‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 630 sur 1225 · h. : le cant. Est a 8 comm. et 15.680 h. ; le cant · texte numérisé non relu

h. : le cant. Est a 8 comm. et 15.680 h. ; le cant

Ouest, 13 comm. et 16.290 h, dinanderie [rï\ n. f. (de Binant, v. de Belgique). Ustensile en cuivre jaune ouvré.

Armes de Dinan.

Encycl. La dinanderie comprenait aussi bien dos pièces de vaisselle, pots, plats, fontaines, que chandeliers. slatuqttes, etc. Cette industrie, surtout prospère au moyen âge. s'exerçait à Dinant, à Lyon, à Milan et dans certaines villes d'Allemagne.

dinandier [di-é] n. m. Ouvrier, fabricant ou marchand de dinanderie.

Dînant [nan], V. de Belgique (Namur), ch,-l. d’arr., sur la Meuse ; 7.600 h. (Dinantais). Situation pittoresque : beaux sites dans les environs. En 1466, Philippe de Bourgogne fit saccager la ville révoltée «t jeter 800 de ses habitants dans la Meuse. Tanneries, chaudronneries. L’armée allemande de von Hausen s’empara le 15 août 1914 de Dinant, que lui reprit aussitôt une brigade française, commandée par le colonel Pétain. Elle la reprit quelques jours plus tard (21 août) et en terrorisa tôt après la population par des massacres et des déportations.

dinar n. m. (du lat. denarius, denier). Ancienne unité de poids .arabe (1 drachme et demie). Monnaie d’or arabe, dont la valeur a varié. Monnaie serbe équivalant au franc.

Dinard-Saint-Enogat [nar-sin-té-no-gha], ch.-l. de c. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 4 kil. de Saint- Malo : 6.110 h. Ch. de f. Et. Port sur la Manche. Bains de mer (plage de sable). — Le cant. a 6 comm. et 15.230 h.

Dinariques (Alpes) ou Alpes Dalmates, •chaînes de monts calcaires, dans Tancienne lUyrie, qui courent parallèlement à la côte de l'Adriatique.

Dinarque, orateur grec du parti macédonien, né à Corinthe vers 360, m. à Athènes apres 292 av. ■J.-C. 11 ne reste de lui que trois discours, relatifs à l’affaire d'Harpale,

dînatolrG adj. Fam. Qui tient lieu de dîner : déjeuner dinatoire.

dinde n. f. (abrév. de poule d'Inde), l-’emclle du dindon. Fig. Femme sotte, niaise.

Dindenault [nô], personnage du Pantagruel de Rabelais, qui joue un rôle dans la scène des Moutons de Panurge.

dindon n. m. (de dinde). Genre d’oiseaux gallinacés de l'Amérique, au plumage bronzé ou doré, à la queue large et étalée, domestiqués depuis le

Dindons : A, domestique ; B, ocellé.

,x\T' siècle. Fig. Homme stupide. Loc. prov. : Etre le dindon de la farce, dans une affaire, être victime ou ridiculisé. Gourmand, bête, colère comme un dindon. très bête, très colère, etc. Allus. littér. : Le dindon de la fable, allusion à la fable de Florian le Singe qui montre la lanterne magique. Ce singe a oublié d éclairer sa lanterne, et les autres animaux ne voient rien :

— Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose. Mais, je ne sais pour quelle cause,

Je ne distingue pas très bien.

— ■ Encycl. Les dindons sont caractérisés par leur tête et le devant de leur cou dépourvus de plumes, mais recouverts d'expansions charnues (caroncules), colorées en rouge et bleu violacé. Le plumage est bronzé ou doré. On en connaît trois espèces. La variété domestique provient du meleagris gallopavo. originaire du Mexique, qui fut acclimaté en Europe au xvie siècle.

dlndonnade [do-na-de] n. f. Variole des dindons.

dindonneau [do-nô] n. m. Petit dindon, dindonner [do-né] v. a. l'am. Duper, mener comme un dindon : se laisse-r d ndonner.

dindonnler [do-ni-é], ère n. Gardeur, gardeuse de dindons. Adj. La gent dindonniére, les dindes et les dindons.

Dlndorf (Guillaume), philologue allemand, né et m. à Leipzig ;1802-1883) ; auteur de remarquables éditions des auteurs grecs. — Son frère, Louis- Auguste. né etm. à Leipzig (1805-1871), fut aussi un helléniste de valeur.

