DEV
DHU
gurcr, déchirer le visage : chat gui a dévisagé un ^fant. Regarder au visage avec insistance : ‘policier qui dévisage les passants.
devise [vi-zej n. 1. (subst. verb. de deviser). Figure emblématique, avec une courte sentence qui l’explique ; la devise se compose d'une figure (corps) et d'une légende (âme). Farcies caractéristiques exprimant, d une manière concise, une pensée, un sentiment ; la devise du drapeau est Honneur et Patrie. Bios. Courte sentence qui se place en dessous de Vécu d'armes (v. la planche blason). Navig. Nom propre d'un bateau : ta devise est obligatoire. Danq. Ensemble des effets de commerce payables sur une même place. (Ainsi, dans le classement du portefeuille des effets à recevoir d’un banquier, on place les effets par devises : ceux sur Londres, sur Bruxelles, sur Rome, etc.). Pajtier-monnaie d’un pays : acheter des devises étrangères.
devisée [zé] n. f. Entretien familier. (Peu us.) deviser [zé] v. n. (lat. pop. divisare ; de divi- 4ere. diviser). S’entretenir familièrement.
dévissage [vi-sa-ye] n. m. Action de dévisser. <On dit quelquef- dévissement.)
dévisser [pi-sé] v. a. Oter les vis qui fixent un objet. Séparer les objets vissés. Ant. Visser.
de visu, loe. lat. signif. pour l'avoir vu : parler 4'une chose de visu.
dévitalisation [za-si-on] n. f. Action d’enlever le tissu vital, la pulpe d’une dent.
dévitaliser [zé] v. a. Enlever le tissu vital, la pulpe d'une dent : dévitaliser une dent saine. dévitrifiable adj . Qui peut être dévitrifié, dévitrifleation [sî-on] n, f Modification que subit le verre par l’action prolongée de la chaleur ; la dévitrification donne au verre l'aspect de la porcelaine. Action de se dévitrifler.
dévitrifler [fi-é] v. a. (So oonj. comme prier.) Opérer la dévitrification.
dévoiement [voî-man] ou dévoîment Sman] n. m. (de dévoyer). Flux de ventre. Archit. Inclinaison d’un tuyau de cheminée ou de descente, dévoilement [mon] n. m. Action de dévoiler, dévoiler lé] v. a. Oter le voile de. Fig. Découvrir, révéler : dévoiler un secret. Vèloc. Redresser une roue faussée.
dévoîment n. m. v. dévoiement.
devoir v. a. (lat. debere. — Je dois, tu dois, il doit, nous devons, vous devez, ils doivent. Je devais, nous devions. Je dus, nous dûmes. Je devrai, nous devrons. Dois, devons, devez. Que je doive, que nous devions. Que je dusse, que nous dussions. Devant, dû, due.) Etre tenu de payer t devoir cent francs. Etre redevable : devoir la vie à quelqu'un. Etre obligé à quelque chose par la loi, la morale, les convenances : un enfant doit le respect à ses parents. Suivi d’un infinitif, indique la nécessité : tout doit finir ; l’obligation morale : on doit respecter les vieillards; l’intention ; il doit vous accompagner; l’état probable : il doit être riche aujourd'hui. Paov. : Qui a terme ne doit rien, on ne peut être astreint à payer avant le terme échu. Fais ce que dois, advienne que pourra, il faut accomplir son devoir sans s’occuper de ce qui pourra résulter.
devoir n. m. Ce à quoi l’on est obligé ; le devoir est un commandement catégorique.
Un pas hors du devoir peut nous mener bien loin.
Corneille.
Rentrer dans le devoir, rentrer dans l’obéissance : Turenne, un moment égaré dans la Fronde, rentra vite dans le devoir. Se mettre en devoir de, se préparer à. Exercice qu’un maître donne k ses élèves. Association d’ouvriers charpentiers, compagnonnage : compagnons du devoir. PI. Hommages, marques de civilité : rendre ses devoirs à quelqu'un. Derniers devoirs, honneurs funèbres.
— Encycls. Philos. Devoir est à peu près synonyme de loi morale. Le devoir est par nature obligatoire, absolu, universel. Les devoirs sont l’application de la loi morale ; on distingue les devoirs négatifs ou stricts (ne pas tuer), et les devoirs positifs ou larges (faire 1 aumône).
Devoirs {Traité des) ou Deofficiis, de Cicéron, livre de morale, d’un stoïcisme adouci, à l’usage du citoyen romain (ler s.).
dévoirant [ran] n. m. Chez les charpentiers, compagnon du devoir. (On dit aussi dévorant.)
dévoie n. f. (préf. dé, et vole). Etat du joueur qui manque la vole. Ftp. Etre en dévoie, être en perte, dévoler [Zé] v. n. Etre en dévoie.
