DUI
Duisbourg [,is-6o«?’], v. de Prusse (pro%'. du Rhin), sur la Ruhr, affl. du Rhin ; 230.000 h. Grand port sur le Rhin. Occupée par les Alliés en 1921.
duit [du-i] n. m. (de duire). Chaussée artificielle, peu élevée, formée de pieux et de cailloux, en travers d'un fleuve, pour arrêter le poisson au reflux. Lit que l'on crée artificiellement, à l'aide de digues, ■à un cours d'eau qui divaguait.
duitage n. m. Disposition des duites. Compte des duites.
Duitama, v. de Colombie (prov. de Tendama) ; 14.000 h. Fabrique de sparterie. Victoii'e de Bolivar sur les Espagnols.
duite n. f. (de duire). Quantité de trame qui est •déroulée et insérée par la navette du tisserand, d'une lisière à l’autre.
duité n. f. (du lat. duo, deux). Caractère de ce •qui est double, de ce qui réunit deux êtres, deux objets distincts.
duiter [té] v. a. Tiss. Passer la trame de gauche à droite, entre les fils d'arrière tirés en avant et les fils de devant : duiter un fil.
Dujardin (Karel), peintre hollandais, né à Amsterdam, m. à Venise 1635-1678). 11 a été le peinre inimitable des scènes en plein air de la vie populaire.
Son chef-d'œuvre est le Charlatan.
Dujardin - Beau metz [TOèssJ (Georges), médecin français, né à Bar- •celone, m. à Paris (1833- 1896) ; membre de l’Académie de médecine. Il a écrit de nombreux ouvrages consacrés à la thérapeutique, notamment un Dictionnaire de thérapeutique, etc.
Dujardin - Beau metz (Henri-Charles- Dujardin.
Etienne), peintre et homme
politique français, né à Paris, m. à La Bezole (Aude) (1852-1913) ; il se consacra à. la peinture militaire et fut sous-secrétaire d'Etat aux beaux-arts.
Dukas (PauZ-Abraham), compositeur français, né à Paris en 1865. Auteur de V Apprenti-Sorcier , poème symphonique d’une curieuse originalité , à.' Ariane et Barbe-Bleue, drame lyrique, etc.; un des maitres de l'école moderne.
Duker (Charles-Gustave, comte del, général suédois, m. en 1732 ; il prit une part brillante aux guerres de Charles XII sur le continent.
Dukla, ville de Pologne (Galicie, cercle de Krosno), sur la Jasielka, affluènt de la Visloka ; 3.500 hab. Ch.-l. de district. Cette ville donne son nom à un col des Karpathes (altit. : 802 m.), qui fait communiquer Dukla avec Epériès, le bassin de la Vistule avec .celui de l’Ondava et de la Tisza. Les Russes ont pénétré en Hongrie par le col de Dukla en 1849 ; ils ont occupé cette passe, pendant quelques mois, après leur victorieuse offensive du début de l'année 1915.
DulaC (Edmond), dessinateur français, né à Toulouse en 1882 ; a illustré avec beaucoup de charme les légendes orientales, les contes de fées, etc.
Dulaure [là-re] (Jacques-Antoine), conventionnel et historien français, né à Clermont-Ferrand, m. à Paris (1755-1835) ; auteur d'une Histoire physi- •qwe, civile et morale des environs de Paris. A la Convention, il appartint au groupe des girondins, et, décrété d’accusation avec eux, dut s’enfuir en Suisse.
Du LaurenS [lâ-ranss] (André, seigneur de Ferrières), médecin français, né à Tarascon, m. à Paris (1358 1609). Il fut médecin de Henri IV et un des docteurs les plus remarquables de son temps.
Du LaureHS (Henri -Joseph Laurens, dit), écrivain français, né à Douai, m. près de Mayence (1719-1797) ; spirituel et intéressant, mais souvent licencieux. Son principal ouvrage est un curieux roman philosophique, le Compère Mathieu.
