‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 627 sur 1225 · VOLT/VIRE · texte numérisé non relu

VOLT/VIRE

Divinité du paganisme (dans ce sens, fait ad fém. déesse, et s'écrit avec une minuscule) ; Jupiter hait le maître de.s dieux. (En mythologie, on distingue douze grands dieux : Jupiter, Neptune, Mars, Mercure. 'Vulcain, Apollon, Vesta, Junon, Cérès Diane, "Vénus, Minerve.) De Dieu ou des dieux, précieux, excellent, délicieux : cent beaux écus de Dieu; plaisir des dieux; festin des dieux. Main, bras, doigt de Dieu, intervention providentielle dans les événements hu¬

mains. Dieu fait homme, homme- Dieu, fils de Dieu, Jésus-Christ. Fig. Personne, chose qu'on affectionne, qu'on vénère par-dessus tout ; l'argent est le dieu des avares. Dieu merci, heureusement. Dieu sait, locution employée pour : l» renforcer une affirmation : Dieu sait si les enfants coûtent à élever; 2o renforcer une négation ; Dieu sait si je suis coupable ! 3» exprimer l'incertitude ; Dieu sait ce que nous réserve l'avenir ! Comme un dieu, très bien : chanter comme un dieu. Le bon Dieu. Spécialem. Eucharistie ; recevoir le bon Dieu ; Pour l'amour de Dieu, dans le but de plaire à Dieu, sans intérêt, gratuitement. Homme de Dieu, prêtre, saint homme. Comme pour l'amour de Dieu, de mauvaise grâce ou avec lésinerie. A Dieu ne plaise, expression dont on se sert pour marquer qu’on redoute un événement. Dieu vous bénisse, souhait que Ton adresse à une personne qui éternue. Le mot Dieu s'emploie soit seul, soit accompagné d'autres expressions, dans une foule de phrases exclamatives ou de jurons : Bon Dieu! mon Dieu! grand Dieu! juste Dieu ! jour de Dieu ! etc. Prov. : La voix du peupe est la voix de Dieu {Vox populi, vox Dei), la vérité est dans l'opinion publique. Chacun pour soi, Dieu pour tous, chacun doit veiller à ses Intérêts. L'homme propose et Dieu dispose, les entreprises humaines ont souvent une issue différente de ce que Ton prévoyait. Il y a un Dieu pour les ivrognes, il est rare qu'un homme ivre subisse les fâcheux incidents que comporte son état.

Dieu ( Traité de l'existence et des attributs de), ouvrage philosophique de Fénelon, inspiré par la philosophie cartésienne (1712). L’auteur y réunit l’éclat des descriptions à la subtilité de la dialectique.

Dieu et mon droit, mot d’ordre adopté par Richard I®'' à la bataille de Gisors, en 1198, et demeuré, sous sa forme française, la devise des rois d'Angleterre.

Dieu, poème de V. Hugo (composé de 1853 à 1855, publié en 1891) ; suite de symboles et de visions grandioses. C’est dans cette œuvre que se trouve le poème de la Goutte d'eau.

Dieux (De la nature des), traité philosophique de Cicéron, dédié à Brutus. C’est un exposé des diverses opinions des philosophes sur l’Etre suprême et la Providence, où Ton voit aux prises un épicurien, un stoïcien et un académicien.

Dieux et des Héros (Histoire des), série de fresques très célèbres en Allemagne, exécutées par P. de Cornélius à la glyptothèque de Munich.

Dieux (la Guerre des), poème de Pamy (1799), dont le sujet — la victoire du chi'istianisme sur le paganisme — est traité dans un esprit d'impiété et de corruption systématiques.

Dieux ont soif (Les), roman, par Anatole France (1912), où Tautcur a peint les terroristes de 1793, leur soif de sang, et la résignation de leurs victimes, dans des tableaux d'un art achevé.

dieudonné [do -né] n. m. Donné par Dieu. Surnom appliqué à des fils de prince, dont la naissance était regardée comme un présent du ciel.

Dieudonné I”

(saint), pape de 614 à 617.

Fête le 8 novembre. —

Dieudonné II, pape de 672 à 676.

