DIX
Divine Comédie ( la) , poème épique de Dante Alifjiiieri, composé de 130(1 à 1318. Ce poème, l une des plus hautes conceptions de l'espnt humain, est divisé en trois parties : t Enfer, le Purgatoire et le Paradis, et renferme toutes le.s idées, toute la philosophie du moyen âge. C'est le récit figuré d'un voyage de Dante conduit par 'Virgile, puis par Beatrix, dans le monde d’au delà. Dans les différents cercles de l'Enfer, représenté comme un vaste entonnoir et dont il déci'it les supplices avec une grande variété, le poète rencontre tous les grands criminels, et aussi ses adversaires politiques. Le Purijatoire, figuré comme une montagne, est le théâtre de scènes d'une grâce infinie. Au Paradis, où les bienheureux forment autour de Dieu comme une immense rose mystique, Dante rencontre les saints et les illustres penseurs. Ce poème, empreint de sublimité et de grande\ir, semé d'épisodes gracieux ou terribles et de peintui-es saisissantes, est d'un style admirable ; il a créé la poésie et même la langue italiennes.
divinement [man] adv. Par la vertu divine. Fig. A la perfection : exécuter divinement un morceau.
divinis (a) loc. lat. employée en droit canon , quand l'autorité ecclésiastique interdit à un prêtre la célébration des choses divines , c'est-à-dire des fonctions de son ordre : être suspendu a divinis.
divinisation [ca-st-on] n. f. Action de diviniser ; la divinisation de la matière.
diviniser [zé] v. a. Reconnaître pour divin : beaucoup de demi-dievzc de V antiquité ne sont que des ho7}i))ies divinisés ; Rome divinisait ses empereurs morts. Parext., exalter.
^ divinité n. f. (lat. divinitas). Essence, nature divine : la divinité du Verbe. Dieu lui-même (dans ce sens, prend une majuscule) : honorer la Divinité. Personne, chose qu'on adore. Femme d'une rare beauté. PI. Dieux et déesses du paganisme.
Divion, comm. du Pas-de - Calais , arr. et à 12 kil. de Béthune, sur un sous-affluent de la Lys ; 4.080 h. Houille.
divis [t)î], e adj. (lat. divisus). Partagé, divisé (usité seulement par opposition a indivis). N. m. Etat d’un bien partagé entre plusieurs propriétaires. Loc. adv. : Par divis, après partage. Ant. Indivis.
divisant [vi-zan], e adj. Qui divise.
divise [vi-ze] n. f. Blas. Fasce réduite à la moitié de sa largeur ordinaire.
divisément [zé-man'] adv. Dr. Séparément. (Vx.) Ant. Indivisément, solidairement.
diviser [vi-zé] v. a. (lat. dividere). Séparer par parties ; diviser un bien. Considérer par parties séparées ; diviser une question. Aritlim. Partager en parties égales. Fig. Désunir, semer la discorde : l'intérêt divise les hommes. Aldus, hist. : Diviser pour régner, v. divide ut reones. Ant. Multiplier, réunir.
diviseur [vi-zeur] n. m. Nombre par lequel on en divise un autre, appelé « dividende ». Nombre qui en divise un autre exactement. Cornmun diviseur, nombre qui en divise exactement plusieure autres ; 5 est un commun diviseur de 15 et de êO. Plus grand commun diviseur, le plus grand de tous les communs diviseurs à plusieurs nombres donnés : 15 est le plus grand commun diviseur de 30 et de 45. Ant. Dividende. Adj. : nombre diviseur. Système diviseur, procédé de vidange consistant à obtenir la séparation des matières fécales liquides de celles qui sont solides.
— Encyol. Arithm. Un nombre peut avoir plusieurs diviseurs : ainsi, 12 a pour diviseurs 2, 3. 4. G; lorsqu'un nombre n'a comme diviseur que lui-même et l’unité, il est dit premier. Les diviseurs premiers ou facteurs premiers d’un nombre sont les nombres premiers qui le divisent exactement ; 12 a pour facteurs premiers 2 et 3. On appelle diviseur commun de plusieurs nombres un nombre qui est diviseur de chacun d’eux. Pour obtenir le plus grand commun diviseur entre plusieurs nombres, on commence par décomposer ceux-ci en leurs facteurs premiers, puis on fait le produit de tous les facteurs premiers communs, chacun d’eux étant affecté du plus petit des exposants qu’il a dans les décompositions.
divisibilité [vi-z{] n. f. (Jualité de ce qui peut être divisé : la divisibilité d'un nombre. Divisibilité de la matière, propriété de la matière d'être divisible en parties de plus en plus petites. Ant. Indivisibilité.