Devoli ou Devol, fleuve de l’Albanie, sorti du mont Grammos, en plein cœur de la péninsule hellénique. H traverse le lac Malik, se fraye un chemin à travers les montagnes et, après avoir reçu sur sa rive gauche l’Osum, qui arrose Berat, prend le nom de Semeni. Il arrose sous ce nom la plaine côtière d’Albanie et finit dans une lagune de la côte adriatique, entre les embouchures du Skoumbi et de la Voïoussa. Combat entre Français et Allemands, 9 septembre 1917. marquant le début des opérations de Pogradec (septembre-octobre 1917).
dévoltage n. m. Action de diminuer le voltage, dévolteur n. m. Appareil destiné à diminuer le voltage d’un courant électrique.
dévolu, e adj. (du lat. deuoZutws, attribué). Echu par droit : succession dévol'ue à l'Etat. Réservé, acquis : les avantages dévolus aux gens sobres. N. m. Jeter son dévolu sur, arrêter ses vues, fixer son choix sur.
dévolutaire [tè-re] n. m. Celui qui a obtenu un dévolu sur un bénéfice ecclésiastique.
dévolutif, ive adj. (de dévolu). Qui fait qu’une chose passe d'une personne à une autre.
dévolution. [sZ-on] n. f. (de dévolutif). Dr. En matière de succession, transmission par hérédité d’un bien propre de la ligne paternelle à la ligne mateimelle, ou vice versa. Droit qui, dans certains pays, donnait la succession aux filles d’un premier mariage, de préférence aux fils nés d’un second lit.
Dévolution {guerre de), guerre entreprise à la mort de Philippe IV d’Espagne, par Louis XIV, qui réclamait les Pays-Bas au nom de sa femme Marie- Thérèse (1667-1668). Sans attendre la fin des négociations entre la France et le nouveau roi d’Espagne Charles II, né du second mariage de Philippe IV. Louis XIV entra en Flandre. La campagne fut ra¬
pidement conduite. Les grandes villes de Flandre tombèrent au pouvoir de Turenne, et Condé fit en quinze jours la conquête de la Franche-Comté, qui appartenait à l’Espagne. Effrayée de la rapidité de ces victoires, la Hollande conclut avec l’Angleterre et la Suède la Triple Alliance, et Louis XIV dut arrêter la marche victorieuse de ses armées. La paix signée à Aix-la-Chapelle (1668) donnait la P'iandre à la France. Cette guerre fut appelée guerre de Dévolution, parce quelle lut entreprise pour faire valoir le droit en vertu duquel une partie, d’origine bourguignonne, de la succession de l’hilippe IV devait être dévolue à Marie-Thérèse, fille issue de son premier mariage.
Dévoluy, massif montagneux calcaire du Dauphiné; 2.793 m. d'alt. Belles sources. Ce massif avait donné son nom à un pays compris aujourd’hui dans le département des Hautes-Alpes.
devon n. m. Poisson artificiel pourvu de quatre jeux d’hameçons triples, pour pêcher les poissons voraces.
Devon ou De vonshire, comté d’Angleterre ; 632.000 h. Ch.-l. Exeter. Elevage de bœufs, qui sont une variété estimée de la race irlandaise.
dévonien, enne [ni-in, è-ne] adj. Se dit de certains terrains de dépôt, dont le type se trouve dans le comté de Devon, en Angleten-e. N. m. : le dévonien.
— Encycl. Géol. Le système dévonien succède immédiatement au système silurien et précède le système carbonifère. H est caractérisé par le développement prodigieux des poissons, des céphalopodes et des polypiers. Les climats terrestres n y sont pas encore tranchés. En France, le système dévonien est très richement représenté dans le Cotentin et dans la Bretagne.
Devonport [von'-port'], v, d’Angleterre, dans le comté de Devon ; port militaire près de Plymouth, à l’embouchure du Tamar ; 82.000 h.
Devonshire (ducs de), titre porté par la famille Cavendish. Les ducs de Devonshire comptent parmi les plus riches propriétaires fonciers de l’Angleterre.
dévorant [ran], e adj. Qui dévore : lion dévorant, et, au fîg. : flamme dévorante; soucis dévorants. Excessif : faim dévorante.
dévorant n. m. Corruption de dévoirant (compagnon du devoir, chez les charpentiers), dévorateur, trice adj. Qui dévore, dévoration [si-on] n. f. et dévorement [man] n. m. Action de dévorer. (Peu us.)
dévorer [ré] v. a. (lat. devorare). Manger en déchirant avec les dents, en parlant des bêtes féroces. Manger avidement. Fig. Consumer, détruire : la flamme dévore tout ; l'ennui le dévore. Dissiper ; dévorer son patrimoine. Ruiner : dépenses qui dévorent une maison. Dévorer un livre, le lire avec empressement. Dévorer des yeux, regarder avec avidité, avec passion. Dévorer un affront, le souffrir sans se plaindre. Dévorer ses larmes, les retenir.
dévoreur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui dévore. (Peu us.)
dévot, e [ud, o-te] adj. et n. (du lat. dévolus, dévoué). Qui a du zèle pour les pratiques religieuses : Molière a raillé les faux dévots. Qui affecte ce zèle. Qui porte à la dévotion : livre dévot. Fig. Personne dévouée à quelqu’un ou à quelque chose ; les dévots du pouvoir. — Aldus, iiist. ;
Tant de fiel entre-t-il dans l’àme des dévots !