‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 604 sur 1225 · V. PRÉFET, CONSEIL DE PRÉFECTURE, CONSEIL GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

V. PRÉFET, CONSEIL DE PRÉFECTURE, CONSEIL GÉNÉRAL

Départ pour la chasse au faucon, tableau de Wouwerman.

Le Départ des volontaires, groupe de Rude.

Chaque département nomme un ou plusieurs députés et sénateurs, selon l'importance de la population. V. SÉNAT.

Départ pour la promenade, tableau de Cuyp (Louvre).

Les départements jouissent de la personnalité civile ; ils peuvent donc acquérir, posséder, aliéner, échanger, emprunter.

départemental, e, aux [man] adj. Qui a rapport au département : route départementale.

départeiïl6ïlta#l6Iïieïlt [man-ta-le-man] adv. Par département : milice organisée départementalement.

départeur n. m. Ouvrier qui fait le départ des métaux ; ouvrier affineur.

départie [U] n. f. séparation, départ. (Vx.) départir v. a. (du préf. dé, et du lat. partiri, partager. — Se conj. comme inentir.) Distribuer, partager : départir une somme aux pauvres. Se départir V. pr. Se désister, renoncer : ne pas se dépa?'tir de son devoir.

départiteur n. m. Dr. celui qui départage, dépassant [pa-san] n. m. Biais d'étoffe, ruche, etc., qui dépassé le col, le bord d'un corsage.

dépassement [pa-se-man'j n. m. Action de dépasser : des dépassements de crédits.

dépasser [pa-s^j v. a. Aller au delà de : dépasser le but. Devancer, laisser derrière soi en allant plus vite : dépasser quelqu'un à la course. Sortir de l'alignement. Fig. Excéder : ce travail dépasse mes forces. Fam. Dérouter, causer un vif étonnement ; cette nouvelle me dépasse.

dépasser [pa-s^J v. a. Faire sortir un objet de ce dans quoi il était passé : dépasser un 'imban.

dépassionner -pa-si-o-né] v. a. Oter le caractère de la passion à. Eteindre les passions de. dépavag^e n. m. Action de dépaver, dépaver [tiéj v, a. oter le pavé de : dépaver une chaussée. Ant. Paver.

dépaysé rpé-i-;;é], e adj. Changé de pays. Dérouté, désorienté : DOw,*? avez l'air tout dépaysé.

dépaysement [pè-i-ze-man] n. m. Action de dépayser ; résultat de cette action.

dépayser \pè-i-zé] v. a. P'aire changer de pays de milieu : dépayser un soldat. Fig. Dérouler.

dépècement [man] ou dépeçage n. m. Action de dépecer : le dépècement aune volaille.

dépecer [sé] v. a. (du préf. dé-, et de pièce. — Se conj. comme amener et prend une cédille sous le c devant a ci o \ il dépeça, nous dépeçons.) Mettre en pièces : dépecer un poulet. V. découper.

dépeceur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui dépèce.

dépêctie n. f. (de dépêcher). Lettre concernant les affaires publiques : dépêche diplomatique. Avis, communication faite par une voie quelconque, notamment par le télégraphe ; dépêche télégraphigUrC.

dépêcher \ché] v. a. fdu préf. dé, et du rad. de empè^er). Faire promptement: dépêcher un travail. Envoyer en toute diligence : dépêcher un courrier En finir promntement avec : dépêcher son dîner Tuer. Fam. A àépêche compagnon. %ite et négligem ment. Se dépêcher v. pr. Se hâter.

DÉP

rer les peaux. Couteau du fabricant de chandelles.

dépécorationoii

dépécorisation

n. f. (du préf. dé, et du lat.

Dépeçoir de gantier.

il. I. (UU pi Cl. U'O, Cb UU Idb.

pecus, oris, troupeau). Diminution du nombre dea troupeaux.

dépeigner [né, gn mil., é] V. a. Déranger la coiffure de. Ant. Peigner.

dépeindre [pln-dre] v. a. (Se conj. comme craindre.) Décrire et représenter par le discours ; Corneille a dépeint les hommes tels qu'ils devraient être, et Racine tels qu'ils sont.

dépelotonner [fo-nè) v. a. Dévider ce qui est en peloton. Ant. Pelotonner.

dépenaillé [?in, il mll., é], e adj. (du préf. dé. et de pan). En lambeaux ; un vêtement dépenaillé, dépenaillement [na, U mil., e-man, n. m. Etat (Tune personne dépenaillée. (Peu us.)

dépenailler [na, il mil., él v. a. (de dé, et de pan). Mettre en lambeaux. ("Vx.)

uépendage [pan] n. m. Action de dépendre, dépendamment [pan-da-man] adv. D'une manière dépendante. Ant. Indépendamment.

dépendance [pan] n. f. Sujétion, subordination ; être dans la dépendance de quelqu'un. Chose qui dépend d'une autre. PI. Tout ce qui dépend d'une maison, d un héritage. Ant. indépendance, autonomie, liberté.

dépendant [pan-dan], e adj. Qui est dans la dépendance ; subordonné : position très dépendante. Proposition dépendante, celle qui dépend de la proposition principale ; qui lui est subordonnée. Ant.

Indépendant, autonome, libre.

dépendeur, euse [pan-deur, eu-ze] n. Celui, ceUequi dépend. Pop. Grand dépendeur d'andouilies, homme de haute taUle, mais de petit esprit, paresseux et incapable.

dépendre \pan-dre] v. a. (préf. dé, et pendre). Détacher ce qui était pendu : dépendre une enseigne. Ant. Pendre.

dépendre [pan-dre] V. n. (lat. dependere). Etre sous la dépendance, à la disposition de quelqu'un : l’homme ambitieux dépend de tout le monde. Kaire partie de. Fig. Etre la conséquence : notre bonheur dépend de notre conduite; l'effet dépend de la cause. V. impers. ; il dépend de vous de...

dépens [pan] u. m. pl. (subst. verb. de dépenser). Frais d'un procès : les dépens sont payés par la partie qui succombe. Loc. prép, : Aux dépens de, aux frais de et fig., au détriment : aux dépens de l'honneur.

— Encycl. Dr. On nomme dépens les frais auxquels un procès a donné lieu : les émoluments aux officiers ministériels, les droits perçus par le Trésor dans les divers actes de l'instance, les droits de timbre et d’enregistrement.

En matière civile, la partie qui succombe est condamnée aux dépens. Entre parties succombant respectivement sur quelques chefs, le tribunal as.signe la proportion de dépens et frais attribuée à chacune des parties {compensation des dépens). Les honoraires des avocats et les fi-ais de déplacement ne sont pas compris dans les dépens.

En matière pénale, le prévenu ou l'accusé acquitté est renvoyé des fins de la poursuite sans dépens, et les frais restent à la charge du Trésor, mais il supporte les frais, s’il est condamné, voire absous ou excusé.

dépeUSable [paji] adj. Qui peut être dépensé, dépense [pan-se] n. f. (lat. dispensa). Emploi d’argent ; celui-là est pauvre dont la dépense excède la recette. Endroit où l’on dépose les provisions. Lieu où se tient le dépensier. Quantité de liquide ou de gaz fourni dans un temps donné. Fig. Usage, emploi : dépense de temps, d'esprit. Ant. Economie, épargne.

dépenser [pan-sé] v. a. (de dépense). Employer de l'argent pour un achat quelconque. Consommer, prodiguer ; dépenser ses forces. Ant. Economiser, épargner.