Dindyme, mont de Phrygie, où Ton célébrait les mystères de Cybèle, surnommée Dindyméne. dîné n. m. V. DÎNER.

dînée [né] n. f. Repas et dépense qu'on fait à dîner en voyageant. Lieu où Ton dine. (Vx.)

dinème adj. Zool. Qui est muni de deux filaments ou tentacules. N. m. Bot. Genre d'orchidées épidendrées, qui habitent l’Amérique centrale. Zool. Genre de méduses, comprenant des polypes qui se réunissent en colonies.

dîner né] v. n. (lat. disjejunare, cesser de jeûner). Prendre le repas du milieu de la journée, ou de la fin du jour, suivant les pays. Biner de, manger pour son dîner : dîner d'un pâté. Biner par cœur, ne pas dîner. Prov. : Quand Alexandre avait diné, il laissait dîner ses gens, il faut laisser aux domestiques le temps de manger à leur tour. S’il est riche, qu’il dîne deux fois, je me soucie fort peu de sa richesse. Il me semble que j’ai diné quand je le vois, il me répugne tellement que sa vue m’enlève tout appétit. Qui dort dîne, le sommeil tient lieu de nourriture. Qui s’attend à Técuelle d’autrui a souvent mal dîné, ne comptez pas sur les autres, ou vous serez souvent déçu. Allus. littér. :

Il dînait de Tautel et soupait du théâtre,

vers de Tépitaphe consacrée par le poète Charles Remi à Tabbé Pellegrin. On le rappelle au sujet des personnes se livrant à des occupations diverses qui semblent s’exclure Tune l'autre. V. amphitryon.

dîner [né] ou dîné n. m. Repas fait au milieu ou à la fin du jour. Particulièrem., repas d'apparat ; dîner de gala. Ce que Ton a mangé à dîner : avoir son dîner sur l'estomac. Société de personnes qui se réunissent de temps à autre pour prendre un repas en commun : le président du diner celtique.

dinem [né] n. f.Genre d'insectes diptères brachycères, comprenant des mouches allongées, dont une espèce est commune en France.

Dinet (Alphonse-Eticnne), peintre orientaliste français, né à Paris en 1861. A traité des scènes algériennes, de façon lumineuse et colorée.

dînette [nè-fe] n. f. Petit dîner que les enfants font ensemble , ou avec leur poupée.

Par ext., petit repas familier.

dîneur, euse

[eu-ze] n. Celui, celle qui est d'un dîner.

Amateur de dîners; gros mangeur.

Dingé, comm.

d'Ille-et-Vilaine.arr.

et à26 kil.de Rennes, non loindeTIllenaissante : 2.510 hab. Ch.

de f. Et.

dingo [gho] n.

m. Chien sauvage, qui habite l’Australie : le dingo est en voie de disparition.

dingo ou dingot [gho] adj. et n. (du patois lorrain dingot, félé,. Arg'. Fou. détraqué.

dinguer [ghé' v. n. .irg. Errer sans but. Envoyer dinguer, envoyer promener.

dining-car [daî-nin'g'-kar] n. m. (m. angl.). Wagon-restaurant.

Dinkas ou Denkas [(fm-âiîss], peuplade nègre. sur les deux rives du Nil Blanc, au S. du pays des Chillouks.

Dino (Dorothée de Coürlande, duchesse de Tali.eyrand-Périgord, duchesse de), nièce par alliance de Talleyrand, auprès de qui elle vécut ; elle a laissé d'intéressants Mémoires.

dinocéras [sé-rass] n. m. Genre de mammifères fossiles, comprenant des animaux gigantesques, dont la face portait six protubérances en forme de cornes.

Dinocrate, architecte macédonien, qui rebâtit le temple d’Ephèse incendié par Erostrate (iv' s. av. J.-C.).

