‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 671 sur 1225 · CARBONATE DE GAÏACOL · texte numérisé non relu

CARBONATE DE GAÏACOL

Dupanloup [lou] (Félix-Antolne-Pbilibertj, prélat français, né à Saint-Félix (Haute-Savoie), m. au château de Lacombe (Savoie) [1802-1878] ; évêque d’Orléans : membre de l'Académie française. Ses théories en matière d'éducation, son infatigable ardeur de polémiste. ses vives attaques contre l'Italie pour la défense du pouvoir temporel des papes, son éloquence aussi, lui assurèrent une place exceptionnelle dans l'épiscopat français. Pendant le second Empire, il fut le chef du parti catholique libéral. Après 1870, il fut député à l'Assemblée nationale, puis sénateur inamovible (1876). On lui doit, entre autres ouvrages, de remarquables Lettres sur l'éducation des

Dupanloup.

filles.

Duparc [park] (René Berthelot, sieur), dit Gros-René (v. ce mot), parce qu'il créa avec éclat ce rôle, acteur de la troupe de Molière ; m. en 1673. — Sa femme, actrice aussi, qui fut insensible aux liomniages de Molière, mais auprès de laquelle Racine fut plus lieureux, mourut en 1668.

Dupare (Marie-Eugène-Henrt Fouques-). compositeur français, né à Paris en 1848 ; auteur de mélodies d'un sentiment très émouvant i Invitationau voyage, la Vague et la Cloche, Phydilé, '-a mento', etc.).

DUP

DUP

Dupaty (Charles Mercier), président au parlement de Bordeaux, né à La Rochelle, m. à Paris (1746-1788) ; auteur de Lettres sur l'Italie, ingénieuses, mais d’une originalité un peu affectée. — Louis-Charles, un de ses fils, né à Bordeaux, m. à Paris (1771-182B), sculpteur distingué, fut un des derniers représentants de l’école classique. — Un autre, 'Louis-Emmanuel, né à Blanquefort, m. à Paris (1775-1831), fut poète et auteur dramatique. Membre de l'Académie française. Ecrivain correct et ingénieux, mais un peu affecté, à qui l’on doit la Prison ■militaire.

dupe n. f. et adj. Personne qui a été trompée, ou qu'on peut tromper aisément : mieux vaut, dans certains marchés, être dupe que complice. Loc. : Etre la dupe d'une affaire, aun marché, n'y pas trouver son compte, y avoir son intérêt sacrifié. Etre sa dupe, sa propre dupe, se tromper soi-même, se faire illusion.

Dupes {journée des), le 11 novembre 1630. Petite intrigue politique, grâce à laquelle Marie de Médicis et Anne d’Autriche faillirent obtenir de LouisXlIl le renvoi du cardinal de Richelieu ; mais le cardinal reprit bien vite son ascendant sur le roi. Bassompierre, qui avait trempé dans le complot, fut enfermé à la Bastille, et Marie de Médicis dut se retirer à Moulin.s.

duper \pé\ V. a. (de dupe). Tromper, en faire accroire : Scapin dupe effrontément Géronte.

duperie [rî] n. f. (de duper). Tromperie, fourberie. Erreur préjudiciable.

Dupérier [ri-é] (François), jurisconsulte français du xvie siècle, à qui Malherbe adressa, au sujet de la mort- de sa fille, des stances célèbres où se trouvent ces vers :

Ta douleur, Dupérier, sera donc éternelle ?

Amiral Duperré.

Mais elle était du monde où les plus belles choses Ont le pire destin ;

Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,

L’espace d’un matin.

Duporré, comm. d’Algérie (dép. d’Alger), aiT. et à 30 kil. de Milianah, sur le Chéliff; 4.130 h. Ch.

de f. d’Alger à Oran. Centre agricole et viticole.

Dupepré (Victor- Guy), amiral français, né à La Rochelle, m. à Paris (1775-1846). 11 coopéra à la prise d’Alger avec le maréchal Bourmont et fut plusieurs fois ministre de la marine. — Son fils ,

Victor -Auguste, viceamiral français, né et m.

à Paris (1825-1900), fut aussi ministre de la marine.

Duperrey [pè-ré]

(Louis-Isidore), navigateur français, né et m. à Paris (1786-1865). Il explora l’Océanie. Membre (1842), puis président (1850) de l’Académie des sciences.

Duperron (Jacques Davy), cardinal français, né à Saint-Lô suivant les uns, ou, suivant d'autres, près de Berne (Suisse), m. à Paris (1556-1618). Prédicateur éloquent et controversiste de premier ordre, il travailla à la conversion du roi Henri IV.

