DIO
DIP
Dioclétien ( ère de ) ou ère des Martyrs, ère dont l’origine remonte au 29 août 284 de l'èrc vulgaire ; cette date coïncide avec le commencement de l'année dans le calendrier copte, en usage en Egypte et en Ethiopie.
diodon. n. m. Faucon à bec bidenté. Sorte de cétacé dit aussi deux-dents. Genre de poissons des mers chaudes, arrondis, à épines érectiles, appelés vulgairement hérissons de mer.
Diodore de Sicile, historien grec du siècle d'Auguste, né à Agyrion ; auteur d'une très précieuse Bibliothèque historique, sorte d’histoire universelle.
Diodote, orateur athénien qui , pendant la guerre du Péloponèse, fit rapporter aux Athéniens le décret qui ordonnait le massacre des Mityléniens.
diœcie [di-é-sï\ n. f. (du préf. di, et du gr. oikos, maison). Bot. Etat d’une plante dioïque.
Diogène d’Apollonie , philosophe grec de l'école ionienne (v» s. av. J.-C.) ; il trouvait dans l’air le principe des choses.
Diogène le Cynique, philosophe grec, né ii Sinope (413-323 av. J.-C.). La sagesse, selon lui, consiste à vivre conformément à la nature, en méprisant les richesses et les conventions sociales. Son nom a passé dans la langue pour désigner un homme d’un esprit caustique, qui vit sobrement et dédaigne toutes les convenances. Il marchait pieds nus en toute saison, dormait sous les portiques des temples enveloppé dans son unique manteau et ayant pour logis habituel un tonneau, qui devint populaire dans toute la Grèce. Alexandre, à Corinthe, lui ayant demandé s’il désirait quelque chose ; « Oui. répondit le Cynique, que tu t’ôtes de mon soleil. « [Y. Ai,ex,4ndre.) Tout le monde connaît cette charmante histoire de l’enfant qu’il aperçut un jour buvant à une fontaine dans le creux de sa main :
n Cet enfant m'apprend, s’écria-t-il, que je conserve encore du superflu », et il brisa l’écuelle dans laquelle il avait l’habitude de boire. Un autre jour, il assistait à une leçon du sceptique Zenon, qui niait le mouvement. Pour répondre au sophiste, il se leva et se mit à marcher. Platon ayant défini rhomme « un animal à deux pieds, sans plumes », Diogène jeta au milieu du cercle de ses auditeurs un coq plumé, en s’écriant : Voilà l'homme de Platon ! Mais le souvenir le pUts populaire qu'il ait laissé est celui de la lanterne. Il professait un si profond dédain pour l'humanité tout entière qu’on le rencontra un jour, en plein midi, . dans les rues d'Athènes, une lanterne à la main et répondant à ceux qui lui demandaient la raison de celte bizarrerie ; « Je chei’Che un homme. »
Diogène, d’après une peinture antique.
Diogène jetant son écuelle, tableau de Poussin (Louvre) ; (v. p. 084). — de Salvator Rosa (musée de l’Ermitage); — de Karel Dujardin (Dresde). — Biogène cherchant un homme, tableau de Jordaens (Dresde) ; — - tableau de l’école de Rubens (Louvre).
Diogène Laërce oudeLaërte, historien grec, né à Laërte, en Cilicie ; auteur d’une biographie des philosophes, compilation sans critique, mais dans laquelle il nous a conservé de précieux renseignements et des citations utiles sur les principales doctrines de l’antiquité (me s. av. J.-C.).
diogéniser v. a. (de Diogène n, pr.). Rendre cynique. ’V. n. P’aire le cynique.
dlogénisnie [nis-me] n. m. (de Diogène). Cynisme comparable à celui de Diogène.
dloggot OU diogot [gho] n. m. (m. russe). Huile provenant de l’écorce de bouleau distillée. (Syn. de déout.)
dioïque [o-i-Zce] adj. (du préf. di, et du gr. oikos, maison). Se dit des plantes qui ont les fleurs mâles et les fleurs femelles sur des pieds séparés.
Diolas ouDioulas, nom donné, dans l’Afrique occidentale, aux marchands indigènes qui ne cessent de parcourir les différentes régions de ce pays et qui sont tous de race sarakolé (ou soninké).
