SURE
ébraser [zé] v. a.
Elargir progressive ment de dehors en dedans : ébraser une porte, une fenêtre.
ébrasure [zu-re] n.f.ou ébrasement
[ze-ma7i] n. m. Embrasure de fenêtre qui est ébrasée, c'est-à-dire qui s'élargit, du dehors au dedans. Ouverture comprise entre le tableau d'une fenêtre et le pa- Ébrasement,
rement du mur intérieur, entre le chambranle et le l'ideau d'une cheminée.
Èbre, fleuve d'Espagne. Il a sa source dans les monts Cantabres, arrose Miranda, Logroüo, Tudela, Saragosse, Tortose, reçoit l'Aragon, le Jalon, la Sègre, etc., et se jette dans la Méditerranée ; 900 kil. Faible débit, diminué par les irrigations.
ébrècliement [man] n. m. Action d’ébrécher. Etat d’une chose ébréchée. (Peu us.)
ébréctier \eh^\ v. a. (Se conj. comme accélérer.) Faire une brèche : ébrécher un couteau, et fig. : ébrécher sa fortime. la diminuer, l’amoindrir.
ébrener [né] v. a. (préf. é. et bren. — Se conj. comme amener.) Nettoyer de ses excréments : ébrener un marmot.
Ébreuil, ch.-l. de c. (Ailier), arr. de Gannat, sur la Sioule, s.-affl. de l’Ailier ; 2.020 h. Ch. de f. économique. Cette ville fut prise par Charles VU, en 1440, pendant la révolte de la Praguerie. — De
ébriété n. f. (lat. ebrietas ; de ebriuSy ivre). Ivresse ; être en état d'ébriété»
ébrîOUX, euse [eii. ew-se'adj. ^du lat. ehrius, ivre). Causé par l'ivresse : démarche ébrieuse.
ébrillade [il nill] n. f. (ital. sbrigîiata . Secousse donnée à la biâdb d'un cheval d'un seul côté, pour le faire tourner.
ébriosité [zi-té] n. f. (lat. ebriositas; de ehrius, ivre). Habitude de l’ivresse. Ebriété.
Ébroïcien, enne [si-m, é-nel (de Ebroicum, n. lat. d'Evreux), habitant ou originaire d’Evreux : les Ebroîciens. Adjectiv. : lapopulation ébroïcienne-
Ebroïn [ôro-m], maire du palais de Neustrie en G57 à la mort d’Erkinoald, sous Clotaire III, Thierry III et Childéric II. Il diminua le pouvoir des leudes, et, après avoir été un moment emprisonné au monastère de Luxeuil, il fit mettre à mort son adversaire saint Léger, chef du parti aristocratique, qu'il fit prisonnier au siège d’Autun (670), et battit les Austrasiens à Latofao (680). Il périt assassiné l'année suivante, au moment où ü allait devenir le véritable maître de la Gaule.
ébronder [dé] v. a. Désoxyder (le fil de fer), ébrondôur n. m. Ouvrier chargé de désoxyder le fer.
ébrouage ou ébrouissage [i-sa-je] n. m.
Action de passer la laine dans l eau de son, avant de la plonger dans la teinture.
ébroudagô n. m. Action d'ébroudir ; ce qui a été ébroudi.
ébroudeur n. et adj. m. Ouvrier qui ébroudit. ébroudir v. a. Faire passer dans la filière des fils métalliques. (On dit aussi ébrouder.)
ébrouemeilt [broû-man] n. m. Ronflement du cheval. Eternuement volontaire des animaux.
ébrouer [hrou-é] V. a. Passer des laines à l'eau pour les nettoyer. Dégarnir (les noix) du brou.
ébrouer [hrou-é] (s’) v. pr. Souffler de frayeur, en parlant du cheval. S’agiter, se nettoyer dans l'eau: les inoineaux s'ébrouent volontiers.
ébroueuse ^eu-ze] n. f. Ouvrière qui ébroue les noix.
ébrouSSer [6row-sé] v. a. (du préf. é, et de brousse). Effeuiller un ai*bre.