! dépensier [pan-si-é], ère adj. et n. Qui aime la dépense : jeune homme dépensier. Se dit de la personne qui, dans une communauté, dans un établissement, est chargée de la dépense pour les provisions : sœur dépensière, ou substantiv. , la dépensière. Ant. Econome.

déperdition \pèr-di-si-on] n. f. (du lat. deperdere, supin deperditum, perdre). Perte, diminution ; déperdition de force, de chaleur.

j dépérir v. n. (préf. dé, et périr). S'affaiblir, approcher de sa fin : sa sanie dépérit; cette fleur dépérit.

dépérissement [ri-se-maii] n. m. Etat d’une personne ou d’une chose qui dépérit.

dépersuader [pèr-su-a-dé] v. a. Faire changer d’avis ou de résolution à : dépersuader des jurés.

dépêtrer [Iré] v. a. (du préf. dé. et du rad. de empêtrer). Débarrasser les pieds empêtrés. Se dépêtrer V. pr. Se tii'er d'une position, d'un travail ennuyeux. Ant. Empêtrer.

dépeuplement [man] n. m. Action de dépeupler ; état de ce qui est dépeuplé.

— Encycl. Les populations ont normalement une tendance à s'accroître : mais le dépeuplement de certaines régions est provoqué par ; 1» la guerre ; 2® les épidémies ; 3“ l'émigration ; 4® les famines ; 8® la polygamie. le célibat, la corruption des moeurs, qui diminuent le nombre des naissances. Quant au dépeuplement des campagnes au profit des villes, qui se ■ manifeste plus ou moins dans tous les pays et qui est pour eux une cause d’affaiblissement, il a pour causes la différence des salaires, plus élevés dans l’industrie que dans la oilture, l’extension des voies ferrées, la multiplication des entreprises de travaux, les progrès de la grande industrie, la propagation des machines agricoles, l'attrait du faux luxe et la facilité d'existence que les villes semblent promettre. Il s'est accru à mesure que l’industrie domestique et la délocalisation des intérêts ont progressé.

Quand on parle improprement du dépeuplement de la France, on veut dire seulement que la population croît en France avec une progression moins rapide que dans les pays voisins.

DÉP

DÉP

dépeupler [plé] v. a. (Jiréf. dé. et peupler'. Pé-

?;arnir d’h^itants : les famines ont dépeuplé l'irande.. Par ext. : dépeupler un étang, une forêt, etc.

dépblosistiquer [flo-jis-ti-ké] v. a. Ckim. anc. Dépouiller du phlogistique.

déphosphoration [fo.s-fo-ra-si-on] n. f. Hfétnll. Opération par laquelle on élimine le pliosphore du fer et de l'acier ; la déphosphoration s'opère par le puddlage ou le passage au conrerlisseur Bessenier.

dephbsphorer [fos-fo-ré] v. a. Dépouiller do son phosphore.

' dépiauter [pi-â-té] v. a. (du préf. dé, et de piau, pour peau). Fam. Enlever la peau, écorcher, dépicage n. m. v. dépiquage.

dépicatoire adj. Qui a rapport au dépiquage, dépiècement [se-man] ou dépiéçage n. m.

Action de dépiécer.

dépiécer [sé] v. a. (du préf. dé, et de pièce. — Se conj. comme accélérer et prend une cédille sous le c devant a et o ; il dépiéça, nous dépiéçuns.) Démembrer. (On dit mieux dépecer.)

dépiéter [t£] v. a. (du préf. dé, et de pied. — Se conj. comme accélérer.) Dénuder (une plante) jusqu'à la racine.

dépilage, dépilement [man] n. m. Enlèvement de piliers, dans une galerie de mine. Veine ou galerie déboisée, dans une mine.

dépilage n. m. Action d'enlever les poils qui couvrent la plupart des peaux d'animaux, dépilatif, ive adj. Syn. de DÉPILATOIRE, dépilation [si-on] n. t Action de dépiler, dépilatoire adj. Se dit d’une drogue, d’une pâte pour faire tomber le poil, les cheveux : pâte dépilatoire. N. m. : un dépilatoire.

— E.xcycl. Les dépilatoires sont des préparations coupant le poil au ras de la peau en irritant celle-ci. Les principaux sont les sulfures alcalins, qui ont l’inconvénient d'être caustiques et de ne pas empêcher la repousse. L'électrolyse peut seule être considérée comme un dépilatoire à action définitive, mais c’est un moyen très long ; on a essayé avec succès les rayons Rœntgen.

dépiler [ié] v. a. (lat. depilare). Faire tomber le poil, les cheveux.

dépiler [lé\ v. a. (du préf. dé, et de pile). Min. Abattre les piliers réservés dans une couche exploitée. Techn. Enlever le poil des peaux. V. épiler.

dépinglage [ghla-je] n. m. Action de dépinglcr ; le dépinglage d'une toile.

dépingler tgklé] v. a. Enlever les épingles qui tiennent une toile tendue par les bords.

dépiquage [ka-jé\ et dépicage n. m. Action de dépiquer le Mé, dont les gerbes sont disposées sur une aire, par piétinement des animaux, combiné ou non avec le passage des rouleaux. Opération par laquelle on fait sortir le grain de l'épi. Pop. Se ditde l'action de dépiquer une reconnaissance. (V. l'art, suiv.)

dépiquer \ké'\ v. a. (préf. dé, et piqveri. Défaire les piqûres faites" aune étoffe.Pop. Dégager du mont-depiété une reconnaissance sur laquelle on a emprunté.

dépiquer \ké] v. a. (du préf. dé, et de épi). Faire sortir le grain de son épi ; dépiquer le blé, le seigle.

dépiqueur, euse [keur, eu-ze] n. et adj. Personne ou animal employé au dépiquage des grains.

dépister [pis-té] v. a. (du préf. dé, et de piste). Chass. Découvrir le gibier à la piste : dépister un lièvre. Fig. Découvrir la trace de quelqu’un : dépister un criminel. Dévoyer, mettre en défaut ; dépister ses créanciers ; dépister les recherches.

dépisteur, euse \pis-tcur, eu-ze] n. Personne qui dépiste.

dépit [pü] n. m. (lat. despectus). Chagrin mêlé de colère ; avoir, concevoir du dépit. En dépit de loc. prép., malgré. En dépit du bon sens, très mal.

Dépit amoureux (le), comédie en cinq actes, de Molière ilG56i. Cette pièce, dont l'intrigue est assez compliquée et que l’on joue souvent en trois (ou deux actes), est célèbre par les deux jolies scènes de brouillerie et de raccommodement entre les deux amants Eraste et Lucile et entre le valet Gros- René et la servante Marinette, qui tiennent à suivre l’exemple de leurs maîtres.

dépiter [té] v. a. Causer du dépit à : dépiter un enfant.

dépiteux, euse [teû, eu-ze] adj. Qui a du dépit. (Vx.)

déplacé, e adj. Qui n’est pas à la place qui lui convient : être déplacé dans une société. Fig. Qui manque aux convenances : propos déplacés.

déplacement [se-man] n. m. Action de déplacer, de se déplacer. Mouvement dans un personnel administratif. Yéner. Etre en déplacement de chasse à..., se dit du veneur qui a conduit son équipage dans une contrée pour quelque temps. Voyage de quelque durée. Déplacement d'un navire, volume d’eau déplacé par le navire. Pharm. Méthode particulière, employée pour entraîner, en faisant usage d’un liquide approprié, les principes actifs que contient un corps solide.

déplacer [sé] v. a. (Pi-end une cédille sous le c devant a et o ; il déplaça, nous déplaçons.) Changer une chose de place : déplacer un meuble. Changer un fonctionnaire de résidence ; déplacer un souspréfet. Fig. Donner une autre direction : déplacer la question. Avoir un déplacement de : navire gui déplace 500 tonneaux. Se déplacer v. pr. Changer de place, de résidence.

