V. métrique {système
décimétriqueadj. Qui a rapport au décimètre.
décimilli* préfixe indiquant la division d'une grandeur par 10.000. (Abréviation : dm.) decimo [dé] adv. (m. lat.). Dixièmement. décintrage ou dècintrement pnan] n. m.
Action de décintrer : le décintrage d'une arche, décintrer [tré] v. a. Oter les cintres qu’on avait placés pour construire une voûte, une | arcade, etc. : on ne doit \ décintrer les voûtes que quand elles sont sèches.
décintroir n. m.
Marteau de maçon, à deux taillants . Pioche ayant une partie plate et une en pointe. 'V. dé-
CENTOIR.
decipimur specie recti, mots lat. signif.
Nous sommes trompés par V apparence du bien.
\\oro.ce\ Art poétique, 25) prétend ne parler que des poètes, mais tout le monde est dupe de la même illusion.
décirer [réj v. a. Enlever la cire de. décisif [zif], i'Ve adj. Qui décide : bataille décisive. Hardi, tranchant : ton décisif.
décision \zi-on] n. f. (lat. deeisio). Action de décider : prendre une décision. Résultat final : attendre la décision d'une affaire. Acte final d’où dépend le succès ou l'insuccès d’une entreprise : dans leur off'ensive de i9i8, les Allemands ont vainement cherché la décision. Facilité à prendre ses résolutions : montrer de la décision. Esprit de décision, habitude de décider promptement. Instructions quotidiennes du commandant d’une unité aux officiers et hommes de troupe : la décision répond au rapport journalier. Ant. Indécision, hésitation, Irrésolution, décisionnaire [si-zi-o-nè-re] n. m. Celui qui décide rapidement et avec assurance : La Bruyère a tracé un magistral portrait du décisionnaire uni-
Décintro'irs : 1. De maçon; 2. A talus.
versel.
décisi'Vement [zi-ve-man] adv. D’une manière décisive. (Peu us.)
décisoire ou litis-décisoire [Uss, si-zoi-re] adj. du lat. lis, litis, procès, et decidere, décider). Dr. Se dit du serment qu’une partie défère à l'autre, au cours d'une instance, pour en faire dépendre le jugement de la cause. N. serment.
décistère [sis-îè-re] n, m. Mesure de volume qui est la dixième partie du stère. (S’abrège en d.sL) V. métrique {système).
décisthèn© n. m. Unité mécanique du système M.T.S., qui vaut un dixième de sthène. (Abréviation : dsji.)
décitrag© n. m. Sorte de binage.
DeciUS Mus [dé-si-uss-mwss], nom de trois Romains qui se dévouèrent aux dieux infernaux pour assurer la victoire aux armées romaines : le premier, Publius, se dévoua à "Véséris, dans une guerre contre les Samnites (340 av. J.-C.) ; son fils, à Sentinum, dans une guerre contre les Gaulois de l’Ombrie 295 av. J.-C.; ; le petit-fils, à Asculum, dans la guerre contre Pyrrhus (279 av. J.-C.). Le nom de Decius a passé dans la langue pour désigner ceux qui se dévouent aux intérêts de la patrie ; mais ce rapprochement a lieu le plus souvent ironiquement et par antithèse.
Decius ou Dèce, empereur romain de 249 à 2oL 11 se signala par sa violence dans la septième persécution contre les chrétiens et fut tué dans une bataille livrée aux Goths.
déciviliser [zf v. a. Détruire la civilisation de ; faire retourner à la barbarie.
Decize, ch.-l. de c. (Nièvre arr. et à 31- kil. do Nevers. dans une ile de la Loire, à l’entrée du canal du Nivernais ; o.lUÜ h. , becizois). Ch. de f. 1*.-L.-M.
Houille, pierres de taille, bois, charbon, plâtre, forges, verreries. Pairie de Gui Coquille, de Samt- Just. — Le cant. a IV coiiim. et 17.500 h.
Deck I Joseph-Théodorel, céramiste français, né à Guebwiller, m. à Sèvres (1823-1801 1. On lui doit la cré.ation du bleu turquoise dit bleu de Dee.k.
