ÉCU
ï:CL'
écubier n. m. 'Csp. cf^cohan). Mar. Manchons en fonte solideinont fixés dans la muraille et destinés au passnge des chaînes des ancres, des câbles de reinorque ou damarrage.
écueil [km, l mil.] n. m. (du iat. scopuius, rocher). Rocher à fleur d’eau ; la côte du Calvados est bordée d'écueils. Fig.
Chose périlleuse po ir la vertu , Ecubier.
l'honneur, la réputation, la fortune ; la campagne de Russie fut l'écueil de la puissance napoléonienne.
Écueillé Vkeu. U mil.], ch.-l. de e. (Indre), arr. et à 44 kil. de Chàteauroux, sur la Tourmente, s.-afll. de la Loire; 1.950 h. Ch. de f. Orl. — - Le cant. a 10 comm. et 7.470 h.
écuelle [ku-è-le] n. f. (lat. pop. scutella; diinin. de scuta, plat). Vase un peu creux, où l'on met les aliments liquides. Son contenu : manger une écuelle de soupe. Pop. Assiette. Manger à la même écuelle, vivre dans une grande intimité. Calotte formée par le parement interne d'un voussoir de voûte sphérique . Droit d' écuelle , Écuelle.
libéralité accordée aux pauvres par les l'ois sur leur cassette particulière- Prov. : Qui s'attend à l’écuelle d'autrui a souvent mal dîné, quand on compte sur les autres, on est souvent déçu. Ali.us. littér. V. Diogène.
écuellée [ku-è-lé] n. f. Contenu d'une écuelle. écuissage [ku-i-sa-je] n. m. Action d'écuisser. écuisser 'ku-i-s£\ v. a. (du préf. é, et de cuisse). Faire éclater le tronc d'un arbre en l'abattant.
Ecuisses, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 83 kil. de Chalon-sur-Saône, près du canal du Centre et des sources de la Dheune ; 1.920 h. Etangs.
éculer [lé] v. a. (du préf. é, et de cul). Déformer. par derrière, le talon d'une chaussure : éculer ses souliers.
éeuler \lé] v. a. (de écuelle). Façonner (la cire) en petits pains.
Ecully, comm. du Rhône, arr. et à 4 kil. de Lyon ; 3.000 h. Ch. de f. P.-L.-M. Pépinière. Ecole d'agriculture.
éculon n. m. Vase, à deux becs et deux anses, pour éculer la cire.
écumage n. m. Action d'écumer.
écumaut [man], e adj. Qui écume : la mer écumante. Fig. Plein de rage, furieux : écumant de colère.
écume n. f. (anc. haut allem. skum). Mousse blanchâtre, qui se forme sur un liquide agité ou chauffé : l'écume blanche de la vague. Bave de quelques animaux échauffés ou en colère. Sueur du cheval. Scories qui surnagent sur les métaux en fusion. Fig. Partie vile et méprisable d'une population ; l'écume de la société, licume de mer. subsiance. appelée aussi maynésiie, et qui est un silicate hydraté de magnésie. Ecume de défécation, résidus de sucrerie provenant de la clarification (défécation) des jus par un lait de chaux, et qu'on utilise comme engrais.
— Encycl. Minér. L'écume de mer ou magnésite est une substance d’un blanc grisâtre, poreuse, légère, et cependant assez tenace. C’est un silicate hydraté de magnésie ( H ‘ Mg ” Si = O '“ ). Le nom d' « écume de mer » a été donné à cette matière à cause de sa légèreté, de sa blancheur et de sa porosité. La magnésite qui sert à la fabrication des pipes provient d’Asie Mineure et de l'ile de Négrepont et de Crimée. Il en existe aussi des gisements en Espagne et en France.
Dans le commerce, on trouve en grand nombre des pipes en écume de mer anificielle : ce n’est autre chose que de la caséine, à laquelle on a incorporé six parties de magnésie calcinée et une partie d'oxyde de zinc (écume d’.-tutriche ou écume de Wagner), écuménicité, écuménique, etc. v. œou-
MÉNIcnÉ, ŒCUMÉNIQUE, CtC.
écumer [mé] v. a. Enlever l'écume : écumer le pot-au-feu. Fig. Écumer les mers, les grands chemins. exercer la piraterie, le brigandage. V. n. Se couvrir d’écume ; le vin écume. Jeter de Técume ; c.héval qui écume. Par ext. Etre furieux.
écumeresse [rë-se] n. f. Grande écumoire de raffineur.
écumette \m'e-tê\ n. f. Petite écumoire de fabricant de papier ou de pipes.
écumeur, euse \eu-zé\ n. Celui, celle qui écume : une écumeuse de pot-au-feu. Ecumeur de mer, pirate. Fam. Ecumeur de marmite, parasite.
écumeux, euse [meâ, eu-ze] adj. Couvert d'écume ; bouche écumeuse ; flots écumeux.
écumoire n. f.
Grande cuiller plate. Écumoire,
percée de trous, pour
écumer le bouillon, les sauces, les métaux en fusion. Fam. Visage criblé de cicatrices par la variole.
écurage n. m. Action d’écurér : écurage d'un puits, des casseroles.
EcuraS, comm. de la Charente, arr. et à 32 kil. d'.ûngoulême, non loin de la Tardoire ; 1.460 h. Plomb argentifère.
écureau n. m. Techn. Syn. de écureür.
écurement [mon] n.m. Action d'écurer. Sillon tracé en divers sens dans un champ ensemencé, pour faciliter l’écoUement des eaux.
écurer [ré] v. a. 'préf. é, et curer). Nettoyer, débarrasser de toute ordure ; écurer un puits, un port, des chaudrons, des ustensiles de cuisine.
Type d’écurie de luxe.
