‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 666 sur 1225 · DUC · texte numérisé non relu

DUC

DUE

ducal, e, aux adj. Qui appartient, qui est propre à un duc, à une duchesse : couronne ducale. Aulref., relatif au doge de Venise : le palais ducal. Dignité ducale, le dogat.

Du Camp [kan} (Maxime), voyageur et littérateur français, né à Paris, m. à Bade (1822-1894).

Il voyagea en Orient, fit partie de l’expédition de Garibaldi et écrivit des relations de voyage et des récits historiques, des livres sur Paris, des Souvenirs littéraires. Membre de l’Académie française en 1880.

Du Gange (Charles DU Fresne, sieur), érudit français, né à Amiens, m.

àParis (1810-1688) 'auteur d’un précieux Glossaire de la moyenne et de la basse latinité.

Ducange (Victor Maxime Du Camp.

Brahain-), romancier et

auteur dramatique français, né à La Haye (Hollande), m. à Paris (1783-1833) ; auteur du mélodrame de Trente ans ou la Vie d'un joueur.

Ducas ou Dukas,

famille qui a fourni à l’empire d’Orieut les empereurs Constantin XI,

Michel VII, Alexis V et Jean III.

ducasse [te-se] n. f.

(de dédicace). Fête patronale de la plupart des communes de Flandre, du Hainaut et de l'Artois.

Ducasse (Jean-Baptiste), marin français, né

Eres de Dax, m. à Bouron-l’Archamliault (1646- Du Gange.

1713). Il dévasta, à la tète

des flibustiers, les colonies anglaises et espagnoles des Antilles.

Du Casse (Pierre-Emmanuel-Albert), officier et écrivain militaire français, né à Bourges (1813- 1893) ; auteur d’estimables travaux historiques sur le premier Empire.

ducaSSier [ka-si-é], ère n. Celui, celle qui court les fêtes, les duoasses, qui aime à s'amuser.

ducat [fta] n. m. (ital. ducato). Monnaie d’or valant de 10 à 12 francs ; les premiers ducats furent frappés à Venise au xiii® siècle. Ducat d'argent, syn. de DUCATON.

Du Caurroy (François-Eustaohe), prêtre et musicien français, né à Gerberoy, près de Beauvais, m. à Paris (1549-1609) ; ses compositions comprennent des psaumes, des noëls, des chansons et une Missa pro defunctis, à cinq voix, que l’on chantait à Saint- Denis, pour les funérailles des rois de France.

ducatou n. m. Ancienne monnaie d’argent, valant de S à 6 francs.

Duecio di Buoninsegna, peintre italien du xivs siècle, un des fondateurs de l’école siennoiseducénalre [nè-re] ou ducentaire [san-tè-re\ n. m. (du lat. duceni, distributif de deùx cents). Antiq. rom. Officier qui commandait à deux cents hommes ou deux centuries. Adjectiv. Juges ducénaires, magistrats établis par Auguste, choisis parmi ceux qui payaient un cens très faible, et qui jugeaient les affaires les moins importantes.

Du Cerceau (Androuet), célèbre famille d’architectes français des xvi» et xvii» siècles. Citons : Jacques 1er, architecte et graveur de haut mérite, né vers 1315 à Paris, mort après 1584. On lui doit un remarquable Livre d'architecture. — Son fils, Baptiste, né vers 1560, m. avant 1602, succéda à P. Lescot comme architecte du Louvre. Il entreprit la construction du Pont-Neuf (Paris).

Ducerceau [sèr-sd] (Jean Antoine, le Père), littérateur français, né à Paris (1670-1730). On lui doit des fables, des poésies latines et françaises, des tragédies, etc. Il fut tué, par accident, d’un coup de fusil, par le prince de Conti, dont il était le précepteur,

Duc&y [sê], ch.-l. de c. (Manche), arr. et à 9 Ml. d’Avranches, sur la Sélune ; 1.900 h. Ch. de f. Et.