Dupetit-Thouars [ti-tou-ar] (Louis-Marie Aubert), botaniste français, né à Saumur, m. à Paris (1758-1831). Membre de l’Académie des sciences. — Aristide, son frère, marin français, né près de Saumur, périt glorieusement à Aboukir, où il commandait le Tonnant (1760-1798). — Abel, leur neveu, né près de Saumur, m. à Paris (1793-1864), amiral français, prépara en 1830 l’expédition d’Alger et établit en 1842 le protectorat de la France sur Taïti.

dupeur, euse [euze] n. Personne qui dupe^ qui trompe.

Dupeut.'y (Désiré- Charles), auteur dramatique français, né à Paris, m. à Saint-Germain-en- Laye (1798-1865) ; a écrit un grand nombre de vaudevilles, de comédies et de drames {la Caynargo,

Madame Grégoire, le Hussard de Felsheim, etc.) ; —

Son fils Adolphe, né à Paris, m. à L’Hay (1828- 1884), a écrit plusieurs vaudevilles, dont l’un, les Canotiers de la Seine, eut un grand succès.

DupllOt [/oj (Léonard), général français, né à Lyon, assassiné à Rome dans une émeute (1770-1798).

Dupin (Louis-Ellies), docteur de Sorbonne et historien français, né et m. à Paris (1657-1719) ; auteur d'une considérable Histoire de V Eglise.

Dupin (André), dit Dupin aîné, jurisconsulte, homme politique et magistrat français, né à Varzy, m. à Paris (1783 1805). Esprit distingué, mais caractère versatile, il servit successivement tous les gouvernements qui régirent la France, depuis le premier jusqu’au second Empire. — Charles, son frère, économiste et ingénieur, né à Varzy, m. à Paris (1784-1873), a attaché son nom à des ti'avaux distingués de mathématiques, et publié un excellent ouvrage sur les Forces productives des nations de 1800 à ioôl. Il fut membre (1818), puis président (1836) de l’Académie des sciences.

Dupin (Jean-Henri), auteur dramatique français, né à Paris (1787-1887). 11 a écrit de spirituels vaudevilles : la Mansarde des artistes, M'ame Maclou, etc.

Dupin de Chenonceaux (Claude), fermier général français, né à Chàteauroux, m. à Paris (1684-1769) ; ami de J. -J. Rousseau. — Son fils, Dupin de Francueil, fermier général (1715-1780), fut Tami de M”!'! d'Epinay et le grand-père de George Sand.

Dupiney de Voreplerre (Jean-François- Marie Berthet), encyclopédiste français, né à Vienne (Isère), m. à Paris (1811-1879) ; on lui doit : Dictionnaire français illustré et Encyclopédie universelle.

Dupleix fpZêftss] (Scipion), historien français, né et m. ù Condom (1569-1661) ; auteur des Mémoires des Gaules, de l'Bistoire générale de la France.

Dupin aîné.

Dupleix (Joseph-François, marquis), gouverneur des établissements français dans l'Inde, né à Landrecies, m. à Paris (1697-1763). Envoyé comme commissaire des guerres dans les Indes, il médita d'assurer à son pays la possession de cette vaste presqu’île et, avec l’aide de sa femme, Jeanne Castro {Jàn Begum), s’immisça dans les affaires des princes indigènes pour y trouver des occasions d'agrandissement.

Lorsque la guerre éclata entre la France et l’Angleterre, il fit des prodiges de valeur ; mais sa rivalité avec La Bourdonnais rendit stériles son activité et son courage. Abandonné par le cabinet de Versailles, il revint en France (1754), où il ne put obtenir le remboursement des avances qu'il avait faites pour les frais de la guerre, et mourut dans la misère. Après lui, les Anglais s’empressèrent d’adopter son système et nous enlevèrent peu à peu ses conquêtes, qui auraient pu nous assurer à jamais l’empire de l'Inde.

Duplessis [pZè-si] (Jean, sieur d'Ossonville), voyageur français, né en Normandie, m. à la Guadeloupe, qu'il avait contribué à coloniser (1635).

Duplessis (Joseph-Sifrede), peintre français, né à Carpentras, m. à Versailles (1725-1802). Il excella dans l'art du portrait et surtout du portrait d'homme.

Duplessis (Paul), romancier français, né à Rennes (1815-1865) ; auteur des romans ; les Boucaniers, les Grands Jours d' Auvergne, les Peaux- Bouges, le Batteur d'estrade, etc.

