Acte par lequel on décommande, on donne un contreordre
décommander \ko-man-d^ v. a. Annuler une commande, contre mander : décommander an dîner.
décommettage [ko-mè-ta-je] n. m. Mar. Action de décommettre.
décommettre \ko-mè-tre] v. a. Mar. Détordre un cordage.
de commodo et incommode, loc. lat. sigi^if. de l'avantage et de l' inconvénient, et qui est presque exclusivement administrative : ordonn -rune en u 'te de com77iodo et incommoda sur des travaux publics.
décompléter 'kon-p(é-té]v. a. fSc conj. comme accélérer.) Rendre incomplet. Ant. Compléter.
décomposable [kon-po-za-Ule^ adj. Qui peut être décomposé: les alchimistes croyaient que l’or est décomposable. Ant. Indécomposable.
décomposant Iwn-po-zan], e adj. Qui provoque la décomposition.
décomposé kon-po~zé]. e part. pass. Qui asubi la décomposition : corps décomposé. Altéré : visage décomposé par la douleur.
décomposer kon-po-sé] v. a. Séparer en ses éléments : décomposer Veau. Corrompre : la chaleur décompo e les V'andes. Se décomposer v. pr. Devenir. être décomposé. Ant. Composer.
décomposition [kon-po-zi-si-07i] n. f. Résolution d'un corps en ses principes : la décoynposilion de Veau s'obtient par la pile électrique. Dérangement de l'aspect habituel : décoynposition des traits. Altération ordinairement suivie de putréfaction : la décomposition cadavérique. Ant. Combinaison, composition.
décompôt [kon-pô] n. m. Action de changer l'ordre des soles d'une terre.
déeompoter [kon-po-té] v. a. Changer le mode des semences et le temps des engrais.
décompresseur [kon-prè~seur] n. et. adj. m. Techn. Appareil décoynpress ’ur. appareil qui sert à ramener peu à peu à la pression normale l air comprimé ou la vapeur que contient une enceinte hermétiquement close. L'appareil lui-même. (On dit
aussi DÉTENDEUR.)
décompression Ikon-'jyrè-si-on} n. f. Action de décomprimer: la décompression brusque d'un gaz s'accompagyxe d'un froid vif. Ant. Compression.
— Enoycl. La décompression brusque est ju’esque toujours suivie, pour tous les êtres vivants, d'accidents mortels, dus au dégagement des gaz du sang. On emploie cependant la décompression gazeuse pour traiter l'emphysème pulmonaire, la bronchite, la pleurésie ; mais les appareils sont disposés de telle sorte que le changement de pression est lent et comparable à celui qu'éprouve un ascensionniste dans la moniagne. La cure d altitude est une décompression qui favorise la nutrition.
décomprimer [kon-pyn-mé] v. a. Faire cesser ou diminuer la compression. Ant. Comprimer.
décomptable [hm-ta-ble] adj. Se dit des mouvements de sonneries qui décomptent. Ant. Indécomptable.
décompte Ikon-te] n. m. (de décomptey''^. Décomposition d'une somme, reçue ou payée, en ses éléments de détail. Déduction à faire sur un compte que l'on solde. Fig. Trouver du décompte, avoir une déception.
décompter [kon-té] v. a. (de dé. et compte). Faire le décompte d'une somme ; déduire d'une somme. V. n. Rabattre de l’opinion, de l'espoir qu'on avait. Seditd'un mouvement de sonnerie, qui peut ne pas être en concordance avec l'heure indiquée par les aiguilles.
déconcertant \sèr-tan^. e adj. Qui déconcerte : d'une imnassibilité déronce/'tante.
déconcertement [sèr-te-7nan\ n. m. Le fait d’êti’e déconcei'té. (Peu us.)
déconeertsr [sr>î--(el v, a. (du préf. dé. et de concert}. Rompre les mesures prises par quelqu'un. Interdire, embarrasser : cette réponse le déconcerta.