écurette [rè-te] n. f. Grattoir de luthier. Instrument pour écurer les chardons des cardes.
écureuil [re«, l mil.] n. m. -lat. pop. scuriolus). Genre de mammifères l'ongeurs arboricoles, à poil en général roux, à queue touffue : l'écureuil saute gracieusement d'arbre en arbre.
— Encycl. Les écureuils sont des animaux agiles, essentiellement arboricoles, et dont la taille varie entre celle d'un chat et celle d'une souris. Ils accumulent dans des trous d'arbres des provisions pour l'hiver, composées de graines et de fruits durs. L'écureuil commun est assez nuisible dans les jeunes plantations, car il dévore les bourgeons ; il attaque aussi les oiseaux, et mange leurs œufs. On en connaît soixante-quinze espèces, répandues dans toutes les forêts du globe, excepté en Océanie.
éCureur, euse [eiuze] n. Qui écure ; écureuse de vaisselle.
écurie [rf] n. f. (pour écuierie. de écuyer). Lieu destiné à loger les chevaux, les mulets, les bœufs, etc. ; une bonne écurie doit être s'ecke et bien aérée. Ensemble des bêtes logées dans un même local. Personnel et matériel d'une écurie. Fam. Logement malpropre. Manières, langage d écurie, très grossiers. Èntrer quelque part comme dans une écurie, sans donner aucune marque de politesse. C est un cheval à l'écurie, se dit de ce qui nécessite des frais d'entretien, sans grande utilité. Fermer l'écurie quand les chevaux sont échappés, prendre des précautions quand le mal est arrivé. Allus. iiist. V. Acgias.
— En-cycl. Econ. rur. Pour construire une écurie, il faut choisir un sol sain, suffisamment élevé, et qui ne reçoive aucune émanation nuisible. L’écurie,
Écurie d’élevage, avec paddock gazonné.
qu’elle soit simple ou double (une seule ou deux rangées de stalles), doit èti'e aérée, propre et bien aménagée ; la façade principale doit regarder TE. ou le S.-O. d'orientation à l’O. occasionne de 1 humidité). Le sol doit en être partout imperméable et.
sous les animaux, disposé en pente douce pour assurer l'écoulement des liquides que la litière n absorbe pas. Les murs en sont blanchis à la chaux, et des ouvertures y sont pratiquées à une hauteur supérieure à celle'des animaux. Les stalies, dont l'installation est relativement peu coûteuse, doivent ménager à chaque animal un logement suffisant pour sa taille. Le fumier doit être enlevé au moins une fois par semaine, et les harnais des animaux no doivent pas séjourner à l’écurie.
Ecuries, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 6 kil. d’Arras : 2.50 h. (en 1914). Théâtre de violents combats au cours de la Grande Guerre.
Écury-Sur-Coole, ch.-l. de c. (Mamel. arr. et à 6 kil. de Châluns; 320 h. Ch. de f. E. — Le eant. a 28 comm. et 5.460 h.
écusson [/iT4-S07i] n. m. (de écu). Petit écu d'armoiries. (V. BLASON.) Fig. Illustration d'une famille, d'un nom. Cartouche poiùant des pièces héraldiques.
des inscriptions, etc. Petit morceau d'étoffe cousu au collet de l’uniforme d’un soldat et indiquant par
Écusson : des papes (xvi* s.) ; de la Ville de Paris ixviii' s.).
la couleur, par le numéro ou par l'insigne, l'arme et l’unité ou le service auxquelles il appartient. Plaque de métal, en forme d’écu, sur une serr U r e. Morceau d ’ écorce portant un œil ou un bouton pour greffer.
(V. GREFFE.) Plaques calcaires sur le corps decertains poissons. Disposition du poil qui s’étend des mamelles de la vache à des points variés du périnée, et dont (suivant Guenon) la forme et les dimensions sont variables avec les qualités laitières de l'animal. (Guenon classait, par ordre de valeur décroissante et d’après la forme de Tccusson, les vaches laitières en :
flandrines, liserines , courbelines , bicrones , pot-devines, écjuerrines,
Syn. de ECU.
écussonnable [ku-so-na-ble] adj. Se dit d'un sauvageon qui peut être éeussonné.
écussonnage [ku-so-na-je]
cussonner.
écussonner [ku-so-né] v. a. Orner son : écussonner une voiture. Greffer en écussonner des pêchers. V. greffe.
Écusson ; 1. Carrésine ; 2. Courbeline ; 3. Pot-de-vine ; 4. bicorne; 5. Equerrine ; 6. Limousine ; 7. Liserine ; 8. Flandriue.
limousines, carrésines,) Entom.
n. m. Action d’é-
d'un écusécusson :
écussonnoir [ku-so-noir] n. m. Petit couteau servant à greffer en écusson.
écuyer lkui-ié\ n. m. (lat. seutarius). Gentilhomme qui accompagnait un chevalier et portait sou écu. Titre des jeunes nobles non encore armés chevaliers. Titre des simples gentilshommes. Professeur d’équitation : l’école de Saumur forme de remar-
Écuyer et écuyère de ciniue.
guablcs écuyers. Celui qui fait des exercices aur un cheval, dans un spectacle public : écuyer de cirque. Grand écuyer, intendant général des écuries. Ecuyer tranchant,' oîlicier de table servant dans les grandes cérémonies. Ecuyer cavalcadour, v. cavalcadour. Piquet placé auprès d'un arbre pour en diriger la crue. Appui de bois, fixé le long du mur d’un escalier. Faux bourgeon, qui croit au pied d'un cep de vigne.
écuyère [kui-iè-re] n. f. Femme qui monte à cheval. Femme qui fait des exercices d'équitation dans un cirque. Bottes à lécuyère, longues bottes pour monter à cheval.
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