig. Faire quitter les ordres (à un religieux).

décarbonater [ïéj v. a. Enlever l'acide carbonique d’un carbonate.

décarboniser [zè] v. a. Enlever le carbone d’une substance. Se décarboni-ser v. pr. Perdre son carbone : le sang se décarhonise dans son parcours.

décarburant [ran], e adj. Qui a la propriété d'enlever le carbone d’un corps.

décarburateur, trice adj. Qui

produit la décarbiiration : courant dècarüurateur d'oxygène.

décarburation [m-oîi] n. f. Opération à l’aide de laquelle on obtient, par affinage, la disparition de l'excès de carbone qui se trouve dans le fer.

— Encycl. 31étaU. La décarburation a pour but de faire disparaître l'excès de carbone qui se trouve dans le fer, en le transformant en acide carbonique ou en oxyde de carbone. Il existe plusieurs méthodes d’oxydation du carbone : dans la première, dite affinage au bas foyer, on fait agir un courant d'air sur le métal en fusion, en présence de charbon de bois

ventée par l’ingénieur français Paul Decauville, né à Pclit-Bourg, m. â Neuilly (1846-1922). On désigne aussi sous ce nom l’ensemble du matéiiel (locomotives, wagons) utilisé sur ces ^oics.

décavage n. m. Etat d’une personne décavée, décavaillonner [va, il mil., o-né] v. a. En-

Décapodes : 1. Homard ; 2. Crabe ; 3. Langouste ; 4. Penœus ; 5. Nauplius de penœus ; 6. MélanaupHus de penœus ; 7. Larve de penœus ; 8. Larve de homard.

enflammé

et de scories peroxydées. Le second procédé consiste à faire agir, dans un four Martin-Siemens, un minerai de fer riche sur de la fonte de fer en fusion. Avec le troisième procédé, on a recours au convertisseur Siemens. (V. Siemens.) Une quatrième méfhode consiste à chauffer en vase clos de la fonte malléable avec de l'oxyde de fer. Enfin, on emploie encore un autre procédé, le puddlage, qui s'opère en faisant passer un courant d'air sur do la fonte en fusion, en ajoutant des scories de silicate de fer et en brassant fortement la masse.

décarburer [7’e] v. a. opérer la décarburation de ; décarburer de la fonte.

décarcasser [ka-sé\ (se) v. pr. Pop. Se démener, se donner beaucoup de peine.

décarêmer [mé] (se) v. pr. Fam. Se régaler de viande après le carême. Se dédommager d’une privation quelconque.

décarrelage {ka-re\ n. m. Action de décarreler. Ant. Carrelage.

décarreler [fta-re-Zè] v. a. (Prend deux l devant une syllable muette : je décarrelle.) Oter les carreaux d’un plancher. Ant. Carreler, déearrer [ka-r€\ v. n. Arg. S’enfuir, décartoimer [to-né] v. a. Enlever le carton de. décarver [vé] v. a. (de dé, et de éca7't). Mar. Maintenir l’écart de deux pièces de charpente au moyen d'une troisième, qui est chevillée transversalement.

décasement [ze-7nan] n. m. Action de décaser, décaser [zé] v. a. Oter de sa case, décasquer [kas-ké] v. a. Oter le casque à : décasquer un soldat.

décastère [kas-tè-re] n, m. (préf. déca, et stère). Mesure de dix stères, ou dix mètres cubes. (S’abrège en dasL) V. métrique [systèine).

décasth-ène n. m. Unité mécanique du système M. T. S., qui vaut dix sthènes. (Abréviation : dSLsn.)

décastyle [kas-ti-le] adj. (du préf. déca, et du gr. stulos, colonne ). Dont le front est orné de dix colonnes : te7nple décastyle. N. m. Edifice décastyle.

décasyllabe [to-siZ] ou décasyllabique

\}ca-sil-la-bi-ke] adj. Qui îi. dix syllabes, dix pieds, en parlant des vers : la césure médiane d'un vers décasyllabe vient après le quatrièine ou le cmquihme pied :

Maî-tre cor-beau \ sur un arb-re per-ché.

Va-mour est un dieu \ que la terre a-do-re,

décatllOliCÎSCr [si-zé] v. a. Faire cesser d’être catholique.

décatir v. a. Oter Tapprêt, le cati d'une étoffe de laine. Syn. délustrer. Fain. Priver de sa fraîcheur, de sa beauté.

décatissage [ti-sa-je] n. m. Action de décatir ; son effet. Syn. délustrage.