— Encycl. Arithm. Les caractères simples auxquels on peut reconnaître qu’un nombre est divisible par un autre s'appellent caractères de divisibilité. Un nombre est divisible par 2, quand le chiffre de ses unités est 0 ou un chififre pair.
Un nombre est divisible par 3, quand la somme de ses chiffres pris dans leurs valeurs absolues est ellemême divisible par 3.
Un nombre est divisible .par 4, quand le nombre formé par ses deux derniers chiffres à droite est luimême divisible par 4.
Un nombre est divisible par 5, quand le chiffre de ses unités est 5 ou 0.
Un nombre est divisible par 9, quand la somme de ses chiffres pris dans leurs valeurs absolues est ellemême divisible par 9.
Un nombre est divisible par il. quand la différence entre la somme de ses chiffres de rang impair à partir de la droite et la somme des chiffres de rang pair est 0, 11 ou un multiple de 11.
— Physig. La divisibilité des corps est une propriété^ générale de la matière : certains corps peuvent être divisés en parties d’une ténuité extrême ; ainsi, un grain de carmin, quantité de matière h peine visible, communique sa couleur à une quantité d eau dix millions de fois plus volumineuse.
On n'admet pas, cependant, que la matière soit divisible à l'infini ; mais, et cette hypothèse a surtout pour but la commodité des théories, on admet que les corps, quels qu’ils soient, sont formés par le groupement d'éléments indivisibles, atomes ou molécules, sur lesquels agissent les forces physicochimiques.
divisible [ui-2t-6ie] adj. Qui peut être divisé. liombre divisible par un autre, qui peut être divisé exactement par lui. Ant. Indivisible.
ditrisiblement [xi-ite-man] adv. D'une façon divisible. ,Peu us.)
di'Visif vi-zif . i'Ve adj. Qui concerne la division : des propriétés divisives. Qui sert à tenir des parties écartées : bandage divisif.
di'Vision (li-onl n. f. (lat. divisio). Action de diviser. Partie d'un tout ainsi divisé, .irithm. Opération par laquelle on partage une quantité en un certain nombre de parties égales. .Milit. Corps composé d’au moins deux brigades : itn corps d'armée comprend deux divisions. .)Iur. l’artie d'une escadre. Adnim. Itéunion de plusieurs bureaux sous la direction d'un chef appelé chef de division. Rhétor. Action de partager en plusieurs points la matière d'un discours. big. Désunion, discorde : setner la division. Division du travail, partage du travail, de façon que chaque ouvrier ait la même besogne à faire constamment. Division des pouvoirs, séparation effective des pouvoirs législatif exécutif et judiciaire. Ant. Multiplication.
— Encycl. Arithm. La division des nombres entiers est une opération ayant pour but, connaissant le produit de deux facteurs et 1 un de ces facteurs, de trouver l'autre ; le produit connu est appelé dividende, le facteur connu diviseur. Le résultat de l'opération est appelé quotietit. .Si l'opération est possible, on dit que la division se fait exactement, et alors le dividende est le produit du diviseur par le quotient; si la division ne se fait pas exactement, on appelle quotient le plus grand nombre dont le produit par le diviseur puisse se retrancher du dividende, et la différence entre le dividende et le dernier produit est appelée reste de la division : ce nombre est inférieur au diviseur. On indique une division par le signe : ; la division de A par B, que l’on énonce : A di-
visé par B, s'indique ainsi : A ; B, ou encore p. Pour
faire la preuve de la division, on multiplie le diviseur par le quotient; au produit on ajoute le reste, et l'on doit retrouver le dividende.
Dans la division des fractions, on cherche une fraction (quotient) qui, multipliée par la fraction diviseur, donne comme produit la fraction dividende ; on obtient ce quotient en multipliant la fraction dividende par la fraction diviseur renversée.
— Milit. La division est l'unité de combat par excellence ; elle comprend la réunion de deux brigades d'infanterie, une cavalerie et une artillerie divisionnaires et un état-major. Elle est commandée par un général do division. Un certain nombre de régiments de cavalerie, de toute nature, sont également groupés en divisions, dites quelquefois indépendantes parce qu’elles ne participent pas à l’organisation des corps d'armée sur le territoire desquels elles sont stationnées : elles sont rattachées aux armées constituées à la mobilisation, et elles sont destinées à remplir des missions spéciales.
di’Visionnaire ïvi-zi-o-nè-re] adj. Qui ressortit à la division : cavalerie divisionnaire. Monnaie divisionnaire, monnaie d'argent, d'une valeur inférieure à la pièce de cinq francs. N. m. Général de division.
ditrisionniste [zi-o-nis-te] n. m. Peintre qui divise les tons en procédant par touches .séparées sous forme de raies parallèles.
divisoire [vi-zoi-re] adj. Qui sépare, qui forme la séparation : ligne divisoire.