Ducliartre (Pierre-Etienne-Simon), botaniste français, né à Portiragnes (Hérault), m. à Paris (1811-1894). Membre (1861), puis président (1891) de l’Académie des sciences.

Du Cliastel (Pierre), prélat français, né à Arc-en-Barrois, m. à Orléans (1480-1652). Il prit une part active à la fondation du Collège de France.

Ducllâtol [tel] (Tanneguy), homme de guerre français, né à Trémazan, nr. à Beaucaire (vers 1368- 1458); un des chefs des Armagnacs. Conseiller de Charles VII, il fut le principal auteur du meurtre de Jean sans Peur au pont de Montereau. H fut parla suite gouverneur du Languedoc et général des finances.

Du Ckâtelet (marquise du). V. Châtelet.

duché n. m. Terre, seigneurie à laquelle le titre de duo est attaché : le duché de France fut le noyau de la monarchie capétienne. Nom' donné à quelques petits Etats de l'Europe, qui sont gouvernés par un duo ou une duchesse : le duché de Luxembourg. Duché-pairie, v. à son ordre alph..

Duchêne (Georges), journaliste français, né à Beaumont- la-Ronoe (Indre-et-Loire), m. à 'Ville- Evrard (1824-1876). Il fut l’ami et le collaborateur de Proudhon.

Duchêue (Denis-Auguste), général français, né à Juzennecourt (Haute-Marne) en 1862 ; se distingua sur la Somme en 1916 et commanda la 10=, puis la 68 armée.

Duchenne de Boulogne (Guillaume-Benjamin), médecin français, né à Boulogne-sur-Mer, m. a Pans (1806-18751. On lui doit de remarquables travaux sur l'ataxie locomotrice, les maladies nerveuses etc.

duché-pairie n.m. Terre àlaquelle étaient attachés les titres de duc et de pair. PI. des duchés-pairies.

DucheSUe [cTié ne] (André), historien français, né à L’Isle-Bouchard (Indre-et-Loh'e), m. à Paris (1584-1640). On lui doit, entre autres ouvrages, une Histoire des ducs de Bourgogne.

Duchesne (Jacques- Charles-René-Achille), général français, né à Sens (1837-1918). Nommé en 1894 commandant en chef de l’expédition de Madagascar, il débarqua à Majunga et conduisit ses troupes, qui eurent beaucoup à souffrir, jusqu'à Tananarive, dont il s'empara (30 sept. 1895).

Duchesne ( Mgr

Louis), archéologue et éru- q.i Duchesne.

dit français, né à Saint-Ser-

van, m. à Rome (1843-1922) ; auteur de travaux sur les Origines de l'Eglise et du culte chrétien^ directeur de Têcole française de Rome.

Membre de l’Académie des inscriptions (1888) et de l’Académie française (1910).

Duchesne (le Père), type populaire, consacré par la farce et par le théâtre, pseudonyme de Hébert.

Connubien avant la Révolution, ce personnage symbolique était censé exprimer, dès 1789, les opinions politiques du peuple de Paris. En 1790, Hébert fit paraître sous ce nom un journal célèbre. Le cynisme du langage et l’exagération des doctrines ca- Mm Duchesne.

ractérisent cette feuille ,

dont les grandes col'eres, froidement calculées, contribuèrent au déchaînement de la Terreur. Son nom a servi de titre à deu.x autres journaux (1848 et 1871).

Duchesne ( la Mère ) , type populaire de la femme républicaine, qui a donné son nom à des publications révolutionnah'es (1791).

Duchesnois [chènoi'i (Catherine-Joséph’ne Raffin, dite Mhe), tragédienne française, née à Saint-Saulves (Nord),ra. à Paris {n77-1836).Sa rivalité ardente avec Mb® Georges provoqua souvent des scènes tumultueuses.

dtlChGSS© [càè-se] n. jque Duchesnois.

f. Femme d’un duc, ou

qui possède un duché. Fam. Femme qui prend de grands airs, qui affecte des manières au-dessus de sa condition ou de sa fortune. Lit de repos, chaise longue à dossier. Lit d la duchesse, grand lit bas; orné de quati-e colonnes supportant un baldaquin. Variété de poire d’automne à chair fondante et parfumé e, dite aussi duchesse - d'Ang ouléma. Variété de poire d’ été, dite aussi duchesse- de - Berry.

