‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 673 sur 1225 · DUR · texte numérisé non relu

DUR

Durct [rè] (François-Joseph, dit Francisque- Joseph), sculpteur français, né et m. à Paris (1804- 1865). Son chef-d’œuvre est le Danseur napolitain. Ses travaux attestent une profonde connaissance de 1 anatomie.

dureté n. f. (de dur). Qualité de ce qui est dur, rudesse : la dureté du marbre. Fig. Défaut de sensibilité : la dureté du cœur. PI. Paroles dures : dire des duretés. Fam. Dureté d'oreille, difficulté à entendre, demi-surdité. Bj-arfs. Défaut d'harmonie, de moelleux dans les contours : la dureté des lignes. Dureté des minéraux, résistance plus ou moins grande que peut opposer un corps à une pointe d'acier avec laquelle on essaye de le rayer : le diamant est le plus dur des minéraux : il les entame tous sans être entamé par aucun. Dureté des métaux, résistance qu'offrent les métaux à la pénétration. Dureté d'une eau, qualité d'une eau, due à la présence de sels alcalinoterreux. d'acides forts, tels que le sulfate de calcium, le chlorure de magnésium, ou bien de bicarbonate alcalino-terreux : la mesure de la dureté d'une eau se fait par alcalimétrie. Ant. Flaccidité, moNesse.

— Encycl. Dureté des métaux. On détermine la dureté des métaux à l'aide du scléromètre (v. ce mot) ; mais la méthode la plus employée {essai à la bille) consiste à appliquer sur la surface du métal et sous une pression déterminée une bille en acier dur : on mesure le diamètre de l’empreinte obtenue.

durliaiXl [ram'] n. et adj. Race bovine du comté de Durham, en Angleterre : les durhams, désignés aussi en France sous le nom de courtescoriifis, ont une grande renommée comme race de boucherie.

Durliani [ram'], V. d’Angleterre, ch.-l. du comté de même nom ; 15.000 h. Cathédrale du xi® siècle.

Catliédrale de Durham.

monument superbe d’architecture normande. Université fondée *en 1882. — Le comté a 1.017.000 h. Elevage de bœufs renommés, de volailles, etc.

Durliaui (John-George Lambton, comte), homme d’Etat anglais, né à Durham, m. dans l'ile de Wight (1792-1840). 11 eut une grande part à la réforme électorale de 1832.

durillOR [Il mil.] n. m. Pathol. Petite callosité qui se forme aux pieds et aux mains. Techn. Défaut dans un canon de carabine, par suite du manque d’homogénéité du métal.

— Encycl. Pathol. Le durillon résulte de la superposition de plusieurs lames épidermiques endurcies par un contact répété. On observe les durillons aux talons, aux gros orteils, aux genoux, à la paume de la main, etc. Le traitement, fort simple, consiste à supprimer la catise qui les entretient, puis à les enlever au bistouri sans entamer le derme.

durilloimor [ii mii..o-?iéi (se) v. pr. Prendre des durillons : carabine qui se àurillonne.

Duringsfeld (Ida de), femme de lettres allemande, née à Militsch (Silésie), m. à, Stuttgart (1815- 1876) ; auteur de remarquables romans.

durion n. m. Genre de plantes de la famille des malvacées, voisin des f r o m agers, et dont ■ le fruit vert, globuleux, hérissé de fortes épines à l'extérieur, et de la grosseur d'un pe- .lit melon, est rempli d une pulpe comestible de couleur crème :

le durion est un grand arbre qui vit

dans l'archipel indien. (On dit aussi durio, durioan

et DURIONE.)

duriron n. m. Alliage (ferro-cilicium) résistant à certains acides et composé de 15.51 de silicium, 82,23 de fer. 0,66 de manganèse, 0,83 de carbone, 0,57 de phosphore et 0,01 de soufre, durissime [n-si-we] adj. Fam. Très dur.

duriuscule [us-ku-le\ adj. Un peu dur.

Durltllôim (David-Emile), sociologue français, né à Epinal, m. à Paris (18o8-1917), fondateur de V Année sociologique; nuicnv de: la Division iu travail social, les Règles de la méthode sociologique, le Suicide, etc.

Durlacb.* Géogr. v. Dourlacu.

Durion et son fruit.

Victor Duruy.

français, né et m. à linstruction publi- II réalisa d’utiles créa notamment

üurnten, comm. de Suisse (cant. de Zurich) ; 3.100 h. Filatures.