Decker iComelis Gerritsl. peintre et graveur hollandais, né à Ilaarlem vers 1(140. m. vers 170!) ; paysagiste plein de conscience et d'habileté.
déclamateUT n. m. (de déclamer). Qui récite en public. Fiij. Orateur, écrivain emphatique. Adjectiv. Kmphatique, ampoulé : Juvénal est sauvent déclamateur.
déclamation [si-on] n. f. Art. action, -manière do déclamer ; déclamation aratoire, théâtrale. Art d'interpréter le chant en laissant à chaque syllabe sa netteté d'articulation, à chaque mot sa valeur expressive, à chaque phrase sou caractère et sa signification ; art d’écrire des chants qui présentent en eux-mêmes tous ces mérites de netteté et d'expression. Fùi. Emploi d'expres-sious pompeuses : tomber dans la déeîanigtion. Chez les Romains, exercice oratoire.
déclamatoire adj. Qui ne renferme que de vaines déclamations : sti/le déclamatoire.
déclamatoirement [man] adv. D’une manière déclamatoire.
déclamer [mé] v. a. (lat. declamare). Réciter à haute voix, avec lé ton et les gestes convenables : déclamer des vers. V. n. Parler avec chaleur contre quelqu’un ou quelque chose -.déclamer contre le vice. Réciter, débiter d’un ton emphatique.
déclanclier v. a. ’V. déclencher.
déclarable adJ. Qui peut ou doit être déclaré.
déclaratif, i've adj. Qui contient déclaration -.partage déclaratif d'une propriété. Y. partage.
déclaration [si-on] n. f. Action de déclarer ; acte, écrit par lequel on déclare : déclaration publigue. solennel le. Enonciation, énumération, état détaillé : déclaration de biens. Déclaration ou déclaration d'amour, aveu de son amour fait à la personne aimée. Déclaration de guerre, acte par lequel une puissance déclare la guerre à une autre.
— Encycl. Dr. Déclaration d'absence, de command. d'utilité publique, de revenus, etc. V. absence, command, UTILITÉ PUBLIQUE, REVENU, etC.
Déclaration du clergé de France. Par ce document, que rédigea Bossuet en 1682, Louis Xl'V, avec l’appui de l’assemblée du clergé, fit valoir les droits de l’Eglise gallicane, compromis par les usurpations du saint-siège. On l’appelle souvent la Déclaration des quatre articles.
Déclaration des droits (du 22 janv. 1680), acte par lequel Guillaume 111 reconnaissaitau Parlement anglais le droit de se réunir, de voter l’impôt, de contrôler l’exécution des lois, et aux citoyens, avec le droit de représentation, celui d'ètre jugés par le jury, non par des tribunaux d’exception.
Déclaration de droits (du 4 juillet 1776), acte par lequel les représentants des Etats unis d’Amérique adoptaient une constitution dont l’énumération des principes se terminait par cette affirmation que IC les Colonies-Unies sont et ont droit d’être des Etats libres et indépendants ».
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cette déclaration, votée par l'Assemblée constituante en août 1789 et qui forma le préam- "bule de la Constitution du 3 septembre 1791, sert de base au droit public français. En voici le texte ;
Article premier. — Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinetions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Art. 2. — Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droit sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.
Art. 3. — Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n’en émane expressément.
Art. 4. — La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.
Art. 6. — La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n'ordonne pas.
Art. 6. — La loi est l’expression de la volonté généi-ale. Tous les citoyens ont le droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyen.s, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Art. 7. — Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant ; il se rend coupable par la résistance.
Art. 8. — La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée.
Art. 9. — Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce mi'il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa pei'sonne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Art. 10. — Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par' la loi.
Art. 11. — La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cetle liberté dans les cas déterminés par la loi.
Art. 12. — La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force
est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
Art. 13. — Pour l’entretien de la force publique et pour les dépon.ses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.
.Vrt. 14. — Tous les ciloyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi etd’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Art. 1.5. — La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
Art. 16. — Tonie société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a pas de constitution.
.âRT. 17. — La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est quand la nécessité imblique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.
déclaratoire adj. Prœéd. Qui déclare juridiquement ; acte déclaratoire.
déclarer [ré] v. a. (lat. declarare ; de clarus, évident). Paire connaître (icefnrer ses intentions. Signifier par un acte formel : déclarer la guerre. Se déclarer v. pr. Se manifester ouvertement ; maladie qui se déclare. Faire connaître ses sentiments. Prendre parti : .se déclarer pour un candidat.
déclassé tkla-sé'. e adj. Déplacé, arraché de son milieu naturel. Valeurs déclassées, valeurs qui, n'étant pas gardées par les acheteurs, reviennent sur le marché. Ville déclassée, fort déclassé, dont les fortifications ne sont pas entretenues. N. Qui est déchu de sa position sociale, qui en est sorti ; c'est un déclassé.
