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decinc. Les trois preuiiers nécessitent l’obtention préalable de la licence. Pour obtenir le diplôme de docteur èa lettres, il faut soutenir deux thèses, l'une écriie en l'rangais, l'autre soit en français, soit dans une des langues anciennes ou modernes enseignées à la faculté. Pour obtenir le diplôme de docteur sc/ences, il faut être pourvu d'une des trois licences es sciences exigées des candidats à l'enseignement et soutenir deux thèses ; il y a trois ordres de doctorat ès sciences : mathématiques, physiques et naturelles. Pour le doctorat en droit (dont il y a deux ordres : sciences juridiques, sciences politiques et économiques), il faut également soutenir une thèse. Enfin, pour le doctoral en médecine, il faut avoir le diplôme de bachelier (ès lettres-philosophie) et le certificat d'études physiques, chimiques et naturelles (P.C. N.) ; à défaut du diplôme littéraire, il faut posséder quatre certificats d’études supérieures des facultés des sciences correspondant a l'enseignement du P.C. N. : il faut, en outre, faire un stage hospitalier de trois ans, subir cinq examens, enfin, soutenir une thèse au choix du candidat.
Dans tout ce qui précède, il s’agit du doctorat d'Etat, qui confère des droits ou des aptitudes à certaines fonctions. Il y a aussi le doctorat d'université, propre à chaque université et qui est délivré après la soutenance d'une thèse et sur la production de diplômes que chaque université détermine. Il y a — théoriquement jusqu’ici — un doctorat d'université pour chaque faculté. L’Ecole de pharmacie, à côté des diplômes d'Etat qu’elle confère, a aussi un doctoi'at en pharmacie, diplôme purement universitaire.
Mentionnons, enfin, les diplômes de docteur en théologie catholique, en théologie protestante, en philosophie et en droit canonique, délivrés, en France, par l’enseignement supérieur libre.
doctorerie [dok, ri] n. f. Ensemble des actes auxquels était soumis le candidat pour être reçu docteur.
doctoresse [dok-to-rè-se] n. f. Femme qui a obtenu le diplôme de docteur : une doctoresse en droit. Absolum., femme médecin.
doctrinaire tdok-tri-nè-re] n. m. Relig. Père ou Frère de la Doctrine chrétienne. Polit. Sous la Restauration, partisan d’un libéralisme un peu étroit et subordonné à des doctrines systématiques : Guizot et Roger-Collard furent les chefs des doctrinaires. Adjectiv. ; l’école doctrinaire. Systématique, raide, empesé : termes abstraits et doctrinaires.
doctrinairement [dok-tri, man] adv. D une façon doctrinaire.
doctrinal, e, aux [dok] adj. Qui touche à la doctrine ; les décisions doctrinales des papes font loi dans l'Eglise.
doctrinalement [dok, man] adv. D’une manière doctrinale.
dOCtrinarisme [dok, ris-mé\ n. m. Système politique des doctrinaires.
— Encycl. Le dOCtrinarisme est né, sous la Restauration, du besoin qu'éprouvèrent quelques esprits distingués d'élever à la hauteur d’im système philosophique la politique de juste-milieu qu’ils avaient adoptée, pour l’opposer à la fois à la souveraineté du peuple et au droit divin. Les principaux des doctrinaires furent Royer-Collard, Guizot, etc.
doctrinariste [dok, ris-té\ n. m. Partisan du dOCtrinarisme.
doctrine [dok] n. f. (lat. doctrina). Ensemble des opinions d’une école littéraire ou philosophique, ou des dogmes d'une religion : les doctrines de Spinoza et de Leibniz dérivent du cartésianisme. Savoir (vx en ce sens). Système politique des doctrinaires.
Doctrine chrétienne [congrégation de la), congrégation fondée eu Italie vers 1560 par Marc de Sadis Cusani, pour enseigner la doctrine chrétienne aux enfants et aux artisans. Le pape Clément VII confirma les règles que Baronius, l'un des premiers membres, rédigea pour la société avec l'aide du cardinal Bellarmin. — Congrégation française ayant le même objet, fondée en 1592 par César de Bus, approuvée par Clément VII en 1597, et qui dura jusqu’à la Révolution.
Doctrine chrétienne [Frères de la). V. Frères. doctus cum libro, mots lat. signif. savant avec le livre. Se dit de ceux qui, incapables de penser par eux-mêmes, étalent une science d’emprunt et puisent leurs idées dans les ouvrages des autres.
document [man] n. m. (lat. documentum).
Titre, preuve par écrit ; document historique. Objet quelconque servant de preuve. Document humain, renseignement pris sur le vif. (Expression due aux frères de Goncourt.)
documentaire [man-té-re] adj . Qui a le caractère d’un document. Appuyé sur des documents.
documentation [man-ta-si-on] n. f. Action d'appuyer une assertion sur des documents. Ces documents : la documentation de Thiers.
documenter [monté] V. a. Fournir des documents. Appuyer sur des documents.
DoddS (Alfred-Amé- Général Dodds.
dée), général français, né à '■
Saint-Louis vSénégal), m. à Paris (1842-1922). Il fit en 1892 1893 la conquête du Dahomey.
Dode de La Brunerle (Guillaume), maréchal de France, né à Saint-Geoire (Isère), m. à Paris (1775-1851). Il défendit avec éclat Glogau en 1813 et fut chargé, en 1840, de la construction des fortifications de Paris.
d O d é C a, préfixe grec signifiant douze.
dodécaèdre n. m. (du gr. dâdeka, douze, et edra, face). Géom.