Diomède, roi fabuleux de Thrace. célèbre par sa cruauté. Il nourrissait ses chevaux de chair humaine ; mais Hercule le leur donna lui-même en pâture, après l’avoir vaincu.
Diomède, roi d’Argos. fils de Tydée et l’un des héros de la guerre de Troie, où il accomplit une foule d’exploits, grâce à la protection de Minerve. Comme il combattait contre Enée, il blessa dans les ténèbres Vénus, qui venait protéger son fils en l’enveloppant d’un nuage. (Iliade.)
Dion Chrysostome, célèbre rhéteur grec du i^r siècle de notre ère, protégé par Vespasien et par Trajan, mais exilé par Dioclétien.
Il a laissé quatre- vingts ouvrages. rr, .. ,
Il a défendu le stoïcisme avec lypedioia. une éloquence vigoureuse , quelquefois un peu déclamatoire.
Dion de Syracuse, disciple de Platon, qui gouverna Syracuse, après avoir chassé son neveu Denys le Jeune, de 357 à 354 av. J.-C. S’étant attiré par son despotisme la haine des Syracusains, il fut assassiné par Callippe, le chef de la démocratie.
Dion Cassius [wssj, historien, né à Nicée (Bithynie), vers l'an 155. Il composa en grec une Histoire romaine, écrite dans un style élégant et d’une réelle valeur.
Dione, nymphe, fille d'Uranus et de la Terre ou de l’Océan et de Téthys. Elle fut aimée de Jupiter, dont elle eut Vénus.
dionéô \né] n. f. Genre de plantes carnivores, de la famille des droséracées, dont les feuilles, en se repliant, emprisonnent les insectes qui s’y posent.
— Encycl. La dionée est une petite herbe vivace des tourbières de l’Amérique du Nord, qui se rencontre dans presque toutes les serres tempérées. Les feuilles, au moindre contact, se contractent et emprisonnent entre leurs deux lobes foliaires les
insectes qui les frôlent; les acides sécrétés par ces feuilles digèrent l'animal, et la plante absorbe le résidu. Quelques jours plus tard, la feuille s’ouvre de nouveau, prête à servir encore de piège.
DiOïlis [mss] (PieiTC), médecin et anatomiste français, né et m. à Paris (1073- 1718).
Dionis du Séjour
(Pierre-Achille), astronome et jurisconsulte français, né à Paris, mort à Angerville (1734-1794).
dionysiaque \zi-a-ke] adj. Qui concerne B'acchus :
culte, fête dionysiaque.
dionysiaques [zi-ake] ou diony sies n. f. pi.
Fêtes célébrées en Grèce en l'honneur de Dionysos ou Bacchus : le théâtre grec est sorti des dionysiaques. ninnjA
— Enoycl Les fêtes dionysiaques étaient soit des fêtes champêtres, soit des fêtes d'initiés ou mystères. Elles se célébraient dans toute la Grèce. A Athènes, on distinguait les petites dionysies ou dionysies champêtres, fête des dîmes, et les grandes dionysies ou dionysies urbaines. Celles-ci duraient six jours et s’accompagnaient de représentations dramatiques.
Dionysiaques (les), poème épique, composé par Nonnos de Panopolis (Egypte), vers le milieu du vs siècle, en l’honneur de Dionysos ; écrit avec imagination et élégance.
dionysies n. f. pi. V . DYONYSIAQt'ES.
Dionysos [zoss], nom grec de Bacchus.
Diophante, mathématicien grec, né à Alexandrie vers 32S de notre ère. On lui attribue souvent l’invention de l'algèbre.
diopside n. m. silicate naturel de calcium avec fer et manganèse.
dioptase \pta-ze] n. f. Silicate hydraté naturel de cuivre.
dioptre n. m. et quelquef. fém. ( gr. dioptron). Pinnule avec ouvei'ture traversée par un fil. Appareil muni de pinnules.
dioptrie (plrfj n. f. (de dioptrique). Physiq. Unité de convergence des lentilles ou des systèmes optiques.