déconfès, esse [fè. fc-se] adj. et n. (préf dé, et confès). Qui ne s’est point confessé. Celui qui n'a fait aucun legs charitable pour le repos de son âme.
déconfirc v. a. (Se conj. comme confire.) Défaire entièrement dans une bataille. ( Avec une nuance comique.)
déconfit r/ij, e adj. interdit, décontenancé, déconfiture n. f. Déi'oute. Ruine, état d’une personne hors d’état de faire face à ses engagements : la décoyifiture est la faillite d'un non-cvmyn treant. Ant. Triomphe, succès.
— “Ency:l. Dr. civ. La déconfiture, qui n’entraîne aucune incapacité - civile ou politique, ne dessaisit point le débiteur de l’administration de ses biens, mais elle donne aux associés du débiteur déconfit le droit de provoquer la dissolution de la société ; elle met fin au mandat ; elle enlève au débiteur le bénéfice du terme : elle prive l’acheteur du droit d'exiger la délivrance de ce qui a été vendu, s'il ne donne caution ; elle rend exigibles les créances de la femme commune en biens, etc. Lorsque les créanciers ont été payés, ou ont accordé une remise totale ou partielle, le débit’ ur cesse d'être en état de déconfiture. La déconfiture est une sorte de faillite civile.
déconfort [for] n. m. Ce qui enlève la force ou le courage. (Vx.)
déeonforter [té] v. a. Décourager, affliger, décongélation [s^-on] n. f. Action de décongeler. Ant. Congélation.
décongeler 'lé v. a. (Prend un è ouvert devant une syllabe muette : il décongèle.) Ramener un corps congelé à. son état ordinaire. Ant. Congeler.
déCOQgeStlonner v. a. Faire
cesser la congestion : les 7'évulsifs décongesHoyiyiexit les poynnons.
déconjuguer ighé] v. a. Désunir deux pièces conjuguées. Ant. Conjuguer.
déconsacrer kré] v. a. Effacer la consécration de : décoxisacrer une église, uyi vase, xme l'eligieuse. Ant. Consacrer.
déconseiller //mil., é'v.a. Conseiller de ne pas faire: déconseil 1er une et? /reprise. Ant. Conseiller.
déconsidération [.$î-,aT n. f. Perte de la considération, mésestime : tâchez de ne donner
rîse ni au ridicule ni à la déconsidératioyi. Ant. onsidération.
déconsidérer \ré] v. a. (Se conj, comme accélérer.) Faire perdre la considération, l’estime : les demi res ann es de Louis XV déconsvtérvrent la monarchie, oe déconsidérer v. pr. Perdre la consideration dont on jouissait,
déconsigner [gn mil., <?] v. a. Affranchir de la consignation : décons'igxxer des ti'oupes. Retirer de la consigne : déconsigner un colis. Ant. Consigner.
déconSOlid3r \dé] v. a. Faire perdre la solidité à. Ant. Consolider.
déconstiper [kons-tî-pé] v. a. Faire cesser
la Constipation.
déconstitutionnalisation nwyxs-ti-tu-si-
o-na-Li-za-si-on n. f. Action de déconstitutioiinaliser.
déconstitutionnal ser ^kons-ti-tu-si-o nali-zéx V. a. Soustraire au régime constitutionnel.
déconstruetion [kons-truk-si-on] n.f. Action de déconslruire. (Peu us.)
déconstruire ikons-tm-i-rèj v. a. Défaire ce qui était construit. (Peu us.)
décontenance n. f. Manque d'assurance, embarras. Ant. Assurance, hardiesse.
décontenancement [man] n.m. Action de se décontenancer. Kiat d’une péi*sonne décontenancée.
décontenancer [sé] v. a. (Prend une cédille sous le second c devant a et o : il déconteyianra, ntius décontenançons.) Faire perdre contenance à qiielqu un. Se décontenancer v. pr. Perdre contenance. Ant. Rassurer, enhardir.
décontraction [koyi-h'ak-si-on] n. f, Méd.
