K DI
ÉDU
édingrtOO-ite n. f. Minér. Hydro-silicate naturel d ahmüniuin et de baryum.
Edison (Thomas Alva , physicien américain, né à Milan (Ohio; en 1847, inventeur de nombreux appareils électriques très importants, notamment de la lampe à incandescence qui porte son nom, le kinétoscope, etc. Il a fabriqué, en 1878, le premier phonographe, dont le principe avait été trouvé par le Français Gros Tannée précédente.
édisonite [lo] n. f.
Minér. Variété naturelle d anhydride titanique.
édit [di] n. m. (lat.
edictum; de edirere, prononcer). Sous l'ancienne monarchie, acte législatif du roi, qui différait généralement des ordonnances en ce qu'il réglementait une matière spéciale : Henri i V Edison.
promuhlKa l'édit de Nantes. qui' fut plus tard révoqué par Louis XIV. Antiq. rom. Règlement émané d'un magistrat, et obligatoire durant toute sa magistrature. Edit perpétuel, codification des différents édits des magistrats, réalisée sous Adrien.
éditant [tan], e adj. Qui édite : libraire éditant.
éditer [té] v. a. (du lat. editus, publié). Publier le texte d’un auteur : les Estienne éditèrent de nombreuses œuvres d'auteurs anciens. Publier et mettre en vente Tœuvre d'un écrivain, d'un musicien, d'un graveur : éditer un roman.
éditeur, trice n. (de éditer). Qui publie l'œuvre d'un auteur. Adjectiv. Auteur éditeur, qui publie ses propres œuvre». Editeur responsable. celui sous la responsabilité duquel parait un journal, etc. Fig. et fam.
Celui qui a, de fait ou de droit, la responsabilité de certains actes, de certaines paroles ; un mari est l'éditeur responsable des folies de sa femme.
— Encycl. Dr. Les dispositions de droit réglementant la presse et la propriété littéraire, c'est-à-dire les relations de l'éditeur et de l'auteur, sont exposées aux mots PRESSE et PROPRIÉTÉ. (V. aussi DÉPÔT légal.)
Édouard !"■, l’Ancien, roi des Anglo-Saxons de 901 à 924 ; il était fils d'Alfred le Grand. — FIdouard II. le Martyr isaint Fldouard), roi des Anglo-Saxons de 975 à 978. Il périt assassiné. — Edouard III (saint), le Confesseur, né à Islip, m. à Westminster (lUOt 1065), roi des Anglo-Saxons de 1042 à 1066. Il fit faire un recueil, resté célèbre, de toutes les lois anglaises.
Édouard I", roi d'Angleterre de 1272 a 1307, né à Wesminster, m. à Burgh (Cumberland, 11237- 1309'. Il était le fils aîné de Henri III. Il soumit les Gsdlois. lutta énergiquement contre les Ecossais et, par son respect des libertés parlementaires , mérita d'étre appelé le Justinien britannique. Sur le continent,
Philippe le Bel fut son plus redoutable adversaire : mais les deux souverains se réconcilièrent par le mariage d'Edouard 1 1, fils d ' Edouard pr, avec Isabelle, fille de Philippe le Bel. — Sceau d’Édouard 1*'.
EdouardII, néà
Carnarvon, m. à Berkeley-Castle { 1284-1327 ), roi d’Angleterre de 1307 à 1327. Caractère faible et corrompu. il soutint de longues luttes contre la grande aristocratie britannique et fut défait par 1 Ecossais Robert Bruce. H mourut déposé et assassiné, sur Tordre même de sa femme, qui s'était mise à la tête de l’opposition. — Edottard III. né à Windsor, m. à Sheen (1312-1377), roi d'Angleterre de 1327 à 1377, fils du précédent. Il se débarrassa de la tutelle de
Edith, nom donné par les Juifs à la femme de Loth, qui fut changée en statue de sel. [Bible.)
Edith, maîtresse du roi anglo-saxon Harold. Dans les chi’oniques anglo- normandes, dont s’est inspiré le peintre Schommer (1884), « la belle Edith au cou de cygne « est représentée retrouvant sur le champ de bataille d’Hastings le cadavre du malheureux prince (1066).
Edith retrouvant le corps d’Harold, d’après Schommer.
Edith ou Eadgyth, reine d'Angleterre, fille du comte Godwin de Wessex, femme d'Edouard le Confesseur, morte à Winchester en 1073.
