‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 620 sur 1225 · V. TANTÆNB ANIMIS · texte numérisé non relu

V. TANTÆNB ANIMIS

dévotement [man] adv. Avec dévotion. (On dit quelquef. dévotieusement.)

dévotieusement [cu-ze-man] adv. Avec grande dévotion. (Vx.)

dévotieux, euse [si-efi, eu-ze] adj. et n. Se dit d’une personne qui est d’une dévotion minutieuse. Adj. Béatement respectueux : une dévotieuse admiration.

dévotion [vo-si-on] n. f. (lat. devotio). Attachement aux pratiques religieuses : l'hypocrisie de la dévotion est la plus impardonnable de toutes. Faire ses dévotions, se confesser et communier. Etre à la dévotion de quelqu'un, lui être entièrement dévoué.

Dévotion à la croix {la), drame de Calderon, une des pièces les plus caractéristiques et les plus fameuses du théâtre espagnol. Le héros a beau commettre tous les crimes : comme il n’a pas cessé d’être dévoué à la eroix, il reçoit l’absolution et meurt pardonné.

dévoué, e adj . Plein de dévouement : icn ami dévoué.

dévouement [uoû-nian] ou dévoûment

[man] n. m. Action de dévouer ou de se dévouer : le dévouement du chevalier d'Assas sauva l'armée française à Klostercamp. Abandonnement entier aux volontés d’un autre ; disposition à le servir en toutes circonstances.

dévouer [vou-é] v. a. (préf. dé, et t)ouer).Vouer. Consacrer par un vœu ; dévouer ses enfants à la patrie. Livrer en proie : dévouer à la haine. Se dévouer V. pr. Se sacrifier : se dévouer pour le salut de tous. Se dévouer à quelqu'un, s’abandonner sans réserve à ses volontés.

dévouloir v. n. Cesser de vouloir, dévoûment n. m. v. dévouement.

dévoyé, e [«oi-îé] adj. etn. (de dévoyer). Sorti du droit chemin : voyageur dévoyé. Fig. : esprit dévoyé.

dévoyer [uoi-ie'] v. a. (du préf. dé, et de voie. — Se conj. comme aboyer.) Détourner du chemin. Donner le dévoiement. Fig. Détourner de sa direction. Se dévoyer v. pr. Sortir de la bonne voie.

Devrient, famille d’acteurs allemands, dont le plus eélèbre est ludwig, né et mort à Berlin (1784-1832).

Devriès (Rosa), dame Van Os, eantatrice néerlandaise, née à Deventer en 1828 ; sa voix superbe de soprano obtint un grand succès en France et à l’étranger. — Sa fille Fidés, également cantatrice dramatique, née à La Nouvelle-Orléans en 18S2, fit applaudir à l’Opéra sa belle voix de soprano.

dévrillage [il mil.] n. m. Opération subie par les fils de laine destinés à obtenir le retors nécessaire à la fabrication de la bonneterie.

dévriller [il mll., é] v. a. (de dé, et vrille). Détordre un fil. une corde, etc., qui sont vrillés.

dévulgariser [zé] v. a. Dépouiller de son caractère vulgaire.

De’war (James), physicien el chimisie anglais, nô à Kincardineon Forth (Ecosse), m. à Cambridge G842- 1923). Importants travaux sur la liquéfaction de l’oxygène et de l’hydrogène.

dé’watté [oua-té] adj.

m. Se dit d’un courant de puissance nulle, c’est-à-dire ne fournissant pas de watts.

De "Wet (Christian Rodolphe ), général boer, né dans le district de Smithfleld (Orange), m. à Bloemfontcin (1834-1922).

Pendant la guerre angloboer, il tint tête avec succès au général Roberts, grâce à ses attaques brusquées, suivies de complètes disparitions. Il signa la paix le 31 mai 1902 ; mais, D® \\et.

en 1914, il reprit les armes

contre les Anglais. Il fut vaincu, capturé le 1er dév oembre, condamné à la prison, puis remis en liberté.

De'Wey (George), amiral américain, né à Mont, pellier [Vermont] ( 1837 - 1917). Il détruisit la flotte espagnole à Cavité, près de Manille (1898).

De'Wey (îles), nom do.nné par les Etats-Unis {en l’honneur de l’amiral Dewey)aux petites Antilles;

Saint-Jean, Sainte-Croix,

Saint-Thomas, qu’ils ont achetées au Danemark en 1916,

De wsbury, v. d’Angleterre CYork), sur la Calder ; 30.000 h. Flanelles, draps.

dextérité [ dèks-té ]

n. f. (lat. dexteritas ; de Dewey.

dexter, droit). Adresse des

mains ; certains prestidigitateurs montrent une dextérité invraisemblable. Fig. Ressources de l’esprit, habileté : conduire une intrigue avec dextérité. Ant. Gaucherie, maladresse.

dextrane [dék-stra-7ie] n. m. Composé gcIatL neux, qui se dépose pendant la macération du jus de betterave. Syn. viscose, gomme de fermentation.

dextre [dèks-tre] adj. (lat. dexter). Droit, situé à droite. (Employé encore en blason.) N. f. La main droite. (Vx.) A la dextre, à la droite.

dextrement [dèks-tre-man] adv. Avec dextérité, adroitement.

dextrinase [dèks-tri-na-ze] n. f Ferment soluble, contenu dans le malt à côté de la maltase.

dextrine [dèks-tri-ne] n. f (de dextre). Substance gommeuse, extraite de l’amidon. N. f. pl. Composés résultant de l’hydratation de l’amidon sous l’action de ferments (diastase),ou simplement d’acides.