Dieudonné (Jacques-Augustin), sculpteur français, né et m. à Paris (1795-1873) ; auteur d'excellents bas-reliefs. Il était G. Dieulafoy.

aussi graveur en médailles.

Dieulafoy (Georges), médecin français, né à Toulouse, m, à Paris (1839-1911) ; auteur de travaux éminents sur l’appendicite, le mal de Bright, ete.

Dieulafoy (Marcel- Auguste), ingénieur et archéologue français, frère du précédent, né à Toulouse, m. à Paris (1844- 1920j, a effectué d'heureuses fouilles en Susiane et découvert les palais de Darius et d'Artaxerxès . — Sa femme, Jeanne-Paule-Rachel Magre, née et m. à Toulouse (185i'1916), a pris part à ses explorations, et a écrit d’estimables mémoires d'archéologie.

Dieuleflt [/îj, ch.-l. de M- Dieulafoy.

O. (Drôme), arr. et à 29 kil.

de Montélimar ; 3.620 h. Eaux minérales ; moulineriesde soie, draperies. — Le cant. a IGcomm. et 9.490h.

Dieulouard, comm. de Meui'the-et-Moselle, arr. et à 21 kil. de Nancy, sur la Moselle ; 2.400 h. Hauts fourneaux, brasseries.

Dl6UZe, ch.-l. de c. de la Moselle, arr. et à 20 kil. de Château-Salins, sur laSeille et le canal des Salines ; 3.500 h. Ch. de f.

Patrie d’Edmond About.

diève n. f. (m. flam.)

Dépôt argileux, dans le nord de la France.

DiôZ \^di-èz'] (Frédéric), philologue allemand, né à Giessen, m. à Bonn (1794- 1876) ; auteur de travaux remarquables sur les lan-

fues romanes, notamment ‘un célèbre Dictionnaire étymologique des langues romanes et d'une Grammairedeslanguesromanes.

diffa [di-fa] n. f. F. Diez.

Nom donné par les Arabes

d'Algérie à la réception des hôtes de marque, accompagnée d'un repas.

diffaDiable [di-fa] adj. Qui peut être diffamé. diffaiDaDt [di-fa-man], 6 adj. Qui diffame : propos diffamants.

diffamateur, trice [dL/'a] adj. et n. Qui diffame : un libelle diffamateur.

diffamation [di-fa-ma-si-on] n. f. Action de diffamer : la diffamation est pujiie par la loi.

— Encycl. Dr. La loi punit, sous le nom de diffamation, toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur, à la considération d'une personne ou du corps auquel le fait est imputé. Toute expression outrageante, terme de mépris ou invective, qui ne renferme l'imputation d'aucun fait précis est une injure. (V. ce mot.)

La diffamation envers la magistrature, l’armée, les corps constitués et les administrations publiques est punie d'un emprisonnement de huit jours à un an et d’une amende de 100 à 3.000 francs. La diffamation commise envers les particuliers est punie d’un emprisonnement de cinq jours à six mois et d’une amende de 25 francs à 2.000 francs.

Ces dispositions ne sont applicables aux diffamations commises envers la mémoire des morts que dans le cas où les auteurs de ces diffamations auraient eu l’intention de porter atteinte à l’honneur ou à la considération des héritiers vivants.

La diffamation par carte postale est punie d’un emprisonnement de cinq jours à six mois et d'une amende de 25 francs à 3.000 francs, ou de Tune de ces deux peines seulement. Si la correspondance à découvert contient une injure, la peine est d'un emprisonnement de cinq jours à deux mois et d'une amende de 16 francs à 300 francs, ou de l’une de ces deux peines seulement.