déplaire [plè-re] v. n. (Se conj. comme plaire.) Ne pas plaire ; fâcher, offenser. Impers. : Il me déplaît de. Ne vous en déplaise, quoi que vous en pensiez. Se déplaire v. pr. Ne pas se trouver bien : se déplaire à la campagne. Ant. Plaire, être attrayant.

déplaisammeut [plè-za-man] adv. D'une manière déplaisante. (Peu us.)

déplaisance [plè-zan-sé] n. f. Répugnance, dégoût. Chose désagréable. (Peu us.)

déplaisant [plè-zan], © adj. Qui déplaît : manières déplaisantes. Ant. Agréable.

déplaisir [nfê-zirl n. m. Mécontentement; chagrin : éprouver du déplaisir. Ant. Plaisir, joie.

déplaUCher [ché] v. a. Oter, enlever des planches de.

de piano, mots lat. signif. Aisément, sans difficulté ; faire une chose de piano. Dr. Tout de suite.

sans enquête, formalités ni débats : divorce prononcé de piano ; être exproprié de piano.

déplantage n. m. ou mieux déplantation [si-on n. f. Action de déplanter.

— Encycl. On pratique la déplantation quand la végétation est inactive, c’est-à-dire en hiver ou en plein été. En été, les déplantations se font à la fin, ou mieux au commencement du jour ; pendant qu’on la transporte, la plante est préservée d'une évaporation trop active ; après sa mise en place, elle est arrosée copieusement. Les déplantations d'hiver, préférables, ont lieu quand la température est douce. Les arbres résineux sont déplantés au printemps. Dans tous les cas, il faut éviter de briser les racines et radicelles. On laisse autant que possible la masse des racines principales emprisonnée dans une motte de terre.

dépiauter [té\ v . a. Arracher pour planter ailleurs. ‘Ant. Planter, replanter.

déplanteur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui déplante.

déplautiuage n. m. Action de dé" plantiner.

déplantiner v. a. (mot mai formé ; du préf. dé, et de l'orthographe fautive plantin pour plantain). Débarrasser des semences fourragères des graines de plantain qu elles contiennent.

déplantineur, euse adj. et n.

Qui opère le déplantinage. N. m. Sorte de trieur servant à séparer mécaniquement les bonnes semences de la graine de plantain. (Le déplantinage de la luzerne est assez difficile en raison de la similitude de forme et de grosseur de ses graines et des graines de plantain. On utilise, pour éliminer celles-ci, leur propriété de devenir mucilagineuses au contact de l'eau. Des graines àtrier,répandues uniformément et légèrement prèssées sur une toile humide, seules les graines de plantain adhèrent.) „• i . • déplantoir n. m. Inst™ment au moyen duquel on déplante les végétaux de petite taille.

déplâtrage n. m. Action de déplâtrer, déplâtrer [tré] v. a. Enlever le plâtre de : dé- ' plâtrer un mûr.

déplétif, l'y© adj. (du lat. deplere, vider). Méd. Qui produit la déplétion ; évacuation déplétive.

déplétion [si-on] n. f. Méd. Diminution ou suppression de l’engorgement.

dépli n. m. Etat de ce qui est déplié, dépliant [pli-an] n. ra. Feuilles d'images en album qui se déplie.

déplié n. m. Se dit, dans les magasins de nouveautés, de toutes les étoffes dépliées dans la journée et que l'on range le soir.

déplier [pli-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Etendre une chose qui était pliée : déplier des étoffes. Ant. Plier, replier.

déplissage [pli-sa-je] n. m. Action de défaire les plis. Ant. Plissage.

déplisser [pli-s£] v. a. Défaire les plis de. Ant.

Piisser, replisser.

déploiement ou déploîment [pioî-man] n. m. Action de déployer : déploiement d'une étoffe. Etendue ; un beau déploiement de côtes. Fig. Emploi, étalage ; un grand déploiement de forces. Déploiement d'une troupe, manœuvre par laquelle elle passe de l’ordre en colonne à Tordre en bataille.

déplombage [pi’oîij n. m. Action de déplomber : le déplombage d'un ballot, d'une dent.

déplomber [plon-bé] v. a. Enlever les plombs apposés par la douane : déplomber un colis, un wagon. Dégarnir une dent plombée.

déplorable adj. Qui mérite d’être déploré. Digne de pitié : état, situation déplorable^

déplorablement [man] adv. D une manière déplorable : être déplorablement maigre.

déploration [si-on] n. f. (de déplorer). Lamentation. (Vx.) Au moyen âge, complainte.

déplorer [ré\ v. a. (lat. deplorare). Poétiq. Plaindre avec un sentiment de compassion : daignez qu'on vous déplore. (Rac.) Trouver mauvais, regretter : déplorer la conduite de quelqu'un.

déployer [ploi-ié] v. a. (Se conj. comme aboyer.) Développer ce qui était ployé : déployer un mouchoir. Fig. Etaler : déployer son zèle. Rire à gorge déployée, aux éclats. Faire passer de Tordre de marche à Tordre de bataille : déployer une troupe. Enseignes, ou à enseignes déployées, dans une guerre ouverte. Ant. Pioyer, reployer.

déplumer ^é] v. a. oter les plumes. Fig. et fam. Dépouiller. Faire perdre les cheveux les excès déplument le crâne. Ant. Emplumer, remplumer.

dépocher [ché] v. a. Payer de sa poche. (Peu us.) Ant. Empocher.

dépoétiser [zé] v. a. oter ce qu’il y a de poétique ; faire perdre le caractère poétique, dépointage n. m. Action de dépointer, dépointer [té] v. a. Couper les points qui retiennent une pièce d’étoffe pliée, .irtill. Déplacer une pièce de sa position de pointage.

depoisserrjjoi-sé] v.a. Nettoyer un objetenduit de poix et, par extens.. d’une matière gluante quelconque.

dépolarisant [zan], e adj. Qui dépolarise. Substantiv. : un dépolarisant.

dépolarisation [za-si-on] n. f. Opération qui détruit la polarisation. Elect. Opération consistant à empêcher l’adhérence des bulles d'hydrogène sur les électrodes de pile ou d'électrolyte.

dépolariser [zé] v. a. Détruire l’état de polarisation : dépolariser un faisceau lumineux.

dépolir V. a. Oter l’éclat, le poli de : on dépolit le verre en le frottant avec du sable fin ou de l'émeri; le verre dépoli est translucide, mais non transparent. Ant. Polir.

dépolissage [fi-sa-je] ou dépolissement

[li-se-man] n. m. Action de dépolir.

— Encycl. On fait subir le dépolissage au verre ou au cristal pour leur enlever leur transparence, tout en les laissant translucides. Le dépolissage des objets plats, obtenu autrefois au moyen de Témeri en poudre, s’obtient aujourd'hui en les exposant aux vapeurs de Tacide fluorhydrique ou au moyen d'un

jet de sable. On dépolit les globes de lampes en agitant à l’intérieur un mélange de sable quarlzeux, de gravier et d eau.

dépolisseur, euse [liseur, eurze] n. Personne qui dépolit.

déponent [nan], e adj. (du lat. deponens, qui dépose). Se dit d’un verbe latin qui a la forme passive et le sens actif : forme déponente. Substantiv. ; les déponents.

dépopularisation [za-si-on] n. f. Perte do la popularité. (Peu us.)

dépopulariser [z£\ v. a. Faire perdre la popularité, TalTection et la confiance du peuple. (Peu us.)

Trêmi e

Cylindre faisant adhérer les graines de plantain à la toile

Tablier ou toile sans fin.