— Encycl. La dextrine commerciale s’obtient en attaquant la fécule par l’acide nitrique étendu, en portant le température à llO», ou encore en traitant l’amidon à 90» par l’acide sulfurique étendu ; on la prépare encore (amidon grillé, fécule grillée) par l’action de la chaleur sèche à 160» sur l’amidon, ou en soumettant les matières amylacées à la diastase contenue dans l’orge germée. Elle se présente sous la forme d’une gomme amorphe, très soluble dans l’eau. La dextrine sert d’épaississant et d’apprêt, en teinturerie ; en chirurgie, on emploie des bandes imbibées d'un mélange de dextrine, d’alcool et d’eau. C’est un succédané de la gomme arabique, et on l’utilise comme colle, dextriné, e [dèfo-îri] adj. Enduit de dextrine. dextrinique [dèks-tri-ni-ke] adj. Qui appar tient à la dextrine.

dextrocardie [dèks-tro] n. f (du lat. dextra, droite, et du gr. kardia, cœur). Situation du cœur à droite ou déplacement du cœur vers la droite. (La dextrocardie congénitale est ordinairement accompagnée d’inversion de tous les viscères ; les dextrocardies acquises sont dues à des brides pleurales, à des tumeurs, à des épanchements importants.)

dextrochère [déks-tro-kè-re] n. m. (du lat. dexter, droit, et du gr. kheir, main). Blas. Bras droit, représenté tenant une arme ou tout autre objet.

dextrogyre [dèks-tro-ji]&di.{\3.t. dexter, droit, et gyrus, tour). Qui tourne vers la droite. Physiq. Qui dévie à droite le plan de polarisation : cristal

dextrogyre.

dextrorsum [dèks-tror-som']kài. inv. et adv. (m. lat.). Qui va de gauche à droite, dans le sens des aiguilles d’une montre : les fils des bobines d'industrie sont enroulés dextrorsum. Ant. Senestrorsum.

dextrose n. f. Syn. de GLUCOSE, dey [dè] n. m. (de l’ar. daî, oncle). Autrefois, chef du gouvernement d’Alger : le dey Hussein fut détrôné par la France en iSSO.

Deynze, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Orieniale, arr. de Gand), sur la Lys ; 5.020 h.

Dézaiey (le) , partie orientale du vig;noble du Lavaux (cant. de Vaud [Suisse]), et, par métonymie, n. m. Vin qu’on y récolte ; une bouteille de dézaiey.

Dezède ou Dezaides, compositeur français, néversl740, m. en 1792; auteur de pastorales pleines de jolies et tendres mélodies : Biaise et Babet, etc.

Dezobry (Charles), écrivain et érudit français, né à Saint-Denis (Seine), m. à Paris (1798-1871) ; auteur de Rome au siècle d'Auguste ou 'Voyage dun Gaulois à Rome et, avec Bachelet, du Dictionnaire de biographie, d'histoire, etc.

dg, abréviation de décigramme.

Dbarma ou Darouma, missionnaire bouddhiste indien, qui, en 526, alla propager sa doctrine

en Chine.

Dbarvar, v. de l’Inde (présid. de Bombay) ; 39.000 h. Colon, riz.

Dheune (la), affluent dr. de la Saône, qui arrose les départements de SaÔne-et-Loire et de la Côted’Or ; cours 60 kil.

Dhuis ou Dhuys [du-iss] (la), riv. de l’arr. de Château-Thierry, affluent g. de la Marne. Ses eaux, dérivées pour l’alimentation de Paris, sont amenées dans la capitale par un aqueduc de 131 kil.

DHU

Dhuison, comm. de Loir-et-Cher. arr. et à 26 kil. de Romoraiiliu ; 1.3U0 h. Ch. de f. de Blois à Lamothe-Beuvron.

Dtiun-les-Places, comm. de la Nièvre, arr. et à 53 kil. de Clamecy ; 1.410 h. Carrières.

di fdu lat. dis, deux fois) préf. indiquant la duplication. Ex. : dichromatique (qui offre à l'œil deux couleurs).

Dl, symbole chimique du didyme.

dia interj. Cri des charretiers, pour faire aller leurs chevaux à gauche. N'entendre ni à huhau (ou à hue) ni à dia, n'écouter aucune raison. L'un tire à dia et l'autre à hue, se dit de deux personnes employant des moyens qui se contrarient.

diabète n. m. (gr. diabètês). Maladie caractérisée par une excrétion très ahondanie d'urine contenant une matière sucrée : la guérison du diabète exige un régime alimentaire très sévère.

— Encycl. On entend sous le nom de diabète un grand nombre d'états pathologiques ayant pour caractère commun la polyurie ou exagération dans la quantité des urines. On distingue le diabète sucré ou diabète vrai, le diabète insipide, les diabètes azoturique, phosphatique, oxalique, etc- Le diabète sucré est le plus fréquent; la glycosurie en est le symptôme caractéristique. Les quantités de sucre excrétées par les urines atteignent quelquefois un kilogramme par 2i heures. Ses complications les plus redoutables sont ; l'albuminurie, la gangrène, la pneumonie, la phtisie, la paralysie: enfin, la maladie se termine souvent par le coma diabétique. Les théories du diabète sont.fort nombreuses et. par suite, les traitements aussi ; cependant, la majorité des thérapeutes s'accordent à supprimer de l'alimentation les féculents, le pain, les sucres, à ne permettre .^que les viandes grillées, les légumes herbacés et les œufs. Enfin, on ordonne l'opium, la morphine, l'antipyrine. Certains diabétiques se trouvent bien d'une cure àVichy ou à La Bourboule. Tous les autres diabètes, n’étant pas sucrés, sont dits « insipides n. Quelques-uns sont probablement sous la dépendance d'altération des glandes à sécrétion interne.