Lorsqu’elle n'est pas publique, la diffamation est considérée comme une injure simple ; en ce cas, suivant la qualité de la personne diffamée et les circonstances, l’infraction est considérée comme contravention de simple police, ou comme délit.

diffaDiatoire [di-fa] adj. Se dit des écrits, des discours qui tendent à diffamer.

diffamé [di-fa] adj. m. Bios. Se dit du lion représenté sans queue.

diffamer [di-fa-mé] v. a. (lat. diffamare). Décrier, chercher à perdre de réputation ; diffamer un adversaire politique.

différé, e adj. Capital différé, somme qu'une compagnie s’engage à verser à l’assuré à une date fixe s’il est vivant, mais qui lui reste acquise s’il est décédé. (Au contraire, dans l'assurance à terme fixe, le capital est payable au terme convenu, que Tassui’é soit mort ou vivant.)

différemment [di-fé-ra-man] adv. D’une manière différente.

différence [di-fé-ran-se] n. f. (lat. differentia). Défaut de similitude ; manière d’être qui n’est pas la même : différence de fortune, d'âge. Excès d’une grandeur, d’une quantité sur une autre : 3 est la différence entre 5 et 7. Loc. prép. : A la différence de, différemment de. Ant. Analogie, ressemblance, similitude. Allus. littér. :

Des dieux que nous servons connais la différence.

"Vers de Voltaire, dans sa tragédie d'Alzire. (On le rappelle pour faire sentir la supériorité d’une opinion, d’une doctrine, etc.)

différenciation [di-fé-ran-si-a-si-on] n. f. Action de différencier. Résultat de cette action: la différenciation des espèces animales.

différencier [di-fé-ran-si-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Etablir une différence. Ant. Identifier, rapprocher.

différenciomètre [di-fé-ran] n. m. (de différence, et du gr. metro7i^ mesure). Instrument destiné à mesurer la différence de tirant d'eau.

différend [di-fé-ran] n. m. Débat, contestation ; les différends peu graves entre nations sont traités par l'arbitrage. Partager le différend, accorder les parties en prenant le moyen terme.

différent [di-fé-ran], © adj. Dissemblable. On passe par différents goûts En passant par différents âges :

Plaisir est le bonheur des fous,

Bonheur est le plaisir des sages.

Boufflers.

PI. Plusieurs: différentes perso7ines me Vont assuré. Ant. Analogue, semblable, similaire, identique.

différentiation [di-fé-ran-si-a-si-on] n. f. Math. Opération qui consiste à prendre la différentielle d une fonction.

différentiel, elle [di-fé-ran-si-èl, è-le] adj. Math. Qui procède par différences infiniment petites. Quantité différentielle, innniment petite. Calcul différentiel, calcul des quantités variables dans leur mode d'accroissement par différences infiniment petites.

Engrenage différentiel', mécanisme au moyen duquel on transmet à une roue Engrenage différentiel : R, roue calée dentée un mou- sur l’arbre A B ; — C, roue folle sur l’arvement composé, breA B ; — D, E, roues folles sur les axes équivalant à la respectifs et engrenant avec les roues R et somme où a lacj — F, rouefollesurTerbreABetrecsdifférence d e yaut le mouvement qui résulte des deux mouve- roues R et C.

ments. ( On dit

aussi substantiv. un différentiel.) N. f. Accroissement infiniment petit d une quantité variable. Différentielle d'une fonction, produit de la dérivée de la fonction par la différentielle de la variable.

différentier [di-fé-ran-si-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Math. Différentier une quantité variable, en prendre l'accroissement infiniment petit.

dlfferey [di-fé-ré] V. a. (lat. differre. — Se conj. comme accélérer.) Retarder, remettre à un autre temps ; différer une démarche. Prov. : Ce qui est ditfépé n’est pas perdu, parce que Ton a retaivlé l’exécution d’une chose, cela ne veut pas dire que Ton y a renoncé. Absolum. ; différer de partir. V. n. Etre différent. N’être pas du meme avis. Ant. Avancer, hâter, précipiter.

difficile [di-fi] adj. (lat. difficilis). Qui ne se fait qu'avec peine : travail difficile. Pénible, douloureux : le peintre Poussin eut des débuts difficiles. Fig. Peu agréable. Exigeant, peu facile à contenter :

DIF

DIG

goût difficile. Qui ne se comprend qu’avec peine : tei-te di/ficile. 'l'ionps difficiles, de calamité, de misère. N. m. Le difficile, chose, point difficile ; le difficile, c est de plaire. Ant. Facile, aisé.

difâcil6men.t [di-fi, man] adv. Avec difficulté, avec peine ; se mouvoir difficilement. Ant. Facilement, aisément.

difficiles uugæ. mots lat. signif. Des bagatelles laborieuses. Martial [Epigrammes, II, 8G) se moque des gens qui s'appliquent sérieusement à des enfantillages et suent à faire de l’esprit.

difficulté [di-fi.] n. f. (lat. difficultas). Ce qui rend une chose difficile : s’exprimer avec difficulté. Empêchement, obstacle : éprouver des difficultés.