(Guillaume) , antiquaire français, né à Lyon au xvie s. Duchesse.

Auteur d’un ouvragée sur la Castramétation et la Religion des anciens Romains (1555).

Ducis [siss] ( Jean-François ), poète tragique français, né et m. à Versailles (1733-1816) ; membre de l’Académie française ; traducteur prudent de Shakespeare .

Œdipe chez Ayyiète et Abufar sont ses principales œuvres.

Il refusa les faveurs de Napoléon 1er, disant qu’ « il vaut mieux porter des haillons que des chaînes ».

Duclair [Jdèrl ch.-l. de c. (Seine-Inférieure), arr. et à 17 kil. de Rouen, sur la Seine ,* 2.100 h. Ch. de f. Et. —

Lecant. a20 comm.et 11.630 h.

Duclaux (Pierre- Emile), savant français, né à Aurillac, m. à Paris (184-0- Ducis.

190'i-). Il succéda à son maitre

Pasteur dans la direction de l’Institut Pasteur. Membre de l’Académie des sciences. On lui doit de remarquables études sur les ferments, les microbes, etc.

— Sa femme, Mary Robinson, née à Leamington en 1857, veuve de James Darniesteter, a écrit des vers et des essais en anglais et en français.

Duclos [klo] (Mlle Marie-Anne), tragédienne française, m. à Paris (1670-1748).

Elle triompha à la Comédie- Française : mais on lui a reproché d’abuser de l’emphase déclamatoire.

Duclos (Charles-PiNOT), moraliste français, né à Dinan, m. à Paris (1704-1772) ; Duclaux.

membre de l'Académie française. Auteur de Considérations sur les mœurs et de Mémoires secrets sur les règnes de Louis XIV

et de Louis XV. Il se dissipa dans les salons, où il observa, du moins, les manies passagères de la société. Il a de l’esprit et une ironie rude.

Du ComDiun du Lucie (Camille), auteur dramatique et librettiste français, né à Orange, m. à Capri (1832- 1903). On lui doit les livi’ets de Sigurd, Salammbô, etc.

Ducornet [nèj (Louis- C ésar- Joseph) , peintre d’histoire français, né à Lille, m. à Paris (1806-1856). Né sans bras, il peignait avec le pied.

DUCOS r/cd] (presqu’île), presqu’île de la Nouvelle-Calédonie, près, de Nouméa, où furent déportés les condamnés à la suite de la Commune (1871).

Duc O S [lcd] (Pierre- iloÿer), conventionnel, né à Dax, m. dans un accident de voiture à Ulm (1747 1816) ; membre du Directoire et consul, après le 18-Brumaire. C’était un fort honnête homme, mais un caractère faible. — Son neveu, Théodore, né à Bordeaux, m. à Paris (1801-1855) ; homme politique français. Ministre de la marine, il y introduisit les navires à vapeur (1853).

DuCOS (Jean), conventionnel, né à Bordeaux, décapité à Paris (1765-1793) ; un des girondins.

DUCOS du Hauron (Louis), physicien français, né à Langon (Gironde), m. à Agen (1837-1920). Inventeur du procédé d'impression des gravures polychromées dit procédé trichrome, il a réalisé le premier la photographie des couleurs.

Ducoudray (Gustave), historien français, né à Sens, m. à Paris (1832-1906) ; auteur de nombreux et estimables ouvrages d'enseignement historique.

ducquet [du-kè\ n. m. Un des noms vulgaires du hibou.