diabétide n. f. Affection cutanée, qui se développe au cours et sous l'influence du diabète.

diabétique adj. Qui se rapporte au diabète : le coma diabétique. N. Attaqué du diabète.

diabétomètre n. m. (de diabète, et du gr. metron, mesure). Instrument qui sert à doser la quantité de sucre contenue dans une urine.

diable n. m. (du gr. diabolos, calomniateur). Démon, esprit malin ; être possédé du diable, Fig. Personne très emportée ou très pétulante ; beaucoup d'enfants sont de vrais diables. Ne craindre ni Dieu ni diable, se dit d'une personne méchante qu'aucune crainte n'arrête. Fig. et fam. Diable incarné, personne très méchante. Pauvre diable, homme malheureux ou dans une situation embarrassaée . Bon diable, bon garçon. Beauté du diable, fraicheur de jeunesse. Faire le diable à quatre, faire du vacarme.

Avoir le diable au corps, être très actif ou fort tourmentant. Envoyer au diable, rebuter avec colère.

C'est là le diable, ce qu'il y a de fâcheux, de difficile.

Du diable, extrême, très fort : une faim du diable; un vent du diable. Diable Diable fsculpture de la façade de.siugulier.ennuyeux.dans de h’olre-Dame de Paris', gereux : diable d'homme !

diable de tetnps ! Comme un beau diable, extrêmement, en furieux. Le diable et son train, un très grand nombre de choses diverses. Diables bleus, nom donné pendant la Gi-ande Guerre par les soldats allemands aux chasseurs alpins, dont la vivacité les déconcertait. Chariot à deux roues basses, servant au transport de lourds fardeaux. Sorte de brouette pour véhiculer des sacs pleins. Tuyau de tôle noire, pour activer le feu d'un fourneau. Jouet formé de deux boules creuses ou de deux cônes opposés, réunis par une tige qui peut tourner sur une corde en produisant un ronflement sonore. Autre jouet ayant l’apparence extérieure d’une boîte fermée ; si l'on pousse le crochet qui retient le couvercle, un ressort à boudin fait

Diable : 1. De camionneur ; 2. De construction; 3. De fourneaux ; t-. Jouets.

surgir un diablotin grotesque. Machine à dents pour carder le coton brut, le crin. Interj. Marque l'impatience, la désapprobation, la surprise : diable ! mauvaise alfaire. Loc. adv. : A la diable, avec une négligence hâtive, très mal : travail fait à la diable ; etre eni/fé à la diable. En diable, fort, extrêmement. A U diable, loin : au diable les importuns ! Au diable Vauvert (et non au diable auvert ou au diable vert , très loin, si loin qu'on n'en revient pas (allus. au château de 'Vauvert, près de Paris, qui, sous Louis IX, passait pour hanté . Loc. prov. ; Tirer le diable-^ar la queue, avoir de la peine à vivre. Loger le diable dans sa bourse, n'avoir pas le sou. C'est le diable à confesser, c'est une chose extrêmement difficile. Prov. : Quand le diable devient vieux, il se fait ermite, les libertins deviennent volontiei's dévots sur leurs vieux jours. Il vaut mieux tuer le diable <)ue de se laisser tuer par lui, il vaut mieux faire du ma, à quelqu’un que de s'eu laisser faire par lui.

Diable amoureux [le], par J. Cazotte (1772) : roman allégorique, fiction gracieuse où, sur un fond sombre, se détache une histoire d'amour. Belzébuth apparaît au jeune Alvare sous des traits d'une jolie fille, Biondetta, triomphe de sa vertu, puis reprend sa forme de monstre et disparaît.

Diable boiteux (le), roman satirique français, par Le Sage (1707), tiré d'une nouvelle de l’Espagnol Guevara : el Diablo cojuelo. Délivré de sa prison : une bouteille, par un écolier, le diable Asmodée donne k ce dernier le don de voir à travers les toits et les murs des maisons ce qui se passe chez les particuliers. C’est l’occasion d’anecdotes amusantes et de fines observations.

Diable (île du), une des trois îles du Salut, sur les côtes de la Guyane française.

diablement [inau] adv. Fam. Excessivement. DiableretS [)’ê] (les), massif montagneux des Alpes, entre les cantons de Vaud. et du Valais, et dont le point culminant atteint S.dtG m.

diablerie [j’i] n. f. sortilège, maléfice : la diablerie florissait au moyen âge. Intrigue. Malices, pétulance ; il faut être indulgent aux diableries des enfants. Mystère où paraissaient en scène des acteurs travekis en diables. (On distinguait la grande diablerie [à 4 personnages] et la petite diablerie [à 2 personnages].) Scènes, pièces populaires où figurent des diables : les diableries de Cahot.

Diablotin.

diablesse [6fé-se]n. f. Diable femelle. Femme méchante, acariâtre, ou très vive, très pétulante.

diableteau ou diabloteau [tâ] n. m. Petit diable.

diablon ou diablot [Wo] n. m. Mar. Voile qui se hisse au-dessus du diablotin.

diablotin n. m.