Duplessis (Alphonsine Plessis, dite Marie), née à Nouant (Orne), m. à Paris (1824-1847) ; connue par sa beauté, son luxe et sa fin prématurée. Elle a dû sa grande notoriété posthume à Alex. Dumas fils, qui la connut et fit d’elle, sous le nom de Marguerite Gautier, l'héi'oïne de son roman la Dame aux Camélias.

Duplessis (Georges Gratet), iconographe français, membre de l'Institut, né à Chartres, m. à Paris (1834-J899); auteur d’une Histoire de la gravure.

Duplessis— Bertaux (Jean), dessinateur et graveur français, né et m. à Paris (1747-1813).

Duplessis-Mornay . Biogr. v. Mornay (Philippe de).

duplex [pZè/rss] n. m. (mot lat. signif. double). Système télégraphique permettant d'expédier simultanément, par un seul fil, des dépêches dans les deux sens.

duplicata n. m. invar, (mot lat. signif. choses doublées). Double d’un acte, d'une dépêche, d'un écrit.

— Encycl. Dr. Les copies de documents destinées à tenir lieu de l'original doivent mentionner, d'une façon apparente, pour prévenir tout double emploi, le mot dublicata. Tout double d’un écrit soumis originairement au timbre doit être timbré, sauf le duplicata d’une lettre de change joint au primata.

duplicateur n. m. Nom de certaines machines électriques qui produisent les deux espèces d’électricité.

duplicatif, ive adj. Qui double, duplication [si-on] n. f. (de duplicatif). Action de doubler. Duplication du cube, problème qui consiste à construire géométriquement le côté d’un cube double d’un ciibe donné.

duplicatum [tom'] n. m. (m. lat.) Se dit quelquefois pour duplicata, mais au singulier seulement, et il a pour pluriel duplicata.

duplicature n. f. Etat d'une membrane, d’une surface repliée sur elle-même.

duplice n. f. (du lat. duplex, icis, double). Alliance de deux nations : la duplice franco-russe.

duplicité n. f. (du lat. duplex, icis, double). Etat de ce qui est double. Fig. Mauvaise foi : Louis XI s'est rendu tristement célèbre par sa duplieité. duplique n. f. Dr. Réponse à une réplique. (Vx.) dupliquer \ké\ v. n. Dr. Faire une duplique.(Vx.) Duployé (l’abbé Emile), professeur de sténographie français, né à Notre-Dame-de-Liesse (Aisne), m. à Saint-Maur-des-Fossés (1833-1912). En collaboration avec son frère Gustave, il a publié un Cours de sténographie.

Duponcliel (Adolphe), ingénieur français, né à Florac (Lozère) en 1821. On lui doit de remarquables études sur des grands travaux d’utilité publique, sur la fertilisation des landes, etc.

Dupont [pon] de Nemours (Pierre-Samuel), publiciste français, né à Paris, m. exilé à Eleuthérian Mills (Etats-Unis) [1739-1817]. Disciple de Quesnay, ami de Turgot, il se montra sous la Révolution partisan d'une monarchie constitutionnelle. ,

Dupont de l’Etang [tan] (PieiTC-Antoine), général français, né à Chabanais, m. à Paris ’(176o- 1840). Après s'être distingué dans les guerres de la Révolution et de l'Empire, il ternit sa gloire par la capitulation de Baylen (1808). Condamné à la détention, il fut gracié par Louis XVIII et nommé ministre de la guerre.

Dupont de l’Eure Dupont de l’Eure.

(Jacques-Charles), homme

politique français, né à Neubourg, m. à Rouge- Périers (Eure) [1767-1855], connu pour son intégrité et son patriotisme. Il fut président du Gouvernement provisoire, en 1848.

Dupont des Loges [je] (Paul-Georges- Marie), évêque de Metz, né à Rennes, m. à Metz (1804-1886). Il resta, après l’annexion de TAlsace- Lorraine, un fidèle ami de la b'rance.

Dupont (PieiTe), poète et chansonnier français, né et m. à Lyon (1821-1870). Ses chants -rustiques {les Bœufs, les Sapins, Ma vigne, les Peupliers, le Tonneau, etc.) l’ont rendu populaire. Ils sont remarquables par les aspirations saines qu'ils révèlent,

Dupleix.

Pierre Dupont.

Chancelier Duprat.

par l’élévation des sentiments qu'ils traduisent : Tamour du travail, de puissants appels à ia concorde, à la cordialité. Pierre Dupont fut le cliansonnier du peuple laborieux et honnête.

