‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 653 sur 1225 · DOT · texte numérisé non relu

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dosse [do-se] n. f. (de dos). Planche que Ton enlève la première ou la dernière dans le sciage de» arbres et qui conserve son écorce. Planche qui maintient la paroi d'une tranchée et prévient un éboulement. (On dit aussi dosseau n. m.)

dOSSeret [do-se-rè] n. m. (de dossier). Pièce de fer munie d'une rainure, dont on renforce le dos d une scie. Pilastre ou saillie qui sert de jambage à. une ouverture.

DoSSi (Giovanni) dit Dosso Dossi, peintre ita* lien, né à Ferrare vers 1479, mort dans cette ville ver» 1542, un des fondateurs de l’école ferraraise; auteur de la Circoncision (Louvre), etc. — Son frère, Battista, né en 1474, mort en 1548, se distingua surtout dans le paysage.

dossier [do-st-ê] n. m. (de dos). Partie d’un siège contre laquelle s’appuie le dos : dossier rembourré. Fond de voiture. Planche mobile, contre laquelle on

Dossiers : 1. De chaise ; 2. De fauteuil ; 3. De lit pour malade.

s'appuie dans une embarcation, etc. Partie de la hotte qui s’appuie sur le dos de la personne qui la porte. Papiers en liasse, concernant une procédure, un individu, etc. : compulser un dossier. Partie pleine de Taile d'un oiseau, par opposition à la pai-tie en pointe formée des rémiges.

dossière [do-si-è-re] n. f. Partie du harnais, posée sur le dos et soutenant les brancards. Partie du dos d'une cuirasse.

dossoyage [do-soi-ia-je] n. m. Action de dossoyer. (On dit aussi édossagb.)

dossoyer [do-soi-ié] v. a. (de dos. — Se conj. comme aboyer.) Purger les peaux de Teau de chaux qu'elles contiennent, en les raclant du côté de la chair avec le dos du fer à écharner.

Dost— Mohammôd [mo-a-mèd], émir de Kaboul, célèbre par ses longues luttes contre les Sikhs , les Persans et les Anglais, dont il devint ensuite l’allié fidèle (1793-1863).

Dostoïevski (Fédor), littérateur russe, né à Moscou, m. à Pétrograd ( 1821- 1881) ; auteur de romans d’une grande profondeur psychologique et d’un réel sentiment dramatique (Crime et châti-’ ment, la Maison des morts) et du Journal d'un écrivain, etc.

D'abord démocrate fervent et condamné aux travaux forcés pour ses tendances révolutionnaires, il préconisa à la Dostoïevski,

fin de sa vie la régénération

du monde par la religion chrétienne et fut un des fondateurs du parti slavophile.

dot [doî’-j n. f. (lat. dos, dotis). Bien qu'une femme (et abusiv. un homme) apporte en mariage ou en entrant au couvent : la dot de Marie-Thérèse cC Espagne, femme de Louis XIV, ne fut jamais payée à la France. Epouser une dot, épouser quelqu'un à cause de sa dot. Etre une dot, apporter une somme considérable en mai-iage. Allus. littér : Sans dot ! Dans Y Avare, de Molière (I, 7), exclamation par laquelle Harpagon répond à toutes les objections qu'on fait à son projet de marier sa fille au vieux seigneur Anselme. Le Sans dot l d’Harpagon est l’argument sans réplique.

— Encycl. Dr. Sous ce nom de dot, on désigne les biens que possède une feihme au moment de son mariage et qu’elle apporte au mari pour l'aider à subvenir aux besoins du ménage. Dans un sens plus spécial, le mot dot s'entend des biens dont le mari prend l'administration, quoique la conjointe en conserve la propriété. L'enfant ne peut obliger ses père et mère à lui fournir une dot.

Ce qui distingue le régime dotal proprement dit, ce sont les garanties qui assurent la conservation et la restitution du patrimoine de la femme. Sous ce régime, tout ce que la femme se constitue ou qui lui est donné en contrat de mariage est dotal, sauf stipulation contraire.

Les biens compris dans la dot sont qualifiés de dotaux ; les biens restés en dehors de la dot sont dits paraphernaux.

Le mari seul a l'administration des biens dotaux pendant le mariage ; cependant, il peut être convenu, par le contrat de mariage, que la femme touchera annuellement, sur ses seules quittances, une partie de ses revenus pour son entretien et ses besoins personnels.

Si la dot est mise en péril, la femme peut poursuivre la séparation de biens. Si la dot ou partie de la dot consiste en objets mobiliers mis à prix par le contrat, le mari en devient propriétaire et n’est débiteur que du prix.

Les immeubles constitués en dot ne peuvent être aliénés ou hypothéqués pendant le mariage, ni par le mari, ni par la femme, ni par les deux conjointement, sauf les exceptions déterminées par la loi ; ainsi, la femme peut, avec l’autorisation de son mari,’ donner ses biens dotaux pour l'établissement des enfants communs. Ainsi encore, un immeuble dotal peut être vendu aux enchères avec permission du tribunal pour tirer de prison le mari ou la femme, pour fournir des aliments â la famille, pour payer les dettes de la femme, pour faire les grosses réparations indispensables à la conservation de Timmeuble dotal,

La femme a l’administration et la jouissance des paraphernaux ; mais elle ne peut les aliéner, ni paraître en jugement à raison desdits hiens sans l'autorisation du mari, ou, à son refus, sans la permission de la justice.

Dot de Suzette (la), par Fiévée, roman sentimental, écrit pour réagir contre les romans du genre d'Anne Radcliffe (1802). — De ce roman Dejaure a tiré un livret d'opéra-comique en un acte, sur lequel Boieldieu a écrit une gracieuse partition (1798).

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