Petit diable. Fig. Enfant vif et espiègle. Mar. Voile d'étai du perroquet de fougue. Sorte de petit pétard contenu dans un papier tordu en forme de papillotte et qui renferme un bonbon et une devise. Entremets consistant en de la crème aux œufs, divisée en petits carrés et frite.

diabolique adj. Qui vient du diable ; sensation diabolique. Qui a quelque chose de méchant, de mauvais ou de malin : invention diabolique ; sourire diabolique. Difficile, pénible ; chemin, travail diabolique.

diaboliquement [/le-uian] adv. Avec une méchanceté diabolique.

diabolo n. m. (du çr. diabolos, diable). Jouet qui est une sorte de bobine formée de deux cônes opposés . i, Ün fait rouler cette bobine sur une cordelette portée par deux baguettes , pour l'a lancer en

I air et la rattraper sur la cordelette.) Le jeu lui-même.

iCejeu, sous le-’ nom de diable, eut déjà du succès en 1823.

II est d’origine japonaise).

diacantlie adj. (du préf. di, et du gr . akanlha, épine). Bot.

Qui porte deux épines au-dessous de chaque feuille.

diaçaustique adj.

.du gr. dia, à travers, et de caustique). Se dit de îentilles de cristal dont on se sert pour cautériser certains ulcères au moyen de la concentration des rayons du soleil.

diacéturie n. f. Emission d'acide diacétique dans l’urine.

diacliaine liè-né] ou di akène n. m. Fruit composé de deux achaines.

diachalase ou diaehalasie [te] n.f. (gr. dia, à travers, et khalasis, relâchement'. Ecartement ou relâchement des sutures du crâne. (Vx.)

diachromie n. f. (du gr. dia, à travers, et klirùma, couleur). Photographie en couleurs sur plaque autochrome, qui doit être vue eu transparence.

diacliromus [/irq-rntiss] n. m. Genre de coléoptères carnivores, comprenant des carabes do l'Europe méridionale.

diacUylon [chi] ou diachylum [chi-lom'] n. m. (du gr. dia, avec, et chulos, suc). Sorte d’emjilàtre à base de cire, térébenthine et poix, qu’on emploie en médecine comme fondant et résolutif. Adj,: emplâtre diachylon.

— E.ncycl. L'emplatre diachylon s’emploie en général après avoir été étendu sur des bandes de toile. 11 constitue alors un sparadrap, qui vulgairement porte le nom de diachylon ou diachylum. On l’emploie pour faire des pansements ou pour maintenir en jilace certains appareils. Il importe surtout, quand on l’applique sur des plaies, qu'il ait été préparé et conservé aseptiquement,

diaclase n. f. (du gr. dia, à travers, et klasis, rupture). Géol. Grande cassure du sol, non accompagnée de rejet.

diacode n. m. (du gr. dia, avec, el kôdeia, tête de pavot). Sirop de têtes de pavot blanc. Adjectiv. : sirop diacode.

— Encycl. Le sii-op diacode contient 50 centigrammes d’extrait d'opium par litre. II est prescrit, a la dose de 15 à 30 grammes, contre la toux et les insomnies.

diacommatique ‘ko-tna] adj. Mus. Qui monte ou descend d'un comiua.

diaCOnal, e, aux adj. (du gr. diakonos, di.acre). gui a rapport au diacre ou au diaconat : devoirs diaconaux ; exercer les fonctions diaconates.

Diabolo.

DIA

diaconales n. f. pl. (du gr. diakonos, diacre). Leçons faites aux diacres, dans les grands séminaires, sur la partie de la théologie morale qui concerne les péchés contre la chasteté.

diaconat [na] n. m. Le second des ordres sacrés, conféré aux diacres.

diaconesse [nè-se', n. f. (du gr. diakonos, diacre). Veuve ou fille qui, dans la primitive Eglise, remplissait certaines fonctions ecclésiastiques. Dans certaines sectes protestantes, femme qui se consacre à des œuvres de piété.

diaconie [nf] n. f. (gr. diakonia). Charge de diacre, dans la primitive Eglise. Eglise de Home dont le titulaire est un cardinal-diacre. Bureau de charité établi dans chaque consistoire protestant.

diaconiser [zé] v. a. Faire diacre ou diaconesse : diaconiser un clerc, une veuve.

diacope ou diacopée [pé] n. f. (du gr. diakopè. incision). Fracture longitüdinale d’un os, surtout des os du crâne.

diaCOUStique [kous-ti-ke] n. f. (du gr. dia, à travers, et de acoustique). Partie de la physique, où l'on étudie la réfraction des sons.

diacranien, enne [ni-in, è-ne] adj. Se dit du maxillaire inférieur, qui est mobile sur le crâne.

diacre n. m. (du gr. diakonos, serviteur). Quia reçu Tordre immédiatement inférieur à la prêtrise : le diacre sert le prêtre ou l'évêque à l'autel et récite l'évangile. Dans la religion protestante, titre donné à un fidèle qui assiste le pasteur dans ses œuvres de bienfaisance.

— Encycl. Les diacres peuvent porter l’eucharistie dans le ciboire, et même, en cas de nécessité, donner la communion. Ils ont le droit de prêcher et de conférer le. baptême, mais avec une permission spéciale de l'évêque. Leurs insignes liturgiques sont '. Tamict, Taube, le cordon, Tétole iportée en écharpe sur l’épaule gauche), la dalmatique. Le diacre est astreint comme le prêtre à la récitation quotidienne du bréviaire, au célibat et au port du costume ecclésiastique.

Diacre (Paul). Biogr. V. Paul Diacre.

