‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 652 sur 1225 · LITTÉR · texte numérisé non relu

LITTÉR

On ne dort point... quand on a tant d’esprit, vers de La Fontaine, dans la fable le Gland et la Citrouille. On le rappelle quand une personne fait une réflexion oiseuse, banale, qu’elle croit ingénieuse et nouvelle. N. m. Le sommeil : perdre le dormir. (Peu us.)

Dormi secure (mots lat. signif. : Dors tranquillement). Recueil de sermons tout prêts, à l’usage des prédicateurs, publié en Angleterre (xiv« siècle).

dormitif, ive adj. Qui provoque à dormir : potion dormitive. N. m. : un dormitif; l'opium est un dormitif dangereux.

dormition [si-on] n. f. (du lat. dormitio, sommeil i. Mort de la Vierge, qui ne fut qu'une sorte de court sommeil, la Vierge ayant été. d après la tradition, enlevée miraculeusement au ciel.

dormoir n. m. Licvi ombragé et pourvu d’eau, où les troupeaux peuvent se reposer.

DOR

Dorn (Jean-Albert), orientaliste allemand, auteur d'une Histoire des Afi/lians, né à Scheuerfeld (Saxe-Cobourg), m. à Pétrograd (1805-1881).

Doruacn, comm.du HautrRhin, arr.de Mulhouse, contiguë à la ville; 10.176 h. Ch. de f. d’Alsace-Lorraine. Filatures, tissages.

Dornacll, comm. de Suisse (oant. de Soleure) ;

l. 54-0 h. Agriculture ; vignobles.

Doruas, comm. de l’Ardèche, arr. et à 65 kil. de Tournon ; 1.240 h.

dorne n. f. Expression ancienne signifiant le giron d'une femme ou la partie du vêtement, robe, cotte ou tablier, qui le revêt.

Dornes, ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 32 kil. de Nevers, sur la Dornette, affl. de la Loire ; 2.210 h. — Le cant. a 9 comm. et 9.200 h.

Dorneval ou d’Orneval, auteur dramatique. né à Paris, où il mourut en 1766. Il collabora, avec Lesage et d’autres, au théâtre de la Foire.

Dornocll, v. d’Ecosse, ch.-l. du comté de Sutherland, sur une baie de la mer du Nord ; 2.500 h. Station balnéaire.

doroir n.m.Petite brosse pour dorer la pâtisserie, doronic n. m.

Genre de -composées.

— Encycl. Les doronics sont très voisins des Doroir.

arnicas . Ce sont des

herbes vivaces, à capitules jaunes longuement pédiculés. Le doronic dit herbe aux panthères est commun dans les Alpes et les Pyrénées ; le doronic à feuilles de plantain se rencontre fréquemment aux environs de Paris.

dorotllée [té] n. f. Nom vulgaire d’une variété de demoiselle ou libellule.

Dorotllée (sainte), vierge martyrisée à Césarée en Cappadoce, en 310 ; patronne des jardiniers, parce qu'elle aurait, après sa mort, fait porter par un ange des roses et des pommes à un païen qui lui avait ironiquement demandé des fleurs et des fruits du jardin céleste. Fête le 6 février.

Dorpat \pa], V. d’Esthonie, sur l’Embach ; 42.500 h. Université jadis célèbre.

dorque [hé] n. m. Nom que les baleiniers donnent à un cétacé, dit aussi épaülard.

Dorrit (la Petite), roman de Dickens (1855) ; histoire d'une enfant qui ramène son père du découragement et de la déchéance à l’énergie et au bien.

dorsal, e, aux adj. (du lat. dorsum, dos). Qui appartient au dos ; vertèbres dorsales.

N. m. Muscle du dos : le long dorsal. Pièce d'étoffe qu'on accrochait autrefois dans le fond de certains sièges.

d or sa y Dorsay.

[se] n. m. (du

comte d'Orsay). Sorte de voiture de mode anglaise. Long pardessus d'homme.

Dorset [sèt’], comté du sudouest de l’Angleterre. Capit. Dorchester. Elevage.