déclassement [hla-se-man n. m. Action de déclasser : déclassement des places fortes. Ant. Classement.
déclasser [kla-sé] v. a. Déranger des objets classés. Exclure d’un classement. Déclasser un fort, le déclarer inutile à la défense, le désafTecter. Arracher à son milieu naturel. Rayer du rôle de l'inscription maritime : déclasser un marin. Ant. Classer.
déelaSSlfler [kla-si-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Détruire la classification de.
déclenctie [klan-che) n. f. (préf. dé, et clenche). Appareil destiné à séparer deux pièces d'une machine. (On écrit aussi, à tort, déclanche.)
déclencliement [klan-che-man] n. m. Action de déclencher : le déclenchement d'une porte. Syn. de DÉCLENCHE. (On écrit aussi, à tort, déclanchement.)
déclencner [Idan-ché] v. a. Manœuvrer la déclenche pour sépai'er deux pièces qui étaient liées. Fig. Mettre en mouvement : déclencher une attaque. (On écrit aussi, à tort, déclancher.)
décléricaliser laé] v. a. Rendre moins clérical, faire qu’on ne soit plus clérical.
déclic [klik] n. m.
(de décliquer). Mécanisme à crochet . qui , étant en position, suspend le mouvement d’une machine.
déclimater :tf\ v.
a. Changer de climat une personne.un animal, une plante. Syn. désao- CLiMATER. Ant. Acclimater.
déclin n. m. (de décliner). Etat d'une chose qui arrive à la fin de Dédie,
sa course : déclin du
jour, de la vie. Au fig. : les tragédies médiocres de Corneille à son déclin. Ant. Progrès.
déclinabilité n. f. Qualité d'un mot déclinable.
déclinable adj. Qui peut être décliné : les mots déclinables sont : le nom, l'adjectif et le pronom. Ant. Indéclinable.
déclinaison [né-zon] n. f. f de décliner). Gram. Dans les langues àflexion, modification des désinences, suivant les genres, les nombres et les cas : la déclinaison latine a six cas. .istron. Distance d’un astre à l'équateur céleste mesurée sur le cercle de déclinaison de Tastre (grand cercle qui passe par l'astre et les pôles célestes). Déclinaison magnétique, angle que l’aiguille aimantée décrit, à TE. ou à TO., par rapport au méridien géographique : table de déclinaison. -
— Encycl. Astron. La déclinaison d’un astre est une des coordonnées équatoriales de Tastre : on la compte de 0» à 90» à partir de Téquateur, positivement pour l'hémisphère nord, négativement pour l'hémisphère sud ; Tauti-e coordonnée du système est l’ascension droite. Pour évaluer la déclinaison d’un astre, on emploie soit le cercle mural, soit Téquatorial.
— Magnét. Lorsqu’on suspend librement une aiguille aimantée, son axe ne se place pas dans le plan du méridien géographique ; l'angle que fait Taxe de l’aiguille avec ce méridien géogi'aphique est appelé déclinaison niagnétique, ou simplement déclinaison. Le plan vertical qui passe par les pôles de l'aiguille aimantée librement suspendue est appelé méridien magnétique ; on peut donc dire encore que la déclinaison magnétique est Taugle que fait le méridien magnétique au lieu considéré avec le méridien géographique.
Les lignes qui joignent les points de la terre ayant même déclinaison s'appellent isogones. La déclinaison en un même lieu présente des variations périodiques et accidentelles.
déclinant [?wm], 6 adj. Qui décline, s'affaiblit: puissance déclinante. Qui dévie.
déclinateur n. m. Syn. de DÉCLINATOIRE.
Déclinaison ; P 1’’, ligne des jRiles ; E E’ équateur céleste ; P M P’, cercle de déclinaison de Tastre ; M, arc ; .4 M, déclinaison de Tastre M.
DÉC
déclinatif, i've adj. Qui se décline, qui appartient à la pai’tie déclinable des mots ; syllabes déclinatives.
déclination [si-on] n. f. ou déclin ement
[mani n. m. Pente. Action de décliner.
déclinatoire n. m. Boussole de forme particulière, dont on se sert, pour orienter les plans. Dr. -Acte par lequel un plaideur décline, conteste la compétence . Adjectiv. Qui a pour but de décliner une juridiction :
/ins, exceptions déclinatoires.