Diacrie [krîl, région montagneuse du nord de TAttique, sur le canal d'Eubée. (Ilab. ûiacriens.)

diacritique adj. (gr. diakritikos). Gram. hébr. Se dit de certains signes typographiques ou points, qui modifient le son de la lettre à laquelle ils sont attachés. Méd. Se dit des signes qui permettent de distinguer une maladie d'une autre.

diadelphe [dèl-fe] adj. Qui a les caractères de la diadelphie : plantes diadelphes.

diadeiphie [dèl-fî] n. f. (du préf. di, et du gr. t adelphos. frère). Classe de plantes dont les étamines sont soudées par les filets en deux faisceaux égaux, dans le système de Linné.

diadème n. m. (gr. diadêma). Bandeau royal ;

Diadèmes : 1. Egyptien ; 2. Grec ; 3. De l’impératrice Marie-Louise ; 4. De l’impératrice Eugénie.

ceindre le diadème. Fig. La royauté. Riche ornement de tête pour les femmes.

diadémé, e adj. Omé d’un diadème : aigls diadèmée.

diadoque n. m. (du gr. diadokhos, successeur). Titre des généraux qui se disputèrent l'empire d’Alexandre. Auj., le prince héritier de Grèce.

Diadumène ou Diaduménien (Marcus Opelius), empereur romain en 217, mis à mort avec Macrin, par ordre d’Héliogabale (202-218).

Diadumène (gr. diadumenos), statue célèbre de Polyclète, qui représentait un éphèbe se couronnant d'un bandeau, et dont il reste de nombreuses répliques.

DiasOS, général et homme d’Etat grec, né à Mégalopolis, stratège de la ligue Achéenne, Tan 150 av. J.-C.

diætlléralys© [(i-zejn. f. (du gr. dia, à travers, aithèr, éther, et lusis, dissolution). Extraction, au moyen de l'éther, des- principes renfermés dans les plantes.

Diafoirus [™,ss] (Thomas), père et fils, personnages du Malade imaginaire, comédie de Molière, tous deux médecins, tous deux personnifiant au suprême degré la science creuse des anciens disciples d’Esculape, cette science qui consistait alors en vains mots et en formules grecques ou latines. Le nom de Diafoirus a passé dans la langue pour désigner un médecin ignorant et prétentieux.

diaglyplie ou diaglypte n. m. (du gr. dia, dans, et gluphein, taillerj. Ouvrage gravé en creux.

diagnose [agh-nô-ze'] n. f. (du gr. diagnôsis, connaissance). Caractéristique abrégée d’une plante, qui la distingue des auti'es. Art de faire un diagnostic.

diagnostic [agh-nos-tilf n. m. (même étymol. qu’à Tart. précéd. i.' Partie de Ta médecine, qui s'attache à reconnaître les maladies d’après leurs symptômes : établir un sûr diagnostic.

— Encycl. Le diagnostic est l'acte médical par excellence, car il dicte le traitement. Les difficultés qu'il présente sont parfois presque insurmontables : le passé du malade, la palpation, l'auscultation. la percussion, l'examen du pouls, l'analyse du sang, des urines, des crachats; etc., sont employés tour à tour pour arriver à un diagnostic exact. On y ajoute depuis peu les ravons X, la recherche des bacilles, la ponction lombaire, l'examen du liquide céphalo-rachidien, Tétude des réactions du sérum sanguin, etc. Enfin, le jugement, le savoir, la méthode sont des qualités indispen.sables à un médecin, pour établir un bon diagnostic.

— Gi9

DIAMAAT

. n 1 TTTr7f

i du diamant [ 1. Formes cristallines du diamant; 2. Diamants bruts; A. Diamant dans sa gangui ïploita’ion à ciel ouvert ; 5. Exploitation souterraine ; chargement des wagonnets ; 6. Pans pour le la ~ Taille du diamant; formes principales : De 8 à 19. Phases successives de la taille d’un brillant Culasse, E. Feuilletis). 21. Rose; 22. Brillant arrondi ; 23. Brillant triangulaire; 24. Rose double ; î 30. Brillant poire ; 31. Hose plate. — Travail de la Taille ; 32. Clivage du diamant (sépai*ation de îge ; 3o. Machine à scier le diamant: 36. Ebrulage du diamant, à la main ; 37. Ebrutage mécanique : 39. Dop ; 40. Pince à vis pour maintenir le dop ; 41. Polissage ou taille des facettes sur la meule î diamant. — A-pplications industrielles du diamant : 43. Scie circulaire diamantée ; 44. Perforatc ;lier diamantés ; 46. Fabrication artiiiciclle du diamant iFour électrique de Moissan). — Diamants cél ii-Noor; oO. Le Diamant bleu de Ilope; Bl. L’Etoile du Sud; B2. Le Grand-Mogol; 63. L’Etoile l->olaii iC 1 acna ; o7. Le Shah ; B8. Le Nassack ; 69. L’Impératrice Eugénie ; 60. Le Diamant de Dresden: 61.

DIA

DIA

diagnostique [agh-nos-ti-ke] adj. (de dia-

f'nostie). Se dit tles signes qui font connaître la naure des maladies : les signes diagnostiques de la fièvre typhoïde.

diagnostiquer [agh-nos-ti-ké] v. a. (de diagnostic]. Déterminer d’après les symptômes.

diagomètre n. m. (du gr. diagein, faire passer, et metron, mesure). Sorte d’électromètre destiné à contrôler la pureté des huiles d’olive.

diagométrie n. f. Action de comparer le degré de conductibilité électrique de diverses substances.

diagométrique adj. Qui se rapporte au diagomètre ou à la diagométrie.

diagonal, e, aux adj. (du gr. dia. à travers, et gônia. angle). Se dit d'une droite qui joint deux sommets non consécutifs d'un polygone. N. f. Cette droite : les diagonales d'un carré, d'un rectangle sont égales.

diagonalement [man] adv. En diagonale.

