V. MÂCHOIRE
dentaire [dan-tè-re] adj. Qui a rapport aux dents : nerf de7xtaire.
dentaire [dan-tè re]n. f. Bot. Genre de crucifères des pays tempéi’és. (On en connaît vingt espèces.;
dental, e, auxrrfanjadj.se dit des consonnes qui. comme rf, t, se prononcent en faisant claquer la langue contre les dents. N. f. ; une dentale.
dentale [daxx] n. f. Antiq. rom. Pièce de bois à laquelle le soc de la charrue était fixé.
dent-de-cb.eval n. f. Variété de topaze bleu verdâtre. Pi- des dents-de-cheval.
dent-de-chien
n. f. Ciseau de sculp-
Dent-de-chien,
) n. f. Genre de plantes
teur, à pointe fendue. Bot. Syn. de érythrone. PI. des de7its-de~chien.
dent-de-lion n. f. Nom vulgaire du pissenlit. PI. des dents-de-lio7i.
„ dent-de-loup n. f. Forte cheville pour arrêter la soupente d’une voiture. PI. des de7its-de-loup.
dent-de-rat n. f. Petite boucle bordant des rubans. PL des dents-de-rat.
dent-de-scie n. f. Ornement architectural imitant les dents de scie. PL des de7Xts-de-scie.
denté [^dan-té], e adj. Qui a des saillies en dents : feuille, 7'oue dentée. Blas. Syn. de denché.
dentée [dan-té] n. f. Coup de dent qu’un chien donne au gibier.
dentelaire [daix-te-u-re] ; de la famille des plombaginées.
— Encycl. La dentelaire a des fleurs bleues, blanches ou roses. Sa racine âcre est employée comme masticatoire ; toxique à l’intérieur, elle détermine de la vésication à l'extérieur. Elle passait pour guérir les maux de dents (d’où son nom) et la gale.
dentelé, e [daii] adj.
Taillé en forme de dents : les feuilles de la ciguë sont dentelées. Blas. Se dit d'une pièce qui porte des dents ouvertes en angle droit. (V. la planche blason.) N. m. Nom donné à divers muscles du tronc, ainsi appelés à cause de la forme de leurs insertions sur les côtes. Anal.
G7'and dentelé, muscle abaisseur de l’omoplate.
denteler [dan-te-lé] v.
a. (Prend deux l devant une syllable muette: je de7xtelle.)
Faire des découpures, des entailles en forme de dent.
dentelet \dan-te-lèl n.
m. Petit cube de pierre que la taille en ornements appelés denticules.
denteleur [dan] n. m. Celui qui fabrique les dents de scie.
dentcll© [dan-iè-le] n. f. (de dent). Tissu à jours formé par des fils très fins qui, par leurs enlacements, constituent un fond de réseau ou treille à mailles polygonales, décoré de dessins plus opaques de formes variées \ il y a des -dentelles de fil, de soie, d'or, d'argent, etc. Vignettes entourant une page, un livre. Partie d’un diamant, taillée en rose. Par ext. Tout ce qui est découpé en dentelle (sculpture, papier, etc.).
— Encycl. Techn. Les dentelles se divisent’ en trois catégories : les dentelles à l'aiguille, les dentelles aux fuseaux, et les dentelles au crochet. V. crochet.
La dentelle à Taiguille dérive de la broderie (v, broderie), mais en diffère en ce qu’elle ne se fait pas comme elle sur un tissu de fond préalablement établi. Un dessin étant tracé (sur papier ou sur parchemin), la dentellière jette les fils de bâtis qui suivent ce dessin : ces fils forment les supports auxquels vont se rattacher les points qui constituent la dentelle. Toutes les dentelles sont des transformations du point de Venise. Les plus renommées sont : le point d'Alenço7x, d'Arge7xta7x, de Seda7x, le point Colbert, le point de France, le pomt de Venise, le povit O l'aiguille, le pomt de Bu7'ado, le point d' Angleterre, le point de Bruxelles, etc.
