‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 686 sur 1225 · TEUSE · texte numérisé non relu

TEUSE

échaudi ou échaudis fcAd-diJ n. m. Grosse boucle de fer triangulaire, servant à amarrer la liure d'un beaupré.

échaudillon [chô-di, il mil., on] n. m. Morceau de fer à la température du blanc soudant.

échaudoir [cAd] n. m. Lieu où Ton échaudé^ Vase pour échauder.

échaudure [cAd] n. f. Brûlure occasionnée par un liquide chaud.

échauffaison [ch6-fè-zon] n. f. indisposition qui se manifeste par une éruption à la peau échaufiFant [cAd-/an], e adj. Se dit des aliments, des remèdes et de tout ce qui augmente la chaleur animale, produit la constipation : le gibier est une nourriture échauffante. Fig. Qui cause une excitation morale : discussion échauffante. Ant. Rafraîchissant.

échaulfe [chô-fé] n. f. Etuve où les tanneurs font fermenter les peaux.

échauffé [chô-f£] n. m. Odeur causée par une forte chaleur ou par la fermentation.

échauffée [chô-fé] n. f. Evaporation de Teau dans les chaudières des sauniers.

échauffement '[cAd-Ze-man] n. m. Action d échauffer. Augmentation de la chaleur animale. Constipation : avoir de V échau ffement. Blennorragie légère. Etat de céréales ou de farines qui commencent à fermenter. Elévation de la température qui se produit dans les organes d'une machine par

Échauffement de quête (sonnerie de trompe).

défaut de graissage. Fig. Surexcitation morale. \éner. Echauffement de quête, sonnerie de trompe pour encourager les chiens de meute qui commencent^ empaumer franchement la voie.

échauffer [chô-fé] v. a. (préf. é, et chauffer). Donner de ia chaleur, causer un excès de chaleur. Causer de Téchauffement. Echauffer la bile à quelqu'un, le mettre en colère. S’échauffer v. pr. S'exciter, s'animer : la dispute s’échauffe. Ant. Rafraîchir, refroidir.

échauffette [chô-fè-te] n.

f. Archéol. Petite bouie contenant des charbons ardents inclus en un foyer suspendu. Syn. de chaufferette.

échauffourée fchô-fouré] n. f. Entreprise téméraire, mal concertée, malheureuse ; la conspiration d’Amboise finit en échauffourée. Bagarre ; engagement peu important entre deux troupes.

échauffure [chô-fu-ré] n.

f. Rougeur de la peau par suite d'échauffement.

échauguette [chô-ghète] n. f. (du germ. skarwachte.

guet de troupe). Sorte de guérite, munie douvcrtur6S permettant de voir de tous côtés. (Dans les fortifications du moyen âge, les échauguettes étaient constiniites en encorbellement sur certams points des murailles, des châteaux forts, des places fortes.) V. CHATEAU FORT.

écliauler [chÔ-l€\ v. a. Syn. de chauler.

Échauguette.

ÉCH

èchaume 'ch6-me] ou échome n. m. Mar.

Syn. de tolet.

éctiauiner [chô-mé] v. a. Arracher les chaumes : échaumer un champ. (On dit aussi déchau-

MER

échéabl© adj. Qui peut ou doit échoir : billet échéable.

éclléance n. f. (de échoir). Terme de payement d'un billet, d’une dette, etc. : les billets dont l'échéance tombe un jour férié sont payables le lendemain.

— Encycl. IDr. Dans la pratique, et par pure tolérance. les effets non payés le jour de l'cchéance peuvent, du moins à Paris, être retirés sans frais le lendemain jusqu'à midi, ou le surlendemain si l'échéance tombait la veille d’un jour férié. Quand l'échéance est indiquée sur l'effet fin courant, ou fin février, fin aviùl, etc., l’échéance est le dernier jour du mois, soit le 28, le 29, le 30 ou le 31. Les mandats ou traites qui portent la formule : à présentation ou à vue, doivent être payés le jour où ils sont présentés. Ils peuvent l’ester longtemps dans la circulation de ce fait, surtout quand le payeur jouit d'un grand crédit. Pour les effets de commerce, comme pour les billets de la Banque de France, l’échéance est le jour où le porteur en demande le remboursement. Pour les échéances tombant un jour férié légal, V. FÊTES LÉGALES.