Machine déplantineuse.

dépopulateur, trice adj. Qui dépeuple, qui contrihue à dépeupler.

dépopulation [si-on] n. f. Action de dépeupler ; son résultat ; ta dépopulation rurale. Etat d'un pays dépeuplé. 'V. dépeuplement.

déport [por] n. m. (du préf. dé, et du rad. de report). Acte par lequel on se récuse : dé^rt d'un juge. Sans déport, sur-le-champ. Bours. Prix que le vendeur à terme paye pour le loyer des titres qui lui sont nécessaires, afin de reporter son opération.

Déport (système), matériel d’artillerie de campagne a grande puissance, établi par le lieutenantcolonel Déport.

déportation [si-on] n. f. Action de déporter.Exil dans un lieu déterminé, infligé aux condamnés politiques : Cayenne fut longtemps un lieu de déportation.

— Encycl. Dr. La déportation est une peine afflictive et infamante, perpétuelle, réservée pour la répression despeinespolitiques. Le, déportéestinternéhqrsdu

territoire continental, dans une colonie pénitentiaire.

La déportation est de deux espèces ; la déportation simple (déportation mineure), et la déportation dans une enceinte fortifiée (déportation majeure ou aggravée), qui a pour but de remplacer la peine de mort en matière politique. Le condamné à la dépoi’tation simple jouit d’une certaine liberté; celle-ci est restreinte en cas de déportation dans une enceinte fortifiée. Il ne faut pas confondre la déportation avec la transportation, à laquelle sont soumis les condamnés aux travaux forcés (v. transportation), ni avec la relégation des récidivistes (v. relégation).

La peine de la déportation dans une enceinte fortifiée est subie dans la presqu’île Ducos (Nouvelle- Calédonie) et aux îles du Salut (Guyane). L’île des Pins et Tile Maré sont lieux de déportation simple.

La déportation ’ est assez rarement usitée. Elle a été employée, pourtant, en p’rance au lendemain de crises politiques graves ; après les coups d’Etat du 18-Fructldor et du 18-Brumaire ; après le 2-Déoembre (commissions mixtes); api’ès les événements de la Commune (1871-1872).

déporté, e n. Personne condamnée à la déportation ; les déportés du Deux-Décembre.

déportementS [man] n. m. pl. Mœurs disso lues ; conduite débauchée.

déporter [té] v. a. (préf. dé, et porter). Condamner à la déportation. Fig. Reléguer, écarter.

déposabl© [pô-za-ble] adj. Qui peut être mis en dépôt,

déposant [pô-zan], e adj. Qui fait une déposition devant le juge : témoins déposants. Qui dépose de l'argent dans une caisse. N. m. : les déposants.

dépose [pô-ze] n. f. Action d’enlever ce qui était posé : la dépose dune serrure.

déposer [p6-zé] v. a. (du lat. depositurn, supin de deponere, déposer). Poser une chose que Ton portait : déposer un fardeau. Mettre en dépôt : déposer des fonds chez un banquier. Fig. Destituer ; déposer un roi. Renoncer à : déposer la couronne. Former un dépôt ; ce vin dépose beaucoup de lie, ou absolum., dépose beaucoup. Déposer son bilan, faire faillite. V. n. Faire une déposition ; déposer d'un fait.

déposeur 'pô-zeur] n. et adj. m. Celui qui dépose ; les papes déposeurs de rois. (Peu us.)

dépositaire [pô-zî-tè-re] n. Personne qui reçoit un dépôt, Fig.-, être dépositaire d’un secret important.

déposition [pô-zi-si-on] n.f. (lat. depositio). Acte . par lequel on retire une dignité : la déposition du dernier Mérovingien par Pépin le Bref fut approuvée par le pape. Ce qu’un témoin dépose en justice.

La Déposition de croix, tableau du Pérugin (tragniciil).

Déposition de croix ila), tableau d’Andrea del Sarto, palais Pitti ; — du Pérugin, Florence ; — de Fra

DÉP

DÉP

Bartolomeo, même musée; — du Corrège (Parme). La scène représente Joseph d’Arimathie, Nicodème, la Vierge, etc., descendant le Christ de sa croix.

dépOSitoire [po-zi-toi^re] n. in. Lieu où Ton dépose pendant quelque temps les cadavres, avant de les inhumer.

déposséder [po-sé-dé] v. a. (Se conj. conmie accélérer.) Oter la possession : l'Etat peut déposséder un propriétaire pour cause d'utilité publique et moyennant une juste indemnité.

dépossession [po-sè-si-on] n. f. Action de déposséder. Etat d'une personne dépossédée.

déposter [pos-fè] v. a. Forcer à abandonner un poste : déposter l'ennemi.

dépôt [pdj n. m. (du lat. déposition, déposé). Action de déposer. Chose déposée ; s'approprier un dépôt. Lieu où 1 on dépose, où l'on gare certains objets : tramway qui rentre au dépôt. Matières solides qu'abandonne un liquide au repos. Milit. Partie d'un régiment qui reste dans la garnison quand le reste se mobilise. Méd. Abcès, tumeur. Dr. Acte par lequel on reçoit la chose d'autrui, ù la charge de la restituer en nature. Mandat de dépôt, ordre du juge d’instruction pour faire incarcérer un prévenu. Dépôt de mendicité, établissement public où l’on nourrit les personnes sans ressources en les, obligeant au travail. PI. Amas de matériaux abandonnés par les eàux.

) Encycl. Dr. Il y a deux espèces de dépôts : le d'ép’ét-proprement dit et le séquestre (v. séquestre) ; et, d'autre part, on distingue le dépôt volontaire et le dépôt nécessaire. Le dépôt proprement dit, contrat essentiellement gratuit, ne peut avoir pour objet que des choses mobilières.

Le dépôt volontaire se forme par le consentement réciproque de la personne qui fait le dépôt et de celle qui le reçoit. Il ne peut être fait régulièrement que par le propriétaire de la chose déposée, ou de son consentement.

Le dépositaire doit garder avec soin la chose déposée et est tenu de la rendre dans l'état où il l'a reçue, sans être toutefois responsable des accidents de force majeure.

Le dépositaire ne peut demander aucun salaire (autrement, on se trouverait en présence d’un contrat de loxcage), mais il a le droit de se faire rembourser les dépenses qu’il a faites pour la conservation de la chose déposée et indemniser des pertes que le dépôt peut lui avoir occasionnées. Il peut retenir le dépôt jusqu'à l'entier payement de ce qui lui est dù à raison du dépôt.

Le dépôt nécessaire ou misérable est celui qui a été forcé par suite de quelque accident, tel que naufrage, incendie, inondation. Le dépôt dans les hôtelleries des effets apportés par les voyageurs est considéré comme un dépôt nécessaire. La loi limite à 1.000 francs la responsabilité des hôteliers et aubergistes pour les espèces monnayées ou les valeurs au porteur non déposées réellement entre leurs mains ; cette responsabilité n’est pas en cause dans le cas de vol à main armée ou de force majeure.

Bans le commerce, on nomme dépôt irrégulier l’acte par lequel une personne remet une certaine somme à une autre personne, celle-ci devant rendre, à la première réquisition, non pas les mêmes espèces, mais une somme égale à la valeur numérique que ces espèces représentaient légalement le jour du dépôt. Le dépositaire peut donc disposer des sommes qui lui ont été confiées.

Valeurs contées à la poste. La loi fixe à trois années le délai de prescription des mandats d'articles d'argent et des valeurs de toute nature confiés à l'administration des postes ou trouvés dans le service.

Dépôt de la préfecture depolice. C'est le lieu de détention provisoire où l'on amène tout d'abord les personnes arrêtées dans Paris ou le département de la Seine. La détention n’y doit pas dépasser vingtquatre heures.