La de7itelle aux fuseaux se fait avec des fuseaux de nombre et de grosseur variables, et au métier appelé car7'eau, coussiix ou tambour. La dentellière la fabrique en croisant et en tressant les fuseaux, qu’elle fait passer les uns au-dessus des autres en leur imprimant un mouvement de rotation. Elle fixe des épingles aux points principaux du dessin tracé sur le carreau, et les déplace à mesure que le travail avance. Les principales sortes sont : la ua/enclrnues,
Dentelaire d’Europe :
a, fleur.
l’on tiansforme par
DEN
la malini^s, la chantilly, la blonde, le point de Paris, le point de Milan, le point de Gènes, le
fmint d: Flandre, le point de Bruges. Aujourd'hui, a dentelle mécanique ou imitation a porté une grave atteinte aux dentelles faites à la main, mais ees dernières conservent toujours, en raison de leur solidité et de leur contexture spéciale, une grande supériorité sur la dentelle mécanique. CV. ouipuiie.) L’enseignement de la dentelle a été offlciellement organisé dans certains départements, comme la Haute-Loire.
— Econ. dont. Dentelles jaunies. Pour nettoyer une dentelle, on la fixe en la tendant uniformément sur un châssis, puis on prépare de l'eau de savon chaude, qu'on applique doucement avec une brosse fine. Lorsqu’un côté est propre, on lave l'autre de la même manière. On rince ensuite la dentelle toujours tendue, en jetant dessus de l'eau froide dans laquelle on a fait dissoudre un peu d'alun. On fait de l’empois léger, que l’on applique sur l’envers de la dentelle, et, lorsque celui-ci est sec, on procède au repassage du même côté. Si la dentelle n'est pas très sale et qu'on veuille la nettoyer sans la laver, on la fixe encore sur un châssis, puis on la frotte avec de la mie de pain bien fine. 11 ne reste plus qu’à épousseter cette mie de pain.
Les dentelles les plus précieuses jaunissent rapidement à l'usage. Pour faire disparaître cette teinte fanée et redonner aux dentelles une coloration qui rappelle celle qu’elles possédaient lorsqu’elles étaient neuves, on procède de la manière suivante : préparer une forte infusion de camomille ou de tilleul, que l’on passe soigneusement à travers un linge fin. Plonger dans ce bain les dentelles et, après une immersion de quelques minutes, les retirer en les séchant immédiatement entre d'épaisses serviettes. Les repasser, enfin, encore un peu humides.
dentellerie [dan-tè-le-rî\ n. f. Fabrication, commerce de dentelles. Ouvrage de dentelles.
dentellier [dan-iè-ft-é], ère adj. Qui concerne la dentelle. N. Personne qui fabrique la dentelle, particulièrement la dentelle aux fuseaux.
Dentellière {la), tableau de Metsu (galerie de Dresde et musée de 'Vienne, v. p. 683) ; — tableau de G. Dov (Rotterdam) ; — tableau de Verraeer (Louvre).
Dentellières {les), tableau de J. Bail (médaille d’honneur du Salon de 1902j, remarquable par un bel effet de clair-obscur.
dente lupus, cornu taurus petit, mots lat. signif. Le loup attaque de la dent , le taureau des cornes. Mots d'Horace (Satires,
H, 1, 52). Chacun se sert des armes que la nature lui a données ; chacun se défend comme il peut.
dentelure [dan] n. f. Ouvrage d'architecture dentelé: les dentelures sont très usitées dans le style gothique. nmipl.irp
Découpure en forme de
dents. Bot. Se dit des dents fines et serrées des bords d'une feuille.
denter [dan-tê\ v. a. Munir de dents : denter
une roue.
Denterghem, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale), sur un affl. de la Lys ; 2.6ÜOh. Filatures.
dente superbo, mots lat. signif. cCune dent dédaigneuse. Expression figurée d’Horace {Satires, 11, 6, 87), pour peindre le dédain avec lequel le rat de ville goûtait au repas frugal du rat des champs.
dentibus albis, mots lat. signif. à dents blanches, et au fig. avec modération : un satirique aimable n'attaque que dentibus albis.
denticètes [dan-ti-sè-te\ n. m. pl. Groupe de cétacés, comprenant ceux qui ont des dents à une seule mâchoire ou aux deux : les denticètes sont carnassiers, et vivrait de mollusques. S. un denticéte.
(lenticulaire
[dan, lè-re] adj. Qui a des denticules.
denticule [datl] Denticules.
n. m. (lat. denticulus).