éelléancier [si-ë\ n. m. Registre des effets à recevoir, inscrits à leur date d’échéance.

échéant [ché-an], e adj. Qui échoit. Le cas échéant, si le cas se présente. Qui peut ou doit échoir, en parlant d’un effet de commerce.

échec [chèk] n. m. (emprunté au jeu des échecs). Insuccès, non-réussite : éprouver un échec. Revers.

échecs {chè ou .chi] n. m. pl. (du persan châh, roi, influencé par l’anc. fr. eschec, butin, d'orig. germ.). Jeu qui se joue sur un échiquier de 64 cases, au moyen de 32 pièces, 16 blanches et 16 noires, de valeur diverse. Au sinq. Situation du roi ou de la reine lorsque ces pièces se trouvent sur une case battue par une pièce de l’adversaire. Echec et mat, coup qui met fin à la partie. Adjectiv. Etre échec, avoir son roi ou sa reine en échec. Allus. hist. ; On ne prend pas le roi aux échecs. A Brenneville, Louis le Gros, battu, fut sur le point d’être fait prisonnier par un archer anglais. R lui fendit la tète d'un coup d'épée, en s’écriant : « On ne prend pas le roi aux échecs ! »

— Encycl. Jeu. Le jeu des échecs paraît être l'image de la guerre. On en a fait honneur au Grec Palamède, qui l'aurait inventé pendant le siège de Troie, pour distraire les guerriers durant les jours de trêve et d'inaction ; mais il est plus probable que ce jeu nous vient des Perses ou des Chinois. Il aurait passé aux Arabes, et se serait introduit en Europe à la suite des croisades. On prétend que l’inventeur de ce jeu en ayant fait honneur à son souverain celui ci , enchanté, lui offrit la récompense qu'il désirerait. Il deman da un grain de blé pour la première case, deux pour la seconde, quatre pour la troisième, et ainsi de suite, en doublant toujours jusqu'àlasoixante- quatrième

L>mper^eur iniliale des pièces sur l’échiquier.

ordonna à son ministre de faire droit à une demande si modeste en apparence : mais le calcul étant fait, il se trouva que tous les greniers du vaste empire étaient insuffisants pour satisfaire à la demande.

Le jeu des échecs est un combat entre deux camps de force et de dispositions identiques. Il y a six sortes de pièces pour chacun des deux partenaires • roi, reine (ou dame), fou, cavalier, tour, pions. Chacune de ces pièces a une marche propre.

Le roi ne fait qu’un pas à la fois, mais dans tous les sens. La reine a la même marche que le roi, mais prolongée jusqu'aux bandes de l’échiquier. La t^our marche perpendiculairement aux bandes, d'un bout à l'autre de l'échiquier. Le fou marche obli-

Cavalier

Reine.

Tours.

Pion.

Figures représentant les pièces du jeu d’échecs.

quement aux bandes et reste par conséquent toujours sur la même couleur. Le cavalier fait simultanément un pas comme tour et un pas comme fou en s'éloignant toujours de sa case de départ • à chaque mouvement, il change de couleur. Le pion marche verticalement toujours en avant, et, d'une seule case à la fois ; mais, pour prendre, il va diagonalement à droite et à gauche. Au point de départ, il fait a volonté un ou deux pas. Deux pièces ne peuvent se trouver simultanément sur la même case Toutes les pièces, sauf le pion, prennent comme elles marchent. La pièce qui prend se met à la place de la pièce prise. Lon n’est forcé de prendre que s il n y a pas d autre coup à jouer. Le cavalier est la seule pièce qui puisse sauter par-dessus les autres. Le but est de placer le roi adverse dans une position où il est attaqué sans pouvoir se défendre, ni fuir : on dit alors qu'il est echec et mat.

Echecs (Joueurs d'), tableau de Meissonier (1836). Deux personnages du xviii» siècle jouent aux

ÊCH

Eehegaray.

Joueurs d’échecs, tableau de Meissonier.