Diagoras f rass] A, b, diagonale,

de Mélos, philosophe

grec, surnommé l'Athée (v“ s. av. J.-C.).

diagramme [gra-me] n.m.(gr. diagra}nma).Figure graphique, propre à représenter un phénomène déterminé. (Syn. de graphique.) Bot. Diagramme d'une fleur, sorte de plan où sont représentés le nombre et la disposition relative des pièces de ses verticilles.

diagramme [gra-me] n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des pristipomatidés, renfermant de nombreuses espèces, de taille moyenne, à livrée argentés, habitant toutes les mers chaudes.

diagraptie n. m. (du gr. dia, à travers, et graphein, dessiner). Instrument qui permet de reproduire, sans connaître le dessin et d’après le principe de la chambre claire, les objets qu’on a devant les yeux.

diagrapllie [fî] n. f. Art de dessiner au moyen du diagraphe.

diagraptliqu© adj. Qui a rapport au diagraphe : dessin diagraphique.

diagrapllite n. m. Roche schisteuse dont on fait des crayons à dessin.

DiallOt [di-a-o], fl. du nord-ouest de la Nouvelle- Calédonie ; cours ISO kil. Dans sa vallée, mines aurifères.

diaire [è-re] adj. (du lat. dies, jour). Méd. Qui se termine au bout d’un jour : fièvre diaire.

Diakovo ou Diakova, v. de Yougoslavie, sur la Riéka, affluent du Drin Blanc ; 22.000 h.

diale adj. m. (lat. dialis; du gr. Zeus, Bios, Jupiter). Qui était consacré à Jupiter ou à son culte ; flamme diale.

dialectal, e, aux [lèk] adj. Qui a rapport au dialecte : formes dialectales.

dialectalement adv. D’une manière propre à un ou plusieurs dialectes.

dialecte [Ikk-te] n. m. (gr. dialektos). 'Variété régionale d’une langue : ïattique est le plus littéraire des dialectes grecs.

dialecticien \lèk-ti- si-in] n. m. (gr. dialektikos'). Qui sait, enseigne la dialectique. Qui donne à ses raisonnements une forme méthodique : Joseph de Maistre est un redoutable dialecticien.

dialectique [lèk-H-ke] n. f. (gr. dialektikê). Art de raisonner méthodiquement et avec justesse. Adj. Qui est du ressort de la dialectique.

— Encyol. La dialectique, chez les Grecs, était la méthode philosophique en général. C’est ainsi que, pour Socrate, la dialectique comprenait l'ironie ou réfutation de la fausse science, la maïeutique ou accouchement de la vérité dont les âmes sont grosses, l'induction, qui conduit du particulier dans les choses à ce qu’elles ont de plus général, enfin la définition, qui montre dans la notion généi'ale la vraie raison des choses.

On entend aujourd’hui par dialectique la conduite du raisonnement ou des raisonnements qui constituent une démonstration. Le sens, dans ce cas, n’est guère différent de celui de logique, avec cette nuance que la logique est une dialectique théorique et la dialectique une logique mise en œuvre.

dialectiquement [lèk-ti-ke-man] adv. En dialecticien : argumenter dialectiquement.

diallage [a-la-jé] n. f. Silicate naturel de chaux, de magnésie et de fer, appartenant au genre pyroxène.

diallagique [a-la] adj. Qui tient de la diallage, ou (}ui en contient.

diallele n. m. (du gr. diallêlos, réciproque). Sorte de pétition de principes, par laquelle on cherche à prouver une chose nécessaire et obscure par une autre qui a les mêmes défauts, puis cette seconde par la première.

dialogique adj. Qui est écrit en forme de dialogue : discussion dialogique.

dialogisme \jis- me] n. m. L’art, le genre du dialogue : le dialogisme fleurit dans le roman populaire.

dialogiste [jis-te] n. Celui, celle qui écrit des ouvrages en forme de dialogues. (Vx.)

dialogite n. m. Carbonate naturel de manganèse.

dialogue [lo-ghe] n. m. (gr. dia, avec, et logos, discours). Conversation entre plusieurs personnes. Ouvrage littéraire en forme de conversation : Socrate est le principal acteur des Dialogues de Platon. Dialogue de Sylla et d’Eucrate, par Montesuieu ; éloquent opuscule où l’auteur de la Décadence es Romains e.xplique, selon ses vues, la conduite politique de Sylla (174-8).

Dialogue des orateurs. ’V. orateurs.

Dialogues de Platon, célèbres entretiens philosophiques (au nombre de 28), où Socrate figure ciamme le principal interlocuteur, bien que la doctrine exposée semble plutôt celle de Platon que celle de Socrate, son maître. Ces dialogues, qui traitent de psychologie, de morale, de théologie, d’esthétique, de politique, de physique, sont des œuvres littéraires d’une admirable poésie et d’une remarquable profondeur philosophique. Ils défendent l’idéalisme platonicien. (V. inÉE.) Les principaux sont ; le Phédon,

le Criton. le Sophiste, le Protagoras, le Gorgias, le Phèdre, le Banquet, la République, les Lois, l'Apologie de Socrate, etc.