Suppression d une contraction.
déconvenance n. f. Défaut de convenance : la déconvenance d'une parole, d'une conduite. Parole ou action inconvenante : comynettre une déconveyiance. (Peu us.)
déconvenue [nû] n. f. insuccès inattendu et humiliant : éprouver une déconveyiue.
déconvertir [vèr] v. a. Faire tomber dans l’irréligion. Ant. Convertir.
décoordination [.s/-on ' n. f. Destruction de la coordination des organes ou des éléments organiques.
décor n. m. Ce qui sert à décorer. Par cxt. Apparences : tout ceci nest qu'un décor. 2 h 'ât. 'Ensemble des toiles peintes, des portants, des praticables qui décorent la scène d’un théâtre . tes décors tiennent une place eonsidérablt dans le succès d'une féerie.
décorable adj. Qui est en situation d’être décoré.
décora'tcur n. m. Dont la profession est de confectionner des décors, ou de se charger des décorations pour théâtres, fêtes, etc., ou de décorer les appariemenls. Adjectiv. : peintre déci.rat 'ur.
dCCOratif) ive adj. Qui a rapport, qui est propre à la décoration : art. tal nt décomlif. tig. Qui a une belle prestance; un convive très décoratif.
décoration rsf-onj n. f. (lat. decoratio). Embellissement, ornement. Art du décorateur. Représentation uu lieu où se passe l'action, au théâtre. Signe distinctif d'un ordre de chevalerie.
— Encycl. Les décorations françaises se portent sur le côté gauche de la poitrine, avant les décorations étrangères, et placées dans l’ordre ci-après ; Légion d honneur, Médaille militaire, Croix de guerre. Médaille de la Victoire, Ordres coloniaux, Médailles commémoratives, Palmes universitaires, Mérite agricole, Médailles d’honneur.
Les décorations sont portées à la première boutonnière pour le costume civil non officiel ; à la hauteur du sein gauche pour le costume civil officiel; à la hauteur de la deuxième rangée de boutons pour l'uniforme militaire. Les insignes dits « en sautoir » (commandeur) sont suspendus par un ruban passant autour du cou (cravate). Ceux dits « en écharpe ^ consistent dans un large ruban barrant la poitrine, passant sur une épaule et allant se fermer à la hanche opposée avec l’insigne suspendu contre la hanche. La plaque se porte sur le côté de la poitrine op[iosé à l'épaule où passe l’écharpe.
Les insignes peuvent être de dimensions inférieures aux dimensions réglementaires, mais doivent reproduire exa-lement les insimes fixés par les décrets. La largeur du ruban et le diamètre de l'insigne et de la rosette ne doivent pas être inférieurs à un ceniimètre.
Les rubans et rosettes se portent à la boutonnière. Leur port aux couleurs mélangées de plusieurs décorations est interd t. Le port des rubans ou rosettes seuls est interdit sur l'uniforme militaire de grande tenue et sur le costume civil officiel de grande tenue : le port des insignes complets et du modèle ri glementaire est obligatoire.
Les insignes à l’effigie de la République doivent présenter la l'ace sur laquelle se trouve l'effigie.
Les décoratioyxs étran èy'es sont ponées à la suite et â la gauche des décorations françaises, sans ordre imposé. Elles ne peuvent être portées sur le territoire français qu’après autorisation du président de la République, accordée après avis du conseil de l'ordre de la Légion d’honneur, en observant céria. nés règles et en acquittant les droits de chancellerie qui varient pour les décorations portées à la boutonnière, en sautoir, avec plaque ou en écharpe.
