DON
Donnay Wo-né] (Maurice), auteur dramatique trançais, né à Paris en 1839. Membre de l'Académie française en 1907. Ses principales œuvres : Amants, la Douloureuse, l'Affranchie, le Torrent, te Retour de Jérusalem, l'Autre Danger,
Paraître, le Roi Candaule, etc., valent par l’émotien pénétrante, la vivacité, l'esprit, la fantaisie, l’ironie mordante du dialogue.
doiXU6 \do-ne\ n. f. Jeu.
Action de distribuer les cartes. Fausse donne ou maldonne, mauvaise distribution des cartes. Prov. : Qui mal donne perd sa donne , le joueur qui commet une erreur en distribuant les cartes perd son droit à donner.
donne \do-nè\ n. f. Forme francisée de lespagn. doua (dame*) : donne Elvire. (Corn.)
Donne (John), poète anglais, né et m. à Londres (1573-1631) ; auteur de sermons et de poésies d'inspiration religieuse.
Donneau de Vizé (Jean), littérateur fran- •çais, né et m. à Paris (1638-1710). Il fonda le Mercure galant (1672).
donnée [do-né] n. f. Point incontestable ou admis comme tel : on manque de données chronologiques pour l’histoire de la Gaule avant César. Idée fondamentale d’un ouvrage d’esprit : la donnée des vaudevilles est souvent peu vraisemblable. PI. Math. Données ou, adjectiv,, quantités données, quantités •connues servant à trouverles inconnuesd’un problème.
Donnemarie-en-Montois [mij.oh.-i. dec.
•(Seine-et-Marne), arr. et à 18 kil. de Provins ; 890 h. — Le cant. a 21 comm. et 7.750 h.
Maurice Donnay.
donner [do-né] v. a. (lat. donare). Faire don : donner son bien aux pauvres. Causer, procurer ; -donner de la peine. Communiquer ; donner une maladie. Attribuer ; donner tort. Manifester : donner -signe de vie. Employer, consacrer ; donner son temps. Sacrifier ; donner sa vie. Indiquer, fixer ; donner une heure. Garantir : donner pour bon. Imposer ; donner des lois. Livrer : donner un assaut. Appliquer : donner un soufflet, un baiser. Signifier : donner congé. Accorder en mariage : donner sa Hile à quelqu'un. Administrer : donner un remède. Procurer ; donner un travail à un ouvrier. Manifester : -donner des signes de joie. Publier, faire représenter : donner un roman, une pièce. Souhaiter ; donner le bonjour. Infliger : donner une punition. Donner lieu, causer, produire. Donner à entendre, faire comprendre, soupçonner. Donner prise, fournir une bonne occasion à un adversaire. Donner son reste à quelqu'un, le vaincre définitivement. Donner la vie, faire grâce : devenir mère. Donner la mort, tuer. Donner la main à une chose, y participer. Donner sa main, épouser. Donner la chasse, poursuivre. Donner un coup d'épaule, aider. On lui en ■donnera ! ce n’est pas pour lui. En donner, en donner à garder, faire accroire une chose absurde ou fausse. Le donner au plus habile; le donner en dix, en cent, en mille, mettre quelqu’un, mettre le plus habile au défi de faire, de deviner. 'V. n. Attaquer, charger, combattre ; la garde avait donné avec vigueur. Rapporter abondamment : les blés ont beaucoup donné. Tomber : donner dans le piège. Avoir vue; cette fenêtre donne sur la rue. Heurter: donner de la tète contre un arbre. Affecter, se livrer entièrement à ; donner dans' le luxe. Donner surun plat, sur un mets, y revenir à plusieurs fois. Donner tète baissée, se porter avec ardeur. Donner du cor, jouer de cet instrument. Ne savoir où donner de la tète, ne savoir que faire. Donner sur les doigts, punir. Donner dans l'œil [fig. et fam.), séduire, éblouir. Gram, L’accord de l’expression étant donné placée au commencement de la phrase, avec les mots qui suivent, ■est facultatif ; étant donné (e) la situation ; étant donné (s) deux triangles. Prov. : Qui donne tôt donne deux fois, v. bis dat. Donner et retenir ne vaut, il n’est pas permis de retenir ce dont on a cédé la propriété. Qui donne au commun, ne donne pas à un, nul ne nous sait gré de ce que nous donnons au public. — Allüs. littér. : Qui donne aux pauvres, prête à Dieu, traduction concise que V. Hugo a faite d’une phrase de l'Ecriture. (Prov., XIX, 17.) Elle signifie que Dieu nous rend le bien que nous faisons aux malheureux. Se donner v. pr. Etre donné, avec tous les sens de l’actif. Donner sa propre personne. Se donner garde, s’abstenir. Se donner pour, se faire passer pour. Se donner des airs, prendre l'aspect, l'apparence. S'en donner, prendre abondamment de. Ant. Accepter, recevoir ; déposséder, ravir j garder, conserver.
