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Dix-neuviéme.
dix-neuvième [diz] adj. num. ord. Qui vient Après le dix-huitième. N. : être /e, la dix-neuvième. N. m. La dix-neu- Tième partie. Mus. Intervalle de -dix-neuf degrés diatoniques ou de deux octaves et d’une quinte.
dix-neuvièmement [diz ■man] adv. En dix-neuvième lieu.
Dixon (George), navigateur anglais (175B-1800), qui fit partie de la seconde expédition de Cook.
Dixon (William Ilepworth)', littérateur et publiciste anglais, né dans le comté d’York, m. à Londres (1821-1879) ; auteur de la. Nouvelle Amérique.
dix-sept [dis-sèf’] adj. num. Dix et sept. Dixseptième : tome dix-sept. N. m. Le dix-septième jour du mois.
dix-septième [dü-sé-ti-è-me] adj. num. ord. Qui vient après le seizième. N. : être le, la dix-septième. N. m. La dix-septième partie. N. f. Mus. Intervalle de dix-sept -degrés diatoniques ou de deux oc-
Dix-septième.
taves et d'une tierce. Au piquet, suite de sept cartes de même couleur, de l’as au huit, ou du roi au sept.
dix-septièmement [dis-sè-fi, man] adv. En dix-septième lieu.
dixtuor [diks-tu-or] n. m. Composition musicale écrite pour dix parties concertantes.
dizain Izin] n. m. Stance, strophe composée de dix vers : Mèllin de Saint-Gelais fit souvent usage du dizain; en voici un exemple :
Un charlatan disait en plein marché Qu’il muntrerait le diable à tout le monde ;
Si [ainsi] n’y eut nul, tant fût-il empêché,
Qui ne courût pour voir l’esprit immonde.
Lors, une bourse assez large et profonde Il leur déploie et leur dit : « Gens de bien, Ouvrez vos yeux, voyez, y a-t-il rien ?
— Non, dit quelqu’un des plus prés regardants.
— Et c’est, dit-il, le diable, voyez-vous bien. Ouvrir sa bourse et ne rien voir dedans ».
Portion de chapelet composée de dix grains, qui devint au xvie siècle un objet de parure pour les dames. Dix jeux de cartes dans un paquet.
dizaine [zè~ne] n. f. Total composé de dix. Dix cn-ttiron : une dizaine d'années. Sous la monarchie franque, subdivision du comté. Autref., subdivision des seize quartiers de Paris. Dizain de chapelet : les dernières dizaines du rosaire.
dizainier [zè-ni-é] ou dizenier [ze-ni-é] n. m. Anciennem., chef municipal d'une dizaine, subdivision de quai'tier.
diZ63<U [zd] n. m. (de dix). Tas de gerbes au nombre de dix, relevées et appuyées l’une contre l’autre.
Dizfoul, ville de Perse (Khouzistan), sur le Dizfoul, tributaire du Tigre ; 2B.000 h.
Dizy-le-Gros, comm. de l’Aisne, arr. et à 30 kil. de Laon ; 1.300 h. Ch. de f. Carrières.
Dizy-Magenta, comm. de la Marne, arr. et à 24 kil. de Reims ; 3.300 h. t^ins estimés. A moitié détruit au cours de la Grande Guerre.
Djabalpour ou Jabalpour, v. de l’inde (Provinces-Centrales), sur la Nerbuddah ; 90.000 h.
Djafuapatam [tam'], v. et port de l’ile Velligamo, au N. de Ceylan; 43.000 h. Riz, coton, tabac.
n j aggernat [djagh-ghèr-naf] , J aggemath ou mieux Pouri, place forte de l’Inde anglaise, sur le golfe du Bengale, et la plus célèbre des cités religieuses de l’Inde ; 20.000 h. On afflue à sa grande pagode de tous les points de l’Asie, et l’on n’évalue pas à moins d’un million le nombre de pèlerins qui se rendent aux deux grandes fêtes annuelles de Djaggernat. Dans ces solennités, les brahmes promènent en grande pompe l’énorme char qui porte la statue du dieu. Autrefois, des pèlerins se jetaient volontairement sous les roues de ce char.
djaïn ou djaïna n.m. Sectateur du dja'inisme. djaïnisme [i-nis-me] n. m. Religion de l’Inde, dont l’origine est attribuée à Richabha, qu’on donne comme une incarnation de 'Vichnou. (Le djaïnisme admet la renaissance des âmes qui, par leurs mérites, peuvent arriver à la béatitude du nirvana.)
Djaïpour ou Djeïpour (angi. Jaipur),v.
de l’Hindoustan (Radjpoutana) ; 137.000 h., capit. de la principauté de Djaïpour, qui compte 2.660.000 h.