— Encycl. Tec^n. La décatissage des draps s'opère en exposant ceux-ci à l'action de la vapeur d’eau à Laide de machines appelées boîte à vapeur, table à décatir, machine à décatir sans plis. La laine, écrasée par un premier apprêt, gonfle. Les draps sont ensuite empilés les uns sur les autres, ce qui permet au poil de se redresser ; on les recouvre de toiles entre des feuilles de zinc, et on les place sous une presse qui chasse l’humidité conservée par eux. Cela fait, on les brosse pour relever le poil et leur donner un aspect velouté. On décatit également les toiles de lin, de chanvre ou de coton, en les passant à Leau de savon et en les étirant en tous sens avant qu’elles soient sèches.

décatisseur [//s-eur] n. et adj. m. Qui fait le décatissage chez les apprêteurs.

decauvil'e [kô] n. m. ou chemin de fer Decauville, voie ferrée de faible largeur, qui se monte et se démonte facilement sans nécessiter l'établissement de travaux de ballast coûteux. (In-

Décavaillonneuse.

Elle Decazes.

lever les cavaillons que la déchausseuse a laissés le long des ceps de vigne.

décavalllonneuse [va, iimii., o-7ieu-ze]n. f. Charrue de forme spécial e , q u i sert à décavaillonner.

décavé, 6 adj.

et n . Qui a tout perdu au jeu.

décaver [ué] v. a. Gagner toute la cave d’un Joueur à la bouillotte, ou à tout autre Jeu.

Decazes (Elle. duo), homme d'Etat français, ministre sous Louis X'VIII, né à Saint-Mai'tindu-Laye (Gironde), m. à Decazeville (1780-1860). Il se signala par le libéralisme de son gouvernement, s’efforçant de n l'oyaliser la nation » et de II nationaliser le royalisme ». Ministre de la police générale (1815}, puis de rintérieur (1819), il devint peu après président du conseil ; mais les réclamations des ultras après le meui tre du duc de Berry amenèrent sa chute. On lui doit la création des forges de Decazeville. — Son fils, Louis-Charles-Ama.- NIEU, né à Paris, m. au château de Graves (1819-1886), député à l’Assemblée nationale, fu t ambassadeur à Londres, puis ministre des affaires étrangères de 1873 à 1877. En 1876, devant l’attitude menaçante de la Prusse, il sut, en gagnant les sympathies du tsar, éviter à la France une nouvelle guerre.

Decazeville, ch.-l. de c. de l’Aveyron, arr. et à 39 kil. de Villefranche, sur le Rieumort, affl. du Lot : 12.960 h. (Decazevilliens). Ch. de f. Orl. Houille, forges et fonderies importantes. — Le cant. a 7 comm. et 18.900 hab.

Decean ou Dekkan, partie de I Hlndoustan située au S. des monts Vindhyas. V. Inde.

Dèce. Hist. rom. Y. DÉcius.

Décébale, titre du roi, chez les Daces. Spécialement, roi daoe vaincu par Trajan, en 103 et en 103.

décéder [dé] v. n. (du lat. deeedere, s'en aller. — Se conj. comme accélérer. Prend toujours l'auxiliaire être.) Mourir de mort naturelle, en parlant de l'homme. Ant. Naître.

déceindre [sin-dre] v. a. Oter la ceinture ; déceiiidre un enfant. Détacher de sa ceinture. (Peu usité.)

décelable adj. Qui peut être décelé.

décèlement [man] n. m. Action de déceler ; le décèletnent d'un complot.

déceler [lé] v. a. (du préf. dé, et de celer. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette ; je décèle.) Découvrir ce qui était caché : son embarras décèle sa faute. Ant. Celer.

déceleur, euse [eu-ze] n. Personne qui décèle.

Décélie, v. de la Grèce ancienne, en Attique, près des sources du Céphise. Là se trouvait le tombeau de Sophocle. Les Spartiates s’y établirent en 413 et de là ravagèrent LAttique.

déeem [sèm’j, préfixe tiré du lat. decem et qui indique un nombre de dix.

décôlïlbre [san-5re] n. m. (lat. december). Douzième et dernier mois de l’année, ainsi nommé parce qu'il était le dixième de l’année romaine.

— Encycl. Ecooi. rur. Le mois de décembre, le plus froid de l'année et celui où les journées sont le plus courtes, doit être mis à profit pour établir les comptes de l'année ; surveiller le battage et le nettoyage des grains, Lengraissemenl' du bétail (tenir au chaud les bœufs que l'on engraisse, ainsi que

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les vaches laitières) ; tenir la bergerie à l'abri du froid et de l'humidité, tenir au chaud les bêtes porcines ; boucher, pendant les fortes gelées, toutes les issues des ruchers, sauf une ; surveiller les légumes en cave et en cellier, nettoyer et réparer les outils ; enfin, si le temps est favorable, continuer les labours d'hiver ; transporter dans les champs les fumiers, marnes, composts et amendements divers.