Dofinet [do-nè] (Ferdinand-François-Auguste), -cardinal français, archevêque de Bordeaux, né à Bourg-Argental, m. à Bordeaux (1797-1882). Il fut sénateur sous le second Empire.
donneur, euse [do-neur, eu-ze] n. Qui donne, aime à donner : un donneur de conseils. Joueur qui distribue les cartes. Turf. Celui qui reçoit les paris. Adjectiv. Qui aime à donner. Donneur d'eau bénite, employé qui donne l'eau bénite dans les églises : au /îy.. grand complimenteur, grand faiseur de promesses.
Donnezan ou Donazan, pays de France, ■dans l'anc. comté de Foix ; ch.-l. Quérigut (Ariège).
Donon, sommet de la chaîne des Vosges (Bas- Rhin) ; 1.008 mètres d’altitude.
Donoso Cortès [(#«s] (Juan Francisco), publiciste, orateur et homme politique espagnol, né à Valle délia Serena, m. à Paris (1809-1853).
Don Pasquale, opéra bouffe en trois actes ; paroles anonymes, musique de Donizetti (184-3). Le poème est un pastiche du Barbier de Séville ; la musique est pétillante d’esprit et pleine de grâce.
dOUQUeS oonj. v. DONC.
don QuictlOtte, héros du roman de ce pom. V. l’art, suiv.) — Passé dans la langue pour signifier Celui qui se fait à tout propos, et même hors de propos, le redresseur des torts, le défenseur des opprimés, etc. I“L des don Quichottes (Acad.), ou des dons Quichottes.
Don Quichotte de la Manche, titre de l’œuvre la plus sensée et en même temps la plus bouffonne qu’ait jamais produite le génie de l’homme, par Michel Cervantes. Dans ce roman, qui a couvert d’un éternel ridi-
cule les livres de chevalerie errante, la folie, folie d'ailleurs noble et généreuse, personnifiée dans don Quichotte, coudoie sans cesse le bon sens, incarné dans Sancho Pança, son fidèle écuyer. Le premier ne voit que merveilles, prodiges et enchantements dans les choses les plus vulgaires ; le second, tout en respectant les billevesées de son maître, n'envisage les objets que sous leur côté positif et pratique. Il n'est pas jusqu’aux montures de nos héros, la vieille Rossinante du gentilhomme au cerveau fêlé et l'àne de Sancho. qui ne reproduisent ce contraste toujours plaisant, toujours pittoresque, mais toujours frappant de philosophie et de vérité. La plus célèbre des extravagances du chevalier de la Triste Figure est son fameux combat contre des moulins à vent, auquel on fait de fréquentes allusions, ainsi qu'au surnom du grotesque héros et à la dame de ses pensées, la fameuse Dulcinée du Toboso, etc. Le style de Don Quichotte a une noblesse et. en même temps, une précision et une vivacité de coloris inimitables. — Ce roman a inspiré un drame héroï-comique en trois parties, de Jean Richepin (1905), et un drame lyrique en cinq actes, de Massenet (1910). — La peinture et le dessin ont souvent représenté don Quichotte et son fidèle serviteur Sancho ; citons, parmi les œuvres les plus connues, les dessins de Gustave Doré, de Decamps (v. p. 684), de Pille, de Zuloaga. etc.
donquichottisme ou don quichottism© [ki-cho-tis-me] n. m. Caractère de celui qui affecte les allures de don Quichotte.