Djalandar, v. [de rinde anglaise (Pendjab); 70.000 h.
Djâmi (Nour-eddin abd-ur-Rahman), poète persan, né à Djam (1414 1492),auteur de Youssouf et Zuleikha, et surtout de Medjnoun etLeila, roman en vers.
Djammou, ville de rinde anglaise, chef-iieu d’une principauté sikh ; 34.000 h.
DjatS, population agricole du Pendjab, qui pratique encore aujourd’hui la polyandrie. — S. un Djat.
djebel [djé-bèl] n. m. Mot arabe qui signifie montagne, et qui entre dans la composition de certains noms géographiques de l’Afrique du Nord.
djebiras [ross] n.m. (m. ar.). Sorte de gibecière en cuir, que les cavaliers algériens et marocains portent suspendue à la selle.
Djeddab ou Djiddab, v. d’Arabie (Iledj.az), port sur la mer Rouge ; 25.000 h. Port médiocre, mais qui est l’escale maritime de La Mecque.
Djédi ou Djeddi (oued), rivière de l’Algérie méridionale, tributaire du chott Melghir. Djeïpour. Géogr. y. Djaïpour.
Djelal-ed-DÏn-Roumi, célèbre poète soufi de Perse, né à Balkh, m. à Koniah (1195-1274) ; auteur du Mesnevi, immense poème philosophique, Djelfa, comm. d'Algérie, arr. et à 330 kil. d’Alger; 2.570 h. Vignes.
dj6llRba> [djèl] n. f. Sorte de blouse des Marocains, tombant plus bas que les genoux, avec manches et capuchon.
Djem ou Djim ou Zizim, flls de Mahomet II (1459-1495). Il se révolta contre son frère Bajazet, et mourut en exil en France.
djOUlâa [djè] n. f. En Kabylie, conseil des notables dans chaque douar, sous la présidence du caïd.
Djemna ou Djumna (la), rivière de l'IIindoustan, affl. dr. du Gange. Elle sort de l’Ilimalaya, arrose Delhi, Agra, Allaliabad; cours 1.375 kil.
Djenné ou Dienné, v. de l’Afrique-Occldentale française (Ilaut-Sénégal-Niger), sur le Bani, affl. du Niger ; 10.000 h. Ce fut la capitale de l’empire songhaï. Grand commerce. Chef-lieu de cercle.
Djerba ou Djerbèh, ile de Tunisie, à rentrée du golfe de Gabès ; 40.000 h. [Üjerbiotes). Pêcheries d’éponges, corail, etc.
djerid [djé-rid] n. m. Nom arabe d’une course à cheval, pendant laquelle les cavaliers lancent en l’air un javelot. Ce javelot luimême.
Djerid
(CHOTT el-), vaste chott du Sahara tunisien. Formé de trois cuvettes principales, il est situé à 16 m.
au-dessus du niveau de la mer. C’est sur Djerme d’Alexandrie,
la foi de calculs erronés que le commandant Roudaire conçut le projet de créer une mer intérieure à cet endroit. Tout autour du chott, l’exploitation des nappes artésiennes a permis de créer de florissantes oasis.
djerme [djèr-me] n. f. Petit bâtiment qui navigue sur la côte d’Alexandrie et sur le Nil.
Djézirèb [ré] (Al-), nom que les Turcs donnent à l’ancienne Mésopotamie.
Djézirèh.-ibn-Omar, v. du Kurdistan, sur le Tig;re ; 9.000 h.
..Dj ezzar (c’est-à-dire le Boucher), surnom d’AHMED, pacha de Saint-Jean d’Acre, né en Bosnie de parents chrétiens (1733-1804). Il soutint en 1799 un long siège contre Bonaparte, qui ne put emporter la ville.
Djibouti, V. et port français de l'Afrique orientale, sur le golfe d’Aden, capitale du protectorat de la Côte française des Somalis ; 6.000 h. Excellente rade.
Djidjelli, v. de l’Algérie (Constantine), arr. de Bougie, port sur la Méditerranée ; 6.400 h. La ville fut prise par le duo de Beaufort, en 1664.
Djibâugir, empereur du Delhi, flls et successeur d’Akbar, m. en 1627.
djîu ou djiUR n. m. Dans le bouddhisme japonais, génie ou divinité de classe inférieure, comprenant les dieux de i’atmosphère ou du monde terrestre.
djiUU [djin’] n. m. Nom que les Arabes donnent à des êtres, bienfaisants ou malfaisants, supérieurs aux hommes, inférieurs aux anges.
Djodpour, V. de l'Inde (Radjpoutana) ; 60.000 h. Commerce important.