Dent très petite. N. m. pl. Ornement d’architecture en forme de dents.
denticule, e [dan] adj. Garni de denticules ; corniche denticulée ; l'ordre composite est toujours denticule.
dentier [dan-ti-é] n. m. Rangée de dents : avoir un beau dentier. (Peu us.) Rang de dents artificielles. Instrument pour diviser les pains de savon en loves. Apic. Fil de fer plié, destiné à maintenir l'écartement des cadres dans les ruches.
dentiforme [dan] adj. Qui a la forme d'une dent.
dentifrice [dan] adj. (du lat.
deas, deiitis, dent, et fricare, frotter).
Se dit des compositions pour nettoyer, blanchir les dents ; poudre, eau dentifrice. N. m. : un bon dentifrice.
— Encycl. Les dentifrices sont destinés à assurer la beauté des dents, et l'antisepsie de la bouche. Ils sont secs fpoudres), mous (pâtes), ou liquides (eaux, élixirs). Les dentifrices liquides sont à base d'alcool aromatisé de cannelle, girolle, badiane, essence de menthe, colorés à la cochenille et additionnés ou non de salol, de crème de tartre, etc. ; ils servent surtout à aromatiser l'eau dont on se sert pour l'hygiène de la bouche. Les poudres sont à base de charbon, de craie, de magnésie, de talc, de crème de tartre, etc., aromatisées généralement à l’essence de menthe et contenant différents autres produits alcalins ou neutres : elles sont destinées à polir l'émail des dents, et à en assurer la blancheur. Les pâtes sont un mélange de substances pulvérulentes choisies comme ci-dessus et incorporées à un excipient comme le miel ou la glycérine; elles ont, d'ailleurs, les mêmes propriétés que les poudres. Les savons dentifrices sont des substances pulvérulentes additionnées de savon médicinal. On fait usage également comme dentifrices de simples solutions alcooliques de savon.
Voici une formule de chaque sorte :
Eau dentifrice dite de Botot : anis, 30 gr. ; girofle,
Dentier.
8 gr. ; cannelle, 8 gr. ; essence de menthe. 1,3 ; alcool à 80", 875 gr. On laisse macérer huit jours, on filtre, et l'on ajoute : teinture d'ambre, 4 gr. Certains auteurs y ajoutent 2 gr. de cochenille et 15 gr. de quina louge (Dorvault).
Poudre dentifrice [rose ou blanche) : carbonate de chaux précijiité, 200 gr. ; essence de menthe, 2 gr. ; carbonate de magnésie, 75 gr. On colore, ou non, avec carmin, 8 gr.
Poudre dentifrice noire : charbon léger, 200 gr. ; essence de menthe, 1 gr. ; quinquina gris, lüü gr. (Codex). On peut y ajouter de la myrrhe, de la crème de tartre ; le charbon de bois peut avantageusement être remplacé par celui de pain.
Savon dentifrice. On mélange au mortier : carbonate de magnésie, rhizomes d’iris, savon médicinal, 5 gr. de chacun ; essence de menthe, 10 gouttes. On ajoute un peu d’eau gommeuse, pour obtenir une masse solide.
dentinaire [dan-ti-nè-re] adj. Qui concerne la dentine.
dentine [dan] n. f. ivoire des dents.
dentiptione [dan] n. m. (du lat. dens, dentis. dent, et du gr. phônè, voix). Petit appareil qui se tient entre les dents et qui, recueillant les vibrations sonores, les transmet à l’oreille par l'intermédiaire des os.
dentirostres [dan-ti-ros~tre] n. m. pl. (lat. dens, dent, et rostrum, bec). Sous-ordre de passereaux, tels que les merles, fauvettes, corbeaux, etc., caractérisés par leur bec à mandibule supérieure échancrée. S, un dentiroslre.
— Encycl. Les dentirostres sont presque tous chanteurs ; leur taille varie depuis celle de grands corbeaux jusqu’aux plus petits gobe-mouches. Ils sont répandus sur toute la terre et se divisent en 25 familles : sylviadés, luscinidés, paridés, turdidés, corvidés, paradiséidés, etc.
dentiste [dan-tis-te] adj. et n. m. Se dit du chirurgien qui s’occupe de ce qui concerne les dents.
— Encycl. La profession de dentiste ne peut s’exercer que si l'on est muni d'un diplôme de docteur en médecine ou de chirurgien dentiste.