ébrouter [té] v. a. (de e,et brout). Débarrasser les feuilles de mûrier des brindilles qui pourraient blesser les jeunes vers à soie.
ébruitement [iiian] n. m. Action d’ébruiter, ébruiter [té] v. a. Divulguer : éhimiter une nouvelle scandaleuse.
ébrun n. m. Blé ergoté.
ébrutage [je] n. m. Dégrossissage du diamant. (On dit aussi brutage et ébauche.)
ébuard [ar] n. m. Coin de bois dur, pour fendre les bûches.
ébûclieter [té] v. n. (de bûche. — Prend deux t devant une syllabe muette : j'éb Lichette.) Ramasser du menu bois.
ébuléa n. f. Genre d’iiisectes lépidoptères, dont la chenille vit sur les sureaux des régions tempérées, ébulliomètre [bu-U-o] n. m. Syn. de ébul-
LIOSCOPE.
ébullioSCOpe \hu-li-os-ko~pe] n. m. (du lat. ebulHre, bouillir, et du gr. skopein, examiner). Appareil servant à mesurer la température à laquelle un corps entre en ébullition, et employé aussi dans les analyses des vins et des alcools.
ébullioscopie [bu-li-os-ko-pî] n. f. fde ébullioscope). Partie de la physique qui traite de la mesure des températures d’ébullition.
— Encycl- L’ébullioscopie a reçu une importante application ; elle sert aux chimistes à déterminer la grandeur des masses moléculaires. En effet, d'après la loi de Raoult, l’élévation de température d'ébullition d'une solution étendue d'un corps peu volatil par rapport au solvant est proportionnelle à la concentration et en raison inverse de la niasse moléculaire du corps dissous.
ébullition [bu-li-si-on] n. f. fiat, ebullitio ; de ebullire, bouillir). Mouvement, état d'un liquide qui bout : pendant la durée de l'ébullition, la tem- 2)érature du liquide reste constaiite. Fig. Effervescence des passions. Fermentation populaire ; à la veille de la prise de la Bastille, Paris était en ébullition.
— Encycl. Physiq. Le phénomène d'ébullition est soumis aux lois suivantes :
1 0 La température à laquelle un corps déterminé entre en ébullition {point d'ébullition) est constante et ne dépend que de la pression qui s'exerce sur lui.
2o Pendant toute la durée de l'ébullition, la température du liquide reste constante.
"Voici les températures d'ébullition ea degrés centigrades, de quelques corps composés (pour les corps simples, v. chimie) :
Acétone . 56,4
Acide acétique. . . . 118,5 ~ benzoïque . . 249,2
— carbonique . 78
— chlorhydri -
que . 112,5
— sulfuriq. ord. 338 Alcool raéthylique
(esprit de bois). , r)L7 Alcool ordinaire . . 78,4
Aldéhyde . 20,2
Aniline . 184,4
Arsenic . 412
Benzine . 80,3
Camphre . 209
Chloroforme . 62
Chlorure demercarc fsublimécorrosif . 304 Chloruredeméthyle 23,5 Chlorure de sodium
Chlorure de zinc. . 710
Eau . 100
Eau de mer. .... . . 103,7 Ess. de térébenthine 161 Ethane à 735 mm. — 84,2 Ether ordinaire. . . 35 Méthane ( gaz des
marais) . — 164,8
Naphtaline . 218
Nicotine . 250
Nitroglycérine ( explosif) . 260
Oxychlorure de carbone . 8,2
Phénol . 180
Protoxyde d'azote — 89,8
Sodium . 710
Sulfure de carbone. 46 Tétrachlorure d'étain ( liqueur de
Libavius) . 114
Trichlorure de phosphore . 76
Les températures d'ébullition, généralement données à la pression normale de 760 millimètres, vont en croissant lorsque la pression augmente, jusqu’à une limite, appelée point critique, au delà de laquelle le phénomène d'ébullition n'existe plus. Lorsque, au contraire, on fait décroître la pression, la température d'ébullition diminue jusqu'à devenir quelquefois égale à la température de fusion : dans le cas où ce phénomène se produit, la température étant trop basse pour que ce corps existe à l'état
liquide, on passe directement de l’état solide à l’état gazeux, et il n'y a, par conséquent, plus d’ébullition.