Ne vous plaignez jamais de la difficulté;

Le succès suit toujours la bonne volonté.

Objection ; soulever une difficulté. Différend, contestation : avoir des difficultés avec quelqu'un. Ant. Facilité, aisance.

difficultiste [tts-<e] n. Personne qui cherche les difficultés pour se donner le plaisir de les vaincre.

difficultueusement [di-fi-kul-tu-eu-ze-man] adv. Avec difficulté. (Peu us.)

difficultueux, euse [di-fi-kul-tu-eû , cu-ze] adj. Qui fait des difficultés sur tout : esprit difficultueux. Plein de diffleultés ; travail difficultueux.

diffluence [di-flu-an-se] n. f. Etat de ce qui est diffluent : diffluence des humeurs.

diffluent \di-flu-an], e adJ. Qui se répand, qui s'épanche : engorgements diffluents.

diffluer [di-flu-é] v. n. (lat. diffluere). Se répandre, s’épancher de tous côtés.

difforme [di-for-mé] adj. (b. lat. difformîs). Qui manque d’ordre dans la disposition des parties : corps difforme. Défiguré, laid : la maladie avait rendu difforme le poète Scarron.

difformer [di-for-mé] v. a. Forme ancienne de DÉFORMER. Techii. Dénaturer la forme d'une monnaie, d’une médaille.

difformité [di-for] n. f. (de difforme). Défaut dans la forme, dans les proportions. Fig. Désordre moral ; vice, chose répugnante.

diffracter [di-frak-té] v. a. (du lat. diffractum, supin de diffringere, briser en divers sens). Opérer la diffraction de ; diffracter les rayons lumineux.

diffractif, i've [di-frak] adj. Qui peut produire la diffraction ; milieu diffractif.

diffraction [di-frak-si-on] n. f. (de diffracter). Déviation qu’éprouve la lumière en rasant les bords d'un corps opaque : Fresnel a expliqué la diffraction au moyen du principe des interférences.

ditt’ringent [di-frin-jan], e adj. Qui opère la diü'raction ; surface diffringente.

diffus, e [di-fu, u-ze] adj. (lat. diffusus). Verbeux, prolixe ; style diffus. Lumière diffuse, celle dont les rayons sont confusément réfléchis et ne projettent pas d'ombres nettes. Ant. Précis, concis, bref.

diffusément [di-fu-zé-man] adv. D'une manière diffuse. (Peu us.)

difftlSer [di-fUrZé] v. a. Rendre diffus ; le verre dépoli diffuse la lumière. Autom.'Pa.i'iieAe la chambre où s’effectue la pulvérisation de l'essence au sein du courant d'air.

diffuseur [di-fu-zeur] n. m. Appareil au moyen duquel on extrait le jus sucré de la betterave.

— Encycl. Les diffuseurs sont des rqeipients métalliques (en tôle et fonte), étanches et clos, dans lesquels on introduit les cossettes de betteraves, et que parcourt un courant d’eau chaude, qui va sénrichissant de plus en plus en sucre, tandis que, inversement, les cossettes s’appauvrissent et s’épuisent.

diffusibilité [di-fu-zi] n. f. Caractère de ce qui est diffusible.

diffusible [di-fu-zi-ble] adj. (de diffus). Susceptible de se répandre dans tous les sens.

diffusif [di-/“-zi/J, ive adj. (de d'iffus). Qm a la propriété de se répandre dans tous les sens.

diffusiomètre [di-fu-zï] n. m. (de diffusion. et du gr. metron, mesui-e). Instrument propre à mesurer la diffusion.