Dulaurier [lô-ri-é] (Jean-Paul), orientaliste français, né à Toulouse, m. à Meudon (1807-1881); membre de l’Académie des inscriptions et belleslettres ; auteur de travaux remarquables sur les hiéroglyphes.
dulcaquicol© [ku-ï\ adj. (du lat. doux,
aqua, eau, et colere, habiter). Qui habite les eaux douces : la faune dulcaquicole.
duloe et décorum est pro patria mori, m. lat. signif. ; Il est doux et beau de mourir pour la patrie. Vers d’Horace [Odes, III, 2, 12) s’adressant aux jeunes Romains pour leur conseiller d'imiter les vertus de leurs ancêtres, et en particulier leur courage guerrier.
dulces moriens reminiscitur Argos, m. lat.
signif. : Mourant, il revoit en souvenir sa chère Arqos. Expression dont Virgile (Enéide. X, 782) se sert pour rendre plus touchante la douleur d’un jeune guerrier, Antor, qui avait suivi Enée en Italie et meurt loin de sa patrie, tué par Mézenoe.
dulcia linquimus arva, m. lat. signif. ; Nous abandonnons nos chères campagnes. Hémistiche de ■Virgile (Eglogues, I, 3). Mélibée déplore l'exil auquel il est condamné, après la bataille de Philippes, et regrette ses chères campagnes.
duleiflant [fi-an], e adj. Qui adoucit ; petit clystère dulcifiant. N. m. : un dulcifiant.
dulcification [si-on] n. f. Action de dulcifier. Résultat de cette action.
dulcifier [fi-é] v. a. (du lat. dulcis, doux, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Tempérer, corriger l'acidité ou l'amertume de certaines substances par quelque mélange : dulcifier une potion.
Dulcigno, V. de l'Etat yougoslave, port sur l'Adriatique ; 5.000 h. Cédé par la Turquie au Monténégro en 1880, à la suite d'une démonstration navale collective des puissances.
Dulcin, hérésiarque italien, né à Novare, brûlé vif en 1308 ; il prêcha la communauté des biciis et la prom.is'cuité des sexes. Ses sectateurs (drJcinistes) finirent par s'unir aux vaudois.
Dulcinée, personnage du Don Quichotte. C’est la dame des pensées du fameux chevalier de la Manche, en réalité grosse paysanne du Toboso, mais
dans laquelle don Quichotte s’obstine à trouver un modèle de toutes les perfections physiques et morales. Le nom de Dulcinée est employé pour désigner d’une manière plaisante la dame des pensées d’un jeune homme, une amante, une maîtresse.
dulcite n. f. CJiim. Matière sucrée, que l'on retire du mélampyre.
dulie [H] n. f. (du gr. douîeîa, servitude). Culte de dulie, hommage que l'on rend aux anges et aux saints, par opposition au culte de latrie, qui n'est rendu qu’à Dieu.
duliSUS [li-inl n. m. pl. (du gr. doulos, esclave). Sectaires ariens du iv® siècle, qui prétendaient 'que le Verbe était non pas le fils, mais le serf du Père. S. un dulien.
[Ion] (Pierre-Louis), physicien et chimiste français, né à Rouen, m. à Paris (1785-1838) ; auteur de belles recherches sur la chaleur. On lui doit l'invention du cathétomètre et du thermomètre à poids.
Membre de l’Académie des sciences ; secrétaire perpétuel (1832).
Du Lorens ^Jacques), poète français, né à Chàteauneuf-en-Thimerais ( 1 583- 1658), auteur de Satires assez bien tournées.
Dulot [Zo], poète français de la première moitié du xviB siècle, qui inventa ou, du moins, mit à Dulong.
la mode les bouts-rimés.
Dulutll, V. des Etats-Unis (Minnesota), à la corne occidentale du lac Supérieur ; 35.000 h. Grand commerce avec le Canada. Blé, bois.
Dumaine (Louis-François Person, dit), acteur français, né à Lieusaint, m. à Paris (1831-1893) ; fut un acteur plein de verve et d'entrain.
Dumanet [nè], type do troupier crédule et na'if, popularisé par la caricature, le café-concert, etc. Il apparaît pour la première fois dans la Cocarde tricolore. vaudeville des frères Cogniard (1821).
Dumaniant [ni-an] (Antoine-Jean Bourlain, dit), comédien et auteur dramatique français, né à Clermont-F’errand, m. à Paris (1752-1828) ; auteur de Guerre ouverte ou Ruse contre ruse.
Dumanoir (Philippe-François Pinel), auteur , dramatique français, né à la Guadeloupe, m. à Pau (1806-1865) ; auteur des Premières armes de Richelieu, etc. Il fut surtout un vaudevilliste au talent soigné et assez littéraire.
Dumarsais [sê] (César Chesneau, sieur), grammairien français, né à Marseille, m. à Paris 0)676-1756). On lui doit un Traité des tropes, resté classique.