ébulloptlilô n. m. Ustensile destiné à empêcher le lait de s'échapper du récipient dans lequel on l'a mis bouillir.
éburine n. f. (du lat. ebur, ivoire). Produit industriel, composé de déchets d'os et d ivoire réduits en poudre et mis dans des moules chauffés.
ébumatioU (si-on] n. f. Accroissement de la densité d'un os, qui le fait ressembler à de l'ivoire.
éburné, e ou éburnéen, enne [né-in, é-ne] adj. (du lat. ebumeus, d'ivoire). Qui a la couleur ou la consistance de l'ivoire. Substance ébumée, ivoire des dents.
éburnifleation n. f. Transformation, par la chaleur et la pression, des déchets d'os et d’ivoire en éburine. (On dit aussi éhcrnation.)
Eburons, peuple de la Gaule, établi entre la Meuse et la Dyle (auj., prov. belge de Liège). Sous les ordres d'Ambiorix, les Eburons défirent une légion romaine, mais ils furent bientôt exterminés par César. — Un Eburon.
ÉburO'viceS, peuplade gauloise du territoire d'Evreux. — Un Eourovice.
écabocliage n. m. Action d’écabocher.
écaboeber [câélv. a. Débarrasser (les feuilles de tabac) des parties ligneuses.
écacnement [man] n. m. Action d’écacher. écacber [efté] v. a. (préf. é, et cacher). Ecraser, froisser : écacher une noix. Aplatir au laminoir : écacher un fil.
écacbeur n. et adj. m. Ouvrier qui écache. Eçado Queiroz. v, Queiros.
écafer ou écaffer [ka-fS] v. a. (du lat. scapha, coquille). Refendre de l’osier en plusieurs fragments, ecagne n. f. (orlg. celt.). Portion d’un écheveau, écaillage [ka, il mil.] n. m. Action d'enlever les écailles. Action d’ouvrir les huitres. Défaut des vernis, des glaçures, etc., qui s’écaillent.
écaille [ka, il mil., e,] n. f. (du goth. skalja. tuile). Plaque cornée, qui recouvre le corps de la plupart des poissons et des reptiles. Carapace de la tortue : l'écaille de la tortue sert à la fabrication despeignes. Chacune des valves d’une coquille bivalve : U7ie écaille d'huître, de moule. Se dit des lames qui recouvrent certains organes végétaux et dont la fonction est protectrice (écailles des bourgeons) ou nutritive (bulbes). Ce qui se détache en plaques ; murs gui s'en vont par écailles. Fragment de peau qui se détache, dans certaines affections. Motif d’ornementation en forme d’écaille. Les écailles lui sont tombées des yeux, il voit la lumière de la vérité. (Allusion à une sorte de matière conorétée qui, suivant les Actes des Apôtres, tomba des yeux de saint Paul, lorsqu’il recouvra la vue.)
— Encycl. Comm. L’écaille est tirée des carapaces de tortues et en particulier de la tortue marine appelée caret. On présente devant un foyer la partie convexe de la carapace : les plaques dont elle est formée se redressent et se détachent, donnant l'écaille brute. Dans le commerce, on distingue plusieurs sortes d'écailles : écaille de Manille, écaille jaspée, écaille des Seychelles, écaille d'Egypte, etc. A l'aide de la chaleur, on redresse l'écaille brute, qui se ramollit et à laquelle on peut alors donner toutes les formes, la souder même ; on en fait des peignes, des montures d'éventail, de brosses, de canifs, etc. L’écaille factice est obtenue avec de la corne, du celluloïd ou du caoutchouc.
— Hist. nat. Le mot écaille est employé par les naturalistes pour désigner des organes ou des formations épidermiques, souvent de nature et d’origine très différentes.