Don Sâlluste de Bazan, un des personnages principaux de Ruy Blas, de V. Hugo, type saisissant de traître et de fourbe, sorte de génie du mal.
Don Sanche d'Aragon, comédie héroïque de Corneille, en cinq actes et en vers (1650) ; pièce très intéi'essante, où le rôle de don Sanche est plein de grandeur et de noblesse. Don Sanche, héritier du trône d'Aragon, sous le nom de don Carlos, a captivé le cœur d'Isabelle, reine de Castille, qu’il épouse.
dont [do?i] (du lat. de unde,d'o\i) pr. relat. des deux genres et des deux nombres, mis pour de qui^ duquel, de quoi, etc. — S'emploie avec les verbes sortir, descendre et leurs éc^uivalents, pour exprimer l'idée d'ètre issu, d'ètre ne: la famille dont je sors... Pour exprimer l’action physique de sortir, employez d'où', le pays d'où je viens, ainsi que pour exprimer une déduction : aoû je conclus que...
dont© n. f. Corps du luth et de quelques autres instruments du même genre.
Dontreix, comm. de la Creuse, arr. et à 28 kil. d’Aubusson ; 1.180 h.
Donville-les-BainS, comm. de la Manche, arr. et à 28 kil. d'Avranches ; 960 h. Plage de sable fin.
donzell© [sè-^e] n. f. (ital. donzella). Fille, femme d'un état médiocre et de mœurs suspectes. Nom vulgaire des poissons du genre ophidie.
Donzonac [nak], ch.-l. de c. (Corrèze), arr. et à 10 kil. de Brive ; 2.900 h. Ardoises,, faïencerie. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 6 comm. et 13.320 h.
Donzèr©^ comm. de la Drôme, arr. et à 4 kil. de Montélimar, près du Rhône ; 1.510 h. Ch. de f. P.-Ij.-M. "Vins, filatures, sériciculture.
Donzy, ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 16 kil. de Cosne ; 2.880 h. [Donziais). Ch. de f. P.-L.-M. Bois, fer. forges. Autrefois, ch.-l. du Donziais. pays de l'ancien Nivernais. (Ne pas confondre avec le Donzy, ancien pays de Forez, ch.-l. Salt-en-Donzy [Loire]-. — Le cant. a 10 comm. et 9.870 h.
Doon de Mayence, poème épique anonyme de la fin du xiiie siècle, dont le titre s'applique également à l'ensemble du cycle des Mayençais ou baron •? révoltés contre Charlemagne.
Doorn, bourg des Pays-Bas, prov. et arr. d’Utrecht ; 1.200 h. Sur son territoire se trouve le château de Doorn ou Doorn-Huis, avec sa tour du xive siècle, qui est devenu la résidence de Guillaume II, après son départ d’Amerongen.
dOp n. m. (m. holl.). Calotte métallique, sur laquelle on fixe le diamant pour la taille.
doper [dO’Vé] (angl. to dope) v. a. Administrer un doping à : doper un cheval de course.
doping* [pin'gh\ n. m. (m. angl.). Emploi d'excitants et excitants eux-mêmes administrés aux chevaux au moment d'une course : le doping est sévèrement interdit dans les sports et dans l'armée.
doquet [A:è] n. m. Quatïùème partie de trompette (la plus grave) d’une fanfare de cavalerie.