Décembre (Deux-), nom donné couramment au coup d'Htat exécuté le 2 décembre 1,S.51, par Louis- Napoléon, alors président de la République. 11 fut accompli contre l'Assemblée législative, dont les principaux membres républicains ou monarchistes hostiles à une restauration impériale furent arrêtés et exilés. Grâce à la complicité des chefs de l'armée de Paris, à la tête desquels se trouvaient le ministre Saint-Arnaud et le général Magnan, la résistance populaire, que "V. Hugo et Schœlcher s'eiïoroèrcnt d'organiser, fut rapidement brisée, après la mort du député Baudin sur une barricade. Des déportations nombreuses, prononcées par les commissions mixtes, achevèrent de dompter l'opposition.

décembrisade [.mn-éri-sa-del n. f. Se dit des violences exercées à Paris contre les ennemis du coup d'Etat de décembre 1851.

décembriseurs [san-hri-zeur] n. m. pl. Nom donné, de 18.t9 à IS.'il, aux membres de la société bonapartiste du 10-Décembre. S. un dévembriseur. decembristes. v. dékabristes.

décemment [sa-man] adv. D'une manière décente ; se t ètir décemment. Raisonnablement : on ne peut décemment sortir par un temps pareil. Ant. Indécemment.

décemnoval, e, aux [sém'] adj. Qui dure dix-neuf ans : cycle décemnoval.

décem'Vir [sém] n. m. (lat. decemvir ; de decem, dix, et vir, homme). Chez les Romains, membre d'un collège de dix personnes. Nom donné, à Rome, aux dix magistrats nommés, quelque temps après l'éiablissement de la république, pour préparer un code, qui fut la loi des Douze Tables. Ils furent renversés après l'attentat d'Appius Claudlus sur Virginie (450- 449) av. J.-C.).

décemviral, e, aux [séttt] adj. Qui appartient aux décemvirs ; autorité décemv traie.

décemtrirat [sèm-uî-ra] n. m. Dignité de dé cemvir. Gouvernement des décemvirs : le décemviral dura deux ans.

décence [san-se] n. f. (lat. decentia). Honnêteté extérieure ; bienséance. Ant. Indécence.

décennaire [sin-nè-re] adj. Qui procède par dix : numération décennaire.

décennal [s'n-nal], e, aux adj. (du préf. décent. et du lat. nnnus. année). Qui dure dix ans : mai/istrature décennale.

Qui revient tous les dix ans ; f ête décennale ; jeux décennaur.

décent [san], e adj.

(lat. decens ; de decet, il convient). Conforme à la décence : mise décente.

Ant. Indécent, déshonnête, immodeste.

décentoir [san: n.

m.Out.l de carreleur.pour préparer l'aire destinée à recevoir des carreaux, des dalles. Syn. décintroir.

décentragie [sanj n. m. Syn. de décentrement. décentralisable [san, za-ble] adj. Qui peut être décentralisé.

décentralisant [san-tra-li-zan\. e adj. Qui opère la décentralisation.

décentralisateur [san, za-teur . trice adj. Qui concerne la décentralisation. N. m! Partisan de la décentralisation ; les décentralisateurs.

décentralisation [san, za-si-on] n. f. Action de décentr.aliser : V Angleterre est allée très loin dans la décentra lisalion administrative.

— Encycl. La décentralisation politiqxte peut être dangereuse pour l'unité nationale, mais il n'en est pas de même de la décenirali.sation ailministrative, qui consiste simplement à assurer aux autorités locales une autonomie suffisamment large ; les lois du iO août 1871 sur les conseils généraux et du 5 avril 1884 sur l'organisation communale sont des lois de décentralisation administrative. Le groupement des corps des facultés en univ’ersités Il897i procède de la même idée. La centralisation excessive est, en effet, fune.ste à la vie générale d'un Etat, énerve les initiatives et nuit à l'expédition rapide des affaires.

décentraliser [san-tra-li-zé] v. a. Donner une certaine autonomie aux différentes parties d'un Etat.

décentralisme [san-tra-fis-me] n. m. Système de décentralisation.

décentraliste [san-tra-lis-te] n, et adj. Qui professe le décentralisme.

décentration [san-tra-si-onl n. f. S'emploie parfois comme synonyme de déce.ntrement.

décentrement [san-tre-man] n. m. Défaut de concours dans les centres des lentilles d'un appareil optique. Phot. Action de déplacer l'objectif en hauteur ou en largeur pour modifier, sans déformation du sujet, la place de l'horizon ou celle du point principal de fuite : appareil à décentre eut.

décentrer [san-trél v. a. En'ectuer le décentremeni de.

déceptif, ive [sèp] adj. Propre à décevoir. (Vx.) déception [sèji-si-on] n. f. Action de décevoir, tromperie. Action d'être déçu.

décepti'vement [sèp-ti-ve-man] adv. D'une manière déceptive.

décercler [sèr-klé] v. a. Enlever les cercles, décernement [sèr-ne-man] n. m. Action de décerner ; le décernement des récompenses. (Peu us.)

décerner [,sèr né] v. a. (lat. decernere). Ordonner juridiquement : décerner un mandat d'arrêt. Accorder : décerner un prix.

décès [séj n. m. (du lat. decessus, départ). Mort naturelle, en parlant de l'homme ; tout décès doit être constaté par le médecin de l'état civil. Ant. Naissance.