On rencontre des écailles chez les poissons, chez les reptiles, les amphibiens, les insectes, et même chez certains mammifères (pangolin, tatou).
écaille n. f. Genre d’insectes lépidoptères du groupe des bombyx, dont l'espèce la plus connue (écaille martre ou hérissonne) s’attaque à la vigne.
écaillé [ka. Il mil., é], e adj. Qui est recouvert d’écailles : poisson écaillé. (Ne pas confondre avec le participe écaillé, e, débarrassé des ses écailles.) Bios. Se dit des poissons, quand leurs écailles sont d'un émail particulier.
écaillement [fta, Il mil., e-man] m m. Action
d'écailler, de s'écailler.
écailler [*a, il mil., é] v. a. Enlever, arracher les écailles d’un poisson : écailler une carpe. Couvrir d’ornements en forme d'écailles : écailler un dôme. S'écailler v. pr. Se détacher en écailles, en plaques minces ; giierre gui s'écaille.
écailler [An, ll mil., é], ère n. Personne qui
Écaiüère : 1. Couteau ; 2. Écaillére à couteau.
ouvre où qui vend des huîtres. N. f. Levier à ouvrir les huîtres. Couteau pour le même usage.
écaillette [ka, il mil., è-te\ n. f. Petite écaille, écailleux, euse [ka, il mil., eû, eu-zé\ adj. Qui se lève pai’ écailles : ardoise écailleuse. Qui a des écailles : la carapace du pangolin est écailleuse.
écaillou [ka, ll mil., on] n. m. Manèg. Canine d’un cheval. CVx.) Techn. Ouvrier principal dune ardoisière.
écaillure [il mil.] n. f. Test formé par une réunion d'écailles.
écale n. f. (goth. skalja). Enveloppe coriace do quelques fruits et de certains légumes ; écale de noix.
écale n. f. Réduit où se place le monnayeur, quand il pose les flans sur le carré.
ÊCA
écaler [lé] v. a. Oter l'écale de ; écaler du noix. écaleux, euse [/eû, eu-ze] n. Celui, celle qui écale, casse et vend des noix.
écalot Ho] n. m. Noix dépouillée de son écale. écalure n. f. Pellicule dure de certains fruits, de certaines graines : écalures de café.
écanaoussure n. f. Logement de l’extrémité de l’axe sur certaines charrues à avant-train.
écang [Icangh] n. m. ou écangue [kan-ghe] n. f. Instrument pour écanguer le lin ou le chanvi-e.
écangage n. m. Action d'éeanguer.
écanguer fgh£\ v. a. (orig. celt.). Broyer la tige du lin, du chanvre, etc., pour séparer les parties ligneuses de la filasse.
écangueur [g/ieur] n. m. Celui qui écangue. écaqueur [fcewr] n. m. Pêcheur qui met les harengs en caque.
écarlate n. f. Couleur d’un rouge vif. Etoffe de cette couleur : wn manteau d'écarlate. Adjeotiv. Oui a la couleur de l’écarlaté : ruban écarlate.
— lîNCYOL. Techn. L’écarlate, tirée de la cochenille, s'obtient en traitant celle-ci par le chlorure d’étain et la crème de tartre ; on l’appelle alors écarlate de Hollande : c’est la sorte la plus estimée. Uécarlate deVenise, écarlate des Gohelins, de France, est obtenue par un mélange d’alun, de kermès et de crème de tartre. Vécarlate d’aniline se compose d un mélange de fuchsine et de chrysaniline.
écar latin, e adj. Qui a la couleur do l’écarlate : étoffe écarlatine. N. m. Sorte de l^e rouge. Cidre de couleur rougeâtre. Adjectiv. : cidre écarlor tin.
écarner [né] v. a. Enlever les carnes, les angles de ; écarner une pierre.
éearquillement [ki, U mlL, e-man] n. m. Fam. Action d'écarquiller. (Peu us.)
écarquiller.[âi. n mll., éj v. a. (pour éguartiller ; de quart). Ecarter : écarquiller les jambes. Ouvrir tout grand : écarquiller les yeux.
