DUR
José Dupuis.
Dupuy de Lomé.
Dupuis (Jean), négociant et voyageur français, né à Saint-Just-la-Pendue (Loire), m. à Monaco (1829- 1912). Négociant à Hankéou, il fut un des premiers à remonter le fleuve Rouge et à explorer le Tonkin, où ses démêlés avec les autorités annamites amenèrent l'intervention de Francis Garnier et furent la cause initiale de la conquête du pays par les Français.
Dupuis (Joseph- Lambert, dit José), acteur français, né à Liège (Belgique), m. à Nogent-sur-Marne (vers 1831-1900). Comédien fantaisiste, original et spirituel, 11 triompha dans les opérettes d'Offenbach et la comédie 1 é g ère.
Dupuis (Jean-Baptiste-Daniel), sculpteur et graveur en médailles français, né à Blois, m. à Paris (1849-1899).
Dupuy (Pierre), historien et diplomate français, né à Agen, m, à Paris (1582-1651). On lui doit un célèbre Traité des libertés de l'Eglise gallicane.
Dupuy (Dominique), général français, né à Toulouse, m. au Caire (1767-1798). Il commanda, en Italie, la légendaire 32® demi-brigade, qui fit dire à Bonaparte, au combat de Lonato : « J'étais tranquille, la 32® était là ! »
Dupuy de Lôme
(Stanislas), ingénieur naval, né près de Plœraeur (Morbihan), m. à Paris (1816-1885). Il comprit que le déclin de la marine à voiles allait entraîner une transformation de l’art naval et construisit le premier vaisseau cuirassé français. Pendant le siège de Paris (1871), il dirigea avec succès le sefvice d’aérostation. Membre de l'Académie des sciences. Il devint, en 1877, sénateur inamovible.
Dupuy (Jean), publiciste et homme politique français, né à Saint-Palais (Gironde), m. à Paris (1844- 1919). Directeur du Petit Parisien, il fut ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics.
Dupuy (Ernest), professeur et écrivain français, né à Lectoure (Gers), m. à Paris (1849-1918) ; il a écrit des poésies, les Parques, et des ouvrages de critique sur Victor Hugo et A Ifred de Vigny.
Dupuy (Chai'les), homme politique français, né au Puy, m.àinerPyr.-0.1 (1851-1923); président de la Chambre des députés, puis président du conseil et sénateur.
Dupuytren [trin]
(Guillaume), célèbre chirurgien français, né à Pierre- Bufflère, m. à Paris (1777-1835). Ses travaux ont fait faire d’immenses progrès à la science, qu’il professa avec éclat. Un musée d’anatomie pathologique, adjoint à la Faculté de médecine de Paris (ancien couvent des Cordeliers), porte son nom.
Dupuytren était membre de l’Académie des sciences.
duquel [kèl] pr. rel.
pour de lequel. PI. desquels.
Duquesne [kè-ne], comm. d’Algérie (dép. de Constantine, arr. de Bougie) ; 3.350 h. Vins.
Duquesne [kk-ne]
(Abraham, marquis), illustre marin français, né à Dieppe, m. à Paris (1610- 1688), Parmi ses nombreuses remarquable est celle où il remporta sur Ruyter, son rival de gloire, les victoires de Stromboli et d’Agosta, suivies bientôt de celle de Palerme (1676,. Il fut chargé d’une expédition contre les corsaires barbaresques : il bombarda Tripoli (1681), Alger (1682), leurs repaires, et délivra des milliers de captifs . Il bombarda ensuite Gênes (1684), alliée des Espagnols. Louis XIV lui offrit le bâton de maréchal, s’il voulait abjurer le calvinisme ; il refusa. Lors de la révocation de l’édit de Nantes. seul de tous les protestants français, il fut excepté de la commune proscription , mais ses propres enfants durent s’expatrier, et, miné par le chagrin de la séparation, le glorieux marin s’éteignit bientôt.
Les trois statues connues de Duquesne sont : celle de Roguier, dans la cour du malais te Versailles ; celle de Dantan, à Dieppe, et celle de De Bay père, à Nantes.
Duquesnel (Henri-Félix^, directeur de théâtre, auteur et critique dramati-
.... n A aJ- tv-> à 'DoT'Î'
Dupuytren.
