DOG
dog-cart [dogh-karf] n. m. (en angl. charrette à chien). Voiture spéciale , permettant de transporter des chiens de chasse. PI. des dog-carts.
doge [do-je] n. m. (m. ital.Ji Chef des anciennes républiques de Gênes et de Venise ; le doge de 'Venise était soumis à la surveillance du conseil des Dix.
— Encycl. Le dogat exista à Venise, de 697 à 1797. Les premiers doges , élus par le peuple, furent des princes à peu près absolus. La lutte fut d’abord continuelle entre les doges , qui cherchaient à rendre leur pouvoir héréditaire, et l’aristocratie ; cette anarchie dura jusqu'en lt73, date à laquelle l’aristocratie s'empara du pouvoir.
Une assemblée de onze membres fut chargée d'élire le nouveau doge, dont l'autorité fut désormais limitée par celle de la Seigneurie, sorte de conseil d'Etat, et du Sénat, parlement de l'aristocratie ; son élection fut confiée au Grand conseil, et le peuple n’eut plus qu’un droit de confirmation illusoire. En 1310, les assemblées du peuple furent même supprimées et le conseil des Dix établi. Dès lors, le dogat ne fut qu'un instrument de l’aristocratie.
A Gênes, le dogat fut créé par le parti populaire, en 1339. Mais, à partir de 1528 jusqu’en 1797, le doge ne fut plus, comme à Venise, que l'exécuteur des décisions de l'aristocratie triomphante.
dogger [ÿ/ietir)n. m. (motangl.). Assise de sables micacés et de grès ferrugineux, et dont la base appartientau jurassique inférieur (Yorkshire, Angleterre).
Boggerbank [banc des bateaux de pèche ou
dogres), vaste banc de sable immergé dans la mer du Nord à quelques brasses de la surface et très fréquenté par les bateaux de pêche des peuples voisins. En 1904, une flotte russe y coula par méprise des barques anglaises pendant la guerre russo-japonaise ; pendant la Grande Guerre, au cours d’un raid de la flotte allemande contre les côtes anglaises de la mer du Nord, une rencontre entre escadres ennemies se termina par la retraite de l'escadre allemande, après la perte du croiseur de bataille Blücher (24 janvier 1915).
dogmatique [dogh-mà] adj. (ct. dogmatikos). Qui a rapport au dogme : théologie dogmatique. Fig. Tranchant : ton dogmatique. N. Qui admet en philosophie des vérités certaines ; les dogmatiques s'opposent aux sceptiques. N. m. Genre dogmatique. Partie dogmatique d'un ouvrage. N. f. Partie de la théologie, qui contient le résumé systématique des dogmes ; saint Thomas d'Aquin a résumé la dogmatique catholique.
dogmatiquement [dogh-ma-ti-ke-man] adv- D'une manière dogmatique. D un ton décisif : parler dogmatiquement.
dogmatisation [dogh-ma-ti-za-si-on] n. f.
Action d’ériger en dogme.
dogmatiser [dogh-ma-ti-zé] v. n. Enseigner des dogmes : Jean Eus commença à dogmatiser en 1407. Fig. Parler d'un ton sentencieux et tranchant. V. a. Préconiser, recommander.
dogmatiseur [dogh-ma-ti-zeur] n. m. Qui prend un ton dogmatique.
dogmatisme [dogh-ma-tis-me] n. m. Philosophie qui admet la certitude. Disposition à croire, à affirmer. Affirmation sur un ton tranchant.
— Encycl. Philos. Le dogmatisme est une théorie de la connaissance qui attribue à l'homme la faculté d’atteindre par la raison la vérité absolue.
dogmatiste [dogh-ma-tis-té] adj. et n. Partisan des doctrines du dogmatisme.
dogme [dogh-me] n. m. (gr. dogma). Point fondamental de doctrine, en religion ou eu philosophie : les dogmes catholiques. Par ext., opinion donnée comme étant d'une certitude absolue.
— E.ncycl. Chez les écrivains catholiques, le mot dogvie s'applique uniquement aux doctrines que l'Eglise enseigne au nom de Dieu. Il est puisé à deux sources : 1» l'Ecriture sainte (Ancien et Nouveau Testament) ; 2» la Tradition (décrets des conciles et des papes parlant ex cathedra, symboles de foi. écrits des Pères de l'Eglise). Les dogmes ont pour caractère l'immutabilité (qui n'exclut pas un certain
Palais des doges (Venise).
Dœllinger.