Dumas (Mathieu, comte), général et historien français, né k Montpellier, m. à Paris (1753-1837). On lui doit un Essai historique sur les campagnes de 1199 à 1814. — Son frère, René-François, président du tribunal révolutionnaire, né à Lons-le-Saunier ; ami de Robespierre, il tomba au 9-Thei'midor, et périt sur 1 échafaud (1767-1794).
Dumas [ma]
(Alexandre Davyde La Pailleterie), général français, né à 1 île de Saint-Domingue, mort à V 1 1 1 e r s-Co tterêts (1762-1806). En 1797, il battit Wurmser près de Mantoue. Doué d'une force herculéenne, il défendit seul, à Brlxen, un pont contre tout un groupe de cavalerie autrichienne, ce qui lui valut le surnom de, Horatius Codés du Tyrol. — Alexandre, son fils, célèbre romancier, né à Villers-Cottcrêts, m. à Puys. près de Dieppe (1803-1870). Doué d'une imagination vive, d'une fécondité inépuisable, d'une facilité extraordinaire, il fut le romancier et l'auleur dramatique le plus populaire de son temps. Ses ouvrages amusent, passionnent, parce qu'ils sont vivants. Les principaux, dont l'histoire de France, très librement interprétée, forme en général le fond, sont ; la Tour de Nesle, les Trois mousquetaires. Vingt ans après, le Vicomte de Bragelonne, Monte- Cristo, la Reine Margot, la Dame de Monsoreau , les Quarantecinq, le Chevalier d'Harmental, le Collier de la reine. Impressions de voyage, etc. Il a écrit ou signé 2.57 volumes de romans et 25 volumes de drames. Aussi eut-il de nombreux collaborateurs ; Aug . Maquet,
Paul Meurice, Oct.
Feuillet, G. de Nerval,
Em. Souvestre, etc. —
Alexandre, fils du précédent, né à Paris, m. à Marly-le-Roi (1824- 1896), élu membre de l'Académie française en 1874. Il débuta par des romans, et s'adonna plus tard exclusivement au théâtre, où il a donné des pièces habilement et puissamment construites, pétillantes d'esprit, écrites le plus souvent avec le souci de moraliser le public, de reconstituer la société par la réforme de la famille, qu'il faut fonder sur l'amour et non sur l'argent ; in Dame aux camélias, la Visite de noces, l'Ami des femmes, le Demi-Monde, le Fils naturel, un Père prodigue, la Princesse Georges, les Idées de Aubr'ay, Francillon, Denise, etc.
Dumas père (monument d’Alexandre), par Gustave Doré, érigé, en 1885, place Malesherbes, à Paris, Au sommet, Dumas est assis ; à la base du piédestal, dos sculptures en haut-relief représentent d'un côté un groupe de lecteurs, de l'autre d'Ai'tagnan, le héros le plus connu, du grand romancier.
DÜM
DUDiaS (Jean-Baptiste), chimiste français, né à Alais, in. à Cannes (1800-1884) . On lui doit la détermination du poids atomique d'un grand nombre de corps simples, l'étude de l'alcool amylique, qui a donné naissance à la féconde idée des fonctions chimiques, la découverte de la loi des substitutions , l'un des fondements de la théorie atomique. Son Traité de chimie appliquée aux arts (1828-1846) reste un des monuments de la science chimique. Membre (1832), puis président (1843) de l’Académie des sciences ; membre de l'Acad. française (1875).
puDiaS (Adolphe), poète français et provençal, né à l’ancienne chartreuse de Bon-Pas CVaucluse), m. à Puys (1806-1861). Il fut l'un des précurseurs du félibrige.
Dlimbartoil, v. d’Ecosse, oh.-l. du comté de Dumbarton, sur la Clyde ; 16.000 h. Petit port. — Le comté a 98.000 h.
dum-dUDl [doum’-doum’] n. f. Balle à enveloppe modifiée de façon à produire des blessures dangereuses. (On a d'abord fabriqué ce projectile dans le cantonnement anglais de Dum-Dum, dans l'Inde. A la conférence de La Haye, en 1899, l'interdiction de l’usage de ces balles a été votée par la section chargée d'examiner les questions d'armement.)
dllDCldllDÎ6r [doum'-dou-mé] v. a. Faire subir à une balle ordinaire de fusil une opération qui la transforme en une balle dum-dum. (On dit aussi dum-
DUMISER.)
dÛDlBIlt [man] adv. En due forme ; selon la raison ; d’une manière convenable : être dûment averti, autorisé. Ant. Indûment.
