‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 647 sur 1225 · CHÂTEAU · texte numérisé non relu

CHÂTEAU

Donjon (Le), ch.-l. de c.

(Allier), arr.

et à 21 kil.

de Lapai isse, sur TOdde, affl . de la Loire ; 1 .990 h. [Donjonnais). Ch.de f. — Le cant.

a 13 comm.

donj o n n é

Donjon de Vincennes.

[jo-né], Oadj. Blas. Se dit d’une tour, d’un château, etc., qui porte une ou plusieurs tourelles.

don Juanj personnage légendaire d’origine espagnole, qui, à quelques nuances près dans le caractère, a été mis maintes fois à la scène, et qui. est resté le type de l’homme de cour riche, fier, brillant, impie, libertin et séducteur. Le premier type du personnage est le don Juan Tenorio dont pai’le la Chronique de Séville, meurtrier du commandeur Ulloa, dont il avait enlevé la fille. Tirso de Molina, puis Molière, le font paraître sur la scène, où le maintiennent A. de Zamora, Goldoni, Lorenzo da Ponte, le librettiste de Mozart au xix® siècle. La figure de don Juan tenta plus d'un écrivain : Alexandre Dumas, P. Mérimée, l'Espagnol Zorilla, E. HarauoourtjE. Rostand, H. Bataille. Le charmant don Juan de Byron est un personnage tout différent, qui a'a de commun que le nom avec le pei-vers meurtrier du Commandeur. — Passé dans la langue, pour désigner un séducteur sans scrupules. PL des dons Juan ou des don Juans.

Don Juan ou le Festin de Pierre, comédie de Molière, en cinq actes et en prose (1665), inspirée de la comédie espagnole de Tirso de Molina : et Burlador de Sevitla y el Convidado de piedra (le Trompeur de Séville et le Convié de pierre), pièce de mœurs et de caractères, peinture du grand seigneur méchant homme, brave et spirituel, mais débauché et cruel. Elle s'élève jusqu'à la haute comédie, presque jusqu'au drame, descend jusqu’à la farce, surtout avec le rôle du valet Sganarelle, et s'achève dans le fantastique et le merveilleux, par la scène où la statue du Commandeur emporte don Juan dans les flammes de l'enfer. En 1673, Tliomas Corneille en donna, sous le titre de Festin de Pierre, une adaptation eu vers assez heureuse.

Don Juan, poème de lord Byron, commencé en 1818 et laissé inachevé. On y admire une extrême variété de sentiments et d’images ; c’est une œuvre sans frein et sans règle, mais pleine de vigueur, de grâce et d'esprit.

Don Juan, opéra en deux actes, livret de Lorenzo da Ponte (1787) ; musique et chef-d’œuvre de Mozart, où les effets de tragique, de burlesque, d'émotion, de grandeur se suivent avec une prodigieuse variété. Dans cette œuvre admirable, il faut citer : l'ouverture, l'air de Leporello : Mille e tre, le duo de don Juan et. de Zerline, le trio des Masques, la sérénade de don Juan, l'air de Zerline, enfin la scène du festin.

Don Juan, ballet en quatre tableaux, de Gluck ; œuvre remarquable (1761).

don Juan [la Barque de), tableau, l’un des chefsd’œuvre de Delacroix (18411, au Louvre. Le peintre s'est inspiré d’une page du Don Juan de lord Byron. Une vingtaine d’hommes affamés tirent au sort la victime qui doit nourrir ses compagnons. (V. p. 684.)

donjuanesque [nès-ke] ou donjuanique adj. De don Juan, de séducteur : caractère donjuanesque.

donjuaniser ou don-juaniser [zé] v. n.

Fam. Faire le don Juan, le séducteur.

donjuanisme ou don-juanisme [ms-

me] n. m. Ensemble des qualités et des défauts qui constituent le don Juan.

Donnadieu (Gabriel, vicomte), général français, né à Nîmes, m. à Courbevoie (1777-1849). Ami du général Moreau, il conspira contre Napoléon et, sous la Restauration, se fit remarquer par l'ardeur de ses sentiments royalistes.

donnant [do-nan], e adJ. Qui aime à donner. Prov. : Donnant donnant, il faut donner à qui donne ou bien. Rien pour rien.

Page 1