— Encycl. La dioptrie est la puissance d'une lentille qui a une distance focale de 1 m. (ahrév. S) ; la puissance d’une lentille ayant une distance \
focale f est -j dioptries. Communément, on évalue
en dioptries le degré de myopie ou de presbytie, ce degré cori’cspondant à la courbure, concave ou convexe, des verres de lunettes.
dioptrique adj. (gr. dioptrikos; de diôrân, voir au travers). Qui se rapporte à la dioptrique : instrument dioj)îrique. N. f. Partie de la physique s’occupant de 1 action des milieux sur la lumière qui les traverse en se réfractant.
Dioptrique (la), ouvrage de Descartes, étude sur la construction des lunettes, dont le succès fut prodigieux en Europe (1637).
diorama n. m. (du gr. dia, h travers, et orama, vue). Tableau ou ensemble de vues peintes sur des toiles de grande dimension, que l’on soumet à des jeux d'éclairage, tandis que le spectateur est dans l’obscurité.
dioramiqu© adj. Qui a rapport au diorama.
diorit© n. f. Roche d'origine éruptive, composée de feldspath et d’amphibole.
dioritine n. f. Roche basique, d’origine éruptive.
DioSCor©, patriarche d’Alexandrie, déposé par le concile de Chalcédoine et exilé par l'empereur Marcien comme partisan d’Eutychès, à Gangres, où il mourut en 454.
dioscoréacées [os-fco, sé] n. f. pl. Famille de monocotylédones, comprenant des plantes des pays chauds et tempérés et dont certaines espèces possèdent un tubercule souterrain riche en fécule (igname). S. une dioscoréacée.
dioSCOrée [s/co-rJ] n. f. Genre de plantes monocotylédones, plus communément appelées ignames. V. IGNAME.
Dioscoride Pedanius, médecin grec du lor siècle de notre ère; auteur d'un grand traité Sur la matière médicale.
DiOSCUreS (c’est-à-dire enfants de Jupiter), surnom de Castor et de Pollux. {Myth.)
Dioscures {les) , idylle célèbre de Théocrite, sorte de petite épopée en l'honneur de Castor et de Pollux.
DiOSCUrias [os-lf«-n’-ass], V. de l’ancienne Colchide, où débarquèrent, dit-on, les Argonautes.
diosniD n. m. Genre de plantes de la famille des rutaoées, originaires du Cap, et dont une espèce (diosma uniftora) est cultivée dans les jardins.
diospyracées [os-pi, ,sé] n. f. pl. Famille de dicotylédones gamopétales, comprenant des arbres et des arbustes des régions tropicales et dont le plaqueminier est le type. S. une diospyracée.
diospyre [os-pi-™] ou diospyros [os-pi-ross] n. m. Bot. Nom scientifique du plaqueminier.
DiOU, comm. de l’Ailier, arr. et à 32 kil. de Moulins, entre la Loire et le canal latéral; 1.610 h. Ch. de f. P.-L.-M. Abbaye cistercienne de Sept-Fonts.
dipétale adj. Bot. Se dit d’une corolle à deux pétales.
diphasé [zé], e adj. Physiq. V. polyphasé. Diphile, poète comique grec, appartenant à la comédie nouvelle, né à Sinope, et contemporain de Ménandre. Plaute lui a emprunté le sujet de plusieurs comédies. Térence l’a imité dans les Adelphes. diphOSgène n. m. Chim. Syn. de surpai.ite. diphtère n. f. Genre d’insectes lépidoptères nocturnes, comprenant des noctuelles dont une espèce {diphtère Orion), nommée vulgairement aorilü.re, vit sur le chêne.
diphtérie [ri] n. f. (du gr. diphthera, membrane). Maladie contagieuse, caractérisée par la
I production de fausses membranes sur les muqueuses, notamment à la gorge : le croup est la propagation de la diphtérie au larynx.
— Encycl. La diphtérie est une maladie contagieuse, due à un bacille spécial découvert par Klebs en 1883 et cultivé pour la première fois par Lôffler. Cette maladie est caractérisée : 1“ par la formation de fausses membranes molles et grisâtres ; 2“ par des phénomènes d'intoxication, dus aux poisons microbiens. La diphtérie, qui peut se développer sur toutes les muqueuses, apparaît principalement sous forme d’angine. Les fausses membranes peuvent envahir le pharynx, le voile du palais, les fosses nasales et, quand elles s’étendent jusqu’au lai’ynx, elles constituent le croup. Behring découvrit en 1890 un sérum antitoxique, dont Roux, en 1894, indiqua la préparation sûre et méthodique.