Dentiste Ue), sujet traité par différents peintres. — Les tableaux de Ilonthorst, Gérard Dov et David 'Deniers sont les plus célèbres. (V. Arracheur de dents.)
dentisterie [dan-Hs-te-rî] n. f. Métier, art du dentiste.
dentition [dan-ti-si-on] n. f. Formation, accroissement et sortie naturelle des dents : la dentition est une époque pénible. fPour désigner l’ensemble des dents, on dit. plus correctement : dentup^e.)
— Encycl. La dentition comprend d’abord le développement des follicules dentaires ; ensuite, l'apparition des dents. Cette dernière partie se divise en première dentition, qui, chez l'homme, comprend 20 dents, et en seconde dentition, permanente, qui apparaît après la chute des dents de la première dentition ( dents de lait ) et comprend 32 dents. V. DENT.
dento-labial, e, aux [rfaîi] adj. Se dit de certaines consonnes formées par le concours des dents et des lèvres,
denture [dan] n. f. Ensemble des dents d’une personne : une belle denture. Ensemble des dents d’une roue dentée.
déllud£ttioïX [s2-on] n. f. Etat d'une dent, d’un os mis à nu. Etat d’un arbre dépouillé de son écorce, de son feuillage ; de la terre privée de sa végétation, etc. : la dénudation des montagnes.
dénuder [dèj v. a. (lat. denudare). Dépouiller une personne de ses vêtements, un animal de sa peau, un arbre de son écorce, un os de la chair qui le recouvre, la terre de sa végétation.
dénuement [nû-man] ou dénûment [man] n. m. Manque complet des choses nécessaires : être dans un dénuement absolu. Ant. Abondance, profusion, richesse.
dénuer [nu-e] v. a. (lat. dejiudare). Priver. Dépouiller des choses nécessaires. Ant. Approvisionner, munir, pourvoir.
dénutrition [si-on] n. f. (du préf. dé, et de nutrition). Etat d'un organisme vivant où l'assimilation est moins rapide que la désassimilation.
— Encycl. La dénutrition est un état pathologique dans lequel la nutrition des tissus est impossible, soit par suite d'inanition, soit par conséquence d'un état morbide. Le traitement est imposé par le diagnostic.
Denver, v. des Etats-Unis, capitale de l'Etat de Colorado ; 260.000 h. Métallurgie.
DenyS [ni] TAncien, tyran de Syracuse, de 405 à 368 av. J.-C. ; il chassa les Carthaginois de Sicile. Ce prince, soupçonneux à l’excès, passa sa vie entière dans des alarmes continuelles. Il portait loujours une cuirasse sous ses vêtements, faisait visiter toutes les personnes admises en sa présence, n’osait confier sa tète à un barbier, et, lorsqu’il voulait haranguer le peuple, avait soin de se placer au haut d'une tour. Enfin, il poussait le soin de sa sûreté jusqu'à ne jamais coucher deux nuits de suite dans la même chambre.
On rappelle souvent en littérature les précautions dont s’entourait ce tyran soupçonneux, et la prison souterraine qu’il avait fait pratiquer en plein roc, au centre des fameuses carrières \ latomies) de Syracuse, pour y enfermer ses victimes. Les voûtes de ces souterrains avaient été disposées de telle sorte, que les sons les plus faibles s'y répercutaient et allaient aboutir à un endroit secret, construit en forme d'oreille et placé au centre des latomies. C’est là que se rendait le tyran et qu'il pouvait entendre distinctement tout ce qui se disait dans la prison. Par ce moyen ingénieux, il surprenait les plaintes, arrivait à connaître les pensées les plus secrètes des prisonniers, et pouvait frapper avec certitude ses véritables ennemis. V. Philoxène.
Denys le Jeune, fils et successeur du précédent, en 368 av. J.-C. Chassé de Syracuse en 3BU, il y revint après dix ans d'absence ; mais Tiinoléon l’en bannit de nouveau en 344, et il se rendit à Corinthe, où, suivant une tradition, il devint maître d'école.
Denys (saint) TAréopagite, juge de l’Aréopage, converti par saint l’aul ; il était évêque d'Athènes, et fut martyrisé vers la fin du ler siècle. Il a été quelquefois confondu avec saint Denis, premier évêque de Paris.
DÉP
Denys le Petit, écrivain ecclésiastique, né en Seythie, m. vers 540. Il traduisit du çrec en latin les décrets des conciles ; il introduisit 1 usage de couipter les années depuis la naissance de Jésus-t'hrist, dont il fixa la date.