échecs. Charmante toile de petites dimensions remarquable par la vérité de l’observation et le fini de l’exécution.

éctlée [ché] n. f. (même étym. que écheveau). Quantité de fil que l’on place d’une seule fois sur le dévidoir.

Eehegaray (don José), mathématicien, auteur dramatique et homme politique espagnol, né et m. à Madrid ( 1833-1916 ). Ses drames [le Grand Galeoto, etc.), œuvres où les vices de l'homme et de la société ont toujours des conséquences terribles-, frappent vivement l'imagination du spectateur.

échelade n. f, Escalade au moyen d’échelles.

échelagen.m. Droit pour un propriétaire de poser une échelle ou un échafaudage sur le terrain d'autrui, pour construire ou réparer un bâtiment ou un mur : la largeur de l'échelage, fixée par les usages, est d'au moins un mètre.

écheler [lej, v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette : j'echelle, nous échellerons.) Escalader. Echelonner (des troupes). [’Vx.]

échelet [fé] n. m. Nom vulgaire de divers oiseaux grimpeurs ou de passereaux.

échelotte [lé-te] n. f. Petite échelle horizontale, qu’on place à côté du bât d'une bête de somme pour y suspendre des bottes de foin, paille, etc. Ridelle qu’on met au devant d’une charrette pour hausser ou maintenir le chargement.

échelier [Zi-e] n. m. Sorte d’échelle, composée d'un seul montant que traversent des chevilles débordant des deux côtés.

échelle [chè-lè] n. f. lat. scala). Appareil composé de deux montants reliés entre eux par des pièces transversales fixées de distance en distance : dresser une échelle de sauvetage. Par ïuéfapà. Gibet ; supplice du gibet. Fig. Moyen de comparaison ou d'évaluation : mesurer les autres à son échelle. Série, suite continue ou progressive ; l'échelle des êtres. Ligne divisée en parties égales pour mesurer une

Echelle de proportion.

distance sur une carte géographique, ou pour rapporter, en petit et dans une juste proportion, les plans levés sur le terrain : échelles de proportion. Série de divisions sur un instrument de physique : l'échelle du thermomètre admet les trois graduations centigrade, Réaumur et Fahrenheit. Repère indiquant la hauteur des eaux au-dessus de l’étiage. EcàeZZe mobile, en économie politique, système qui consiste à varier les droits dèntrée et de sortie sur les céréales suivant les prix du marché. Mus.

Succession des sons dans l'ordre diatonique ou harmonique.

Echelle musicale, ensemble de tous les sons que peuvent émettre la voix humaine ou les instruments de musique. Gradation, suite continue : Vhomme est au sommet de l’échelle des êtres. Echelle sociale , hiérarchie des diverses conditions .

Echelle de corde, de soie, dont les montants sont de corde ou de soie. Echelle à poissons, plan incliné, muni de cloisons en chicanes et que l'on dispose près d’un barrage de rivière pour permettre aux

poissons migrateurs (truites, saumons, etc.) de franchir l’obstacle. F’aZre la courte échelle à quelqu'un-, lui faire avec les mains, puis avec le dos et lee épaules, des points d’appui pour s'élever à une certaine hauteur. Fig. Lui prêter son concours. Sur une grande, vaste échelle, en grand. Tirer l'échelle après quelqu'un ou quelque chose, reconnaître qu'en dehors de cette personne, de cette chose, on ne peut rien lui comparer. Monter à l'échelle, prendre au sérieux une plaisanterie, une brimade (fam.). Faire échelle, relâcher. Syn. ESCALE. Tour déchelle. v. échelage.

— Encycl. ït'échelle simple est faite de deux montants parallèles (ou formant entre eux un angle aigu), que traversent de distance en distance des bâtons horizontaux dits échelons ; Véchelle double est composée de deux échelles simples assemblées à leur partie supérieure par une tige horizontale boulonnée ou des charnières ; sa forme est très variable ; dans Véchelle de meunier, les montants sont remplacés par des jumelles de bois parallèles et de champ, dans lesquelles s’encastrent des marches largos et plates. 'L'échelle à cueillir est une sorte d’ échelier. Les corps de sapeurs-pompiers sont, en général, pourvus d'échelles à crochets leur permettant de grimper, par la façade, aux différents étages d’une maison ; ils utilisent aussi des échelles à coulisse, et à Paris et dans quelques grandes villes) une grande échelle, qui peut s’allonger jusqu’à 20 mètres de hauteur. L'artillerie française fait usage en campagne d'une échelle analogue, Véchelle Gugumus, qui se relève presque verticalement et que termine un observatoire.