écart r/cnr] n. m. (de écarter). Action de s’écarter de la bonne route. Faire un écart, en parlant d'un cheval, se jeter brusquement de côté. Action, à certains jeux de cartes, de mettre de côté une partie de ses cartes : faire un écart hardi. Cartes que l'on a ainsi mises de côté ; consulter son écart. Action d’écarter : faire un mauvais écart. Variation, différence ; les écarts du thermomètre sont très considérables dans les déserts. Milit. Distance entre le point frappé par un projectile et le point qu il devait frapper. Ecart angulaire entre deux points, angle formé par deux plans verticaux passant par l’œil de l’observateur et par chacun des deux points, et dont la mesure intervient dans toutes les opérations de balistique, de géodésie, etc. Ecart probable, huitième de la zone de dispersion d un tir. heogr. Agglomération peu considérable. peu distajited’une commune, dont elle dépend. Méd. et art vétér. Relâchement de certains ligament s qui maintiennent deux parties voisines. Entorse des membres antérieurs du cheval. Taurom. Retraite de corps ou saut de côté que fait l’écarteur : un écaripérilleux. Jonction de deux pièces de bois. Faire le grand écart, écarter les jambes jusqu'à ce que les cuisses touchent le sol, l’une de sa partie antérieure, l’autre de sa partie postérieure. Fig. Action de sortir de la voie ordinaire : écart de l'imagination. A l'écart loc. adv., dans un lieu éloigné, dans l'isolement. A l'écart de loc. prépos., loin de : se tenir à l'écart de lapolitique.
écart [kar] n. m. (de écarteler). Bios. Se dit parfois pour ÉCARTELURE.
écart able adj. Se dit d’une carte de peu de valeur, qui peut ou doit être éeartée.
écarté, e adj. Détourné, solitaire : endroit écarté.
écarté n. m. (de écarter). Jeu de cartes qui se joue ordinairement à deux joueurs (quelquefois à trois ou à quatre) et qui est ainsi appelé parce que les joueurs y écartent des cartes.
— Encycl. Jeu. L’écarté se joue à deux avec un jeu de trente-deux cartes et en cinq ou sept points. Le donneur que le sort désigne distribue cinq cartes à son adversaire et à lui-même, par deux et par trois ; il retourne la onzième, qui est l’atout. Si cette carte est un roi, le donneur marque un point ; celui qui a dans son jeu le roi d’atout marque également un point, en l’annonçant avant de jouer. Lorsque le premier à jouer n'est pas satisfait de son jeu, il demande des cartes en disant : Je propose ; si le donneur est dans le même cas, il répond ; Combien ? et donne à son adversaire à la suite les unes des autres, en les prenant au talon, autant de cartes qu’il désire ; il agit de même pour lui-même, toujours jusqu'à concurrence de cinq cartes. On peut demander de nouvelles cartes dans les mêmes conditions. Le donneur a le droit de refuser des cartes, mais il • perd deux points s’il ne fait pas trois levées, nombre exigé pour gagner le point. Chaque joueur fournit, force ou coupe selon la circonstance. Celui qui, le premier, atteint le nombre de points cinq ou sept désigné d'avance, gagne la partie.
écartelé, e adj. Blas. Se dit de l’éeu ou d’une pièce partagés par une ligne verticale et une ligne horizontale qui se coupent à angle droit et délimitent quatre divisions égales ou quartiers. (Quand les lignes se croisent obliquement, on dit écartelé en sautoir.) N. m. ; la réunion des deux écartelés donne le gironné. (V. la planche blason.)
écartèlement [man] n. m. Supplice par le-
?|uel on écartelait un condamné : l'écartèlement était a peine réservée à cettx qui se rendaient coupables d’attentats contre la personne du roi ou des princes du sang. (Poltrot de Méré, Salcède, Chatel, Ravaillac, Damiens furent écartelés.)