— Encycl. Dr. Aucune inhumation ne peut être faite sans une autorisation, sur papier libre et snns frais, de l'officier de l'état civil, qui ne la délivre que vingt-quatre heures après le décès. L'acte de décès est dressé par l'officier de l'etat civil, sur la déclaration de deux témoins. Ces témoins sont, s'il est possible, les deux plus proches parents ou voisins. Lorsqu'une personne est décédée hors de son domicile, la personne chez laquelle elle est décédée doit nécessairement être témoin.

Le maire doit s'assurer du décès; mais, en fait, au moins dans les villes, il confie à un médecin le soin de le constater.

décevable adj. (de décevoir). Sujet à être trompé.

décevance n. f. Action de décevoir. (Vx.) décevant [van], e adj. (de décevoir). Qui abuse, qui séduit : apparences décevantes.

décevoir v. a. (lat. decipere; préf. dé, et lat. capere, saisir. — Se conj. comme recevoir,) Séduire, abuser, tromper par quelque chose d'apparent, de spécieux, d'engageant ; ptroposition qui (end à décevoir; Alcibiade déçut la confiance des Athéniens.

déchaînement [chè-ne-man] n. m. Emportement extrême ; le déchaînement des passions, des vents.

déchaîner [chè-xié] v. a. Détacher de la chaîne : déchaîner un chien. Fig. Exciter, irriter : déchaîner les passions. Ant. Enchaîner.

déchalander v. a. v. désachalander. déehalasser [la-sé', v. a. Oter les échalas. déchalement [manl n. m. Action de déchaler. déchaler [W] v. n. Baisser, en parlant de la marée. Etre à découvert : la plage déchale.

Dechambre [chan-bre] (Amédée). médecin français, né à Sens, m. à Paris (1812-1885] ; auteur d'un important Dictionnaire des sciences médicales.

Dechamps (Adolphe), homme d'Etat belge, né à Malle (18Ü7-1875); un des chefs du parti catholique belge.

Dechamps (Victor-Auguste), cardinal belge, frère du précédent, né à Melle, m. à Malines (1810- 1883) ; éloquent prédicateur et apologiste.

déchant chan' n.m.tlat. du moy. âge discantus). Dans le plain-chant, sorte de contrepoint. primitivement à deux parties. Partie d’ornement ajoutée au plain-chant par les chantres ou les fidèles.

— Encycl. On appelait déchant (discantus), au moyen âge, la partie exécutée avec le chant ou thème (cantus firmus). Le déchant formait avec le chant une sorte de contrepoint mesuré primilit'ement à deux voix, puis à trois et à quatre. Le déchant représente les premières origines de la polyphonie moderne ; c'est un acheminement vers l'harmonie ; auparavant, on employait dans le plain-chant la diaphonie. (V. ce mot.)

déchanter [té] v. n. Cluantcr en déchant. Fam. Changer de ton. rabattre de ses prétentions : je le ferai déchanter.

dechanteur n. m. chanteur qui exécutait des accords sur le chant principal.

déchapement [ntnn) n. m. Action de déchaper.

déchaper [pé] v. a. Retirer la chape ou chemise, du modèle qui a servi à fondre.

déchaperonner [ro-né] v. a. Enlever le chaperon d un oiseau de proie dressé pour le vol. Déchaperonner un tnur, eu enlever le chaperon.

DËC

décharge n. f. (de décharger). Action d’enlever la charge. Action de décharger simultanément plusieurs armes à feu. Action de diminuer une charge. Br. Tout acte qui, comme une quittance, une mainlevée, constate l'extinction d'une obligation : donner décharge ; tes (iécharges sont soumises à un droit de timbre. 'Témoin à déchargé, qui dépose en faveur d'un accusé. I.ieu où Ton décharge les décombres. Lieu d'une maison où l'on serre les objets qui ne sont pas d'un usage journalier. Ce qui sert à faire écouler des eaux accumulées : tuyau de décharge. Pièce de construction servant à diminuer la charge du point d'appui : arc de décharge. Feuille de papier placée sur une forme encrée, pour enlever l'excédent d'encre sur les caractères. Décharge électrique, phénomène qui se produit quand un corps électrisé perd en tout ou en partie sa charge d'électricité. Fig. Soulagement, allégement, (l’eu us. en ce dernier sens.)