Duquesne.
campagnes, la plus
Statue de Duquesne, , à Versailles.
que français, né et m. à Paris (1832-1915). Ses chroniques spirituelles étaient pleines d amusants souvenirs.
Duquesnoy [ké-noi] (François), dit François Flamand, sculpteur belge, né à Bruxelles, m. à Livourne 11.594-1642). Il excella dans la représentation de sujets gracieux.
Duquesnoy (Ernest-Joseph), ancien moine, conventionnel et terroriste, né à Bouvigny-Boyeftles (Pas-de-Calais), m. à Paris (1748-1795). Condamné à mort en 1795, pour s’être opposé à la réaction thermidorienne, il se poignarda au sortir de l’audience.
— Son frère, le général Duquesnoy, m. en l’197, se distingua à 'Watti^nies et en Vendée. Il s’intitulait le Boucher de la Convention.
Duquesnoy (Adrien-Cyprien), homme politique et publiciste français, né à Briey, m. à Rouen (1759-1808) ; membre de la Constituante.
Duquet (Alfred), historien français, né à Mont- IhéiT, m. à Paris (1842-191&). On lui doit d’intéressants ouvrages d’histoire militaire, notamment une histoire de la Guerre de 1870-1571 .- Paris.
dur, e adj. (lat. duras). Ferme, solide, difficile à entamer : sol dur ; le porphyre est plus dur que le marbre. Qui n’est pas tendre, qui n’est pas mou : lit dur. Fig. Dépourvu de douceur, de souplesse : traits durs, voix dure, vers durs. Offensant : une réponse dure. Endurci, courageux ; être dur au travail, à la souffrance. Fâcheux, affligeant ; il est dur d'être méconnu. Austère, pénible : mener une vie dure. Dont l’usage est pénible : outil dur, escalier dur. Etre dur à la détente, être avare, donner de l’argent avec peine. Avoir l'oreille dure ou être dur d'oreille, entendre difficilement. Cheval dur, dont les réactions donnent de fortes secousses au cavalier, oti ui a la bouche peu sensible au mors. Homme, cceur icr, inhumain, insensible. Tête dure, qui comprend avec peine. Temps durs, pénibles, difficiles ; et au sing., temps excessivement froid. Œuf dur, dont la cuisson a rendu solides le blanc et le jaune. Pain dur, rassis. Dur d cuire, qui ne cuit que lentement : légume dur à cuire. Fig. et /'am. Aguerri, endurci, fort, déterminé. Substantiv. ; un vieux dur à cuire. Pouls dur, sec et sans élasticité. Mer dure, mer dont les lames sont courtes. Adv. Durement, énergiquement : travailler dur. N. f. Coucher sur la dure, sur la terre nue ou sur les planches. Loc. adv. ; A la dure, d’une manière rude. N. m. Ce qui est ferme, solide, etc. ; le dur est le contraire du moelleux. Arg. Bagne. Eau-de-vie. Chemin de fer, Etre dans son dur, travailler avec ardeur. Ant. Harmonieux ; mou, souple, tendre.
durabilité n. f. Qualité de ce qui est durable, durable adj. De nature à durer longtemps ; stable, constant, permanent ; amitié durable. Ant. Court, éphémère, passager.
durablenaeut [man] adv. D’une manière durable. (Peu us.)
duracine n. f. variété de pêche à peau veloutée, mais dont la chair offre une certaine dureté.
dura lex, sed lex, mots lat. signif. : La loi est dure, mais c'est la loi. .Maxime que l’on rappelle à l’occasion d’une règle pénible à laquelle on est forcé de se soumettre.
duraluminium [ni-om'] n. m. Alliage composé de 0,95 d’aluminium, 0,03 de cuivre, 0,01 de magnésium et 0,03 de manganèse.
duramen [m'en] n. m. (mot lat.). Cœur d’un tronc d’arbre, en général beaucoup plus compact, plus dur que les régions extérieures de la tige.
Duran (Augustin), littérateur et critique espao-nol, né et m. à Madrid (1793-1862). Ses écrits ont exercé une influence prépondérante sur la littérature espagnole.