Dépôt légal. La loi du 29 juillet 1881 sur la presse exige, sous peine d'une amende de 16 à 300 francs, qu'au moment de -la publication de tout imprimé, il en soit fait, par l'imprimeur, un dépôt de deux exemplaires, destinés aux collections nationales. Ce dépôt a lieu : au ministère de l’intérieur, pour Paris ; à la préfecture ou à la sous-préfecture, pour les chefs-lieux d'arrondissement; à la mairie, pour les autres villes. — Cette obliiration s'applique aux estampes, et la jurisprudence du département de l iniérieur la considère comme applicable aux photographies éditées en vue de la vente. Sont exceptés de cette disposition les bulletins de vote et les circulaires commerciales ou industrielles.

Dépôts et consignations {caisse des). V. caisse.

— (Ènol. On distingue deux sortes de dépôts : les dépôts en futailles et les dépôts en bouteilles. Les premiers constituent les lies : les seconds, variables de couleur et de densité, sont plus ou moins adhérents aux parois des bouteilles; les dépôts de vins blancs, qu'on appelle dépôts-pierres, parce qu'ils sont semblables à du sable fin, sont dus à la formation de tartrates de chaux insolubles. Tous les dépôts des vins contiennent du tartre. La seule manière de séparer les vins en bouteilles du dépôt qu'ils ont formé, c’est de les décanter avant de les servir, ou de les verser avec précaution et en évitant d’agiter la bouteille. Dans la préparation des vins mousseux, on élimine les dépôts provoqués par la fermentation en plaçant pendant un certain temps les bouteilles sur la pointe et en les débouchant adroitement pour laisser s'échapper seulement la partie bourbeuse {dégor(jement).

dépotage ou dépotement Iman] n. m. Action de dépoter : le dépotage d'une plante

dépotayer [tè-ié] v. a. (Se conj. comme balayer.) Vendre du cidre en pot. N, m. Débit de cidre au pot.

dépoter v. a. Oter une plante d’un pot. Changer un liquide de vase, Ant. Empoter.

dépotoir n. m. Usine où l’on reçoit et où l’on traite les matières provenant des vidanges.

dépoudrer [dré\ v. a. Faire tomber la poudrç, la poussière : dépoudrer une perruque. Ant. Poudrer.

dépouille [pou, il mil., e] n. f. (de dépouiller). Peau que rejettent certains animaux, tels que le serpent. le ver à soie, etc. Peau enlevée à un animal : dépouille d'un tigre. Ce que laisse un défunt. Récolte des céréales, des fruits. Tout ce que l’on prend à ïennemi (s'emploie surtout au pl. dans ce sens).

Dépouille mortelle, corps de l'homme après la mort, Antiq. rom. Dépouilles opimes. armes d’un chef ennemi qu’un général romain avait tué de sa main. Il les consacrait dans le temple de Jupiter Férétrien. V. OPIMES.

dépouillement Ipou, il mil., e-man] n. m. Action de dépouiller.. Etat de celui qui est ou s’est dépouillé de ses biens. (Vx./ Examen d’un compte, d'une correspondance, etc. Dépouillement du scrutin, action de compter les suffrages d’une élection.

dépouiller \pou, il mil., é] v. a. (lat. despolîare). Arracher, enlever la peau d’un animal : dépouiller U7i mouton. Dénuder : dépouiller un arbre de son écorce. Oter les vêtements de quelqu'un. Dépouiller ses vêtements, les retirer. Faire l’examen d'un compte, d'un inventaire, etc. : dépouiller un dossier. Compter les votes d'un scrutin. Fig. Priver : dépouiller quelqu'un de sa charge. Se défaire d'un sentiment : dépouiller toute honte. Loc. prov. ; Dépouiller le vieil liomme, expression tirée de l’Ecriture et qui signifie se défaire de ses mauvaises inclinations. Se dépouiller V. pr. Se dit particulièrement d'un ver à soie qui se dégage de son enveloppe, d’un serpent qui change de peau, du vin qui dépose, etc. Prov. : Il ne faut pas se dépouiller avant de se coucher, il ne faut pas se dessaisir de son bien avant sa mort.

dépour’VOir v. a. (Se conj. comme pourvoir. — Ne s’emploie guère qu’à l’infin., au pass. simpl., au part, pass., et à tous les temps composés.) Dégarnir du nécessaire. Ant. Munir.

dépourvu, © adj. Privé : dépourvu d'esprit. Au dépourvu loc. adv., à l'improviste.

dépOUSSiérd>ge ''pou- si] n. m. Action d’enlever la poussière et, particulièrement, dans les ateliers de Garderie de laine, les poussières et filaments de laine ou frais.

dépoussiérer v. a. (Se conj. comme accJlérer») Enlever la poussière de : dépoussiérer un atelier, un cardage.

Deppiug (Georges-Bernard), savant historien français, né à Munster (Haut-Rhin), m. à Paris [1784-1853]. Il a commencé la publication de la Correspondance administrative sous le régne de Louis XIV, continuée par son fils Guillaume, également historien, né et m. à Paris (1829-1901).

dépravant [van], e adj. Qui déprave : lecture dépravante.

dépravateur, trie© n. Celui, celle qui déprave. Adjectiv. ; influence dépravatrice.

dépravation [si-on] n. f. (lat. depravaHoy Méd. Altération ; la dépravation du sang. Fig. Corruption : la dépravation des mœurs fut générale sous la Régence.

dépravé, e adj. Gâté, vicieux : goàt dépravé. Perverti, corrompu : esprit, cœur, fugemeJit dépravé. N. : un dépravé. Ant. Intègre, juste, probe, vertueux.

dépraver [uê] v. a. (lat. depravare). Altérer : dépraver l'estomac. Fig. Pervertir, corrompre, gâter ; dépraver le goût.

déprécatif, iv© adj. (lat. deprecativus). Qui est en forme de prière : formule déprécative.

déprécation [si-on] n. f. (lat. deprecatio). Prière humble et instante. Rhét. Figure oratoire exprimant une supplication : la prière de Priam à Achille dans l'Iliade est un bel exemple de déprécation.

déprécatoir© adj. Qui a la forme d'une déprécation : formule déprécatoire.

dépréciateur, trice n. Qui déprécie, dépréciatif, ive adj. Gram. Qui tend à déprécier : appellation dépréciative. N. m. Forme de langage qui déprécie : les dépréciatifs furent favorises par le latin vulgaire.

dépréciation [si-a-si-on] n. f. Action de déprécier ; son résultat : la dépréciation de l'argent.

déprécier [si-ê] v. a. (lat. depretiare. — Se conj. comme prier.) Diminuer, rabaisser le prix, la valeur de : l'abondance du papier-monnaie en déprécie la valeur. Fig. Ravaler, jeter, la défaveur sur : on déprécie les vertus qu'on n'a pas. Ant. Exalter, rehausser, vanter.

déprédateur, trice n. Qui commet des déprédations. Adjectiv. : ministre déprédateur.

déprédatif, ive 'adj. Qui a le caractère de la déprédation ; exactions déprédatives.

déprédation [si-on] n. f. (lat. deprædatio). Pillage fait avec dégâts. Malversations, gaspillages commis dans une administration : déprédation des finances; la déprédation des biens d'un pupille.

dépréder [dé] v. a. (lat. deprædari ; du ^rèf. de, et de præda, proie. — Change le second é en è devant une syllabe muette : je déprède, excepté au futur et au conditionnel : je aépréderai.) Piller avec dégâts. Gaspiller à son profit : dépréder les fonds publics.

dépr©ndr© [pran-dre] v. a. (Se conj. comme pre7idre.) Isoler, dissoudre ce qui était pris, c’esta-dire collé ou congelé. Se déprendre v. pr. Se détacher, se dépêtrer.