DurOC [roA'] (Géraud-Christophe-Michel), duc de Frioul, général français, né à Pont-à-Mousson, grand maréchal du palais sous l'Empire, tué h Mackersdorf, près de ■ Bautzen (1772-1813). Napoléon 1er, qui avait en son dévouement une inébranlable confiance, le chargea d importantes missions. Louis-Philippe fit déposer ses restes aux Invalides.

duroi ou durois [roi] n. m. Tissu de laine d’origine anglaise, lisse, ras et sec, dont l'usage était autrefoistrèsrépandu pour la confection des vêlements : o?i fabriquait le duroi notamment à Amiens.

Du Rollet ou Du Roullet (Marie-François Gand-Leblanc, ‘ bailli ou marquis), auteur dramatique û’ançais, né à Normanville (Eure), m. à Paris (1716-1786). Il écrivit pour Gluck les livrets d'Iphigénie en Aulide et d'Alceste.

Duroy (Jean-Michel), conventionnel français, né à Bernay, décapité à Paris (1753-1795). Il fut une des victimes de la réaction thermidorienne.

Durr (Guillaume), peintre allemand, né à'Villingen ^grand-duché de Bade), m. à Munich (1815-1890) ; il appartenait au groupe des peintres religieux de Dusseldorf.

durrène n. f. Giucoside du sorgho.

Durtal, ch, 1. de c.

(Maine-et-Loire), arr. et à 18 kil. de Baugé, sur le Loir ; 3.1G0 h.

Duru (Henri- Alfred), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1829- 1889). Plein de verve et d’esprit, il a écrit de nombreuses pièces (vaudevilles,, comédies, opérettes), soit Seul, soit avec Chivot,

Labiche, Clairville, etc.

Duruy CViclor), historien Paris (1811-1894); ministre de que sous le second Empire, réformes dans l’enseignement,

\' enseignement secondaire spécial, et écrivit une magistrale Histoire romaine, une Histoire qrecque.des manuels d'histoire demeurés longtemps classiques, etc. —

Son fils, Georges, historien et l’omancier, né et m. à Paris (1853-1918); ses œuvres témoignent d'une fine observation des mœurs contemporaines .

dury n. m. Toile de coton écru, qui se fabriquait dans les Indes.

Du Ryer [ri-é].{Pierre), poète dramatique et tradue.teur français, né et ni. à Paris (1606-1658) ; auteur de la tragédie de Scéro^e.

Du sang, de la volupté et de la mort, par Maurice Barrés (1894), recueil de méditations lyriques sur l’Espagne, l'Italie, etc., où l'auteur exalte la personnalité et l'énergie individuelle.

Dusaulx [sô] (Jean- Joseph), écrivain français et conventionnel, président du conseil des Anciens, né à Chartres, m. à Paris (1728-1799) ; traducteur de Juvénal.

Duse (Eleonora). actrice italienne, née àVigevano,m.àPitisburg(E.-U.)

(185'9-1924). Talent plein de passion et de naturel, elle s'est fait applaudir dans les pièces de Dumas fils. d’Annunzio, etc.

Du Seigneur (Jean-Bemardl. sculpteur fx-ançais, né et m. à Paris (1808-1866), d'inspiration romantique et mystique.

duses n. m. pl. (n. celtique). Myth. celt. Génies malfaisants, auxquels les Gaulois rendaient un culte. S. un duse.

Du Sommerard

[so-me-rfl?’J (Alexandre), savant antiquaire français, né à Bar-sur- Aube, m. à Saint-Cloud, créateur du musée de Cluny (1779-1842). — Son fils Edmond, né et m.

à Paris (1817-1885), lui succéda dans la direction de ce musée.

Dussault [du-sd]

(François-Joseph), critique français, né et m. à Paris (1769-1824); un des fondateurs du Jo itrn a i des Débats.

Dussek [dM-sèfc]

(Jean-Louis), pianiste et compositeur tchèque, né à Czaslau (Bohême), m. à Saint -Germain - en- Laye (1761-1812). On lui doit de remarquables concertos et des sonates pour piano. Sur la fin de sa vie. son embonpoint était devenu si excessif qu’il passait au lit la plus grande partie de son temps. Pour sortir de la torpeur où le plongeait cette existence, il faisait une consommation effrayante de liqueurs et de stimulants qui déterminèrent sa mort.

Eleonora Duse.

Du Sommerard.

Dussek.

Dusseldorf, v. de Prusse fprov. du Rhin), sur le Rhin ; 252.000 h. Industrie active : filatures, métallurgie. Patrie de Jacobi, de IL Heine, de Cornélius, qui organisa l’école de peinture dite « de Dusseldorf », à laquelle appartiennent aussi Kaulbach, Schadow, etc. Occupée par les Alliés en 1921.

DuteuS (Loîiis), érudit et numismate,

protestant français né à Tours, m. à Londres (1730- 1812).

Dutert [tèr] (Ferdinand-Charles-Louis), architecte français, né à Douai en 1845, m. à Paris en 1906.