Durance (la), riv. de France, qui a sa source au mont Genèvre, dans les Alpes, passe à Briançon, Embrun, Sisteron, et se jette dans le Rhône (r. g.), près d’Avignon ; cours 350 kil. C’est un abondant torrent, utilisé surtout comme rivière d’irrigation.
Durand (Joseph-Pierre), dit Durand de Gros, physiologiste et philosophe français, né à Gros. m. à Arsac (1826-1901). Il a été un précurseur dans l’étude de l'hypnotisme.
Durandal.nom que les romanciers du moyen âge ont donné à l’épée du paladin Roland. Elle fut conquise par Roland sur Eaumont, fils de l’émir Agolant, ou, d’après une tradition, elle lui fut octroyée par Charlemagne, à qui un ange avait ordonné de la remettre au meilleur de ses capitaines. Dans la Chanson de Roland, le héros, se sentant mourir, lui adresse un touchant adieu et essaye en vain de la briser sur le roc.
Durand-Brager (J.-B.-Henri), dessinateur et peintre de marines français, né à Belnoé (Illeet-Vilaine), m. à Paris [1814-1879],
Durand-Claye (Alfred-Augustin), ingénieur hygiéniste français, né et m. à Paris (1841-1888). II a contribué à l’assainissement de la capitale par l’établissement du tout à l'égout.
•Durand-Fardel (Charles-Louis-Maxime), médecin et littérateur français, né et m. à Paris (1815- 1899) ; auteur de remarquables travaux sur Dante.
Durando (Jean), généi-al italien, né à Mondovi, m. à Florence (1804-1869). Il se distingua à Solférino. — Son frère, Jacques, général et homme d’Etat, né à Mondovi, m. à Rome (1807-1894).
DurangO, Etat du Mexique ; 370.000 h. Capit. Durango ; 31.000 h. Mines d’argent.
durant [ran] prép.
(du part. prés, de durer).
Pendant : durant l'hiver.
Pendant toute la durée do (dans ce cas la préposition se place souvent après son complément) : sa vie durant, une heure durant.
Durant fran] (Gilles), sieur de La Bergerie, poète français, né à Clermont-Ferrand, m. à Paris (1554-1615) ; auteur d’odes, madrigaux, chansons, d’un style naturel et facile.
Durante' Francesco), compositeur italien, né à’
Frattamaggiore, près de Naples, m. dans cette dernière ville (1684-1755). Il excella dans la musique religieuse et dans les exercices de solfège.
Durante.
Durant! (Jean-Etienne Durand, dit), magistrat français, né et m. à Toulouse (1534-1589) ; président du parlement de celte ville. Il s’opposa aux fureurs de la Ligue et périt massacré par la foule, victime de son courage civique.
Duranty (Louis- Emile- Edmond), journaliste et romancier français, né et m. à Paris (1833-1880). II prit part au mouvement réaliste inauguré par Champfleury ; auteur du Malheur d'Henriette Gérard.
Duras [rass], ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. et à 22 kil. de Marmande, au-dessus de la vallée du Drot ; 1.520 h. Ch. de f. O. Ancienne seigneurie de l’Agenais. — Le cant. a 15 comm. et 7.660 h.
Duras [rass] (Henri Durfort, duc de), maréchal de France (1625-1704). Il contribua à la conquête de la Franche-Comté, en 1668 ; — Son frère, Louis, passa en Angleterre au service de Charles 11 (1638- 1702). — Le fils du maréchal Henri, Emmanuel-Félicité, né à Paris, m. à Versailles (1715-1789), fut maréchal de France et académicien, sans avoir commandé d’armée ni rien écrit. Vivement attaqué dans un journal par l’avocat Linguet, il ne répondit pas. On lui envoya alors le quatrain suivant :
Monsieur le maréchal, pourquoi cette réserve,
Lorsque Linguet hausse le ton ?
N’avez-vous pas votre bâton ?
Au moins qu’une fois il vous serve.
Duras (Claire de Kersaint, duchesse de), de la famille des précédents, romancière française, née à Brest, m. à Nice (1778-18281 ; auteur des deux nouvelles : Ourika et Edouard. ^
DuraZZO, l’anc. Dyrrachium, v. et port de l'Albanie, dans la baie de Ùurazzo, formée par l’Adriatique ; 5.000 h. Un des ports de la côte albanaise où, à la suite de leur lamentable retraite (novembredécembre 1915), les Serbes vaincus furent secourus par les Alliés, et d’où ils furent soustraits par les Français à la vengeance des Autrichiens et des Bulgares.