Deprès ou !D6S Prés (Josquin), musicien français, né et m. à Condé (1450-1521), auteur de messes, psaumes, motets, chansons.il est le premier de ces maîtres du Nord qui, dans le plain-chant, formèrent des musiciens de l’école espagnole (Vitloria) et de l’école romaine (Palestrina).

dépr©SS£lge [prè-sa-je] n. m. Action de dépresser.

dépresser [prè-sé] V. a. Rendre moins pressé, éclaircir : dépresser des plantes, une futaie. Retirer de la presse : dépresser U7i livre.

dépressif [prè-sif], ive adj. Qui pi’oduit une dépression. Fig. Qui abat : fièvre déjn^essiüe.

dépreSSimètr© [m'è-si] n. m. Appareil permettant de mesurer la dépréssion de l’horizon.

dépression [prè-si-on] n. f. (lat. depressio). Enfoncement : U7ie vallée est une dépres$io7i du sol. Abaissement naturel ou accidentel. Aslron. et géod. Dépression de l'horizon, angle formé par l’horizon mathématique et l’horizon sensible. Physiq. Abaissement par la m'ession : la dépression du mercure dans U7i tube. Fiq. Diminution des forces physiques ou morales. Abaissement, humiliation. Blâme, mépris. Ant. Exhaussement, soulèvement.

A. Depretis.

Marcel Deprez.

üépret [pré] (Louis), poète et littérateur français, né à Lille, m. à Paris (J 837-1901); écrivain subtil, doué de l’esprit observateur du moraliste ; auteur de : les Demi-Vertus, Si jeunesse pouvait, le. Mot de l'énigine, etc.

Depretis [tiss] (Agostino), homme politique italien, né et m. à Stradella (1813 -1887 ); il engagea l’Italie dans la voie de la Triple- Alliance et inaugura cette politique de bascule entre les partis à laquelle on a donné le nom de transformisme.

dépr ê t r a t i O n [ si-on J OU' déprêtrl- Satlou [za-fi-on] n. f.

Action de déprètrer.

déprêtrer [tré] ou déprôtriser izé] v. a-

Faire abandonner l’état de prêtre.

Deprez (Marcel), éleotricien et mathématicien français, né à Aitlant-sur-Milleron, m. à Vincennea (1843-1918). Membre de l’Académie des sciences. Ou lui doit de remarquables travaux sur l’électricité et la chaleur.

dépri n. m. (subst, verb. de déprici'). Féod. Demande, par un vassal, d'une diminution des droits seigneuriaux.

déprier [pri-é] v. a.

(Se conj. comme prier.) Retirer une invitation.

(Peu us.)

déprimage n. m. Action de faire paître 'les prairies aussitôt la pousse des nouvelles herbes.

déprimant [man], e adj. Qui déprime.

déprimé, e adj. En état de dépression physique ou morale : un malade très déprimé.

déprimer [mé] v. a. Qat. deprimere). Affaisser, enfoncer : déprimer le sol. Enlever les forces : la ftèm’e déprime les malades. Fig. Déprécier. Ant. Elever, relever, soulever.

dépriser fzé] v. a. Déprécier. (Vx.) déprisonnement [zo-ne-man] n. m. Aotioa de déprisonner; son résultat. (Vx.)

déprisonner [zo~né] V. a. Tirer de prison, de profundis, mots lat. signif. Des profondeurs de l'ab.me, premiers mots d’un psaume de la pénitence fPs. cxxix), que l’on dit ordinairement dans les prières pour les morts. S’emploie substantiv. pour désigner ce psaume lui-même : chanter un de profundis.

dépromettre [wiè-tre] v. a. Fam. Retirer la promesse de.

déprovincialiser [zë\ v. a. Dépouiller de son air provincial.

Deptford [/"ord’ljV-d’ Angleterre (Kent), faubourg de Londres ; 100.000 h. Port militaire sur la Tamise, dépucelage ou dépucellément [sè-ie-

njanjn.m.Action de dépuceler; résultat de cette action.

dépuceler \IS\ v. a. (Se conj. comme appeler.) Faire perdre la virginité à.

dépuceleur n. m. Celui qui dépucelle. Fam. Dépuceleur de nourrices, fanfaron.

depuis \pu-i] prép. (de de, et puis). A partir de, en parlant du temps : depuis la création ; du lieu : depuis le Rhin jusqu’à L'Océan ; de Tordre : depuis le premier jusqu'au dernier. Adv. de temps : je ne l’ai pas vu depuis. Depuis que loo. conj., depuis le temps que. — Allus. littér. :

Et ce même Sénèque et ce même Burrhus,

Qui depuis... Rome alors estimait leurs vertus. Célèbre et énergique réticence que Racine, dans sa tragédie de Britannicus, met dans la bouche d’Agrippine s’adressant à Néron, et qu’on applique à ceux qui ont tout à coup renié un passé qui n'était pas sans éclat.

dépulper [pé\ v. a. Réduire en pulpe certaines racines ou céréales.

dépulpeur n. m. instrument avec lequel on divise les racines en fragments très petits, qui se mélangent facilement aux fourrages hachés.

dépurateur, trice adj. Qui dépure. N. m. Ce qui est propre à dépurer.

dépuratif,

ive adj. Propre à dépurer le sang, les humeurs : le sirop de raifort est dépuratif. N. m. : prendre des dépuratifs.

— Encycl. Les dépuratifs

Dépulpeur.

vrais, susceptibles de débarrasser l’organisme de ses déchets nuisibles, n’existent pas en réalité. On groupait jadis sous ce nom des diurétiques, des balsamiques, des purgatifs et quelques médicaments à action complexe comme les iodures. Les principales préparations considérées comme dépuratives étaient le sirop de salsepareille, le sirop de raifort, le cresson, le houblon, etc.

dépuration [si-on] n. f. Action de dépurer ; ses effets : la dépuration du sang.

dépuratoir© adj. Qui sert, qui est propre à dépurer : substance, remède dépuratoire.

dépurer [ré] v. a. (du préff dé, et de pur). Rendre plus pur : 7e cresson dépure le sang.

députation [si-on] n. f. (lat. depuîatio). Envoi de députés. Ces députés eux-mêmes : 7'eccvoir une députatio7i. Fonction de député. Ensemble des députés d’un département.

Le Martyre de saint Denis (Donnât), v. p. 624 La Danseuse au bouquet (E. Degas), v. p. o9C.

Le Décaméron (Wintorhalter), v. p. 603.

L’Enlèvement de Déjanire (le Guide), v. p. 617.

DTP

DÉR

député n. m. ide déiiuter). Personnage envoyé en mission par une nation, un souverain, etc. Celui qui est envoyé dans une assemblée élective pour prendre part aux délibérations : Chambre des députés.

— Encycl. Dr. Elections léqislalives. La Chambre des députés partage avec le Sénat l'exercice du pouvoir législatif. Elle siège au Palais-Bourbon, à Paris.

Tout électeur est éligible, sans condition de cens, à l'âge de vingt cinq ans accomplis. Nul ne peut être membre du Parlement s’il n a satisfait définitivement aux prescriptions de la loi militaire concernant le service actif.

Les candidatures multiples sont prohibées.

La Chambre des députés se renouvelle intégralement tous les quatre ans. Cette période de quatre ans porte le nom de législature.