— Encycl. Dr.
adm. Le déclinatoire, préliminaire du conflit (v. ce mot), a pour objet d’assurer Tobservation du principe de la séparation des pouvoirs. C’est au préfet qu’il appartient d’introduire le déclinatoire de compétence, en envoyant au procureur de la République un mémoire que ce magistrat communique au tribunal. Si le déclinatoire est rejeté, le préfet du dépai'tement peut élever le contlit.
déclinement [man] n. m. Action de décliner. .Acheminement vers la décadence. (Peu us.)
décliner [né] v. a. (lat. decHnare). Déchoir, pencher vera sa fin ; les forces déclinent avec l'âge. S’éloigner de la méridienne, en parlant de l’aiguille aimantée. S'éloigner de Téquateur céleste, en parlant d'un astre, "V. a. Refuseç : décliner un honneur. , Gram. Faire varier dans sa désinence suivant les genres, nombres et cas. Dr. Ne pas recomiaitre : décliner la compétence d'un tribunal. Fig. Décliner son nom, se nommer. Ant. Monter, progresser.
déclinomètre n. m. (de déclinaison, et du gr. metron. mesure). Boussole destinée à la mesure de la déclinaison magnétique.
déclinquer [ké] v. a. (de dé, et clin). Dépouiller de son bordage, en parlant d’une embarcation à clin.
décliquer [fté] v. a. (de dé, et cliquet). Faire partir subitement le déclic soutenant un mouton pour le battage des pieux.
décliquetage [ke-ta-jé\ n. m. Action de décliqueter.
décliqueter [ke-té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je décliquette.) Dégager le cliquet d'une montre ou d'une pendule, des dents du rochet. Ant. Enclîqueter.
décliquetis [ke-ti] n. m. Syn. de déclic. déclive adj. (lat. declivis). Qui va en pente, incliné ; la partie déclive d'une toiture. N. f. Pente, inclinaison : chaussée en déclive.
décliver [vé] v. n. (de déclive). Etre incliné. S incliner.
déclivité n. f. (de déclive). Etat de ce qui est en pente : la déclivité d'un glacis.
déclocliage n. m. Action d’enlever les cloches qui protègent des plantes : te déclochage des laitues. Ant. Clochage.
décloclier [ehé] v. a. Enlever les cloches qui couvrent des plantes : déclocher des melons. Ant. Clocher.
décloîtrer {tr£\ v. a. Retirer du cloître, dédore v. a. Oter la clôture de : déclore un parc. Par ext., ouvrir : fleur qui déclôt son calice. Ant. Clore.
déclôture n. f. Action de déclore. Clôture ouverte. Ant. Clôture.
déclôturer v. a. Enlever la clôture de : déclôturer un bois, un champ.
déclouer [klou-é] v. a. Défaire ce qui était cloué. Ant. Clouer.
déeoagulation [si-on] n. f. Action de décoaguler ou de se décoaguler. Ant. Coagulation.
décoaguler [ié] v. a. Ramener à l’état liquide (un liquide coagulé). Ant. Coaguler.
décodienient [man] n. m. Action de décocher. Fig. Emission ’ malicieuse : le décochement d'un trait satirique.
décoelier [c/ié] v. a. (du préf. dé, et de coche, entaille). Lancer avec un arc ou un appareil analogue : décocher une flèche. Fig. : décocher une épigramme.
décoconnage [ko-na-je] n. m. Action de déco-
conner.
décoconner ^Jco-né) v. a. Détacher les cocons des bruyères sur lesquelles les vers à soie les avaient filés.
déCOCté n. m. Produit d’une décoction, décoction [kok-si-on] n. f. (lat. decootio). Action de faire bouillir des drogues ou des plantes dans un liquide. Le produit qui en résulte. (On dit aussi DECOCTUM.)
décognoir [gn mil.] n. m. Impr. Coin de buis ou instrument en fer, pour serrer ou dessei'rer les formes.
décohéreur n. m. Télégr. sans fil. Petit marteau qui frappe le radio-conducteur ou cohéreur de Branly, pour obliger les limailles à reprendre leur état primitif et, par suite, interrompre le courant.
décoiffage [koi-fa-je] n. m. Action d’enlever la coiffe d'une fusée de projectile.
décoiffement [koi-fe-man\ n. m. Action de décoiffer.
décoiffer [koi-fé]v. a. Défaire la coiffure ; déranger les cheveux. Décoi/fer une bouteille, ôter l'enveloppe du bouchon. Enlever la coiffe d’un projectile. Ant. Coiffer.
décoincement [se-man] n. m. Action de décoincer : le décoincement des rails.
décoincer [sé] v. a. 'Prend une cédille sous le second c devant a et o : il décoinça ; nous décoinçons. 1 Enlever les coins : décoincer des rails.
décolérer [ré] v. n. (Seconj. comme accélérer.) Cesser d’être en colère : ne pas décolérer.
décollage ’JiO-la-je] a. m. Action de décoller.