Dinocrate, Messénien qui détacha ses concitoyens de la ligue Achéenne et fit mettre à mort Philopœmen ; m. en 182 av. J.-C.

dinocyon n. m. Genre éteint de mammifères carnassiers appartenant à la famille des canidés, et dont on trouve les débris dans le miocène : les dinocyons étaient de la taille d'un ours.

dinornis [ntss] n. m. Genre éteint d’oiseaux coureurs, qui atteignaient de tmétreà3niè-

très et demi Dinornis.

de hauteur.

d i n O sauriens

[S(3-rt'-m]n.ni.

pl. Ordre de i-eptiles fossiles, qui comprenait des animaux gigantesques, dont certains dépassaient 20 mètres de longueur : les dinosauriens vécurent aux époques ju rassique et créfiMée.S.un dinosaurien .

dinothérium [om’] n. m. Genre de mammifères proboscidiens, comprenant des formes gigantesques, fossiles dans le miocène.

Dinxperlo, v. des Pays-Bas (prov. de Gueldre), sur TAa ; 2.500 h.

diobole n. m. Monnaie , poids valant deux oboles, à Athènes.

diocésain, e [zin, è-ne] adj. et n. Qui concerne le diocèse ; qui est du diocèse : clergé diocésain.

diocèse [sè-ze] n. m. (gr. dioikesis). Chacune des quatoi'ze provinces de l’empire romain, au iv® s. Etendue de pays sous la juridiction d’un évêque ou d’un archevêque; le diocèse de Paris fut longtemps suffragant de l'archevêché de Sens.

— Éncycl. Le diocèse porte en général le nom de la ville où est le siège de Tévêque. La réunion de plusieurs diocèses suffragants forme une province ecclésiastique. Il y a dans toute l'Eglise catholique 1.100 diocèses environ. La France est partagée en 88 circonscriptions territoriales ecclésiastiques, dites diocèses, et administrées par 17 archevêques et 70 évêques suffragants, c’est-à-dire dépendant d'un archevêque. Il y a, en outre, un archevêque à Alger, de qui dépendent les deux évêques de Constantine et d'Oran, et un autre à Carthage (Tunis). Les diocèses correspondent en général, pour l’étendue territoriale, aux départements. Le siège épiscopal est ordinairement au chef-lieu du département (v. ARCHEVÊCHÉ); mais il est différent du chef-lieu, dans les dioeèses suivants :

Aire (iMndes).

Aix (Bouches-du-Rhône).

Autun (Saône-et-Loire). Bayeux (Calvados).

Bayonne (Basses- Pyrén.).

Beiley (Ain).

Cambrai (Nord).

Coutances (Manche).

Fréjus (Var).

Langres (Haute-Marne).

Luçon ( Vendée).

Meaux (Seine-et-Marne).

Moûtiers ISavoie).

Pamiers (.Aricgej.

Reims (Marne).

Saint-Claude (Jura).

Saint-Dié ( Vosges).

Saint-Flour (Cantal).

St-Jean-de-Maur (Savoie), Séez (Orne).

Sens ( Yonne).

Soissons (Aisne).

Verdun (Meuse).

Viviers (Ardèche).

Dioclès, médecin grec, né à Carystos (Eubée) [iii® s. av. J.-C.].

Dioclétien [si-fn], empereur romain, né près de Salone, en Dalmatie, en 245 ; il régna de 284 à 303, et mourut à Salone en 313. Fils d'un affranchi, il servit dans une légion, fut nommé consul par Aurélien et proclamé empereur à la mort de Numérien. Il se montra souverain actif, énergique et intelligent, mais autoritaire à l’excès. En 286, il s’associa Maximien et. en 292, il abandonna l'empire d’Occident à Constance Chlore et à Galère. Il organisa ainsi le système de la tétrarchie. (V. ce mot. '

Cédant aux instances de Galère, il persécuta les chrétiens, qui appelèrent la fin de son règne l'ère des martyrs. C’est sous son règne qu’eut lieu en Gaule la terrible révolte des Bagaudes (303-311 ■.

Dégoûté du pouvoir dans sa vieillesse, il abdiqua solennellement l’empire et se retira à Salone, où il montra autant de simplicité dans la vie privée qu'il avait déployé de despotisme à la tête du gouvernement. Il ne s'occupa plus que de son jardin et, comme on le sollicitait de ressaisir le pouvoir : «Venez à Salone, répondit-il, et vous apprendrez vousmême à apprécier le bonheur que je goûte en cultivant mes laitues. » Les allusions à cet épisode se font souvent par ces mots : Dioclétien à Salone, ou les laitues de Dioclétien.

Dioclétien.

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