— E.ncycl. Elect. La décharge d’un corps électrisé se produit lorsque ce dernier est mis en communication. par un conducteur, avec un autre corps dont le potentiel électrique est moins élevé : c’est la décharge eonductive, ou encore lorsqu'on approche du corps électrisé, mais sans établir de contact, un autre corps à un potentiel différent. Dans ce cas, il y a généralement production d'étincelle électrique : c'est la décharge disnijitive.

déchargement [mnn] n. m. Action de décharger un navire, un bateau, une arme à feu, etc. Ant. Chargement.

— Encycl. On ne doit jamais décharger un projectile creux qui a été tiré et n'a pas éclaté, ni même le ramasser, mais le signaler à l’autorité militaire, qui prend des mesures pour le détruire.

déchargeoir [jotr] n. m. Endroit où l’eau se décharge. Conduit ou vanne par où s’écoule le tropplein d’un bassin. Rouleau sur lequel s'enroule l'étoffe, dans le métier à tisser.

décharger [jé] v. a. (préf. dé, et charger. — Prend un e muet après le g devant a et o -.je déchargeai, nous déchargeons.) Oter la charge ; décharger un bateau. Fig. Soulager : décharger l'estomac. Diminuer les charges, les impôts : décharger les contribuables. Dispenser d’une obligation : décharger d'un devoir. Faire feu : décharg -r un fusil. Donner cours à : décharger sa bile. Justifier par son témoignage : décharger un accusé. Décharger sa conscience, mettre à couvert sa responsabilité. V. n. Faire tache ; encre qui décharge. Déteindre, en parlant d'une étoffe. Ant. Charger.

décharçeur n. m. Qui décharge des marchandises : les dechargeurs du port, de la halle.

Decharme ,'Paul), helléniste français, né à Beaune, m. à Vaudrémont (1839-1905); auteur d'une excellente Mythologie de la Grèce antique.

décharné, e adj. Privé de chair. Très maigre : un visage décharné. Fig. Sec, aride : style décharné.

décharnement [man] n. m. Etat de ce qui est décharné.

décharner [né] v. a. (préf. dé, et chair). Oter les chairs. Amaigrir : sa maladie l’a décharné.

décharpir v. a. Séparer avec force, déchirer, mettre en charpie. (Vx.)

déchassé [c7ia-sé] n. m. Pas de danse fait vers la gauche, par opposition au chassé.

déchasser [câa-sé] v. n. Faire un chassé vers la gauche, après en avoir fait un vers la droite, déchaulage \chô] n.m. Enlèvement de la chaux, déchaumage [chô] n. m. Action de déchaumer.

— Encycl. Econ. rur. Le déchaumage est, en somme, un labour superficiel opéré à l'aide du' scarificateur ou de la déchaumeuse, et qui a pour but d’arracher et de retourner les chaumes, en même

Déchaumeuse double.

temps que les mauvaises herbes, provoquant ainsi une germination hâtive des graines de celles-ci. de sorte qu’au premier labour véritable, les plantes issues do ces graines seront détruites à leur tour. On fait suivre le déchaumage d'un hersage, qui permet de réunir en tas les herbes arrachées, qu'on laisse ensuite sécher sur place ou, mieux, que l'on incinère. Cette incinération est de toute nécessité, quand on a affaire à des plantes possédant des racines vivaces, comme le chiendent, les agroStis, le liseron, etc.

déchaumer \ch6-mé']v. a. Enterrer le chaume avec la bêche ou la charrue. Donnerun premier labour.

déchaumeur [chô] n. p.i. OU cl©Cll3iU,IïlCU.S0 [chà-meu-zç] n. f. Charrue qui sert à effectuer le déchaumage.

hécentoir.

LAR. UMV., 2 V. — T. I.

DEC

DEC

déctiauSSage \ck6-sa~je] n. m. Mise à nu du collet lies plantes par l'action combinée du gel et du dégel sur la couche siiperftcielle d\m sol cultivé.

— Encycl. L’eau se dilatant quand elle se solidifie, le gel détermine un exhaussen\ent de la couche arable, surtout quand celle-ci est trop humide à l'automne; les plantes elles-mêmes sont soulevées en même temps que le sol ; quand arrive le dégel, la terre s'affaisse, mais, la plante ne s'enfonçant pas, son collet, et souvent même une partie de ses racines, sont mis à nu. Fréquent surtout chez les céréales, le déchaussage est combattu par un roulage exécuté au printemps, quand la terre s’est asséchée.

déciiaUSSant [chô~san\, e adj. Qui est sujet au déchaussement, en parlant des terres arables.

déchaussé [cAo-sê] ou déch.aux[e/iô]adj.m- {de déchan,sser). Se dit des carmes de la réforme de Sainte-Thérèse, qui ne portent point de bas et n'ont que des sandales : camie déchaussé ou déchaux.

déchaussement [chô-se-man\ n. m. Action de labourer ou d'enlever la terre environnant le pied d’une plante.