Dora d’Istria, pseudonyme de la princesse Kolzov-Massalsky, née Hélène Ghika à Bucarest, m. à Florence (1828-1888) et qui s'est fait connaître comme publiciste polyglotte.
dorade n. f. Nom donné à divers poissons acanthoptères de la famille des scombéridés, de grande taille, et qui habitent les mers chaudes. (On en a fait le genre coryphène.) Dorade de la Chine ou poisson rouge, carassm doré. Y, daurade.
doradille n. f. Bot. Syn. de asplenie.
dorage n. m. Action de dorer. Son résultat. Dorât (Le), ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. et à 12 kil. de Bellac, près de la Brame, s.-affi. de la Loire, par la Gartempe ; 2.740 h. [Dorachons.) Ch. de f. Orl. — Le cant.
a 12^comm. et 11.100 h.
Dorât ou Daurat [dô-ra]
(Jean), poète français, né à Limoges, m. à Paris 0308-1588); l'un des poètes de la Pléiade.
Il a aussi écrit en latin des poésies remarquables. Directeur du collège de Coqueret et professeur au Collège de France, il initia Ronsard et Baïf à l’hellénisme.
Dorât [do-ra] (Claude-Joseph). poète et auteur dramatique français, né et m. à Paris (1734-1780,1. Il aborda tous les facilité, de l'afféterie et de la frivolité élégante.
dorcaS [kass' n. m. Nom spécifique d'une gazelle d'Arabie et d’Afrique.
Dorcliain (Auguste), poète et auteur dramatique français, né à Cambrai en 1857 ; ses recueils : la Jeunesse pensive, Vers la lumière. Poésies, attestent un sentiment délicat. Il a fait représenter (’oiite d'avril (1885) et publié une bonne élude sur CoTnieille.
Claude Dorai, genres ; type de la
DOR
Dorchester [cftês-Iér], v d'Angleterre, capit. du comté de Dorset ; 3.500 h. Evêché. Bestiaux. Ville qui fut très importante au moyen âge.
dorcus [Ituss] n. m. Genre de coléoptères voi sins des lucanes et dont les larves creusent leurs galeries dans le bois des vieux saules.
Dordogne (la), riv. de Fiance, qui prend sa source au pied du puy de Sancy (Puy-de-Dômel, passo à Souillac où elle devient navigable, Lalinde, Bergerac, Castillon, Libourne où commence la navigation maritime, Cubzao, et se réunit à la Garonne (riv. dr.), au bec d'Ambez ; cours 490 kil.
Dordogne (départ, de la), département formé du Périgord et d'une partie du Limousin et de l'Angoumois : préf. Périgueux ; s.-préf. : Bergerac. Nontron, Ribérac, Sarlat ; 5 arr., 47 cant., 587 comm. ; 437.430 h. 12« région militaire : cour d'appel de Bordeaux : évêché à Périgueux. Ce département doit son nom à la rivière qui le traverse. L’agriculture (blé, truffes, pommes de terre, châtaignes, vignobles) y constitue avec quelques industries locales (poterie, métallurgie, fabrication de conserves, pâtés, etc.) la principale ressource des habitants.
Dordrecht [drèArf], ville des Pays-Bas (prov. de Hollande-Méridionale) ; 55.000 h. Port très commerçant sur la Meuse. Importants chantiers de constructions navales. En 1618-1619, y fut tenu le grand synode dont les décisions régissent l’Eglise réformée de Hollande. Les Français la prirent en 1794.
Dore (monts), massif montagneux d’Auvergne. V. Mont-Dore [massif du).
Dore (la), riv. du Puy-de-Dôme, qui, née dans les monts du Livradois, arrose Ambert et se jetta dans l'Ailier (riv. dr.) ; cours 135 kil.
doré) O adj. Jaune, de couleur d’or : les moissons dorées. Se dit d'une viande rissolée à point. Fig. Jeunesse dorée, jeunes gens de la bourgeoisie riche, qui participèrent, après Thermidor, au mouvement de réaction contre la Terreur. Auj., jeunes gens élégants et riches. Langue dorée, éloquence facile et brillante. Paroles dorées, flatteuses, séduisantes. Légende dorée, nom donné à l'Histoire des saints, de Jacques de Voragine. Vers dorés, préceptes de sagesse, en vers, attribués à Pytbagore. Prov. : A vieille mule frein doré ,