écarteler [/é] v. a. (du préf. é, et du lat. quartus. quatrième. — Change e muet en è ouvert devant une syllabe muette ; j'écartéle.) Faire tirer
en sens inverse, par quatre chevaux, les quatre membres d'un condamné, jusqu'à ce quils soient
Écartèlement.
détachés du corps : Ravaillac fut écartelé. Blas. Diviser en écartelures.
écartelure n. f. Blas. Chacune des divisions de l’écu écartelé.
écartement [man] n. m. Action d'écarter, de disjoindre. Etat de ce qui est écarté.
écarter [té] v. a. (du préf. é, et de quart). Séparer, éloigner : écarter les jambes. Mettre de côte, déranger : écarter un meuble. Tenir à distance : les licteurs écartaient la foule sur le chemin des consuls. Faire dévier : écarter quelqu'un de son chemin. Fig. Dissiper, éloigner : écarter les soupçons. Jeu. Rejeter une ou plusieurs cartes de son jeu, pour en prendre de nouvelles. V. n. Taurom. Se dit des hommes qui, dans les courses de taureaux, et surtout les courses landaises, évitent l'animal fondant sur eux par un retrait du corps ou un saut de côté. S’écarter v, pr. S'éloigner, dévier. Ant. Comprimer, presser, serrer. 'V. rapprocher.
écarteur n. m. Taurom. Celui qui écarte : un écarteur landais. Nom donné à celui qui, à l'aide de la cape ou sans cape, distrait l’animal, le provoque et l'excite. CV. cuulo.) Chir. Instrument qui sert a écarter les lèvres d’une incision chirurgicale ou à dilater certains canaux : écarteur utérin.
écar'Ver [uéjv. a. (orig. scand. y. Ajuster deuxpièces de bois au moyen d’un écart ; écarver deux bordages.
écatir, écatissage, écatisseur«v.cATiR,
CATISSAGE, CATISSEÜR.
écatoir n. m. Ciselet servant à sertir dans la monture les pièces d’une garde d'épée.
écaudé [kô-dé], e adj. (du préf. é, et du lat. cauda, queue). Qui est sans queue.
EcauSSineS-d’Enghien, comm. 'de Belgique (prov. de Ilâinaut, arr. de Soignies), sur la Sermette ; 7.200 h. Carrières de granit.
éca'veçade ou écatressade fue-sa-de] n. f. (ital. scavezzata). Mouvement brusque, que l’on imprime à la bride du cheval de selle en secouant le caveçon. (Vx.)
ecballium [èk-ba-U-om'] n. m. Genre de cucurbitacées, vulgairement s.p-ÿe\éc^ concombres d'âne ou giclet, et dont le fruit s’ouvre avec bruit, lançant au loin ses graines au milieu d'un liquide corrosif, ecbase [éfc] n. f. (gr. ekbasis). Rhét. Digression. Ecbatane {Ahmeta d'après la Bible), capit. de l'anc. Médie ;auj. Ramadan. (Perse.) ecboline n. f. Chim. v. ergotinine.
eccantbis [i-kan-tiss] n. f. (du gr. ek, hors de, et kanthos, coin de l’œil). Caroncule qui se forme au coin de l’œil.
ecce homo, mots lat. signif. i Voilà l'homme. Paroles de Pilate aux Juifs (saint Jean, XIX, 5), lorsqu’il leur montra Jésus-Christ ayant à la main un roseau pour sceptre et une couronne d'épines sur la tête. On s’en sert pour s’annoncer soi-même, ou pour annoncer quelqu'un.
ecce homo n. m. invar. Nom sous lequel on désigne la représentation de Jésus-Christ portant la couronne d’épines et vêtu de pourpre, tel que Pilate le montra aux Juifs en disant ; Ecce homo. Fig. Homme dont le visage est pâle et amaigri : c'est un véritable ecce homo.
— Encycl. Les plus fameux ecce homo sont : le
Ecce Homo, tableau de 'Van Dyck.
tableau du Corrège, à la National Gallcry (Londres) ;
— du Titien et de Van Dyck (musée de Vienne) ; — d'Annibal Carrache. à la’ Pinacothèque de Munich :
— du Guide, de Pierre Mignard (Louvre) ; — du Guerchin, à Turin (v. p. 733j.