Divitiac [si-nA;], druide éduen. qui fut envoyé par ses compatriotes en mission à Rome, pour demander du secours contre les Séquanais, les Arvernes et les Suèves, et servit constamment d'interprète à César et à ses légions.
divitisme [(îs-me] n. m. (du lat. dires, itis, riche). Itxtrême richesse : le divitisme des milliardaires américains.
Divonne-les-Bains, comm. de l’Ain, arr.
et à 8 kil. de Gex; 1.630 h. ( üivonnais). Ch. de f. P.-L.-M. Eaux minérales froides. Etablissement hydrothérapique.
divorce n. m. (lat. divorlium). Rupture légale du mariage civil : le divorce est prononcé par le tribunal de première instance. Fig. Rupture volontaire : faire divorce avec le monde.
— Encyol. Dr. Le code civil prévoit trois causes de divorce ; 1» l'adultère de l’un des époux; 2“ les excès, sévices ou injures graves de l’un d'eux envers l'autre ; 3“ la condamnation de l’un des époux à une peine afflictive et infamante.
Les maladies, infirmités, même la démence entraînant des excès, ne peuvent motiver une demande en divorce.
Le premier acte de la procédure est une requête rédigée par un avoué. L'époux qui veut former une demande en divorce présente, en personne, sa requête au président du tribunal. Celui-ci s'efforce de concilier les parties. S'il n'y réussit pas, il autorise le demandeur à assigner devant le tribunal compétent, qui est celui du défendeur. Il est alors statué provisoirement sur la résidence de l'époux demandeur, sur la garde provisoire des enfants, sur la remise des effets personnels, sur la demande d'aliments. etc.
La cause est instruite et jugée dans la forme ordinaire, le ministère public entendu. Les débats sont publics, mais leur reproduction par la voie de la presse est interdite, sous peine d'une amende de lüu à 2.000 francs ; d'ailleurs, le huis clos peut être ordonné.
Le tribunal, s'il prononce le divorce, statue définitivement sur la garde des enfants et la pension alimentaire ; il commet un notaire pour procéder à la liquidation de la communauté conjugale et des reprises.
Le jugement est transcrit sur les registres de l'état civil du lieu où le mariage a été célébré. Mention est faite de ce jugement ou arrêt en marge de l’acte de mariage.
Le jugement dûment transcrit remonte, quant à ses effets entre époux, au jour de la demande, mais il n'a effet qu'à partir de la transcription. Jusque-là, l’adultère des époux est punissable, et les incapacités qui frappent la femme mariée subsistent entièrement.
L'action en divorce s’éteint : l» par la réconciliation des èpou.x survenue, soit depuis les faits allégués dans la demande, soit depuis cette demande ; 20 par le décès de l'un des époux, survenu avant que le jugement soit devenu irrévocable par la transcription sur les registres de l’état civil.
Les époux divorcés ne peuvent plus se réunir si l'un ou l’autre a, postérieurement au divorce, contracté un nouveau mariage suivi d'un second divorce.
Ia femme divorcée peut se remarier aussitôt après la transcription, pourvu qu'il se soit écoulé trois; cents jours après le premier jugement rendu dans la cause.
L'époux contre lequel le divorce a été prononcé perd tous les avantages que l’autre époux lui avaitfaits soit par contrat de mariage, soit depuis le mariage.
Chacun des époux reprend l’usage de son nom.
Les enfants sont confiés à l'époux qui a obtenu le divorce, à moins que le tribunal, sur la demande de la famille ou du ministère public, n'ordonne, pour le plus grand avantage des enfants, que tous ou quelques-uns d’eux seront confiés aux soins soit de 1 autre époux, soit d'une tierce personne. Le père ou la mère qui détournerait l’enfant des mains de ceux auxquels la garde a été confiée serait puni de un mois à un an d'emprisonnement et de 16 francs à 5.000 francs d’amende.
Sous réserve du droit de garde, qui peut être attribué à la mère, la puissance paternelle est maintenue dans ses autres prérogatives (émancipation des enfants, consentement à leur mariage, etc.).
Lorsque la séparation de corps a duré trois ans, le jugement peut être converti en jugement de divorce, sur la demande de l'un des époux.
Divorce (un), roman par P. Bourget (1904), qui illustre, par des scènes fortes et pathétiques et avecun louable souci d’impartialité, la thèse chrétienne de l’indissolubilité du mariage. P. Bourget a tiré de son roman une pièce en trois actes, en collaboration avec A. Cuny (1908).
ditrorcer [sél v. n. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il divorça, nous divorçons.) Faire divorce (dans ce sens, suivi d’un complément, ce verbe exige la locution prépos. d’avec) ; divorcer d'avec son épouse. Fig. Rompre avec : divorcer avec le bon sens.