DÉC
DÉC
Décollation de saint Jean-Baptiste, tableau d’Andrea del Sarto.
décollation [ko-la-si-on] n. f. ^de décoUf i'i. Action de couper la tète : la décollation de saint Jenn-Dajniste. Tableau représentant le martyre de saint Jean-I3apiiste.
Cette scène a été souvent retracée par les peintres. Citons les tableaux de : Andrea del Sarto (Florence) [le bourreau vient de couper la tête de saint. Jean et la met sur le plat que lui tend Salomé’ ; de Jérôme Franck (Dresde; ; de J. -B. Franck (Bruxelles;, etc.
décollement [ko-le-man] n. m. Action UC décoller, de se décoller. Chir. Séparation anormale de tissus adhérents.
— Escycl. Le mot décollement s'applique à diverses lésions organiques. La peau peut se décoller par arrachement ; les cartilages épiphysaires peuvent aussi se séparer de la diaphyse ; le périoste peut se soulever de l'os sous-jacent ; enfin, la rétine se décolle fréquemment (v. retine), sous l'inlluence des hémorragies.
décoller [ko-lè] v. a. (du préf. dé, et de colle). Détacher ce qui était collé. "V. n. Ar;/. des ariat. Quitter terre pour s'envoler. Se décoller v pr. Pop. Maigrir, devenir malade. Ant. Coller,
décoller [ko-lé] v. a. (du préf. dé, et du lat. collum. cou). Couper le cou, trancher la tête.
décolletage [ko-le-ta-je] n. m. Action de mettre à nu le cou, la gorge, etc. Action de décolleter une robe. Partie échancrée du corsage : un d^:Colletaije carré. Aijric. Action de couper la partie supé- -rièure de certaines racines culiivées (betterave, carotte, etc.), pour prévenir le développement ultérieur du bourgeon, quand on veut les conserver en silo : le décolïeta'je aes racines ne doit en aucun cas excéder le cinqui 'me de la Longueur totale. Techn. Action de faire une vis ou d'autres menues pièces d’une tige ronde de- fer ou de cuivre, de creuser le pas de vis d'un boulon.
décolleté n. m. Partie de la gorge et des épaules mise à nu : avoir un beau décolleté.
décolleter [ko-le-té] v. a. ;du préf. dé. et de collet. — Prend deux t devant une syllabe muette : je décolhtte.) Découvrir le cou, la gorge, les épaules. Couper ou rabattre le collet d'un vêtement. Fi/. Propos décolletés, propos licencieux. Agnc. Effectuer le décolletage. Techn. Décotl-ter un boulon. en creuser le pas de vis avec la décolleteuse. Se décolleter v. pr. Se découvrir plus ou moins le cou. la gorge, les épaules, les bras, en parlant d'une femme.
décollcteur \ko-le] n. m. Fabricant de vis et de tire-fond, au moyen dû tour à décolleter.
décolleteuse ^ko-le-teu-ze\ n. f. Techn. Machine-outil employée pour le décolleiage.
décolleur, eu se [ko-leur, eu-ze\ n. Celui, celle qui décolle. N. m. Couteau à décoller.
décolleur \ko-l^-ur] n. m. Pèclieur chargé de couper la tète et là langue des morues et de les vider.
décolorant [ran,. e adj. Qui décolore. N. m. : le noir animal est un décolorant. Ant. Colorant.
décoloration 'Si-onj n. f. (de décolow}. Perte de la couleur : l'obscurité amène la décoloration des végétaux. Ant. Coloration.
— Encycl. T chn. On utilise dans l'industrie les agents de décoloration soit pour blanchir les tissus, soit pour purifier les solutions organiques incolores par elles-mêmes, mais souillées par des matières étrangères. V. blanchiment, noir animal,