— Encycl. Le déchaussement est une operation pratiquée surtout en viticulture et que Ton effectue au printemps, pour nettoyer le sol des mauvaises herbes qui l’ont envahi, faciliter la destruction des drageons ou Fenfouisseraent des engrais.

On déchausse la vigne en creusant avec la houe un godet circulaire et profond de 15 à 20 centimètres au pied du cep, ou bien en exécutant à la déchausseuse une double raie de labour entre chaque rangée de ceps, la terre soulevée formant un ados qui occcupe l'intervalle des lignes ; les ceps sont encore enchâssés dans une étroite bande de terre (cavaillon) qu'on ameublit à la houe.

déchausser [chô-sé] v. a. Oter à quelqu’un sa chaussure : déchausser un enfant. Dépouiller par le pied, la l la racine chausser

arbre, un mttr, une dent. Se déchausser v.

pr. Oter sa chaussure.

Se dénuder jusqu’à la racine. Ant. Chausser.

déchausseuse

[c/id-seu-3e] n. f. Char- Déchausseuse.

rue au moyen de laquelle on pratique le déchaussement de la vigne, déchaussière n, f. v. déchaussurb.

déchaUSSOir {càô-sozVJ n. m. Instrument de chiriu'gie pour déchausser les dents. Instrument pour déchausser les arbres.

déchaussure [chô-su-re] n. f. Vèner. Egratignure que le loup ou la louve font sur le sol quand ils ont fienté. (S’emploie surtout au plur.)

déchaux [càd] adj. m. Déchaussé. 'V. déchausse. dèche n. f. Pop. Gêne excessive, misère : être en dhche; tomber dans la dèche.

déchéance n. f. Action de déchoir. Par ext., chute, disgrâce. Perte d’un droit, d'une autorité : la déchéance de Louis XVI fut proclamée par la Convention. Dr. Perte d’un droit, résultant de l'inexécution d une obligation ou de l'inaccomplissement d'une formalité.

' — Encycl. Fin. Les créances sur l'Etat sont soumises à la déchéance quinquennale, c’est-à-dire que l’Etat se trouve libéré si elles n'ont pas été liquidées et payées dans un délai de cinq ans, â partir de l'ouverture de l'exercice auquel elles appartiennent.

— Dr.parlem. Les sénateurs, députés, conseillers généraux, qui ont perdu leurs droits politiques, ne peuvent continuer de siéger, et l’assemblée dont ils sont membres prononce leur déchéance. Celle-ci, en ce qui concerne les conseillers municipaux, est déclarée par le préfet.

Déchôlstt© (Joseph), archéologue français, né à Roanne, m. au champ d'honneur dans l’Aisne (J862- 1914) ; auteur d’un important Manuel d'archéologie préhistorique celtique et gallo-romaine., malheureusement inachevé.

Déchenaud. (Adolphe), peintre français, né à Saint-Ambreuil en 1868. Portraitiste sobre et vigoureux {Groupe d'amis ; Dans l'atelier).

déchéïlite n. f. Vanadate naturel de plomb, déchet Ichè] n. m. (de déchoir). Ce qui est perdu dans l’emploi d’une matière : déchets de viande, de laine. Fig. Discrédit, altération, diminution.

— Encycl. Techn. Les déchets des matières textiles (laine, coton, jute, chanvre, soie) reçoivent de nombreuses applications industrielles, notamment pour la production de nouveaux tissus.

Les déchets de peaux et de cuirs, dits déchets animaux, s’emploient pour la fabrication des colles fortes, des engrais, du noir animal. On en tire également des couleurs par un traitement chimique.

Les déchets métalliques ont aussi leur valeur, soit qu’on les soumette à une fusion nouvelle pour les régénérer, soit qu'on sépai’e, sans trop de frais, les divers métaux qui y sont contenus. Enfin, grâce aux progrès de la chimie, on arrive aujourd'hui à traiter des lessives, des eaux mères, des résidus considérés autrefois comme inutilisables et à en extraire de véritables richesses industrielles.

décheteux, eus© [ïeû, eu~ze] adj. Qui offre du déchet : soie décheteuse.

décheux, euse \eheû., eu-ze] adj. et n. Pop. Qui est en dèche.

décheveler [U] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette :je déchevelle.) Mettre en désordre la chevelure de quelqu’un.