(du lat. divellere, supin>
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Divorçons, comédie en trois actes de 'V. Sardou et E. de Najac (1880). Pour triompher des scrupules de Mm® Desprunelles, Adhémar, qui la courtise, lui fait croire que la loi sur le divorce vient d'être .votée. Mais le mari, qui a découvert la ruse, feint d'entrer dans les vues de sa femme et d’Adhémar. Le divorce est décidé ; aussitôt le mari se révèle sous un jour nouveau,"et Desprunelles, reconquise, abandonne Adhémar.
divulgateur, trice [gha] adj. et n. Qui divulgue ; un divulgateur ; signe divulgateur.
divulgation [gha-si-on] n. f. Action de divulguer ; la divulgation d'un secret.
divulguer [ghé] v. a. (lat. divulgare; de vulgus, peuple). Rendre public ce qui était ignoré : divulguer un secret. Ant. Cacher, dissimuder.
divulser [vul-sé\ v. a.
divulsum , arracher). Séparer vio- 1 e m m e n t , ai-racher. ;Peu us.)
divulsion
n. f. (de divulser).
Arrachement.
dix [(iiss ; diz devant une voyelle ou un h muet, di devant une consonne ou un h aspiré) adj. num. ;iat. decem). Nombre composé de neuf plus un. Dixième ; Léon dix. N. m. : le dix du mois; le chiff re dix ; le dix de cœur ; etc.
Dix (conseil des). V. conseil.
Dix-Août 1792 (journée du.). V. Août 1792. dix-en— dix n. m. Papier de mise en carte, dans la mécanique Jacquard.
dix-huit [di-zu-it'\ adj. num. Dix et huit. Dixhuitième : Louis dix-huit. N. m.
Le dix-huitième jour du mois.
Dix-huit brumaire. V.BRUMAIRE Dix-huit fructidor. ’V. früc tidor.
dix-huitième \di-zu-ï\ adj.
num. ord. Qui vient après le dixseptième. N. ; être le, la dix-huitième. N. m. La di.x-huilième partie. N. f. Au piquet, série de huit cartes de même couleur, de l’as au sept. Mus. Intervalle de dix-huit degrés diatoniques, composé d'une double octave et d'une quarte.
dix-huitièmement [di-zu-i, man] adv. En dix-huitième lieu.
Les dix (cartes).
!-mâ
Dix-huitiéme.
dixi mot lat. signif. J’ai dit. Formule par laquelle on terminait autrefois l’exposé de ses preuves, un raisonne- ^
ment, un plaidoyer, etc. | jr*
dixièmo [zi-è-me] adj. num. ty. Ixf ord. Qui suit le neuvième. N. : «J ^ être le, la dixième. N. m. La dixième Dixiéme, partie. Mus. Intervalle de dix degrés diatoniques. (C’est le redoublement de la tierce à l’octave supérieure.)
dixièmemeRt [zî-è-me-mani adv. En dixième partie.
Dix mille (retraite des), retour en Grèce des dix mille Grecs qui avaient combattu à Cunaxa pour Cyrus le Jeune, en 401 av. J.-C. Cette héroïque retraite s’effectua sous la conduite de Cléarque et, après l'assassinat de celui-ci par Tissapherne, sous celle de Xénophon, qui s’en est fait l’historien dans son Anabase. Elle eut un grand retentissement dans le monde grec et prépara l'expédition d'Alexandre.
Dixmon.t [di-mon], comm. de l’Yonne, arr. et à 15 kil. de Joigny, sur le Saint-Ange, affl. de l'Y’onno ; 1.2C0 h.
Dixmude [diks-mu-de], v. de Belgique (Flandre- Occidentale). sur l’Yser ; 3.630 h. Pendant la première bataille des Flandres, lors de la bataille de l'Yser, Dixmude a été, de la part des Allemands, l’objet d'attaques nombreuses et acharnées. Défendue d'abord par les Belges, puis par les fusiliers marins que commandait le contre-amiral Ronarc'h, cette ville a énergiquement résisté du 14 octobre au 10 novembre 1914. Prise à cette dernière date par les Allemands, elle a été perdue par eux au cours de la deuxième bataille de Belgique, durant la bataille des Crêtes de Flandre 29 sept. 1918).
dix-neuf diz-neuf' devant une consonne, dizncuv devant une voyelle ou un h muet] adj. num. Dix et neuf. Dix-neuvième : page dix-neuf. N. m. Le dix-neuvième jour du mois.