diffusion [dl-fu-zi-on] n. f. (lat. diffusio). Action par laquelle un fluide se répand : la diffusion de la vapeur d'eau dans V atmosphère. Distribution d'une substance dans l'organisme. Fig. Prolixité : la diffusion du style, d'un discours. Propagation ; diffusion des sciences, des connaissances. Ant. Concentration, centralisation, agglomération.

digamma n. m. sixième lettre de l’ancien alphabet grec : le digamma se retrouve dans les inscriptions éoliennes et correspond au v latin.

digastrique [g Aas-tri-/ce] adj. (du préf. di, et du lat. gaster. tri, estomac). Anat. Se dit d’un muscle du cou qui a deux portions renflées, digérable adj. Qui peut être digéré, digérer [ré] v. a. (lat. digerere. — Se conj. comme accélérer.) Faire la digestion : digérer péniblement son dfner. Mûrir par la réflexion. Fig. Souffrir patiemment : digérer un affront. Absolum. : bien, mal digérer. V. n. Cuire à petit feu.

Diges, comm. de l’Yonne, arr. et à 14 kil. d’Auxerre, sur le ruisseau de Varennes, sous-affluent de l'Yonne ; 1.450 h. Ch. de f. P.-L.-M. Ocre.

digesta ryès-lal n. m. pl. (mot lat. qui signif. choses digérées). Aliments digérés, par opposition aux aliments ingérés.

digeste [jès-te] n. m. (du lat. digestus, digéré). Réunion, en un corps de doctrine, de fragments décrits de jurisconsultes. Spécialem. Recueil des décisions des plus fameux jurisconsultes romains, composé par ordre de l'empereur Justinien.

— Encycl. Le Digeste de Justinien fut composé par seize juristes dirigés par Tribonien : il fut terminé en 533. Il contient des extraits de 39 jurisconsultes. Cet énorme répertoire a cinquante livres et sept parties.

digesté [jès-té\ n. m. Produit de la macération d'une substance médicinale dans un liquide approprié et soumis à une température élevée.

digesteur fj'ès-tettr] n. m. Vase métallique, hermétiq\iement clos, dans lequel on peut élever à Une haute température les liquides dans lesquels on met certaines substances à digérer.

digestibilité [jis-ti] n. f. Aptitude à être digéré ; la digestibilité des aliments est très variable.

— E.vcycl. La digestibilité d'une substance^ varie suivant son état physique (crue, cuite, h,ach'ée,'e<c.), et surtout dépend de sa composition chimique. Mais, pour un même aliment, il faut encore considérer la disposition individuelle. Aussi, dans les cas pathologiques, lorsque le médecin doit formuler un régime alimentaire, il ne pdut en indiquer que les grandes lignes et laisser au malade un choix plus précis. C'est ainsi que tel hyperchlorhydrique digérera du jambon et que ce même aliment causera une indigestion h un autre sujet. On étudie la digestibilité des aliments en les mettant en contact avec du suc gastrique et en dosant ensuite, par exemple, les peptones produits en une heure.

digestible [jés-ti-ble] adj. Qui peut être digéré.

digestif [jès-ft’/’], ive adj. Qui accélère la digestion ; liqueur digestive. Appareil digestif, ensemble des organes qui concourent à la digestion. N. m. ; Veau de Seltz est un digestif. Ant. Indigeste, lourd, pesant.

— Encycl. Anat. L’appareil digestif est l'ensemble des organes qui concourent à l'accomplissement de la digestion. Chez l’homme, il existe deux ouvertures ; l'une d’entrée, qui est la bouche, l'autre de sortie, qui est l'anus. Après la bouche se succèdent le pharynx, l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle et enfin le gros intestin, qui se termine à, l’anus. Chez certains animaux comme les ruminants, on distingue quatre parties à l'estomac ; la panse, le bonnet, le feuillet et la caillette. Chez les oiseaux, l’œsophage communique avec le jabot, puis le ventricule succenturié Ivii succède et, enfin, le gésier. Les diverses portions du tube digestif sécrètent des sucs particuliers, qui agissent sur les aliments et les rendent assimilables.

digestion [jés-ti-on] n. f. (lat. digestio). Elaboration des aliments dans l’estomac et l’intestin : aliment d'une digestion facile. Macération dans un liquide à haute température. Fig. Action de s’assimiler, d’élaborer. Visite de digestion, visite qu’il est d’usage de faire quelques jours après qu'on a mangé chez quelqu’un. Ant. Apepsio.