déchevêtrer [ïré] v. a. Enlever le licou ou chevêtre d’une bote de somme.

déclieviller [dî, il mil., é\ v. a. Oter les chevilles de : dècheviller un meuble.

déchiffonner [chi-fo-né] v. a. Ar ranger, redresser un objet chiffonné.

déchifirahle [chi-fra~bte) adj. Que l'on peut déchiffrer : écriture déchiffrable. Ant. Indéchiffrable.

déchiffrage Ichi-fra-je] n. m. Action de lire de la musicuie à première vue.

déchinrement \chi-fre-man\ n. m. Action de déchiffrer : déchiffrement aun manuscrit.

déchiffrer [chi-fr^ v. a. fpréf. dé. et chilfré. Expliquer ce qui est écrit en chiffres •. déchiffrer une

dépêche. Lire ce qui est mal écrit. Fig. Démêler ce qui est obscur : déchiffrer une énigme. Lire de la musique â première vue : déchiffrer une rQ)naïice.

déchiffreur, euse [chi-freur, eu-ze’ n. Qui excelle à déchiffi*er.

déchiqueté, © [he-té] adj. Se dit des feuilles à bords découpés inégalement. Fig. Haché : phrases isolées, décousues, déchiquetées.

déchiqueter [ke-té] v. a. fpréf. dé, et chiqueter. — Prend deux t devant une syllabe muette : je déchiquette.) Couper par taillades et par petites parties ; déchiqueter la peau.

déchiqueteur, euse [ke-teur, eu-ze] n. Personne qui aime à déchiqueter.

déchiqueture [à'c] n. f. Taillade maladroite faite avec des ciseaux dans une étoffe. Par anal. Découpure accidentelle ou naturelle : les déchiqueîures des montagnes.

déchirag© n. m. Dépècement d'un bateau, d'un train de bois.

déchirant e adj. Q ui navre, déchire le

cœur : pousser des cris déchirants.

déchirement [inan] n. m. Action de déchirer ; déchirement des étoffes. Fig. Déchirement d'entrailles, coliques violentes. Déchirement de cœur, grand chagrin, extrême affliction. PI. Troubles, discordes : dechire.ments politiques.

déchirer [ré] v. a. (du préf. dé, et de l'anc. allem. skeixan, déchirer). Diviser en morceaux, mettre en pièces : déchirer une étoffe. Fig. Causer une vive douleur : bimit qui déchire les oreilles. Tourmenter : déchirer l'âme. Diffamer : déchirer son prochain.

déchireur, euse [ew-se] n. Personne qui déchire. N. m. Qui dépèce les vieux bateaux, les vieilles voitures pour en vendre les débris.

déchirure n. f. Rupture faite en déchirant. Division des tissus par un effort violent. Fig. : les déchirures de Vécorce terrestre.

— Encycl. Les déchirures produisent toujours une plaie plus ou moins profonde. La déchirure la plus fréquente est celle du périnée, qui s’obser^œ dans les accouchements et nécessite une suture immédiate.

déchloruration \klo. H-nn] n. f. Méthode thérapeutique qui consiste à supprimer le sel de la nourriture d'un malade ; la cur-^. de déchloi'uration s'emploie surtout dans les affections des reins.

déchoir v. n. (préf. dé, et choir. — Je déchois, tu déchois, il déchoit, nous déchoyons, vous déchoyez, ils déchoient. Point d'imparf. Je déchus, nous déchûmes. Je décherrai, nous décherrons. Je décherrais, nous décherrions. Que je déchoie,, que nous déchoyions. Que je déchusse, que nous déchussions. Point de part. prés. Déchu, e. Prend l'auxil. avoir ou être, selon qu’on veut exprimer l'action ou l'état,) Tomber dans un état moins brillant : déchoir de son rang ; déchoir dans l'estime. Etre affaibli par l’âge. S'affaiblir. Dégénérer. Ant. Monter, progresser.

déchouement [chou-mari) n, m. Action de déchoucr. (On dit aussi déséchouement.)

déchpuer [chou-é] v. a. Remettre à flot un bâtiment échoué. (On dit aussi déséchouer.)

déchristianisateur, trico [kris-ti-a-ni-za] adj. et n. Qui se propose de détruire le christianisme.

déchristianisation [kris-ti, za-si-on] n. f. Action de déchristianiser, de se déchristianiser.

déchristianiser [kris-H, zé] v. a. Faire cesser d'être chrétien. Ant. Christianiser.

déchu, e adj. Abaissé, tombé : souverain déchu. Qui a perdu par le péché la grâce divine. N. m. : tendre la main aux déchus.