Ducray-Duminil [trè, ni] (François-Guillaume), romancier populaire français,' né à Paris, m. à Ville-d'Avray (1761-1819) ; auteur AeVictorou. l'Enfant de la forêt, de Cœlina ou l'Enfant du mystère.

DucreUX fkreû] (Joseph), peintre français, né à Nancy (1737-1802) ; Ù fut un excellent peintre de portraits au pastel.

ducroire n. m. (de du, et croire, dans'le sens anc. de « vendre à crédit »). Convention par laquelle un .commissionnaire répond de la solvabilité de ceux auxquels il vend les marchandises qui lui ont été consignées. Prime qu’il reçoit dans ce cas.

— Enoycl. Par le ducroire, le commissionnaire s’oblige à payer à son commettant le prix des marchandises vendues ; mais, pour s’engager ainsi, il prend une commission extraordinaire, dont le taux est d’habitude le double du taux de la commission simple. Aussi le ducroire est-il appelé quelquefois commission double.

Ducrot [kro] ( Auguste- Alexandre ), général français, né à Nevers, m. à Versailles (1817-1882). Il se signala à ’Wœrth (1870), commanda un moment l'armée française à Sedan, puis, pendant le siège de Paris, dirigea les troupes qui ’’ — i„ de Champigny. On lui doit un certain nombre d’ouvrages, notamment la Journée de Sedan.

ductile [duk-H-le] adj.

(lat. duclilis ; de ducere, supin ductum, conduire, tirer).

Qui peut être étiré sans se rompre : le platine est très ductile.

ductilimètre [duk-tï\

n, m. Marteau qui sert à évaluer la ductilité des métaux.

ductilité [duk-ti] n. f.

(de ductile). Propriété qu’ont certains corps solides de pouvoir être étirés et réduits en fils très minces : la ductilité de l'or est remarquable. Fig. Facilité d’esprit, sagesse, caractère de ce qui est maniable.

Du Deffaud. Biogr. V. Deffand.

dudgeou [dud-jon] n. m. (du n. de l’inventeur). Outil de chaudronnier, sorte de man-

drin pour fixer les t

tubes dans les plaques tubulaires.

Dudingen.

Géogr. V. Gum. Dudgeon.

Dudley [dlè],

V. d’Angleterre CWorccster) ; 46.000 h. Fer, charbon, grande industrie.

Dudley [dlèl (John), duo de Northumberland, grand maréchal d’Angleterre, né en 1502, exécuté à Londres en 1563. Beau-père de Jane Grey, dont il avait préparé l’accession au trône. Un mouvement populaire ayant porté au pouvoir Marie Tudor, ceile-ci le fit périr sur l’échafaud, avec son fils et Jane, sa belle-fille.

Dudley (Robert), comte de Leicester, fils du précédent, favori d’Élisabeth d’Angleterre, qui le créa lieutenant d’Angleterre et d’Irlande (1531-1588).

DudOU, poète historien du début du xi= siècle, nô à Saint-Quentin ; auteur d’une Histoire des Normands.

Dudzeele, comm.de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Bruges), près de la mer du Nor ; d2.280h.

duègne n. f. (de Tesp. duena, matrone). Vieille gouvernante chargée, en Espagne, de veiller sur une jeune personne. Femme âgée, qui veille sur une jeune femme. Vieille femme revêche, gênante. Emploi de duègne au théâtre.

duel [èl’] n. m. (lat. duellum). Combat entre deux adversaires : Richelieu essaya de mettre fin à la manie des duels, qui décimait la noblesse de son temps. Duel judiciaire, au moyen âge, combat entre un accusateur et un accusé, qu’on admettait comme preuve juridique. V. judiciaire.

— Encycl. Mœurs et coût. En France, Tépée et le pistolet sont seuls admis. Entre militaires, le sabre est autorisé. Les adversaires doivent avoir de 21 à 60 ans. En deçà, le duel est interdit; au delà, il est facultatif, et laissé à la décisioH des témoins. Les témoins sont au nombre de deux par combattant.

livrèrent la bataille

Ducrot.

Duclos.

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