Les membres de laChambre des députés sont élus au scrutin de liste avec représentation proportionnelle. Chaque département élit autant de députés qu'il a de fois 75.000 habitants (1 député de plus pour une portion supplémentaire d’au moins 37.500 habitants). Quelques départements ont été sectionnés. 11 y a 626 députée, dont 24 pour l'Alsace et la Lorraine.

Les candidats qui ont obtenu la majorité des suffrages sont proclamés élus. Les sièges vacants, s'il en reste, sont attribués d’après la moyenne de chaque liste, et le quotient électoral (nombr'e des suffrages donnant droit à un député). 'V. moyenne, quotient.

La moyenne d'une liste résulte de la division du total des suffrages obtenus par le nombre de ses candidats. 11 est attribué à chaque liste autant de sièges restants que sa moyennè contient de fois le quotient électoral; s’il reste encore des sièges, ils sont attribués à la liste qui a la plus forte moyenne. Enfin, dans chaque liste, les sièges sont attribués aux candidats qui ontréunileplus de suffr.ages. V. élections.

Les députés reçoivent une indemnité annuelle de 13.000 francs, plus une indemnité temporaire de I.ÜOO fr. par mois.

Les insignes des députés comprennent ; une décoration ornée de faisceaux de la République surmontés de la main de justice, une écharpe tricolore à franges d'or portée en sautoir, et une médaille.

Inviolabilité. Aucun membre de l'une ou de l’autre Chambre ne peut être poursuivi ou recherché à l'occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions.

Aucun membre de l’une oude l'autre Chambre ne peut, pendant la durée de la session, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l’autorisation de la Chambre dont il fait partie, sauf le cas de flarant délit. La détention ou la poursuite d’un memre de l'une ou de l'autre Chambre est suspendue, pendant la session et pour toute sa durée, si la Chambre le requiert.

La Chambre est juge de l'éligibilité de ses membres et de la régularité de leur élection ; elle peut seule recevoir leur démission.

Le président de la République peut, sur l’avis conforme du Sénat, dissoudre la Chambre des députés avant l'expiration de son mandat. En ce cas, les collèges électoraux sont convoqués pour de nouvelles élections dans le délai de deux mois, et la Chambre est réunie dans les dix jours qui suivent la clôture des opérations électorales.

Le bureau de la Chambre des députés se compose du président, de quatre vice-présidents, de huit secrétaires et de trois questeurs. Les vice-présidents remplacent le président empêché. Les secrétaires surveillent la rédaction du procès-verbal, en donnent lecture, le signent, inscrivent les orateurs qui demandent la parole, constatent le résultat des scrutins, etc. Les questeurs dirigent et contrôlent les services administratifs de la Chambre.

Le bureau de la Chambre est élu chaque année pour la durée de la session et pour toute session extraordinaire qui aurait lieu avant la session ordinaire de l’année suivante. 'V. loi.

Député de Bombignac (le), comédie en trots actes et en prose, d'Alex. Bisson (1884) ; pièce spirituelle et gaie, qui i-epose sur une substitution de personnes et sur les quiproquos amusants qui en résultent. Le royaliste Chantelaur prétexte, pour tromper sa femme et venir s'amuser a Paris, une caiiipagne électorale à Bombignac. Il y envoie à sa place son ami Pinteau, qui compromet ouvertement une jeune fille et est élu comme républicain. Tout cela sous le nom de Chantelaur, dont on conçoit l'ahurissement.

Député Leveau (le), par Jules Lemaitre, eomédie en quatre actes (1890); histoire d’un député plébéien vaniteux, que là vulgarité des siens humilie et qui rêve de s'introduire dans le grand monde. Cette pièce est recommandable par la jvérité à la fois délicate et vigoureuse de l'observation.

députer [U] v. a. (du lat. deputare. déléguer). Envoyer en députation, déléguer ; députer des représentants à une assemblée.

déC[U3,lificS.tioiI [ka-Hy sl-on] n. f. Action de déqualifier.

déqualifier [ka-li-/i-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Priver, dépouiller de sa qualification ou de sa qualité : la Révolution déqualifia les nobles.

déquiller [ki, il mil., é] v. a. Au jeu de quilles, renverser la quille au delà des limites du jeu. Pop. Renverser.

De Quincey (Thomas), écrivain anglais, né à Manchester, m. à Edimbourg (1780-1859) ; auteur des Confessions d'un Anglais mangeur d'opium et de remarquables essais critiques.

dérâcinsiblo adj. Qui peut être déraciné. dér&Cillé, e adj. et n. Arraché de terre : un arbre déraciné. Fig. Qui a quitté son pays d’origine. (Ce sens est dû à Maurice Barrés. V. Dkracinés f/es].)

déracinement [wnïi] n. m. Action de déi'aciner. Peu us.)

déraciner [né] v. a. Arracher de terre un arbre, une plante avec ses racines. Fig. Extirper, faire disparaître : déraciner un préjugée

Déracinés (/es), roman, par Maurice Barrés (1897), ou l’auteur montre les désordres moraux et poli¬

insigne de député.

tiques qui résultent de l'abandon de la terre natale, en contant l'aventure de sept jeunes Lorrains qui, venus à Paris, y sont une proie facile pour tous les désordres.

déracineur, euse [eu-ze] n. et adj. Celui, celle qui déracine.

déradag(6 n. m. Action de derader.

déradelptie [dèl-fe\ n. m. Monstre double, mais à une- seule tete.

dérader [dé] v. n. fpréf. dé, et rade]. Mar. Etre enti-ainé par les vents hors d'une rade.

dérager [yéj v. n. (Prend un e après le g devant a et 0 : je dérayeaï, nous dérageons.) Cesser d'étre en rage : depuis celte contrariété, il ne dérage pas.

déraidir [rè] v. a. Oter la raideur. Fig. Assouplir. (On a écrit aussi déroidir.)

déraidissemënt \rè-di-se-man] n. m. Acte par lequel on enlève la raideur.

déraillable [ra, il mil.] adj. Qu'on peut aisément faire dérailler.

déraillage [ra, ll mil., je] n. m. Action d étendre en tous sens le tissu qui vient de recevoir l'apprêt, pour le régulariser.

déraillement [ra, ll mil., e-man] n. m. Action de dérailler.

dérailler [ra, ll mil., é] v. n. Sortir des rails : les trains déraillent surtout sur les aiguillages. Fig. etfam. Sortir de la bonne voie. S'écarter du ton sens.

dérailleur [ra, ll mil.] n. m. Dispositif emplojré (principalement sur les lignes de chemins de, fer à voie étroite) pour faire passer un wagon d'une voie sur une autre, sans le secours d'une plaque tournante.

Deralsmes (Maria), femme de lettres française, née et m. à Paris (1828-1894) ; un des premiers adeptes du féminisme.

déraison [rè-zon] n. f.

Manque de raison.

déraisonnable [rè-

zo-na-ble] adj. Qui manque de raison : projet déraisonnable.

dér ais onnablemcilt [r'e-zo-na-bU-m.an] adv. D’ une manière déraisonnable.

déraisonnement

[rè-zo-ne-man] n. m. Action de déraisonner.

(Peu us.)

déraisonner [ré-20né] V. n. Tenir des discours dénués de raison. An T.

Raisonner.

déralinguer [ghê] v. a. Dépouiller de ses ralingues. Arg. de mar. Mourir.

déramage n. m. Action de déramer les cocons, déramer [mé] v. a. Détacher des rameaux, en parlant des cocons de vers à soie.

dérangement \je-man] n. m. Action de déranger. Etat de ce qui est dérangé. Fig. Désordre : dérangement des affaires, d'esprit. Dérèglement, inconduite. Dérangement de corps, diarrhée. Ant. Arrangement.

déranger \jé] v. a. (préf. dé, et rang. — Prend un e muet après le g devant a et o : il dérangea, nous dérangeons.) Oter une chose de son rang, de sa place : déranger des papiers. Altérer, détraquer : déranger une machine, la santé. Troubler l’estomac, l'intestin : le melon dérange le corps. Détourner quelqu’un de ses habitudes, de son devoir. Ant. Ranger, arranger.

dérangeur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui dérange.

dérapage ou dérapement [man] n. m.

