‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 63 sur 1225 · h. (Alforvillais · texte numérisé non relu

h. (Alforvillais

Alfours \four], peuple de la Malaisie, qui habite les Moluques, le plus souvent à l'état sauvage. Les

Alfours sont de taille éle- .

vée, dolichocéphales , d’un ““ '

brun foncé et très poilus. Ce sont des guerriers.

Alfred le Grand, roi anglo-saxon de Wessex. Après avoir conquis une partie de l’Angleterre sur les Danois, il se montra habile législateur, administrateur et protecteur des lettres. Il fonda l’université d'0.xford (849-901).

Alfred ( saint ) , évêque de Ilildesheim (Hanovre) au ix' siècle ; m. vers 869. Fête le 15 septembre.

Alfreton, ville d’Angleterre (Derby; ;

alganou n. m.

( b . 1 a t . arganum ) .

Chaîne qu’on mettait j . r- j

.r... J... • Alfred le Grand,

au COU des galériens

qui avaient la permission de circuler hors du bagne.

algarade n. f. (esp. algarada). Sortie, insulte brusque et bruyante contre quelqu'un : faire, essuyer une algarade.

Algardi (Alessandro), dit l' Algarde, sculpteur et architecte italien, né à Bologne, in. à Rome (1602- 1654); artiste d’une imagination fougueuse. Auteur d’un bas-relief à Saint-Pierre de Rome, dans le goût du Bernin : Saint Léon et Attila.

algaroth [rof] n. m. Oxychlorure d’antimoine précipité, émétique et purgatif, obtenu eu traitant le chlorure d'antimoine par l'eau distillée.

Algarotti (François), poète et critique italien ; ami de Voltaire, qui l’appelait le Cygne de Padoue, né à Venise, m. à Pise (1712-1764). Il vécut longtemps à la cour de Frédéric II.

Algarve, province la plus méridionale du Por- 'tugal; 255.000 h. (Algarves). Cap. Faro. Son nom, d’origine arabe (el Gfiarb, le Pays du couchant), lui vient d’un ancien royaume maure, dont Silves était la capitale.

Alga viennes [vi-é-ne] (Alpes), un des principaux massifs des Alpes septentrionales, au S.-E. du lac de Constance.

algazelle [zè-le] n. f. Variété d’antilope africaine blanche, que Ton trouve surtout en Egypte.

algèbre n. f. (ar. al-djebr). Science du calcul des grandeurs représentées par des lettres. Livre qui traite de cette science : acheter une algèbre.

— Encycl. L’algèbre, qui a pour but d’abréger et de généraliser la solution des questions relatives aux quantités, fut introduite en Europe, en 950, par les Arabes, qui en avaient puisé la connaissance dans les livres grecs et surtout dans Diophante d'Alexandrie, l’auteur du plus ancien traité d’algèbre connu fiv' s.). La connaissance de l’algèbre a été longtemps le patrimoine exclusif des savants. Veut-on, encore aujourd'hui, parler d’une chose difficile, inconnue à quelqu'un, on dit : C'est de l'algèbre pour lui.

algébrique adj. Qui tient â l'algèbre : formule, notation, équation algébrique.

algébriquement [ke-man] adv.D'une manière algébrique. Suivant les règles de l'algèbre ; résoudre un problème algébriquement.

algébriste [bris-té\ n. Qui connaît l’algèbre, l'enseigne. Qui fait des opérations d'algèbre.

Algénib n. m. Etoile secondaire, marquant l’angle inférieur à gauche du grand carré de Pégase.

Alger jé] (départ, d’), une des trois divisions de l'Algérie; préî. Alger ; sous-préf. Médéa. Miliana. Orléansville, Tizi-Ouzou ; 5 arr., 130 conim., 1.590. 300 h.; 19' corps d’armée, cours d’appel et archevêché à Alger. La colonisation européenne y est en plein essor: vigne, tabac, oranger, olivier, céréales, élevage du mouton et du cheval.

Dans le Sud, on exploite Talfa, le dattier, et on élève le chameau.

Alger, cap. de l’Algérie, ch.-l. du dép. d’Alger. Belle rade sur la Méditerranée ; à 800 kil. de Marseille ; 145.200 h.

(Algérois ou Algériens). Archevêché, université, cour d’appel.

Grand commerce de vins, céréales, alfa, dattes, fruits. En 1541, Charles-Quint essaya de s'emparer d’Alger, qui fut bombardé par Duquesne (1682), par d'Estrées (1688), et pris par l’armée française du général de Bourinont, après une série de combats qui durèrent une vingtaine de jours (1830). — L’arr. a 69 conun. de plein exercice et 417.700 h.

Armoiries d’Alger.

Algério [rf], colonie française du nord-ouest de l’Afrique; capit. Alger.

I. Géogr.yphie. L’Algérie est la principale des colonies françaises ; elle est limitée au N. par la Méditerranée, à TE. par la Tunisie, au S. par le Sahara, â TO. par le Maroc. Elle est divisée en 3 départ. ; Alger, Oran, Constantine; pop. 5.232.000 h. (Algériens) ; superf. 575.300 kilom. car. On y distingue 3 régions naturelles .- 1' le Tell, région des culture» céréales, vignobles, orangers, coton, oliviers), entre la Méditerranée et TAllas, parcourue par de nombreuses, mais peu importantes rivières, dont la principale est le Chéliff; 2» les hauts plateaux ou région de l'Atlas, secs, couverts de champs d'alfa, de pâturages maigres, et coupés de chotts ou lacs salés ; 3» le Sahara, dont la lisière algérienne est occupée par d'importantes oasis (Biskra, Laghouat), où vit le dattier. Climat relativement tempéré dans le Nord, très chaud dans le Sud. Productions minérales : cuivre, fer, plomb, zinc, sel gemme, marbres, phosphates. En échange de ces divers produits, qu’elle exporte surtout en France. l’Algérie importe des étoffes, des métaux, des charbons, machines, etc. La population comprend des Européens, des Kabyles, des Arabes, des Maures et des nègres. On y trouve le lion, la panthère. Thyène, le chacal, le mouflon, le bouquetin, la gazelle, l'antilope, le chameau, le cheval et tous les animaux domestiques.

II. Histoire. Occupée dès la plus haute antiquité par des Berbères, la partie de l'Afrique qui forme l'Algérie actuelle fut depuis le vi' siècle av. J.-C. sous la domination des Cartkagincis, puis, après

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