ÉCH
eccéité [éft-sJ] n. f. (du lat. ecee, voilà). Philos, scol. Qualité de ce qui est présent.
ecce iterum Crispinus, mots lat. si^if. : Voici de nouveau Crispinus ; c'est-à-dire : Voilà de nouveau l'importun, l'ennuyeux Crispinus. Se trouvent dans Juvénal (IV, 1). On' ne les emploie jamais qu’en mauvaise part.
ecchymose [è-ki-mô-ze] n. f. (du gr. ek, dehors. et khumos, humeur). Epanchement formé par l'infiltration du sang dans l’épaisseur de la peau ; les ecchymoses sont ordinairement le résultat d'wic contusion.
— Encycl. Les froissements et la contusion sont les causes les plus fréquentes de l’ecchymose. Les grands traumatismes donnent aussi naissance à do vastes ecchymoses. La peau devient bleuâtre où violette, puis d'un noir bleu, enfin livide et jaune ; généralement, cette teinte disparaît spontanément. Cependant, il est bon de mettre de Veau blanche ou des compresses d'une solution étendue de chlorhydrate d’ammoniaque.
ecchymosé [è-ki-mo-z£], e adj. Affecté d'une ecchymose : tissu ecchymosé.
ecchymoser [è-ki-mo-zé\ v. a. Occasionner une ou des ecchymoses.
ecchymotique [è-âi! adj. Qui a rapport à l’ecchymose : teinte ecchymotique.
Ecclesfleld, v. d’Angleterre (comté d'York, West-Riding) ; 22.000 h. Fonderies ; métallurgie.
ecclésial, e, aux adi. Qui a rapport, qui appartient à l’Eglise : bannière ecclésiale.
ecclésiarque [é-klé-zi-ar-ke] n, m. (du gr. ekklèsia, église, et arkhos, chef). Dans l’ancienne Eglise grecque, officier remplissant les fonctions de bedeau, de sacristain.
Ecclésiaste (V), livre de l’Ancien Testament, qui occupe dans les Bibles latines le second rang parmi les livres sapientiaux. L’ouvrage est attribué à Salomon. 11 développe la fameuse maxime : « Vanité des vanités, tout est vanité. »
ecclésiastique [é-klé-zi-as-ti-ke] adj. (du gr. ekklèsia, église). Qui concerne l’Eglise, le corps du clergé : costume ecclésiastique. N. m. Membre du clergé. Mus. Modes ecclésiastiques, v. église et mode.
Ecclésiastique (V), un des livres sapientiaux de l’Ancien Testament. (Ne pas confondre avec V Ecclésiaste.) Il fait partie des livres deutéroeanonieues. Il porte en grec le titre de Sagesse de Jésus, fils de Siraeh. C’est un recueil de maximes détachées sur la conduite de la vie.
ecclésiastiquement [è-klé-zi-as-ti-ke-man] adv. En ecclésiastique ; vivre ecclésiastiquement.
ecclésie [è-klé-zt] n. f. (gr. ekklesia). Assemblée du peuple à Athènes ou dans d’autres cités grecques.
eccoprotique fè-ào] n. m. et adj. (du gr. ek, dehors, et kopros, excrément). Méd. Qui purge légèrement. (Peu us.)
eccrémocarpe [è-/cré] n. m. Genre de bignoniacées.
— Encycl. Les eccrémocarpes son des sous-arbrisseaux à feuilles terminées en vrilles, à grandes fleurs rouges lavées de jaune et de vert. On en connaît six espèces péruviennes, Ij' eccrémocarpe scaber vit en pleine terre, dans le midi de la France.
eedémique [èk] adj. (du gr. ek, hors de, et démos, population). Se dit d’une maladie qui n’est ni endémique ni épidémique.
écéper [pé] v. a. (Se conj. comme accélérer) ou écepper [sd-pê]. Arracher des ceps trop vieux, improductifs, ou pour les replanter.