Dialogues d’Ulrich de Ilutten, publiés de 1513 à 1520. Ilutten y plaide indirectement la cause de la Réforme. Ce livre eut un grand retentissement.

Dialogues du nouveau langage français italianisé [les Deux), de Henri Estienne (1578). Dans ces dialogues, écrits avec une grande hardiesse de langage et dirigés contre la cour de Catheriné’ de Médicis, l’auteur s’attaque à l'influence que la reine et ses courtisans exerçaient sur la langue française, qu’ils dénaturaient en l’italianisant, et rendaient fade et mignarde, de mâle qu elle était.

Dialogues des morts, ouvrage spirituel et mordant de Lucien de Samosate, qui a également écrit les Dialogues des dieux et les Dialogues des courtisanes (n= s.). Lucien y affiche son scepticisme à l’égard des croyances religieuses de l’antiquité.

Dialogues des morts, entretiens ou apologues composés pour l’instruction du duo de Bourgogne, par Fénelon (1712). La vérité historique y est plus d’une fois travestie, mais la morale en est simple, élevée, accessible à de jeunes esprits.

Dialogues philosophiques, d’Ernest Renan, (1870). L’auteur y expose en trois dialogues : Certitudes, Probabilités, Rêves, ses vues sur le monde et. sa conception d’un Dieu, qui n’est pas encore, mais qui existera quand l’univers sera, dans une humanité supérieure, parvenu à une pleine conscience.

dialoguer [ghé] v. n. (de dialogue). Converser, s’entretenir. Faire parler entre elles plusieurs personnes sur la scène ; Alexandre Dumas dialogue avec verve. V. a. Mettre en dialogue : dialoguer une scène.

dialogueur [gheur] n. m. Interlocuteur dans un dialogue. Auteur de dialogues.

dialypétale adj. Bot. Se dit d’une corolle à pétales séparés.

dialysable [za-blé] adj. Qui peut être dialysé, dialyse rK-sc] n. f. (du gr. dialusis, dissolution). Analyse 'chimique, fondée sur la propriété que possèdent certains corps de traverser facilement les membranes poreuses.

— Encycl. Certaines substances possèdent la propriété do traverser facilement les membranes poreuses. On les désigne sous le nom de cristalloïdes ; d’autres substances (colloïdes) sont, au contraire, retenues par ces membranes. La dialyse a pour objet d’utiliser ces propriétés pour séparer les substances ; l’appareil qu’on emploie est appelé dialy— seur. C’est Graham qui fut le promoteur de cette méthode d’analyse, qu’on fait servir aujourd’hui à la séparation des sucres et des gommes, au dosage de l’urée contenue dans l’urine, à la recherche des poisons solubles, etc.

dialysépale [H-sé] adj. Se dit d’un calice dont les sépales ne sont pas soudés entre eux (tilleul, pavot, etc.).

dialySGr [zé] v. a. Opérer la dialyse, dialy seur [zeur] n. m. Instrument à l’aide duquel on effectue la dialyse. (C’est un récipient cylindrique de parchemin végétal, ouvert par le haut et plongeant dans un vase plein d’eau.)

diaiystaminé, e [Hs-ta] adj. Se dit des fleurs dont les étamines ne sont pas soudées entre elles.

diaDiagUé ique adj. Se dit d’un corps qui jouit de la propriété d’être repoussé par un aimant : le bismuth est diamagnétique.

diamagnétisnie [ti.s-me] n. m. Ensemble des phénomènes que présentent les corps diamagnétiques.

diamagnétoniètre n. m. (de diamagnétisme et du gr. metron, mesure). Instrument pour mesurer le diamagnétisme.

diaDiaut \man] n. m. (du gr. adamas, antos, indomptable). Pierre précieuse, qui est du carbone pur cristallisé : le diamant à l'état natif est entouré d'une gangue. Outil de vitrier et de miroitier, fait d’un fragment de diamant fixé à un manche et servant à couper le verre. Fig. Objet précieux; ce que rien ne peut entamer; pensée brillante : poème plein de diamants.

— Encycl. Le diamant est le plus brillant, le plus dur, le plus limpide des minéraux ; sa densité varie de 3,52 à 3,53. Moissan en a réalisé la synthèse en faisant dissoudre, sous pression, du carbone dans de la soude liquide et en refroidissant la masse. Le diamant est très dur ; il raye tous les corps solides et ne peut être "ayé .

par aucun d’eux; il est inisoluble dans tous les agents chimiques et brûle dans l’oxygène sans laisser de cendres. Il se rencontre dans la nature sous Dois états : le diamant propi-ement dit, le bort et le cartonado. Les deux dernières variétés ne sont pas transparentes, le bort affecte la forme de boules souvent noirâtres, et presque toujours striées. Réduit en poudre, il forme ïégrisée, qu’on utilise dans la taille du diamant pour user celui-ci ; le cartonado est du diamant noir, qui possède une très grande dureté. Le diamant I ordinaire se rencontre dans la nature, cristallisé sous de nombreuses formes dé- Diamant rivant toutes de la forme cubique et pré- jg vitrier, sentant quelquefois des macles ; il se clive très facilement ; il est d'autant plus recherché qu'il présente un plus bel éclat et ne renferme pas d’inclusions ni de stries ; il en existe de toutes couleurs. Les feux du diamant, dus à son grand pouvoir de dispersion, sont obtenus par la taille, qui multiplie les réfractions et réflexions de la lumière grâce aux nombreuses facettes quelle produit. La taille d’un diamant présente trois opérations principales ; le clivage ou sciage, l'ébrutage, le polissage. Le clivage se fait facilement ; le sciage peut s’effectuer dans tous les sens à l’aide de disques circulaires garnis d’égrisée ; l’ébrutage ou brûlage s’obtient par le frottement de deux diamants préalablement clivés ou sciés ; le polissage termine la taille en faisant disparaître les imperfections (on l’effectue en utilisant des dopps, supports maintenant les diamants dans une position fixe et permettant de les faire passer sur une meule horizontale d acier, garnie d’égrisée). On taille le diamant en ; brillants, briolettes, pendeloques et tables. Les joailliers en font des boucles d’oreilles, des bagues, des colliers, des pendentifs, etc. Les éclats ou les diamants noirs sont em¬