Dechy, comm. du Nord, aiT. et à 4 kil. de Douai ; 2.970 h. (en 1914). Houille. Constructions mécaniques. En partie détruit au cours de la Grande Guerre.

déci (du lat. decem, dix), préfixe qui sert à désigner une unité dix fois plus petite que l’unité principale, dans le système métrique : déczgramme, décimètre, fiécilitre, etc. (Abréviation : d.)

déclare n. m. Dixième partie d’un are (JO mètres carrés). [Inus.] V. métrique (sysïèî^te).

déciatîne n. f. Mesure agraire russe, valant 1 hect. 0925.

décidé, e adj. Sur quoi l'on a pris une décision : c'est une affaire décidée. Déterminé. Ferme, résolu : caractère décidé. Ant. Indécis, flottant, Incertain.

décidément adv. D’une manière dé¬

cidée : prendre décidément son parti. Certainement, positivement, après examen : décidément, cel homme est fou.

décidence [danse] n. -f. (du lat. decidere, tomber!. Path. Affaissement : décidence du ventre.

décider [dé] v. a. (lat. decidere). Porter son jugement sur une chose contestée, terminer : décider im différend. Déterminer : décider quelauun à partir. Fixer, régler, causer : L' éducation aéc'ide le progrès des peuples. V, n. Disposer en maître : décider de la paix. Se décider v. pr. Pi'endre un parti, une résolution.

décideur, euse [eu-ze] n. m. Celui qui décide, qui tranche les questions.

décidu, e adj. dat. deciduus). Bot. Qui se détache et tombe de bonne heure : feuilles décidues.

déciduome n. m. (du lat. deciduus, qui se détache, et du suffixe orne (indiq. la tumeur];. Néoplasie maligne de l'utérus, qui apparaît et se développe après un accouchement ou un avortement.

décier ou déieier n. m. Fabricant de dés à jouer, de jeux d'échecs, 'de dames et de trictrac.

décig'râde n. m. Dixième de grade. (Abréviation : àgr.)

décigT^-mme n. m. ^Mesure de poids qui vaut la dixième partie du gramme. (S’abrège en dj;.) V. métrique {système .

décil [siV] ou dextil [tu:] n. m. (du lat. decem, dix). Position de deux ‘ planètes, éloignées l’une de l'autre de la dixième partie du zodiaque i36 degrés).

décilitre n. m. Mesure de capacité, qui vaut la dixième partie du litre. (S'abrège en dl.) V. métrique système).

déciller [ll mil., é] v. a. v. dessiller.

décimahle adj. Sujet à la dime ; terre décimable.

décimal, ©, aux adj. (lat. dedmalis; de decem. dix;. Qui a pour base le nombre dix : divisiondécimale. Numération décimale, numération dans laquelle la base est dix. Fraction décimale, imciion simple dont le dénominateur est une puissance de dix. Nombre décimal, nombre composé d'une partie entière ci d'une partie décimale : 9,95. Calcul dé'cimal, calcul des nombres décimaux. Système décimal, système de poids et mesures dans lequel les imilliples et les sous-multiples des unités principales sont des puissances décimales de ces unités. Féod, Relatif à la dime. N. f. Chacun des chiffres qui entrent dans une fraction décimale : séparer les décimales d’un produit.

décimalîS£ltion [sa-si-on] n. f. Réduction au système décimal de toutès les mesures.

décimaliser [li-zé\ v. a. Réduire au système décimal.

décimalité n. f. Caractère de ce qui est décimal, décimane adj. f. Se dit d'une fièvre intermittente qui revient tous les dix jours.

décimateur n. m. ^du lat. rfecima, dîme). Celui qui avait le droit de lever la dime : le curé, avant \7S9. était U décimateur de droit de sa paroisse.

décimation [si-on] n. f, (de décimer). Châtiment qui consistait à faire périr un homme sur dix.

décime n. m. (du lat. decimus, dixième). Dixième partie du franc. Décime pour franc, impôt supplémentaire d'un dixième par franc.

décime n. f. Sous l'ancien régime, taxe perçue par ordre du roi sur le clergé, lequel percevait la dîme sur les biens de la terre.

— Encycl. Fin. Tous les droits et amendes d’enregistrement sont augmentés d’une surtaxe de deux dixièmes ou décimes et demi. Cette surtaxe représente donc un quart du principal de l'impôt (25Ü fr. pour 1.000 fr., 25 fr. pour 100, etc.).

décimer [mé] v. a. (lat. dedmare). Faire périr une personne sur dix, d'après le sori : les dictateurs romains décimaient les troupes qui avaient fui. Fig, Faii’e périr un grand nombre de personnes : la peste décima l'armée de saint Louis, devant Tunis.

décimètre n. m. Mesure de longueur qui vaut la dixième partie du mètre. Règle divisée en centimètres et millimètres. (S’abrège en d?/i ; décimètre carré s’abrège en et décimètre cube en d??i*.)

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