Durban, ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 32 kil. de Narbonne, sur la Berre, affl. de l’étang de Sijean ; 910 h. — Le cant. a 13 comm. et 5.970 h.
Durban, v. de la colonie anglaise de Natal ; 18.000 h. Port-Natal lui sert de port sur l’océan Indien.
durbar n. m. Audience solennelle, tenue dans l’Inde par les anciens souverains indigènes ou par le gouverneur anglais,
durbec [bèk] n. m. Genre d’oiseaux passereaux conirostres. de l’hémisphère boréal, au plumage vineux, marqué de blanc et de noir.
durcet [sé] n. m. Variété de bovidés de Dureet (Orne), obtenue par croisements entre individus des races normande, schwitz et durham.
durcir v. a. Rendre dur ; la gelée durcit le sol. V. n. Devenir dur : les œufs plongés dans l'eau bouillante durcissent. Se durcir v. pr. Devenir dur. Ant. Amollir.
durcissement [si-se-man] n. m. Action de durcir, de se durcir : le durcissement du plâtre gâché est très rapide. Etat de ce qui est duixi. .
durcisseur, euse [si-seur, eu-ze] adj. Qui
durcit.
Durdat-Larequille, comm. de l’ Ailier, arr. et à 13 kil. de Montluçon, non loin du ruisseau de Néris ; 1.970 h. Ch. de f. Houille.
Dureau [rô] de La Malle (René), littérateur français, né a Saint-Domingue, m. à Langis (1742- 1807) ; traducteur de Tacite, Tive-Live, etc. — Son fils, Auguste, savant érudit, né et ip. à Paris (1777- 1857), est l’auteur de remarquables travaux d’histoire et de géographie anciennes.
durée [ré] n. f. (de durer). Action de durer : se légitimer par la durée. Espace de temps que dure une chose ; la durée d'une construction. Temps en général. Fam. Etre de durée, durer, être propre à durer longtemps : étoffe qui sera de durée. Mus. Temps pendant lequel on doit maintenir un son, une note ou un silence. (On dit aussi valeur.) durelin n. m. chêne rouvre, durement [man] adv. Avec dureté, sans ménagement : traiter durement un enfant.
dure-mère n. f. Anat. La plus extérieure et la plus forte des trois membranes qui enveloppent la substance cérébro-spinale.
DÜren, v. de Prusse (prov. du Rhin), sur la Roer ; 20.000 h. Métallurgie, draps, papeterie.
durène n. m. Carbure C'H® (CH’)‘, fusible vers 79®, que l’on obtient par l’action du chlorure de méthyle sur le benzène en présence du chlorure d’aluminium, Syn. TÉTRAMÉTIIYLBENZÈNE.
durer [ré] v. n. (lat. durare). Continuer d’être : le siège de Troie dura dix ans. Exister longtemps. Se conserver avec ses qualités : vin qui ne dure pas. Paraître long ; le temps lui dure. Attendre : ne pouvoir durer enplace. (On dit aussi durer de et durer 6 : ne pouvoir plus durer du mal de dents ; ne pas durer à un travail.)
Faire feu qui dure, ménager ses ressources, sa santé.
Dürer [rèr] (Albert), célèbre graveur, peintre, sculpteur et architecte allemand, né et m. à Nuremberg (1471-1528). Il joint à une imagination d’uneétonnanterichesse, à un coloris profond une touche savante et surtout une incomparable maîtrise de dessin. Graveur de génie , sur bois ou sur cuivre, il excelle dans le portrait, ou se Albert Durer,
complaît dans les sujets terribles. Ses œuvres sont de précieux documents pour l’histoire de son temps. Citons, parmi ses gravures ; le Chevalier et la Mort, la Mélancolie, la Grande Passion, V Apocalypse, etc.
Du Resnel (Jean-François du Bellay), littérateur français, né à Rouen, m. à Paris (1692-1761).
duret, ette [rè, t-te] adj. Fam. Un peu dur ; une poularde dttrette. N. m. Erable à feuilles d osier. Variété de pomme à chair dure et peu sucrée.
DUV