Le traitement consiste, dès le diagnostic établi, à faire sous le peau de i’abdomen des injections souscutanées de sérum de Roux. La quantité varie avec l'âge du malade et la gravité de la maladie. En outre, on fait gargariser le malade avec de l’eau horiquée, sans toucher aux fausses membranes ; en cas de croup, on pratiquera le tubage, c’est-à-dire qu’on introduira dans le larynx un tuDe spécial qui empêchera son obstruction, ou on fera l’opération delà trachéi>tomie. Bien entendu, l’on soutiendra les forces du malade.
— Omith. Il existe une diphtérie aviaire, caractérisée également par la production de fausses membranes, mais dont l’origine est attribuée à l’action d'un virus filtrant.
diphtérique adj. Qui tient à la diphtérie ; angine diphtérique. N. : un, une diphtérique. (On dit
aussi DIPHTÉRITIQUE.)
diphtéroïde [ro-i-de] adj. (du gr. diphthera, peau, et eidos, forme). Qui al’apparenee d’une fausse membrane : altération diphtéroïde.
diphtongaison [yhè-zon\ n. f. Action de se diphtonguer.
diphtongal, e, aux adj. Qui forme diphtongue : syllabe diphtongale.
diphtongue [non-ghe\ n. f. (du gr. dis, deux, et phthoggos, son). Réunion de deux sons entendus distinctement, mais d’une seule émission de voix, comme ui, ieu, ien, ion, dans lui, pieu, lien, pion.
diphtonguer ou diphthonguer [fton-ghé] V. a. Paire devenir diphtongue, donner la valeur d’une diphtongue à. Se diphtonguer v. pr. Prendre la valeur d'une diphtongue.
diple n. f. (du gr. diploos, double). Signe paléographique ayant la forme d’un 'V couché ( < ), employé dans les manuscrits, où il indique les passages empruntés à l’Ecriture ou les passages douteux.
diplégio [yf] n. f. (du préf. di, et du gr. plêgê, choc). Paralysie des membres, s’étendant aux deux côtés du corps.
diplex [plèksV^ adj. et n. m. Se dit d’un système de transmission de deux dépêches télégraphiques, simultanément dans le même sens, et par le même fil.
diplOCOque n. m. Microbe constitué par deux coocus accolés : le gonocoque est un diptocoque.
diplodocus [kuss] n. m. Genre de reptiles dinosauriens, fossilés dans le jurassique supérieur du Colorado et du Wyoming: les diplodocus dépassaient parfois S3 mètres de longueur.
diploè n. m. (du gr. diploè, chose double). Anat. Réunion de deux lames osseuses compactes, formant la surface interne et externe du crâne ; le diploè est traversé par de nombreuses veines.
diploèdre n. m. (du gr. dijiloos, double, et edra. baseï Nom générique des cristaux formés par deux rhomboèdres.
diploédrique adj. Qui a la forme d’un, diploèdre.
diplogénèse [nè-ze] n. f. (du gr. diploos. dou- - ble, et genesis. génération). Monstruosité caractérisée par la réunion de deux fœtus en un seul corps.
diplographe n. m. (du gr. diploos, double, et grapkein, écrire). Appareil avec lequel on peut faire à la fois deux copies sur des feuilles de papier différentes. Machine imprimant à la fois les caraclères ordinaires elles signes en relief à l’usage des aveugles, diploïque [plo-i-ke] adj. Relatif au diploè. diplomate n. m. (du gr. diplôma, atos, diplôme). Celui qui est chargé d’une fonction diplomatique : Talleyrand fut un habile diplomate. 'Versé dans la diplomatie. Par anal. Personne circonspecte, adroite. Adjectiv. : ministre diplomate.
diplomatie [.sf] n. f. (de diplomate). Science des intérêts, des rapports et des négociations entre les Etats. Corps, carrière diplomatique: entrer dans la diplomatie. Par anal. Conduite prudente, adresse, ruse : en toute affaire, il faut quelque diplomatie.
diplomatique adj. Qui a rapport à la diplomatie. Fig. Mystérieux: air diplomatique. Corps diplomatique, ensemble des représentants des puissances étrangères auprès d’un gouvernement.
diplomatique adj. Relatif aux diplômes, N. f. Science qui s'occupe de l’étude des diplômes, chartes et autres documents officiels.