— Econ. polit. On appelait échelle mobile un système particulier au commerce des céréales, qui prétendait concilier les intérêts des consommateurs et ceux de l’agriculture. Il consistait à entraver l’exportation au moyen de droits de soi-tie gradués, à faciliter l’importation par la diminution des droits d’entrée lorsque les prix du marché intérieur étaient élevés, et, au contraire, à favoriser l’exportation par la diminution des droits de sortie, enfin à ralentir l’importation grâce à l’augmentation des droits d’entrée dans les années d’abondance, où l’avilissement des prix pouvait menacer les intérêts du cultivateur. De cette double gradation en sens inverse vient le nom d'échelle mobile. Ce système, né en Angleterre, appliqué pour la première fois en France en 1819 et 1821, a été supprimé en 1861, sur les instances des économistes doctrinaires. Notre système de tarifs douaniers oscillant entre un maximum et un minimum déterminés a été visiblement inspiré par le souvenir de l’échelle mobile, sauf que celle-ci s'appliquait exclusivement aux grains, tandis que les tarifs mobiles s'appliquent à toutes les marchandises.

Echelle de Jacob. V. Jacob.

Echelles du Levant. Ce nom, qui vient soit du turc iskele (jetée), soit du provençal escale, était donné avant 1920 aux ports marchands de la Méditerranée soumis à la domination turque, tels que Constantinople, Salonique, Beyrouth, Smyi-ne, Alexandrie, Tripoli, etc. Leur régime était réglé, au point de vue du droit international, par les capitulations.

éehellement [chè-le-man] n. m. Action d’écheler.

Eclielles (Les), ch.-l. de c. (Savoie), arr. de Cliambéry, sur le Guiers-Vif ; 870 h. Soiries. — Le cant. ail comm. et 5.950 h.

écliellier [chè-U-é] n. m. Spéculateur qui achète ferme les valeurs de Bourse et les revend à terme avec prime.

éclieloil n. m. Chacun des bâtons de l’échelle. Cliacun des degrés d’une série. Fig. Moyen de s’élever. Milit. Troupe placée en arrière d'une autre pour la soutenir, le cas échéant ■: échelon débordant. Echelon d'artillerie, ensemble des accessoires de batterie : chevaux, avant-trains, caissons de ravitaillement, voitures d’approvisionnement, forge, etc., qui demeurent à l'arrière , dans la position de combat.

échelonnement rZo-Jie-man] n. m. Action d échelonner; l'échelonnement des payements.

v. ÉCHELONNER.

échelonner [lo-n€\ v. a. Disposer par échelons, de distance en distance : échelonner des troupes. Répartir : échelonner des payements. A rtill. Ouvrir ou fermer le faisceau de tir d'une batterie, en faisant différer les dérives du pointage des pièces consécutives d’une même grandeur dite échelonnement.

écheneau, échenau [nô], écheno on échenal n. m. (préf. é, et chenal). Bassin de terre pour recevoir un métal en fusion.

éctlénéide [ké\ n. m. Genre de poissons acanthoptères, vulgairement appelés rémoras. V. rémora.

écll6Ilillag^e [ll mil.] n.m. Action d’écheniller.

— Encycl. Arbor. On se débarrasse des chenilles à l'aide de l'échenilloir, en coupant les brindilles auxquels sont fixés les nids de chenilles. Tous les branchages ainsi coupés doivent être détruits par le feu. On procède aussi par enfumage ou par épandage de liquides insecticides (bouillies nicotinées, émulsions de pétrole et de savon au moyen de pulvérisations).

Échelles : 1. De corde : '2. A cueillir ;

; 3, Double ; 4. D’élagueur ; 5. Simple ; 6. De bibliothèque ;

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