— Encycl, La digestion, qui a pour but final l’assimilation, comprend les actes qui s’accomplissent depuis l’ingestion des aliments jusqu'à leur passage dans le sang et le chyle. Les actes mécaniques sont : la préhension des aliments, la mastication et la dé¬

glutition. De la bouche où ils subissent l’action de la salive, les aliments arrivent par l'œsophage dans l'estomac, où ils subissent une première élaboration sous l'influence du suc gastrique. Ils passent ensuite dans l'intestin où, sous l'action des sécrétions biliaires et pancréatiques, ils sont transformés en chyle, lequel est absorbé par les parois intestinales. Les parties non élaborées, continuant leur chemin, arrivent au gros intestin pour être expulsées par la défécation.

digger [di-gheur] n. m. (m. angl. qui signif. fouilleur). En Australie, mineur qui exploite les gisements indiqués par les prospecteurs.

digital, e, aux adj.

(du lat. digitus, doigt). Qui a rapport au.x doigts : muscle digital. N. m. Champignon en forme de doigt.

digitale n. f. (du lat. digitus. doigt). Gem’e de scrofulariacées, dont les fleurs ont en général la forme d’un doigt de gant. Nom vulgaire des jeunes saumons.

— Encycl, On connaît dixhuit espèces de digitale, mais la plus connue est la digitale pourprée, dite encore gant de Notre-Dame, doigt de la Vierge, etc., à cause de la forme de sa corolle. C’est une plante qui peut atteindre 1 mètre de hauteur et qui habite les terrains siliceux. On emploie les feuilles sèches dans les maladies cardiaques. Elles constituent un diurétique très puissant, mais aussi très dangereux.

digitalé, g adj . Qui Digitale pourprée, ressemble à une digitale .

digitaline n. f. Principe actif de la digitale pourprée, utilisé en thérapeutique.

— Encycl. La digitaline cristallise en fines aiguilles ; elle constitue un toxique violent, qui arrête les mouvements du cœur. On l'utilise à la dose d’un quart de milligramme à un milligramme (pendant un temps très court), dans les troubles cardiaques.

digitalisation [zrt-,sî' on] n. f. Action d’introduire de la digitale dans l'organisme.

digitaliser [zé] v. a. introduire de la digitale dans l'organisme.

digitalose [Id-ze] n. f. Alcaloïde extrait de la digitale et voisin de la digitaline.

digitation [si-on] n. f. Division des muscles en forme de doigts. Marque analogue à l'impres.sion des doigts. Découpure des feuilles digitées.

digité, e adj. (du lat. digitus, doigt). Découpé en forme de doigts : feuille digitée.

digitifolié, e adj. Se dit des plantes dont les feuilles sont digitées.

digitiforme adj. (du lat. digitus, doigt, et de forme). En foi’me de doigt.

digitigrades n. m. pl. (du lat. digitus, doigt, et gradi, marcher). Grande famille de l’ordre des carnassiers, ainsi appelés parce qu'en marchant ces animaux appuient sur le sol l'extrémité de leurs doigts : tels sont les genres martre, chien, civette, hyène, chat. S. un digitigrade.

digitinerve ou digitinervé, e adj. Se dit des feuilles dont les nervures sont disposées comme les doigts de la main.

digitoplastie [plas-tï\ n. f. (du lat. digitus, doigt, et du gr. plastos, façonné). Opéi'ation chirurgicale ayant pour but de remplacer un doigt amputé.

Armes de Digne.’

diglyphe n. m. (du préf. di, et gr. gluphê, gravure). Console à deux cannelures en creux.

digue adj. (lat. dignus). Qui mérite, soit en bien, soit en mal ; digne de récompense, de punition. Digne homme, digne femme, personne honnête, honorable. Homme digne, femme digne, personne qui a un air de gravité, de retenue. Se dit des actes, de l’extérieur de cette personne : un maintien digne ; une conduite digne. Allus. hist. : Au plus digne. Les généraux d'Alexandre lui ayant demandé, à son lit de mort, à qui il laissait l’empire : « Au plus digne » , répondit-il . Ant.