Denys d’Hallcarnasse, historien grec, contemporain d’Auguste ; auteur des Antiquités romaines, compilation précieuse, et d intéressants opuscules de rhétorique ; m. vers l’an 8 av. J.-C.
Denys le Pénégète, géographe grec du iv« siècle ; il a laissé une description de la terre (itcfiijvr.uiç)
I en vers hexamètres.
DeodatUS tué, tuss] (du lat. Deo datus, donné par Dieu ; en t’ranç., Déodat ou Dieudonné), nom que l'on donne quelquefois à des enfants de la naissance desquels on désespérait. Il fut donné notamment à Louis XI'V, puis au duc de Bordeaux. V. Dieudonné. déodorisation n. f. ’V. désodorisation.
déodoriser v. a. v. désodoriser.
De officiis, par Cicéron. V. devoirs (Traité des). Deo gratias, mots lat. signif. Grâces soient rendues à Dieu. Mots qui reviennent fréquemment dans les prières liturgiques. Ils s'emploient familièrement pour faire entendre qu'on est content qu’une chose, qu’un discours qui durait depuis fort longtemps soit fini.
Deo ignoto, mots lat. signif. Au Dieu inconnu. Saint l’aul, prêchant l’évangile à Athènes. lut sur un temple une inscription grecque signifiant : .Au dieu inconnu ; U déclara aux Grecs que le dieu des chrétiens était précisément celui-là. (Actes des apôtres, X’VII, 22 et suiv.)
Deo juvante, mots lat. signif. Dieu aidant. T.oeution latine, qui a passé littéralement en fram;ais.
Déols [dé-oV\ ou Bourg-Dieu (Le), comm.
de l’Indre, arr. et à 1 kil. de Châteauroux ; 2.680 h. Ruines d'une ancienne abbaye de l'ordre de Cluny.
de Omni re scibili et quibusdam aliis (mots lat. signif. De toutes les choses qu'on peut savoir, et même de plusieurs autres). De omni re scibili était la devise du fameux Pic de l.a. Mirandole, qui se l'aisait fort de tenir tête à tout venant sur tout ce que l’homme peut savoir ; et quibusdam aliis est une addition d'un plaisant, peut-être de 'Voltaire, qui critique d’une manière piquante les prétentions du jeune savant. La devise est passée en proverbe avec son complément, et sert à désigner un profond érudit, ou, ironiquement, un homme qui ne sait rien et qui croit tout savoir.
déontologie \jî\ n. f. (du gr. deon, ontos, ce qu’il faut faire, et logos, discours). Science qui traite des devoirs à remplir. 'Traité sur cette science. Ensemble des usages qui règlent les rapports des médecins entre eux, au point de vue de leur clientèle réciproque.
déontologique adj. Relatif à la déontologie, dépaillage [pa. Il mil.] n. m. Action de dépailler. Etat de ce qui est dépaillé.
dépailler -pa. Il mil., é] v. a. Dégarnir de sa paille : dépailler un siège.
dépaissance [pê-san-se] n. f. Lieu où les bestiaux vont paître : dépaissance dans les vallées.
dépaisselage \pè-se-la-je] n. m. Action d’enlever les paisseaux qui soutiennent la vigne.
dépaisseler [pè-se-lé\ v. a. Dégarnir les pieds de vigne de paisseaux ou échalas.
dépaler [U] v. n. Se dit d’un navire entraîné hors de sa route par les vents ou les courants.
dépalissage [H-sa-jé] n. m. Action de dépalisser. Ant. Palissage.
dépalisser [Zt-sé] v. a. Rendre libres, détacher les branches d'un arbre fruitier, formant espalier. Ant. Palisser.
dépâmer [mé] (se) v. pr. Revenir de pâmoison, dépannage [pa-na-je] n. m. (préf. dé, et panne). Remise en état des automobiles en panne.
dépanneauter [pa-nô-té] v. a. Honie. Enlever les panneaux qui recouvrent les couches.
dépanner \pa-né] v. a. Réparer une panne, dépanneur [pa-nevtr] adj. et n. m. Ouvrier mécanicien, cliargé de réparer les automobiles en panne : un dépanneur ; un ouvrier dépanneur.
dépaquetage [ke-ta-je] n. m. Action de dépaqueter. Ant. Empaquetage.
dépaqueter [ke-té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je dépaquette.) Défaire un paquet, un paquetage. Ant. Empaqueter.
déparalyser [zé] v. a. Rendre l'action aux membres paralysés : deparalyser un bras.