ployés par les vitriers pour couper le verre, par les horlogers pour faire des pivots de montre ; les lapidaires en utilisent la poussière pour polir des pierres fines ; il est aussi monté sur des disques d'acier pour la fabrication des perforatrices et des scies diamantées, utilisées dans les mines. On trouve principalement le diamant dans l'Inde, au Brésil, dans l’Afrique australe et en Australie. Le Régent (ainsi nommé parce qu’il fut acheté, pendant la minorité de Louis XV, par le duc d’Orléans, alors régent de France) est regardé comme le plus beau et le plus pur des diamants de l'Europe. Il pèse 136 carats (27 gr. 20). Nous donnons ci-contre un tableau des diamants célèbres. En 1905, a été découvert au Transvaal un diamant monstre, le CuUinan, dont le poids brut s’élevait à 3.032 carats et demi. Sous la dénomination de diamants de la Couronne, on comprenait, en France, les joyaux qui faisaient partie de la dotation mobilière du souverain et qui ont été vendus en 1886, réserve faite des objets d’intérêt historique, ou artistique, lesquels sont exposés au musée du Louvre.

Pour distinguer aisément un diamant vrai d’une pierre fausse, on fait usage d’un crayon d’aluminium dont on frotte les pierres. Ce crayon laisse une trace sur le diamant faux, tandis qu’il n’en laisse pas sur le diamant véritable.

Diamants de la Couronne (les), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Saint-Georges, musique d'Auber, vive et gracieuse. Très belle ouverture (1841). C’est l’histoire d’une reine de Portugal qui, ayant vendu ses diamants pour parer à l’épuisement du Trésor royal, en fait fabriquer de faux pour les remplaeer.

Diamant ^man] (Le), ch.-l. de c., arr. et à 37 kil. de Fort-de-France (Martinique); 2.000 h. Port; sucrerie.

diamantaire [tè-re] adj. Dont l’éclat se rapproche de celui du diamant ; pierres diamantaires. N. m. Qui travaille ou vend le diamant.

Diamante (Jean-Baptiste), poète dramatique espagnol, né en 1626, mort à une date inconnue. Il faisait partie de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem. Son imitation du Cid de Corneille fut longtemps regardée comme antérieure à la tragédie française.

diamanté, e adj. Gami de diamants; garni d’une pointe de diamant : plume diamantée. Saupoudré de poudre de verre ou d’acier : fleurs diamantées.

diamanter [té] v. a. Orner de diamants ; diamanter un diadème. Donner l’éclat du diamant : les rayons du soleil diamantent les gouttes de rosée.

diamantifère adj. Qui contient du diamant : terrains diamantifères du Transvaal.

diamantin, e adj. Qui a la dui'eté ou l’éclat du diamant.

Diamantina, district de l’Etat de Minas- Geraes (Brésil), autrefois très riche en diamants.

diamantine n. f. Poudre à polir, â base d’alumine cristallisée, qui a été inventée en Suisse.

diamétral, e, aux adj. Qui appartient au diamètre : ligne diamétrale.

diamétralement [man] adv. Dans le sens du diamètre. Fig. Tout à fait : le spiritualisme et le matérialisme sont deux idées diamétralement opposées.

diamètre n. m. (du gr. dia, à travers, et metron, mesure). Ligne droite qui partage le cercle en deux parties égales en passant par le centre du cercle,, et se termine de part et d’autre à la circonférence : on trouve la longueur du diamètre en divisant la longueur de la circonférence par it (S.'IÀIô).

(V. CIRCONFÉRENCE.) La pluS grande largeur d’un objet A, B, diamèiie ayant une forme qui se rapproche de la sphère, ou d’une surface qui se rapproche du cercle. Astr. Diamètre apparent d'un astre, angle visuel (v. visuel), sous lequel, du lieu d’observation, on perçoit l’astre.

— Encycl. D’une façon générale, on appelle diamètre d’une courbe le lieu des milieux des cordes limitées à cette courbe et parallèles à une direction donnée. On dit qu’un tel diamètre est conjugué de la direction donnée.

diamidophénol n. m. Substance cristalline incolore, dérivée du pyrogallol et dont le chlorhydrate (appelé aussi amidol) est employé comme révélateur en photographie.

diandre ou diandrique adj. (du préf. di, et du gr. anêr, andros, mâle). Qui a deux étamines.

diandrie [dri] n. f. (de diandre). Classe de plantes dont les fleurs ont deux étamines libres, dans le système de Linné (ex. ; lilas, sauge). diandfique adj. Bot. Syn. de DiANURE.

dlaue n. f. (espagn. diana). Batterie de tsun-

La diane (tambour et clairon).

bour ou sonnerie de clairon, de trompette, au point du jour, pour réveiller les soldats ; battre, sonner la diane.

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