Le port illégal des décorations est puni de l'amende et de l'emprisonnement.
décorativement [man] adv. D’une manière décorative.
décorder rdff] v. a. Détortiller, défaire, séparer les brins d'une corde: décorder uyx câble.
décordonnage [do-ixa-je] n. m. Action de décordonner.
décordonner [do-né] v. a. Enlever à coups de maillet la croiile qui s’attaque aux pilons d’un moulin à poudre.
décoré, e adj. Omé. N. Qui porte une décoration : les décorés de Juillet.
décoremen'; (ma»] n. m. Action de décorer, décorer 'ré] v. a. fiat, decorare ; dcdecus.oy'is, ornement). Orner, parer : décorer xm a ■ parteyyycnt. Servir d’ornement : tapissf'rirs qui décorent une salle. Honorer d'une décoration : en parliculier, en France, de la Légion d'honneur. Ant. Déparer, gâ* ter, dégrader.
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DECORATIONS
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Décorations françaises : j. Croix de Irf Légion d’honneur (chevalier) ; 2. Médaille militaire: 3. Croix de guerre: 4. Ruban de la médaille de la Victoire (commé* moradvc interalliée). — 07‘drea coloniaiLr : 5. Dragtjn de l’Annam ; 6. Nichan elAnouar ; 7. Etoile d'Anjouan ; 8. Cambodge: 9. Etoile noire. — Médaillés commeinornînes : 19. ('riméo: il. Haltique; 12. Italie: 13. Chine (18G0); 14. Mexique; J5. 18'’0-187l: Iti. Tonkin : 17. Madaga.scar '1883-1886); 18. Dahomey: 19. Madagascar 189o' : 2U. Coloniale ; 21. ChineilDOO )‘)ui : 22. Maroc; 23. Reconnaissance française: 24. Ruban de la médaille de la Gran<le Guerre. — 25. Palmes universitaires tofttcier dacademiet ; 26. Mérite agricole chevalier). — Médailles d’honneur : 27. Intérieur : 28. Affaires étrangères ; 29. Marine. — 3U. Mutualité ; 31. Postes ; 32. Préposés forestiers : 33. Médaille des épidémies ; 3#.. Instituteurs ; 35. Enseignement public en Indochine. — Médailles du travail : 36. Marine ; 37. Marine marchande. 38. Guerre: 39. Commerce et Industrie : VU. Agriculture; 41. Cantonniers de la voirie départementale et communale; 42. Cantonniers des Travaux publics. — 43. Assistance publique : 44. Douanes : 45. Sapeurs-pompiers : 46. Police ; 47. Administration pénitentiaire ; 48. Administration pénitentiaire coloniale ; 49. Contributions indirectes ; 50. Octroi ; 51. Kainille française. (Toutes ces décorations sont réduites de moitié;.
DECORATIONS
décorations françaises, anciennes et modernes : 1. Croix de l’Ordre de Saint-Michel. — 2. Collier de 1 Ordre de Saint-Miohel. — 3 Ordre du Saint-Esprit. - ' Collier de l’Ordre du Saint-Esprit. — 5. Croix de 1 Ordre de Saint-Lazare et de 1 Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel. — 6. Collier de 1 Ordre de Saint-Lazare et de 1 Ordre de Notre-Dame du MÔ^nt-Carmel. - 7. Ordre de Saint-Louis. - 8. Décoration de la Fidélité. - 9. Ordre de Saint-Hubert -- 10 Brassard de Bordeaux. ti Ordre de la Réunion - 12 Croix de Juillet 18J0. — 13. Ordre du Mérite militaire. — 14. Décoration du Lis. — 15. Grand collier de 1 Ordre de la Légion d honneur, NaLléon — 16 Médaille de Sainte-Hélène. — 17. Grand collier de l’Ordre de la Légion d’honneur, sous la HH République. — 18. Plaque de grand officier et er^d crW de’la Légiord hoMeur?-- 19. Croix pontificale (1867). - 20. Médaille pontiflcile (1849). - 21. Ordre de la Couronne de fer.- 22. Médaille de Juillet 1830. -
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