Solide régulier, terminé par douze pentagones égaux.
dodécaédrique adj. Qui se rapporte au dodécaèdre : forme dodécaédrique.
Dodécaèdre.
dodécagonal, e, aux adj. (de dodécagone). Qui a douze angles : figure doaécagonale. Qui a pour base un décagone : pyramide dodécagonale.
dodécagone n. m. (du gr. dôdeka, douze, et gônia, angle). Géom. Polygone qui a douze angles et, par suite, douze côtés.
dodécagyne [ji-ne] adj. (du gr. dodeka, douze, et gune, femelle).
Qui a douze pistils, styles ou stig-
dodécandre adj. (du gr. dôdeka, douze, et anèr. andros, mâle). Bot. Qui a entre dix et vingt étamines.
Bodécanèse (du gr. dôdeka, douze, et nésos, île). Groupe de douze îles situées dans le sud-est de la mer Egée ou mer de l’Archipel. Ce sont les Sporades du Sud, c’est-à-dii-e Nikaria ou Icaria, Patmos, Léros, Kalymnos, Astypalsea, Nisyros, Tilos ou Télos, Symi, Kharki ou Ilalki, Rhodes, Karpatho ou Carpathos et Kasso ou Cassos. On compte parfois dans le Dodécanèse Meïs ou Castcliorizo, au lieu de Rhodes. Toutes ces îles turques ont été occupées en mai 1912 par les Italiens et évacuées en 1919.
dodécapole n. f. ( gr. dôdekapolis). Groupe de douze villes.
dodécarcMe [cM] n. f. (du gr. dôdeka, douze, et archè, commandement). Gouvernement des douze rois qui se partagèrent l’Egypte vers l'an 680 av. tl.-C.
dodécastyle r.s[!’-(e] adj. (du gr. dôdeka, douze, et stulos, colonne). Qui a douze colonnes sous le fronton ; temple dodécastyle.
dodelinement [man] n. m. (de dodeliner). Oscillation légère de la tête, du corps.
dodeliner [né] v. a. Bercer doucement : dodeliner un enfant. V. n. Produire un balancement lent et régulier ; dodeliner de la tète.
BodgSon (Charles), connu sous le pseudonyme de Lewis Carroll, littérateur anglais, né à Daresbury (1833-1893). Son livre pour les enfants : A Kee au pays des merveilles a obtenu un succès considérable.
dodinage n. m. (de dodiner). Mouvement lent et régulier, dans le sens de la longueur, de la chausse d'un blutoir. Action de secouer des clous de tapissier dans un sac avec de l’émcri, pour les polir.
dodinen.f. Façon d'accommoder le canard, où l’on réserve la poitrine, et où la carcasse est pilée et accommodée en ragoût.
dodiner [né] v. a.
Bercer, balancer : dodiner un enfant. Pratiquer le dodinage. Se dodiner v. pr. Se balancer.
dodinette [nè-te] n. f. Mouvement par lequel on dodine un enfant.
dodo n. m. Dans le langage enfantin , sommeil ; l'heure du dodo . Lit : s'agiter dans son dodo. Faire dodo, dormir.
Bodone, anc. v.
d’Epire, près du village actuel de Üramesi. Elle avait un temple de Jupiter près d'une forêt de chênes qui rendaient des oracles. (Hab. Dodonéens.)
dodrelabi n. m. Cépage noir, donnant de très beaux fruits, remarquables par la grosseur de leurs grains, mais qui sont sans saveur.
dodu, e adj. Gras, potelé, bien en chair : une caille dodue. Substantiv. : un gros dodu.
Bodu [iMcie-Juliette), femme patriote française, née à Saint-Denis (Réunion), m. à Clarens (Suisse) [1850-1909]. Receveuse du télégraphe à Piibiviers en 1870, elle intercepta des dépêches prussiennes et contribua ainsi à sauver un corps d'armée d’une perte presque certaine.
Boel, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Saint-Nicolas), sur l’Escaut ; 2.190.
Bœllinger [gàér]
(Jean-Joscph-Ignace), théologien bavarois, né à Bamberg, m. à Munich (179.1- 1890). Il se montra opposé au dogme de l’infaillibilité du pape, mais refusa d'adhé rer, avec le parti vieuxcatholique allemand, à la constitution d’une Eglise schismatique.
Bœrpfeld (Guillaume), architecte et archéologue allemand, né à Barmen en 1855. Il a dirigé des fouilles àTirynthe,
Troie, Athènes, Pergame- Il a signé, en 1914, le « Manifeste des Intellectuels allemands ».
Boesburg ou Boesbourg, v. forte des Pays-Bas (Gueldre), sur l’Yssel ; 4.800 h.
Boetillgb.eill, v. des Pays-Bas (Gueldre), sur un affi. de TYssel ; 4.000 h. Ancienne ville hanséatique.
dolfer [do-fèr] n. m. Dans les filatures, rouleau ou corde circulaire, qui débarrasse des déchets les peigneuses et brosses de nettoyage.
Bofrines OU mieux Bovrefleld [fîld], système de hauts plateaux granitiques boisés, qui forment la ligne de partage entre les eaux du S.-E. de la Norvège et celles qui vont au fjord de Trondhjem. dogaresse [gha-rè-se] n. f. Femme du doge, dogat [ÿàa] n. m. Dignité de doge. Durée de ses fonctions.