Djokjokarta, v. de l’île de Java; 58.000 h.
Djurdjura ou Jurjura, chaîne de montagnes d’Algérie (départ. d’Alger), qui entoure la Grande-Kabylie. Le pic Lalla-Khedidja s’y élève à 2.308 mètres.
dl, abréviation de décilitre.
dm, abréviation de décimètre. (On écrit dm’ ou dmq pour décimètre carré, et dm’ ou dm» pour décimètre cube.)
D. M., sigle qui est l'abréviation de Dis manibus.
Dmitri ou Dimitri, forme slave de Démé- TRius. Parmi les princes qui ont porté ce nom, citons : Dmitri Ivanovitch, tsarévitch russe, flls d’Ivan l’V, dernier descendant de la race de Rurik (1581-1591), assassiné, croit-on, par le régent Boris Godounov. Il a été placé par l’Eglise russe au nombre de ses martyrs. Au début du xvtie siècle, plusieurs aventuriers se firent passer pour le flls d’Ivan IV (les faux Dmitri) : l’un deux succéda même à Boris Godounov, mais ne se maintint qu'un an sur le trône (1606).
Dmitrief (Radko), général russe, d’origine bulgare, né à Grodez en 1859. Commanda la 3« armée russe en 1914-1915, prit Przemysl et fut chargé de défendre le front Riga-Dunamunde. Il passe pour avoir été assassiné par les bolchevistes en 1919.
Dniéper [pér] ou Dniepr (le), fleuve de la Russie, ancien Borysthène. Il naît au plateau de Valdaï, reçoit, cnü’e autres affluents notables, le Pripet et la Desna, arrose Smolensk, Mohilev, Kiev, lékatérinoslav, Kherson, et se jette dans la mer Noire par un large liman; cours 2.146 kil.
Dniester [stèr] ou Dniestr (le), fleuve qui prend sa source dans les Karpathes de Galicie (Pologne), entre en Russie, arrose Bender et se jette dans la mer Noire à Akkermann ; cours 1.200 kil. Pendant la Grande Guerre, plusieurs batailles ont été livi-ées sur les rives galiciennes du Dniester. Au début de juin 1915, les Austro-Allemands de Linsingen, déjà vainqueurs sur le Strij, y sont victorieux a la bataille du Dniester (7 juin) et obligent bientôt les Russes à leur abandonner Stanislau et Lemberg, dont ceux-ci s’étaient déjà emparés par deux fois ; un an plus tard (juin 1916), un lieutenant de Broussilof, Letchitzki, y bouscule les Autrichiens qui lui barrent la route de Czernowitz et s’empare de la Bukovine.
d” abréviation de dito.
do n. m. Invar.
Note de musique. d’après les trois clefs.
Syn.UT.V. UT. ’ ^
Doazity comm. des Landes, arr. et à 11 kil. de Saint-Sever ; 1.260 h. Patrie du chimiste Darcet.
Dobropolje Planina [pron. po-lié]. longue croupe du centre de la péninsule des Balkans, aux parois abruptes, dans la région montagneuse située immédiatement à 1 E. de la boucle de la Cerna. Cette croupe de la Macédoine, qu’entourent en grande partie la Cerna et un de scs affluents de droite, est tout entière en territoire serbe ; 1.700 m. au point culminant. Les Français appellent bataille du Dobropolje ou du Sohol-Dobropoije celle que les Serbes nomment la bataille de la Moglenica. Cette bataille a été livrée les 16-16 septembre 1918 par les
nias
troupes franco-serbes du général Franchet d’Esperey sur le front Velrenik-Dobropolje-Sokol, que tenaient et que fortifiaient les Bulgares depuis deux ans et demi. Elle s'est terminée par une large rupture du front ennemi, en Macédoine, dans sa pai-tie la plus importante, et a permis toutes les opérations militaires qui ont abouti à la signature de l’armistice avec la Bulgarie, le 30 septembre suivant.
Dobroudja ou Dobroutcha, partie de la Roumanie, comprise entre la mer Noire et le Danube inférieur. Plateau marécageux et insalubre, où le corps expéditionnaire français, en 1854, eut beaucoup à souffrir. La partie bulgare de la Dobroudja avait été annexée à la Roumanie, à la suite des guerres balkaniques de 1912-1913. Dès que, pendant la Grande Guerre, la Roumanie se fut rangée du côté des Alliés (août 1916), la Bulgarie lui déclara la guerre, et Mackensen pénétra en Dobroudja à la tête d'une armée germano-bulgare. 11 y fut d’abord victorieux (prise de Dobritch, de Turtukaï, de Silistrie), puis battu entre Rasova et Touzla et obligé de reculer (septembre 1916). Mais, bientôt après, il reprit l’offensive, s’empara de Constanza et de Cernavoda (octobre). Arrêté un peu plus au N., Mackensen reprit sa marche en avant après sa jonction avec Falkcnkayn ; il acheva la conquête de la Dobroudja pendant les dernières semaines de 1916. La Dobroudja, cédée à la Bulgarie par la paix de Bucarest du 26 mars 1918, a été rétrocédée par celle-ci à la Roumanie au traité de Neuilly du 27 novembre 1919.