écervelé, 6 [sèr] adj. et n. (du préf. é, et de cervelle'). Sans jugement, étourdi ; tète écervelée ; un écervelé.
eegonine [ék-gho] n. f. .un des produits du dédoublement de la cocaïne.
échafaud [fô] n. m. (préf. é, et chafaud). Construction en forme de plancher, à l’usage des maçons, des peintres. Estrade, tribune provisoire où se placent des spectateurs. Plate-forme en charpente.
Échafaud, d’après une gravure du xv“ siècle.
sur laquelle on exécutait les condamnés à mort : .If me Roland périt sur l'échafaud. La guillotine. Peine de mort : mériter téchafaud.
— Encycl. Techn. Les échafauds sont de plusieurs types. Les uns sont fixes ou roulants et s emploient pour la construction d’édifices. Construits solidement avec des pièces de charpente, ils peuvent se déplacer si besoin est d'une seule pièce en roulant sur des galets ; des planchers sont installés à des hauteurs diverses, pour faciliter le travail. Les échafauds fixes s'appellent sapines, tandis que ceux que l'on peut mouvoir se nomment pylônes. Les échafauds de la seconde catégorie se subdivisent en : 1" échafauds sur plans verticaux servant à construire des pans de murs, de bois, à exécuter les ravalements. (Ces échafauds sont faits de pièces verticales dites écoperches, reliées aux murs par des pièces horizontales [boulins] scellées dans la maçonnerie et qui supportent un plancher) ; 2® échafauds I sur plans horizontaux. Ils s emploient pour faire les I plafonds et les rejointemenhi. (On les établit au
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moyen de boulins qui s'appuient obliquement contre les murs intérieurs de la pièce où l'on fait le plafond ; des écoperches réunissent ces boulins et supportentun plancher); ÿ» échafauds vo Icints, sortes de ponts que l'on monte au fur et à mesure des besoins, le long des murs extérieurs, au moyen de cordes et de moufles.(Leséchafaudages ne peuvent être établis qu’avec l’autorisation de la municipalité . Leur éclairage est à la charge du propriétaire ou de l’entrepreneur.)
— Législ. V. exécution CAPITALE.
écliafaudage
\f6] n. m. Construction d'échafaudspour bâtir , peindre, etc.
Pig. Amas d’objets entassés : un échafaudage de cheveux, de volumes. .Ce qui sert à établir, à fonder ; l'échafaudage d'une fortune. Série d’idées artifloielle ment combinées ; un mot renversa tout son échafaudage.
échafauder
[fô-dé] V. n. Dresser un échafaud pour travailler à un bâtiment. y. a. Amonceler: échafauder des meubles. Pig. Combiner : échafauder un roman.
échafaudeur
[fô] n . m. C elui qui établit le chafaud à sécher les morues .
échafaudier [fd-di-S\ n. m. Celui qui surveille les morues séchants sur le chafaud.
Ëchaillou (L’), hameau de la Savoie, comm. de Saint-Jcan-de-Maurienne ; 340 h. Sources minérales sulfatées calciques, sodiques et magnésiques.
éehalas [la] n. m. (du préf. ex, et du gr. charakion, petit pieu). Pieu de chêne, de châtaignier, planté en terre afin de soutenir la vigne et autres plantes trop faibles pour conserver la position verticale. Pig. et fam. Personne grande et maigre : c'est un véritable éehalas.
— Encycl. Les éehalas employés en viticulture sont des rondins ou des branches refendues de chêne, de châtaignier, d’acacia, de tremble, etc. Pour' augmenter leur durée, on le- plonge dans une solution de sulfate de cuivre à 5 p. 100, où ils doivent séjourner pendant trois à dix jours, suivant l'essence elle-même et suivant son état de siccité.
échalassage [la-sa-je} ou échalassement [lQ,~se-ynan\ n. m. Action de munir chaque cep d'un ëchalas : l'échalassage a your but de soutenir les rameaux de la vigne et
1. Échafaud de tribune (xv® s.) ; 2. Écliafaud volant ; 3. Échafaud roulant à coulisse ;
fixe ; A. écoperches ; B. boulins.