Dupont (François), chimiste français, né à . Charvonnex(IIaute-Savoie), m. à Paris (1847-1914). Il a contribué largement au progrès de l'industrie sucrière.

Dupont (Gabriel), compositeur français, né à Caen, m. au Vésinet (1878- 1914) ; auteur des opéras ou drames lyriques : la Cabrera, la Glu, Ântar, etc., et d'un recueil pour piano ; les Heures dolentes.

Dupont-White

(Charles Brook), économiste français, né à Rouen, m. à Paris (1807-1878). Son principal ouvrage est une étude sur le Progrès politique, l'Individu et l'EtaU

Du Port (Adrien), membre de la Constituante, né à Paris, m. à Appenzell (1759-1798). Il fit partie, avec Barnave et Lameth, du fameux triumvirat.

Duport-Dutertre (François-Joachim), littérateur et historien français, né à Saint-Malo (1715- 17591. — Son fils, Marguerite-Louis-François, né et m. à Paris (175V-1793), fut ministre de la justice en 1790 et exécuté avec Barnave.

Duppel, V. du Slesyig-Holstein ; 620 h. Combats entre les Danois et les Allemands, en 1848 et 1849. Prise de la forteresse par les Prussiens en 1864.

duppion n, m. Cocon de ver à soie, qui est doublé. Soie de mauvaise qualité et grossière, qui provient d’un cocon double. <

Duprat [pra] (Antoine), chancelierdeFrance sous François 1er, cardinal et légat du pape, né à Issoire, m. à Nantouillet (1463-1535). Il fut le principal auteur du concordat de Bologne, conclu en 1516 entre François pr et le pape Léon X. Il mourut en proie à la maladie pédiculaire.

Duprat (Pascal), publiciste et homme politique français, né à Hagetmau, m. en mer à son l’etour du Chili, où il avait été envoyé comme ministre plénipotentiaire (1815 -1885). On lui doit : l'Esprit des révolutions.

Duprato (Jules), compositeur français, né à Nîmes, m. à Paris (1827- 1892). On lui doit d’agréables opéras-comiques, notamment : la Fiancée de Corinthe, le Baron deGroschaminet, le Cerisier, etc,

Dupray (Henri- Louis), peintre français, né à Sedan, m. à Paris (1841- 1909), a représenté des épisodes de la guerre de 1870 [une Visite aux avantpostes, etc.).

Dupré (Guillaume), sculpteur et gi'aveur frança.is, né à Sissonne [AisneJ (1574-1647). Le premier, il appliqua la sculpture à l’art de la gravure en médailles (effigies de Henri IV, Louis XIII,

Richelieu, etc.).

Dupré (Auguste), graveur en médailles, né à Saint- Etienne', m. à Armentières (1748-1839). Ses médailles sont d'une ordonnance claire et expressive.

Dupré (Jules), peintre paysagiste français , né à Nantes, m. à L’ïsle-Adam (1811-1899). Ses œuvj-es sont remarquables par l’entente de la lumière. Citons : le Gué, laSaulaie, le Marais, laHorèt, etc.

Dupré (Marie- Jules), amiral français, né à Strasbourg, m. à Paris (1813-1881)* Il fut gouverneur de la Cochinchine et signa avec l’Annam, en 1874, un ti'aité avantageux.

Dupré (Julien), peintre . français, né à Paris en 1851 ; peintre des sites agrestes et des mœurs champêtres, dont il comprend la robuste poésie {Glaneuses, Récolte des foins, Au pâturage,la Vache enragée, etc.).

Duprez [prè] (Gilbert- Louis), ténor et compositeur français, né et m. à Paris (1806-1896). Il triompha dans les répertoires de Rossini, de Donizetti, fit représenter plusieurs opéras-comiques et publia quelques ouvrages didactiques ou littéraires, notamment les Souvenirs d'un chanteur.

Dupuis [pu-ï\ (Charles-François), érudit et conventionnel français, né à Trie-Château tOise), m. à Is-sur-Tille (1742-1809) ; auteur de l'Origine de tous les cultes.

Dupuis (Rose), actrice française, née à Poissy (1786-1878). Elle tint à la Comédie-Française l’emploi des jeunes premières, puis celui des gi'andes confidentes. — Son fils, Adolphe Dupuis, acteur français, né à Paris, m. à Nemours (1824-1891), fut un comédien d'un talent souple, fin et délicat.

Jules Dupré.

Julien Dupré

Duprez.

DUP

Page 1