Deparcieux [si-efi] (Antoine), mathématicien et actuaire français, né près d'Uzès, m. à Paris (1703- 1768). Il est surtout connu par les Tables qui portent son nom et où sont calculées, pour chaque âge, les chances de longévité.
dépareiller [ré, U mil., é] v. a. Oter l’une des clioses pareilles qui allaient ensemble : dépareiller un service à café. Ant. Appareiller, rappareiller.
déparer [ré] v. a. Priver de ce qui pare, au pr. et au flg. : un seul tableau médiocre dépare une collection. Ant. Parer, orner, embellir.
déparier [ri-e'] v. a. (du préf. dé, et du rad. de apporter. — Se conj. comme prier.) Oter Tune des deux choses qui font la paire : déparier des yants. (On dit aussi désapparier.) Ant. Apparier.
déparler \lé] v. n.[Fam. Cesser de p.arler. 'Ne s’emploie qu’avec la négation : il ne déparle pas.) Fam. Parler mal : l’ivresse fait dépcurler.
déparquement [ke-man] n. m. Action de déparquer.
déparquer [k€] v. a. Faire sortir d’un parc : déparquer des moutons. Ant. Parquer.
départ [par] n. m. (du préf. dé, et de partir).
Le départ (sonnerie de trompe).
Action de partir : le départ des volontaires de 1793 se fit au chant de la Marseillaise. Sonnerie de
DÉP
trompe indiquant le départ pour la chasse.
Etre sur son départ, être sur le point de parlir. Ant. Arrivée, retour.
Départ {Scènes figurées de ) . Le Départ pour la chasse a inspiré de nombreux artistes, Parmi les tableaux célèbres, nous citerons ceux de ; Wouwerman, AVynanls,
Adrien Van den Velde,
Bergliem, Moucheron,
Carie Vernet, etc. Une foule de tableaux représentent des départs plus ou moins pittoresques : le Départ pour la promenade, de Cuyp ; le Départ des comédiens Italiens, de Watteau ; le Départ du courrier, de Boucher ; le Départ d'une hôtellerie, de Wouverman ; le Départ pour le marché, d’Eug. Deveria ; le Départ des pécheurs de l'Adriatique, charmant tableau de Léopold Robert, que la gravure a popularisé (v.
p. 632) ; etc.
Départ des volontaires en 1792 [le] ou
la Marseillaise) bas-relief de Rude, arc de triomphe de l'Etoile, à Paris. Cette admirable sculpture, d'un mouvement si fier, si énergique, est un des plus beaux chefs-d'œuvre de l'art français au xix« siècle.
départ [par] n. m. (subst. verb. de départir). Action de séparer : faire le départ des taxes. Action d’isoler les métaux précieux d’un alliage.
départager \ié\ v. a. (Prend un e muet ai)rès le g devant a et o :il di^partagea, nous départageons.) Dans une délibération, l’aire cesser le nombre égal des vois : arbitre qui départage les suffrages.
d.ép£trt6IXlCZlt [man] n. m. (de départir). Autref., départ, séparation. Partie de l'administration des affaires de l'Etat attribuée à chacun des ministres : département de l'intérieur. Chacune des divisions principales du territoire français, administrée par un préfet. PI. La province, par opposition à Paris.
— Encycl. Adm. Il existait entre les diverses régions de la France des barrières résultant de la variété des lois et coutumes, des douanes intérieures, etc. Pour réaliser complètement l’unité administrative de la France, l'Assemblée constituante a substitué aux anciennes divisions de la France monarchique la subdivision en départements, dont le nom est emprunté à une montagne, à un cours d'eau, à la position géographique, à la géologie. Il y a 89 départements, plus le territoire de Belfort.
Le département est administré par un préfet, assisté d'un secrétaire général et d'un conseil de préfecture. Le pouvoir délibérant appartient au conseil général.
Le préfet, à qui appartient l'administration active et qui réside au chef-lieu, est le représentant et l'agent du pouvoir central et, en meme temps, le représentant du département. A ce dernier titre, il est chargé de l'instruction des affaires qui intéressent le département, et il exécute les délibéi*ations du conseil général et de la commission départementale.