docète n. m. Partisan du docétisme, docétique adj. Se disait de ceux qui professaient le docétisme et de ce qui les concernait. Substanüv. : un docétique.
docétisme [tis-me] n. m. (du gr. dokein, paraître). Hérésie des premiers siècles de l'Eglise, qui consistait à enseigner que Jésus-Christ, n'ayant eu qu'une chair apparente, était né, avait souffert et était mort seulement en apparence.
Doebe (Marie-Charlotte-Eugénie de Plunkett, dame), actrice française, née à Bruxelles, m. à Paris (1824-1900) ; créatrice de la Dame aux camélias.
doebmiaque [dok-mi-a-ke] adj. Qui contient le pied dochmius.
doebmius [dok-mi-uss] n. m. (gr. dohhmios). Métriq. anc. Pied composé d'une brève, de deux longues, d'une brève et d'une longue.
docile adj. (lat. docilis;dc docere, enseigner). Facile à instruire, à conduire ; écolier docile. Maniable : cheval docile. Substantiv. : le docile ; les dociles. Ant. Indocile, rebelle, rétif, docilement [man] adv. Avec docilité, docilité U. f. (de docile). Disposition à se laisser diriger. Ant. Indocilité.
docimasie [zl] n. f. (gr. dokimasia). Enquête qui se faisait à Athènes sur les citoyens appelés à remplir diverses fonctions : la docimasie portait seulement sur l'aptitude morale des candidats. Auj., science qui a pour but de déterminer les proportions des métaux utilisables contenus dans les minerais ou dans les mélanges artificiels. Méd. lég. Méthode tendant à rechercher la présence des sucres dans le foie des cadavres et à démontrer qu'un fœtus a, ou n’a pas, respiré.
doclmasiste [zis-te] n. m. (dedoeimasie). Ingénieur-chimiste, qui s’occupe d’essais métallurgiques.
docimaste [mas-te] n. m. Genre d’oiseaux passereaux ténuirostres, dont le type est le docimaste porte-épée, joli oiseau-mouche de l'Amérique du Sud.
docimastique [mas-ti-ke] adj. Qui se rapporte à la docimasie : examen docimastique.
dock [dok] n. m. (m. angl.). Bassin entouré de quais, pour le déchargement des navires. Cale cou-
Dock flottant.
verte pour construire les navires. Magasin d’entrepôt pour le commerce maritime. Dock Hottant, bassin de radoub mobile. V. magasins généraux.
docker [do-kèr] n. m. Ouvrier des docks, employé au cliargemeht et au déchargement des navires.
docte [dok-te] adj. (lat. doctus ; de docere, supin doctum, instruire). Savant, érudit : un docte helléniste. Substantiv. : les doctes.
doctement [dok -te -man] adv. Savamment.
Iran. D’une façon pédantesque.
docteur [dofe] n. m. (lat. doctor). Celui qui enseigne publiquement. Qui est promu au plus haut grade que confère une faculté ; docteur ès sciences. Se dit absolument pour Docteur en médecine. Homme très savant dans un genre quelconque. Fam. Faire le docteur, faire l’habile homme, se donner des airs savants. Docteur in utroque, in utroque jure, docteur en droit civil et en droit canon. Docteur de la loi en Israël, interprète officiel des livres sacrés des Juifs. Docteur de l'Eglise, Père de l’Eglise, ou théologien d'une grande autorité.
Docteur Pascal (le), roman, par E. Zola, qui termine la série des Bougon-Macquart (1693), et où l’auteur étudie les problèmes de l’hérédité et le conflit de la science et de la foi.
doctissime [dok-ti-si-me] adj. (lat. doctissimus). Par plaisant. Très docte.
doctor in utroque.V. docteur n utroque jure. doctoral, e, aux [dofc] adj. De docteur : air doctoral. Fig. Qui a une gravité pédantesque, doctoralement [dok-to, man] adv. D’une manière doctorale : parler doctoralement.
doctorat [dok-to-ra] n. m. Grade de docteur : passer son doctorat ès lettres.
— Encycl. Le doctorat est le plus haut grade que confèrent les facultés de i'Etaf. Il y a quatre ordres de doctorat : ès lettres, ès sciences, en droit, en mé-