Dumény (Camille-Georges Richomme, dit), acteur français, né à Paris, m. à Nantua (1867-1920;; artiste au talent plein d’élégance et de naturel.
Dumerbion (Pierre Jadar), général français, né à Montmeillant (1734-1797). Commandant en chef de l'armée d'Italie en 1794. Vainqueur à Cascai’o.
DUDléril (Constant), médecin et naturaliste français, né à Amiens, m. à Paris (1774-1860). Membre (1816), puis président (1831) de l'Académie des sciences. Il a professé l’anatomie et la pathologie à la faculté de médecine et la zoologie (ichtyologie, erpétologie) au Muséum. On lui doit de savants ouvrages de zoologie. — Son fils, Henri-André, né et m. à Paris (1812-1870), fut également naturaliste et professeur de zoologie.
DUDléril (Edelestand Pontas), philologue et paléographe français, né à Valognes, m. Passy (1801-1871). Il s’est attaché à l’étude particulière de l’histoire littéraire du moyen âge.
Du Mersan [mèr] (Théophile Marion), fécond vaudevillisle et numismate français, né près d’Issoudun, m. à Paris (1780-1849; ; auteur de : le.s Bonnes d'enfant, les Saltimbanques, etc.
DUDiesnil [irié-nil] (Jean-Baptiste), jurisconsulte français, avocat du roi au Parlement, né à Paris (1517-1669).
Dumesuil (mil Marie-Françoise), tragédienne française, née à Paris, m. à Boulogne-sur-Mer (1711- 1803).' Elle excella dans le répertoire tragique de Racine, et joua admirablement la haute comédie.
Dumesnil (Antoine -Jules), littérateur et homme politique français, né à Puiseaux (Loiret), m. à Orléans (1805-1891).
duuiéteux, euse [teû, eu-ze] adj. (du lat. dumus, buisson). Couvert de buissons. (Vx.)
DunifrieS [deum-friss], v. d’Ecosse, ch.-l. du comté de Dumfries, sur le Vrith ; 18.000 h. Port fluvial. Bonneterie. — Le comté a 74.000 h.
dumicole adj. (du lat. dumus. buisson, et colere, habiter). Eist. nat. Qui habite les buissons.
dumka \doum'] n. f. (mot polon. signif. rêverie). Chant polonais, d'un caractère triste et doux.
DumnaCUS \dom'-na-kuss], chef gaulois, delà tribu des Andécaves, qui lutta contre les Romains après la défaite de Vercingétorix.
DumDOriX [dom’-no-rifos], chef gaulois, de la nation des Eduens, frère de Divitiaous. Il servit et trahit tour à tour César. Poursuivi par la cavalerie romaine, il périt en se défendant (54 av. J.-C.)
dUDlIl'y \deum'-ni] n. m. (mot angl. signif. muet, mort). Nom du joueur absent (du mort), au •whist à trois. (On dit quelquef. dumby.)
Dumolard [lar] (Henri Orcel, dit), auteur dramatique et littérateur français, né et m. à Paris (1771-1845).
Dumoncea'U (Jean-Baptiste), comte de Bergendael, maréchal de Hollande, né et m. à Bruxelles (1760-1821). Il servit dans l'armée française, se distingua à Jemmapes, à Bergen, et fut fait comte de l'Empire par Napoléon.
D'D Moncel (Théodore), électricien français, né et m. à Paris (1821-1884). Il a perfectionné ou inventé de nombreux appareils.
DumonStier, famille de peintres miniaturistes et pastellistes des rois de France, du xvi® au XVII» siècle, — Daniel (1374-1646), le plus célèbre, a laissé de beaux portraits aux trois crayons, représentant les principaux personnages delà cour, depuis François l®» jusqu'à Louis XIII.
Dumont (Henri), organiste et compositeur belge, né à Liège, m. à Paris (1610-1684). Il est l'auteur de nombreuses compositions religieuses ; entre autres, de cinq messes en plain-chant.
D'amont [mon] (Jean], savant publiciste français, né vers le milieu du xvii» siècle à Vienne (Autriche), m. dans cette ville en 1726 ; auteur de nombreuses publications d'histoire diplomatique, relatives, notamment, aux traités de Westphalie.
Alex, Dumas père.
J.-B. Dumas.