Action d’une ancre, d’une roue, etc., qui dérape.

déraper v. n. (du préf. dé, et du rad. germ. rapp, saisir). Détacher ou se détacher du fond, en parlant d’une ancre. Abusiv. Glisser de côté et faire tomber, en parlant des roues d’une bicyclette, d'une automobile, etc.

déraper \jpé] v. a. Priver le raisin de sa râpe ou rafle. (On dit mieux égrapper.)

dérasement [ze-man] n. m. Action de déraser. Résultat de cette action.

déraser [zé] v. a. (préf. dé, et raser). Abaisser le niveau de ; déraser un mur.

dératé, e n. Fig. Se dit d'une personne très gaie, délurée. Courir comme un dératé, très vite.

dérater \té] v. a. Oter la rate ; on a dératé des chiens de chasse pour voir s'ils courraient plus vite.

dératisation [za-si-on] n. f. (du préf. dé, et de rat). Destruction des rats. (La dératisation des bâtiments provenant des pays contaminés de peste est réglementée par les décrets du 4 mai et du 9 août 1906.)

dératiser [zé] v. a. Débarrasser des rats, par extermination : dératiser un navire.

dérayer [rè-ié] v. a. (préf. dé, et rayer. — Se conj. comme balayer.) Tracer le dernier sillon d'un champ, pour le séparer du champ voisin.

Maria Deraismes.

dérayure [rè-iu-re] n. f. Sillon ou raie qui sépare deux planches de labour.

Derbent, v. capit. de la république du Daghestan, sur la mer Caspienne ;

derby [dèr-ii, ou à l'angl. deur-bé] n. m. Turf. Grande course de poulains Derbv

de trois ans qui a

lieu chaque année à Epsom Làngleierre), et fondée par lord Derby en 1780. (,On nomme derby français la

course de chevaux qui a lieu à Chantilly sous la direction du Jockey-Club.) Carross. Voiture à quatre roues et à quatre places, avec caisse à claire-voie. Cordonn. Cliaussure montante et lacée, sans talons ni contreforts, qui sert dans les courses à pied.

Derby, v. d’Angleterre, ch.-l. du comté de Derby, sur le Derwent ; 123.500 h. Etoffes de soie, de coton, de laine. Houillères, cuivre, plomb, fer. — Le comté a 630.000 h.

Derby (James Stanley, comte deç homme politique anglais, né à Knowsley, exécuté à Bolton (1606-1651) ; dévoué à Charles Iii- et à Charles II, il fut condamné à mort par les Parlementaires. —

Edouaru-Geokfroy, lord Derby, homme d'Etat anglais, chef du parti tory ou conservateur, né à Knowsley-Park (1799-1869).

11 fut ministre des colonies, puis président du conseil à plusieurs reprises, et se montra l'ami de la France. — Son fils, Edouard - Henri- Smith , homme politique, né à Knowsley-Park (1826-1893), fut ministre des affaires étrangères et des colonies et assura a son pays la tutelle du canal de Suez; — Son fils, Edward-George-Villiers Stanley, 17» comte de Derby, né à Londres en 1865. Directeur général du recrutement en 1915, il imagina un système d'appel méthodique auxvolontaires.qui dut bientôt être remplacé par le service obligatoire. Il devint secrétaire d'Etat de la guerre, puis ambassadeur à Paris (1918-1920).

Derceto ou DereetlS, déesse des Syriens, la même qu'Astarté.

Dereyllidas, générai Spartiate du v» siècle av. J.-C., qui lutta contre Pharnabaze et Tissapherne.

derechef [chèf] adv.

(de de, re, et chef). De nouveau : exhorter derechef un enfant au travail.

déréglé, e s.ii].lTrcs\ilieY-. pouls déréglé. Fig. Immoral : mener une vie déréglée.

dérèglement [man] n. m. Désordre : le dérèglement des saisons, du pouls. Fig. Désordre moral: dérèg lement des passions.

déréglément [man] adv. D’une manière déréglée. (l’eu us.)

dérégler [gW v. a. (Se conj, comme accélérer.) Déranger : le froid dérègle les horloges. Faire sortir des règles du devoir.

dérelier [U-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Oter la reliure: dérelier un livre. Ant. Relier.

Derenbourg (Joseph), orientaliste talmudiste français, né à Mayence en 1811, m. à Ems en 1895. — Son fils, Hartwig, né et m. à Paris (1844-1908), arabisant ; membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1900.

dérider [dé] v. a. Faire disparaître les rides. Rendre moins sérieux, égayer : dérider un malade. dérimer [mé] v. a. Déranger l’arrimage, dérision [zi-on] n. f. (lat. derisio). Moquerie dédaigneuse ; les Philistins tournaient en dérision Samson vaincu.

dérisoire [soî-rel adj. du ou fait comme par dérision : proposition dérisoire. Très minime : prix dérisoire.

dérisoirement [zoi-re-man] adv. D’une manière dérisoire. (Peu us.)

deri'vable adj. Qu’on peut dériver : cours d'eau dérivable.

déri'Vant [van], e adj. Qui va à la dérive : filet dérivant. Fig. Qui dérive, qui procède.

déri'Vateur n. m. Appareil pour dériver un courant.

dérivatif, ive adj. Méd. Qui produit une dérivation : saignée dérivative. N. m. : les sinapismes sont des dérivatifs.

— Encycl. Méa. Les dérivatifs, qui devaient attirer vers un point du corps les humeurs de façon à en débarrasser un autre point, ne sont plus employés de nos jours. On utilise seulement les révulsifs, comme la saignée, les ventouses, les sangsues, les vésicatoires, les sinapismes, etc.

dérivation [st-on] n. f. (de dériver). Action de détourner le cours des eaux ; son résultat : une dérivation de la Vanne alimente Paris d'eau potable. Méd. Action de déplacer une irritation morbide : les vésicatoires provoquent une dérivation du mal. Gram. Manière dont les mots dérivent' les uns des autres. Electr. Communication conductrice au moyen d'un second conducteur entre deux points d'un circuit fermé. Mar. Mouvement par lequel un corps s'écarte de sa direction normale. Artill. Ecart par rapport au plan de tir, provoqué dans la trajectoire des projectiles par leur mouvement de rotation et la résistance de l'air.

dérive n. f. Mar. Déviation de la route d’un vaisseau, causée par les vents ou les courants ; aller à la dérive. Artill. Quantité dont il faut déplacer latéralement l’œilleton de la hausse, pour corriger la dérivation.

dérivé, e adj. Qui s'est éloigné de la rive : bateau dérivé. N. ra. Mot qui dérive d’un autre : fruitier est un dérivé de fruit. Corps obtenu par la transformation d'un autre. N. f. Math. Dérivée d'une fonction, d'une variable, limite vers laquelle tend le rapport de l'accroissement que prend cette fonction, à l'accroissement attribué à la variable lorsque ce dernier tend vers zéro.

dérivement [man] n. m. Action d'une eau courante qui se répand hors de ses rives.

dériver [vé] v. n. (du préf. dé, et de nue). Mar. •S'éloigner du bord du rivage. S’écarter de sa route.

dériver [ué] v. a. Idu préf. dé. ci du lat. rivus, ruisseau). Détourner de son cours : dériver un cours

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