Architecte de l'Exposition de 1889 (Paris). Il a travaillé à la reconstruction de l’Hôtel de "Ville, à Paris.

Dutertre (Jean), célèbre corsaire français, né à Lorient, m. en 1811.

Il se signala contre les Anglais pendant les guerres de la Révolution.

Duthé ( Rosalie ), danseuse et courtisane, née à Paris (1732-1820).

Elle eut de riches adorateurs et afficha un luxe eiîréné : elle parut un jour à Lonchamp dans un caiTosse attelé de huit chevaux blancs. Vanloo a fait d'elle un très beau portrait.

Du Tillet [Il mil., è] (Jean), évêque et savant historien français, m. à Paris en 1870. — Son frère Louis fut Tami de Calvin, et, le premier des prêtres français, il 'embrassa le protestantisme.

Dutoit [toi] (Jean-Philippe), théologien et pasteur protestant suisse, à tendances théosophiques, né à Moudon (Vaud), m. à Lausanne (1712-1793;.

Dutot [to], économiste français du xviii« siècle. Il fut caissier de la Compagnie des Indes, fondée par Law.

Dutreuil deRhins (Jules-Léon), marin et explorateur français, né à Saint-Etienne, assassiné, au cours d'une exploration au Tibet, près de la frontière chinoise (1846-1894).

Ses travaux ont largement contribué à faire connaître l'Asie centrale.

dutroa n. m. (mot hindou). Plante de l’Inde, très vénéneuse, dont la graine, prise intérieurement, cause, dit-on, une sorte de surexcitation joyeuse, et fait perdre la raison et la mémoire : le dutroa est un datura.

Dutrochet [ché] (Re-

né-Joachim-IIenri), physiologiste et physicien français, né au château de Néon, dans le Poitou, m. à Paris (1776-1847). Ses principaux travaux sont relatifs à l’évolution de Tœuf des oiseaux. Membre de l'Académie des sciences.

Dutuit [iu-i] (Eugène), écrivain et collectionneur français, né à Marseille, m. à Rouen (18UC 1886). — Son frère Auguste (1812-1902) réunit une magnifique collection de médailles, estampes, faïences anciennes, tableaux, etc., qn'il légua à la 'Ville de Paris, et qui fut installée au Petit-Palais.

Dutreuil de Rhins.

Dutert.

dtiumvir [du-om'] n. m. (m. lat. ; de duo, deux, et vir, homme). Ancien magistrat romain, exerçant une charge importante conjointement avec un autre.

— Encycl. Il y avait des duumvirs sibyllins (chargés delà garde des livres sibyllins) ; des duumviri capitales (chargés du jugement des accusés ordinaires) ; des duumviri navales (cliargés de construire, d'entraîner et d’équiper les flottes) ; etc.

duuinviral, e, aux [du-om'] adj. Qui se rappofte aux duumvirs.

dUUinvirat [du-om' -vi-ra] n. m. Dignité, charge du duumvir. Sa durée.

Du Vair [nér] (Guillaume), homme d’Etat et orateur français, né à Paris, m. à Tonneins (1556- 1621), l'un des Politiques sous la Ligue. Il a publié des traductions d'auteurs anciens, un remarquable Traité de la constance, et la Philosophie morale des stoïques. Il accompagnait Louis XIII au siège de Nérac, lorsqu’il mourut à Tonneins.

Duval (Amaury Pineux-Duval, dit Amaury), littérateur et archéologue français, né à Rennes, m. à Paris (1760-1838). —

Alexandre, son frère, né à Du 'Vair.

Rennes, m. à Paris (1767-

1842); auteur dramatique, au dialogue plein de naturel et de traits comiques. Il a écrit le livret de Joseph, de Méhul.

DU'Val (Charles -Jérôme -Alphonse), architecte français, constructeur de nombreuses salles de concert, né à Beauvais, m. à Paris (1800-1876).

Duval (Emile-Victor, dit le général), un des chefs militaires de la Commune en 1871, né à Paris, m. à Chàtillon (1841-1871). Chargé de marcher contre l’armée de Versailles, il attaqua la redoute de Châtillon. Cerné et fait prisonnier avec un millier de fédérés, il fut fusillé.

Duval (Raoul), magistrat et homme politique français, né à Amiens, m. à Paris (1807-1893). — Son fils, Edgar-Raoul, homme politique, né à Laon. m. à Monte-Carlo (1832-1887), fut, après 1870, un des chefs du parti bonapartiste français.

Duval (Mathias), médecin français, né à Grasse, m, à Paris (1844-1907). Il s’est occupé d’études anatomiques et de recherches embryologiques.

Duval (Georges), publiciste français, né à Paris en 1847 ; on lui doit des romans et des œuvres dramatiques ; la Morte galante, Coquin de printemps, Lauretle, etc.

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