Indigne.

Digne, ch.-l. dudép. des Basses- Alpes, entre le torrent des Eaux - Chaudes et la Bléone, affl. de la Durance.

Ch. de f. P.-L. M., à 764 kil.

S.-E. de Paris ; 7.320 h. (Dignois ou Diniens). Evêché. Draps, lainages, fruits secs et confits. A 2 kil., établissement thermal pour le traitement des affections rhumatismales. — L’arr. a 9 cant., 82 comm., 36.540 h. ; le cant. a 18 comm. et 10.400 h.

dignement [man] adv. (de digne). D’une manière convenable. Selon ce qu'on mérite : récompenser dignement. Ant. Indignement.

dignitaire [tè-re] n. m. Personnage revêtu d’une dignité ; les hauts dignitaires de l'Etat. Grands dignitaires de l'Empire, titulaires des six grandes dignités instituées par Napoléon I®'' : le grand électeur, l'archichancelier de l'Empire, l’archichancelier d'Etat, l'architrésorier, le connétable et le grand amiral.

dignité n. f. (lat. dignitas). Hautes fonctions, chai'ge ou titre éminent : la dignité épiscopale. Noblesse, gravité dans les manières : marcher avec dignité. Respect de soi-même : conduite sans dignité. Grandes dignités de VEmpire, v. dignitaire. Ant. Indignité.

Dignité [De la) et de l’accroissement des sciences, par Fr. Bacon. Traité philosophique où l'auteur passe en revue les connaissances humaines et les causes qui se sont opposées à leur progrès ; c'est un des premiers monuments de la science expérimentale (1605).

dignus est intrare, mots lat. signif. Il est digne d'entrer. Formule empruntée à la cérémonie burlesque du Malade imaginaire, de Molière, et qui s’emploie, toujours par plaisanterie, quand il s’agit d'admettre quelqu’un dans une corporation ou une société.

DigOin, ch.-l. de c. (Saône-et-Loire), arr. et à 25 kil. de Charolles, à la jonction du canal du Centre, de la Loire et du canal latéral ; 6.710 h. (Digoinais). Ch. de f. P.-L.-M. Chaux, plâtre, industrie céramique. — Le cant. a 6 comm. et 10.690 h.

digonn. m. (de diguer). Hampe de pavillon, que l'on attache au bout d'une vergue. Fer barbelé, ajusté au bout d'une perche pour harponner le poisson dans le sable.

digot [go] n. m. (de diguer). Instrument de fer, servant à retirer les coquillages du sable.

digramme n. m. (du gr. di, deux, et gramma, lettre). Double signe employé pour figurer une articulation unique, comme cl, pr, gn, etc.

digrapllie [f{] n. f. (du préf. di, et du gi-. graphè, écriture). Tenue de livres en partie double. Ant. Unigraphie.

digresser [grè-sé] v. n. Faii’e des digressions, digressif [grè-sif], ive adj. Qui consiste en digressions, qui fait digression. (Peu us.)

digression [grè-si-ozi] n. f. (lat. digressio ; do digredi, s’écarter de son chemin). Partie d'un discours, étrangère au sujet que l'on traite : tomber dans des digressions continuelles. Astron. Eloignement apparent d’une planète, par rapport au soleil. Eloignement d'une étoile par rapport à un point déterminé ; digression de la polaire.

digressivement [ grè-si-ve-man] adv. Par digression ; raconter digressivement une anecdote.

diguail [gha,l mil.] n.m. Grand fib t en forme de tramail et ayant une nasse à l’extrémité d'une manche. (On dit aussi digdiau, diguyau, diguiel, bire.)

digue [di-ghe] n. f. (flam. dijk). Chaussée pour contenir les eaux les digues de la Loire se nomment turcies. Fig. Obstacle : opposer des digues aux passions.

DIG

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