— Encycl. La diplomatique, qu’il ne faut pas confondre avec la « diplomatie », est la science qui a pour but l’étude des chartes, ou diplômes, que nous légua le moyen âge. Tandis que la paléographie a pour but de déchiffrer les écrits et ne s'attache par conséquent qu’à la lettre, la diplomatique étudie l’esprit des documents, c’est-à-dire leur âge, leur authenticité, leur véracité , leur valeur relative comme documents historiques, etc.
diplomatiquement [ke-man] adv. D’une manière diplomatique.
diplomàtiser [ti-zé] v. n. User de diplonialie. diplomatiste ftis-te] n. Personne versée dans la diplomatie.
diplôme n. m. (du gr. diplôma, chose pliée en deux). Pièce officielle, établissant un privilège: déchiffrer des diplômes. Titre délivré par un corp.s. une faculté, etc., pour constater la dignité, le degré conféré au récipiendaire : diplôme de bachelier. Diplôme d'études supérieures, certificat délivré par les facultés et constatant la haute culture scientifique des candidats déjà licenciés, mais se destinant à l'agrégation. Chim. Vase à deux parois entre lesquelles on introduit de l’eau, de manière à pouvoir chauffer au bain-marie ce qui est placé dans le récipient intérieur.
DIP
diplômé, e adj. et n. Se dit d'une personne pourvue d'un diplôme t architecie diiilômé.
diplômor [mé] v. a. Décerner un diplôme à : diplômer un candidat.
diplopllOIlie n. f. (du gx. diploos, double, et phôné, voix). Emission bitonale de la voix, due à la tension inégale des deux cordes vocales.
diplopie [pî\ n. f. (du gr. diploos. double, et ôps. opos, œil). Trouble du sens de la vue, qui fait voir doubles les objets.
dlploptère adj. (du gr. diploos, double, et pteron, aile). Qui a des ailes doubles.
diplosis [ziss] n. f. Genre d'insectes diptères némocères gallicoles d'Europe, dont certaines espèces s'attaquent aux céréales.
diôlostémouo adj. (du gr. diploos, double, et stèmon, étamine). Bot. Se dit d'un androcée et, par ext., d'une fleur et d'une plante dont le nombre des étamines est double de celui des sépales ou des pétales.
diplostome n. m. Genre de vers trématodes, dont la plupart des espèces vivent en parasites dans le tube digestif des oiseaux aquatiques.
dijineuste adj. (du préf. di, et et du gr. pneuein, respirer). Hist. nat. Qui possède à la fois des branchies et des poumons.
dipnoïques \pno-i-ké] n. m. pl. Sous-classe de poissons appelés aussi pneumobr anches, qui respirent à la fois par des branchies et des poumons : le lépidosirène est un dipnolque.
dipode adj. (du préf. di, et du gr. pous. podos, pied). Qui a deux membres ou deux organes analogues à des pieds.
dipodie [d£] n. f. {dedipode). En métrique, assemblage de deux pieds : dipodie trochalque.
Dippel (Jean-Conrad), médecin allemand, né à Frankenstein, près de Darmstadt, m. au château de Wittgenstein(1673-i734).Il découvrit le bleu de Prusse.
dipsacées ou dipsacacées [sé] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales, comprenant des herbes annuelles ou vivaces de la région tempérée : la cardêre est une dipsacée ou dipsacacée.
dipsade n. f. et dipsas [psoss] n. m. (du gr. dipsa, soif). Suivant les Anciens, serpent venimeux, dont la morsure causait une soif mortelle. Longue couleuvre d'arbre de la Malaisie, de TInde et de l'Afrique tropicale.
dipsomane [pso] n. et adj. Qui est atteint de dipsomanie. (On dit aussi dipsomaniaque.)
dipsomanie [ni] n. f. (du gi'. dipsa, soif, et mania, folie).