Dorset (Thomas Sackville, comte de), homme d’Etat et poète anglais, né à Buckhurst (Sussex),

m. à Londres (vers 1536-1608) ; auteur, avec Thomas Norton, de la tragédie Gorboduc, premier ouvrage dramatique en vers du théâtre anglais.

dorsibranches n. m, pi.

Groupe d’annélides, comprenant ceux qui possèdent des branchies pectinées ou arborescentes, placées sur leurs rames dorsales.

S. un dorsibranche.

dorsténie \sté-nî] n. f. Genre de plantes de TAméi'ique tropicale, dont une espèce fournissait autrefois à la pharmacopée une racine excitante et diaphorétique.

Dortan, comm . de l’Ain, ai-r. et à 24 kil. de Nantua, sur le ruisseau d’Arbent, affl. de la Bienne ; 1.140 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Dortet de Tessan (Louis-Urbain), ingénieurhydrographe français, né au Vigan (Gard), m. à Paris (1804-1879). Membre de l’Académie des sciences (1861).

Dortmund, v. de Prusse CWestphalie), sur TEmscher ; 295.000 h. Forges, usines, houille.

dortoir n. m. (lat. dormitorium). Salle commune, où sont les lits dans les couvents, les collèges, etc. : les dortoirs doivent être spacieux et aérés.

dorure n. f. Art d’employer l’or en feuille et l'or moulu et de les appliquer sur diverses matières; appartement couvert de dorures. Action de dorer. Or employé pour dorer. Obj et d'or ou doré. Préparation au jaune d’œuf, employée pour dorer les pièces de pâtisserie. Fig. Eclat extéiùeui-, superficiel : la politesse est une sorte de dorure, qui cache souvent ce gui est faux en lui donnant de l'éclat.

— Encycl. Techn. La dorure s'applique aussi bien aux métaux qu'au bois, à la porcelaine, au verre, aux textiles meme. La dorure industrielle des métaux comprend de nombreux procédés, qui sont : la dorure par immersion ou au trempé, consistant à plonger la pièce à dorer dans une solution de perchlorure d'or, de pyrophosphate de sodium, d’acide cyanhydrique et d'eau : la dorure au feu ou au merture, qui s'opère en appliquant sur la pièce un amalgame d'or, puis en chauffant l’objet afin d’obtenir la volatilisation du mercure ; la dorure à la feuille, qui s’obtient en plongeant la pièce dans une solution mercurielle, puis en appliquant les feuilles d'or et, enfin, en chauffant le tout ; la dorure à la pâte, qui se fait au moyen de matières pâteuses diverses, tenant de l’or en suspension ; la dorure électrochimique ou Salvanoplastique, v. galvanoplastie.

Dorsay (cost.).

Marie Dorval.

Doryphore [le] (Naples).

Dorval (Marie Delaunay, M">e), actrice française, née à Lorient, m. à Paris (1798-1849). Elle personnifia avec éclat les grandes héroïnes du théâtre romantique. Sa liaison avec A.

de 'Vigny eut un écho douloureux dans l’œuvre du poète.

Dorvault ( François ), pharmacien français, né à Saint-Etienne-de-Montluc.m.

àParis (1815-1879). Il estl'auteur d’un répertoire de pharmacie pratique, souvent réédité, l'Officine.

Dorylée, v. de TAsie Mineure (Phrygie), ^r le Thyinbris, où les Turcs furent défaits par Godefroy do Bouillon, en 1097.

doryphora ou doryphore n. m. Insecte

coléoptère, originaire d’Amérique, qui ravage les plantations de pommes de terre ; le doryphora a causé de grands dégâts aux Etats-Unis.

Doryphore (le) [ou le Porte-lancé], statue célèbre du sculpteur Polyclète (Naples), qui semble résumer et formuler Tart de la vieille école d’Argos. Pline y voyait, le canon de la beauté plastique.

doryphores n. m. pi.