Tendance maladive à boire sans cesse.
diptère adj. fdu préf. di, et du gr. pteron, aile). Se dit d'un édifice antique, caractérisé par un portique se développant sur le pourtour, avec une double rangée de colonnes : le temple d'Artémis, à Ephese, était diptère.
N. m. : un diptère.
diptère adj. (du préf. di, et du gr. pteron, aile). Qui a deux ailes. N. m. pl. Ordre d'insectes comprenant les mouches, cousins, etc., munis de deux ailes, et est apte à sucer. S. un diptère.
Plan d’un diptère, dont la bouche
Encycl. Les diptères sont des insectes à métamorphoses complètes ; leurs larves, vermiformes, se transforment en chrysalides, d'où sort l'animal adulte. Quelques diptères, comme les puces, ne possèdent pas d'ailes. La vie des diptères est fort variable ; ils vivent dans les fleurs, dans des matières animales en décomposition, ou sucent le sang des vertébrés. On en connaît un nombre considérable d'espèces, dé toutes les régions du globe ; beaucoup sont nuisibles à l'homme (mouches, cousins, moustiques, qui véhi-
Diptères : 1. Mouche à viande ; 9. Sa larve ; 3. Sa nymphe ; 4. Taon ; 5. Cousin ; 6. Puce ; 7. Sa larve.
culent les germes morbides), aux animaux (taons, hypodermes , œstres) , aux plantes (anthomyie, mouches de l'asperge, de l'olivier, cécidomyies, etc.), diptérique adj. Archit, anc, Syn. de diptère. diptéroesrpe n. m. Genre d’arbres de l’Asie tropicale et de l'Océanie, dont le fruit contient deux grains comestibles.
diptérocarpéés [pi] n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones dialypétales, comprenant de grands arbres des régions tropicales, et dont le genre diptérocarpe est le type. S. une diptérocarpée.
diptérologie [yf] n. f. (de diptère, et du gr. logos, traité). Partie de l'histoire naturelle, qui se ra^orte aux insectes diptères.
diptérologique adj. Qui a rapport à la diptérologie.
,*^iptyque [pti-âe] n. m. (du préf. di, et du gr.
Romains, se disait de tablettes doubles se refermant comme un livre, et garnies intérieurement d'une couche de cire sur laquelle on écrivait avec un stylet. Tableau, bas relief recouvert d im volet à charnière, également peint ou sculpté ; peindre un diptgque. V. triptyque.
dires, n. f. Genre d'arbrisseaux, comprenant une seule espèce qui croît dans les marais de l'Amérique
Diptyque en ivoire (l’Annonciation, la Naissance du Christ, l’Adoration, la Mort du Christ) [Louvre],
du Nord et qu’on appelle « bois de cuir » ; l'écorce de dirca sert à faire des cordages.
Dircé, femme de Lycus, mise à mort par les fils d’Antiope, qu'elle avait maltraités: ils l’attachèrent aux cornes d'un taureau sauvage, qui mit son corps en pièces. Bacchus la changea en fontaine. La mort de Dircé est représentée dans le groupe antique appelé le Taureau Farnèse.
dire v. a. (lat. dicere. — Je dis, nous disons, vous dites, ils disent. Je disais. Je dis. Je dirai. Je | dirais. Bis, disons, dites. Que je dise. Que je disse. I Disant. Dit, e.) Exprimer au moyen de la parole, et, par ext., exprimer par écrit ; dire son opinion. Réciter : dire sa leçon. Déclamer : ce comédien dit à merveille. Ordonner; je vous dis de vous taire. Prédire ; dire la bonne aventure. Célébrer : dire la messe. Objecter, critiquer: trouver à dire. Manifester, être la marque de : son visage disait ses souffrances passées. Fig. Le cœur me le dit, j’en ai le pressentiment. Si le cœur vous en dit, si vous en avez envie. Cela va sans dire, cela est tout naturel.