(du gr. doru. lance, et phoros, qui porte). Soldats d'un corps de troupe spécial, de quinze mille hommes, qui formaient la garde particulière des anciens rois perses. S. un doryphore.

dos [dô] n. m. (lat. dorsum). Partie postérieure du corps des vertébrés, qui va des épaules au bassin : sauter sur le dos d'un cheval. Partie sur laquelle on appuie le dos, en parlant d'un siège ; le dos d'une chaise. Partie qui couvre le dos, en parlant d’un vêtement ; le dos d'un corsage. Partie opposée à Tabdomen ; le dos d'un poisson.

Partie supérieurement convexe d'un objet : dos de la main. Verso, revers : dos d'une lettre. Partie opposée au tranchant ; dos d'une lame. Arg. Souteneur. (On dit aussi dos vert, maquereau, à cause des couleurs de ce poisson.) Dos aun livre, partie où se trouve la couture. Etre sur le dos, être couché. Le dos au feu, le ventre à table, en prenant toutes ses aises. Fig. Faire le gros dos, se donner des airs importants. Plier le dos, se soumettre humblement. Tourner le dos à quelqu'un, le délaisser, le fuir. Avoir, porter quelqu'un ou quelque chose sur son dos, l’avoir à sa charge ou sous sa responsabilité ; dans le langage populaire, on dit : en avoir plein le dos. Etre sur le dos de quelqu’un, le surveiller de près, le harceler. Mettre une chose sur le dos de quelqu'un, à sa charge. Se mettre quelqu'un à dos, contre soi. Jeter quelqu'un (ou quelque chose)derri'ere son dos, ne pas s’en soucier ; renier cette personne ou cette chose. Pop. Scier le dos, importuner beaucoup. Faire froid dans le dos, causer une vive contrariété ou une grande frayeur. N'avoir pas une chemise sur le dos, être dénué de tout, mettre tout sur sondas, dépenser en toilette tout son argent. Avoir bon dos, être accusé de préférence ; supporter gaiement les railleries. Renvoyer dos à dos, ne donner gain de cause à aucune des parties. Loc. pré-

pos. : En dos d'âne, se dit de ce qui forme talus de chaque côté : pont en dos d'âne, ûe dos, par le dos. A dos de, sur le dos de : voyager à dos de mulet. Loc. prov. ; Tomber sur le dos et se casser le nez, se dit d’un homme si peu chanceux qu’il lui arrive les accidents les plus invraisemblables.

dosable [do-za-ble] adj. Que l'on peut doser, dosage [ào-za-je] n. m. Action de doser, dose [dd-ze] n. f. (du gr. dosis, action de donner). Quantité déterminée d’un médicament, qui doit être prise en temps donné : dose médicamenteuse ; dose tonique. Quantité de ce qui entre dans un composé. Fig. Quantité déterminée d'un tout moral : avoir une forte dose d'amour-propre.

— Encycl. La dose médicamenteuse est indispensable à connaître pour chaque médicament. Mais cette dose varie suivant l'individu, l’âge et le sexe ; aussi, la dosologie (on dit surtout posologie) est-elle une science très difficile.

doser [do-zél v. a. (de dose). Déterminer la quantité de médicament à prendre en une fois : doser une potion. Préparer dans les proportions convenables un mélange quelconque.

doseur [zeur] n. m. (de dose). Appareil utilisé au dosage de certains mélanges. Absolum. Dans la fabrication des vins mousseux, ouvrier spécialement chargé d’introduire dans les bouteilles la quantité de liqueur (dissolution de sucre candi dans du vin) qui modifiera le goût au gré de la clientèle.

dosimétrie [do-zi-mé-trî] n. f. (du gr. dosis, don, et metron, mesure). Mesure des doses.

dosimétrique [do-zï] adj. Qui concerne la dosimétrie.

dositif, ive \do-zi] adj. Qui sert à doser, dosologie [do-zo-lo-ji] n. f. Art de régler les doses médicamenteuses.

dossard [do-s«r] n. m. (de dos). Pièce d’étoffe (ou papier) que, dans les courses cyclistes ou âpied, les coureurs épinglent au dos de leur maillot et qui porte leur numéro d'ordre.

Pont en dos d'âne.

Page 1