On dit, le bruit court que. Dit-on, d'après le bruit qui court. On dirait, on aurait dit, il semb'.e, il semblerait. Cest comme qui dir-ai'I, c'est l’équivalent de. Pour ainsi dire, en qUelque façon. Il dit, elle dit, s’emploie pour marquer la fin d'un discours et une action qui suit: elle dit, et fondit en larmes. J'ai dit, indique la fin d’un discours. Que dis-je, annonce que Ton va énoncer quelque chose de plus fort, de plus exact, etc., que ce qui précède. Qui dirait? Qui aurait dit? Comment croirait-on, aurait-on pu croire ? Qui vous dit que ? Comment êtesvous sûr que ? Il n'y a pas à dire, cela est inévitable, certain. Vouloir dire, signifier. Avoir beau dire, parler en vain. Je ne vous le fais pas dire, vous l’avouez vous-même. Je ne vous V envoie pas dire, je vous déclare cela en face. C'est-à-dire, c'est-à-dire que, ce nesL pas à dire que loc. conj. qui s'emploient pour expliquer en d'autres termes ce qui vient d'être dit. Ledit, ladite, locutions employées en style de procédure pour exprimer que la personne (homme ou femme) nommée a déjà été désignée. Peov. et i.oc. PROV. : Comme dit l’autre, comme dit quelqu’un dont on ne sait pas ou dont on ne veut pas dire le nom.
On sait ce que parler veut dire, je comprends votre vraie pensée sans m’arrêter au sens apparent des paroles. Je l’irai dire à Rome, c'est une chose si invraisemblable, si absurde, que, si elle se réalisait, je consentirais à faire une chose très pénible, comme Tétait le voyage à Rome. Il ne dit mot, mais il n’en pense pas moins, malgré son silence, il n’est pas insensible à ce qui se dit ou se fait. « On dit " est un sot, les bruits publiés sont souvent absurdes. Qui ne dit mot consent, dans certaines circonstances, garder le silence, c’est avouer ou accepter. Aldus, littér. : ’Quoi qu’on die, expression tirée du sonnet sur la fièvre de la princesse Uranie (Molière, Femmes saunntes, III, 2). Insignifiante, elle fait cependant se pâmer d’aise les précieuses, et elle est restée comme l’expression d'un enthousiasme ridicule. Je ne dis pas cela, mots qu’ Alceste répète à trois reprises, quand Oronte le somme de déclarer si ses vers sont mauvais. (Molière, le Misanthrope, I, 2.) Ils expriment l'embarras d’un honnête homme qui a une réponse déplaisante à donner et qui, malgré sa franchise, ne veut point la faire crûment. Le maître l’a dit, v. magister dixit.
Se dire v. pr. Dire à soi-même. Se prétendre : il se dit sage.
dire n. m. (infin. pris substantiv.). Ce qu’une personne dit : au dire de chacun. Déclaration juridique ; le dire des experts. Pièce de procédure signifiée d’avoué à avoué, contenant les moyens et défenses des parties. Loc. prépos. : Au dire de, d'après l'affirmation de.
direct {rèkt], e adj. (lat. directus). Droit, sans détour : le canal de Sues est la voie la plus directe d'Europe en extrême Orient. Immédiat : rapport direct. Qui a lieu de père en fils : ligne directe. Complément direct, mot (nom, pronom, verbe à l’infinitif) sur lequel tombe directement l'action exprimée par le verbe : Richelieu abaissa les grands ; V orgueilleux se flatte ; je veux partir. Proposition complétive directe, celle qui, dans la phrase, remplit le rôle de complément direct : les Aitbiens ignoraient que la terre tourne. Discours direct, discours mis dans la bouche de la personne à qui il est attribué. Ch. def. 2'rain' direct, celui qui dessert moins de stations qu'un train omnibus. (V. contributions.) Action directe, recours à la force préconisé par les syndicalistes révolutionnaires préférablement à l’action constitutionnelle aidée par l’Etat. N. m. Boxe. Coup porté par une détente brusque du bras : un direct du droit. Ant. indirect, détourné.
directement [rék-te-man] adv. D’une manière directe : aller directement de Paris à Londres. Sans intermédiaire ; s'adresser directement à quelqu'un. Ant. Indirectement.
directeur^ trice rréâ] n. (lat. director. trix).
Qui est à la tête d'une administration, d'un établissement, etc. : le directeur d'un théâtre. Chacun des cinq membres du Directoire, en France : les Direc-