Édithe ( sainte ) , princesse anglaise, fille naturelle d’Edgar, roi des Anglo-Saxons. A la mort d’Edouard II, le Martyr, elle refusa la couronne, que lui offraient les grands (961-984;. Fête le 16 septembre.
editio princeps m. lat. signif. Première édition : découvrir un Térence editio princeps.
édition [si-on] n. f. (lat. editio). Impression et publication d'un ouvrage. Collection des exemplaires publiés en une fois : saisir une édition. Fig. Manifestation, répétition, reproduction : événement qui a une seule édition. Edition princeps, première édition dun auteur' ancien: l'édition princeps de Virgilq.
éditorial, e, aux adj. Qui émane de la direction d’un journal ou d’une revue : l'article édi.torial indique généralement la nuance du journal. N. m. Article qui émane de la direction d'un journal et fait connaître ses vues politiques ; lire l'éditorial.
Edme ou Edmond [muni (saint), archevêque de Cautorbéry (1190-1240). Fête le 16 novembre.
Edmond (saint), roi d’Est-Anglie, né à Nuremberg (840-870,. Il fut vaincu et mis à mort par le prince danois Hinguar. Fête le 20 novembre.
Edmond I", roi des Anglo-Saxons de 940 à 946 ; il péril assassiné au cours d’un festin. — Edmond II. Cote de Fer (Ironside), roi des Anglo-Saxons de 1013 à 1016 ; vit la moitié de son royaume conquise par le roi des Danois Canut.
Edmond de Langley [gfè], premier duc dYork et fils d'Edouard III, né et m. à Langley (1341-1402,. Il est la tige de la maison de la Rose blanche. V. Deüx-Roses (guerre des).
Edmondes (sir Thomas), diplomate anglais, né à Plymouth (1363-1639). Ambassadeur en France, il négocia une alliance entre Henri IV et Elisabeth.
Edmonstone (Robert), peintre anglais, né et m. à Kelso (Ecosse) [1794;1834]. Ses œuvres se distinguent par un fin coloris.
Edmonton, v. d’Angleterre (Middlesex), prés du New-River ; 26.000 h. Commerce de bois.
Edmonton v. du Canada, ch.-l. de la prov. d’Alberta; 59.000 h.
Édom (en hébr. roux), surnom d’Esaû. Pays
d'EUom, V. IDUMÉE.
ÉdomiteS, descendants d’Esaû qui s’établirent au S.-E. de la Terre sainte.
Édoniens [ni-in], peuple de Tlirace, sur les bords du Slrymon, dans.le pays dit Edonide.
édOSSage [cio-sa-ye] n. m. Action d’édosser.
édosser [do-séj v. a. (du préf. é, et de dusj. Enlever la partie superficielle d’un terrain, avec les racines qui s'y trouvent.
Édouard [dou-ar\ (Ile du Prince-). v. Prince- Edouard (île du).
Édouard (saint), en lat. Eduardus, le même que Edouard II, roi des Anglo-Saxons. Fête le 18 mars.
son premier ministre Mortimer, organisa une armée permanente, conquit l'Ecosse, entreprit contre la France la guerre de Cent ans, fut vainqueur à L’Ecluse et à Créoy, prit Calais et imposa à Jean le Bon la paix de Brétigny. Il institua Tordre de la Jarretière.
Son règne finit tristement dans la débauche. —
Edouard IV, né à Rouen, roi d’Angleterre de 1461 à 1483, fils du duo d’York Richard et chef du parti de la Rose blanche contre la maison de Lancastre. (V. Deux- .
Roses.) Il essaya en 1475 ' d’envahir la France, mais Louis XI l’arrêta par le traité de Picquigny (1442- Édouard 111.
1483). — Edouard V. fils du précédent et d’Elisabeth Woodville, né à Westminster. roi d’Angleterre en 1483. 11 ne répia que quelques mois , son oncle Richard de Glocester l'ayant fait assassiner dans la Tour de Londres, en même temps que son frère Richard d’York. — Edouard VI, fils de Henri VIII et de Jane Seymour, roi d’Angleterre de 1547 à 1553.
Il favorisa la propagation de la Réforme. —
Edouard VII , roi d'Angleterre, fils de la reine Victoria et du prince Albert, duc de Saxe, né et m. à Londres (1841 - 1910) :
monté sur le trône en 1901. Sous son règne, eurent lieu la fin de la guerre du Transvaal et l’inauguration d’une nouvelle ère Édouard VH.
d’entente cordiale
avec la France. Excellent diplomate, il a joué un rôle important dans la politique anglaise.
Édouard (les Enfants d'), tableau de Paul Delàroche (1831), au musée du Louvre ; les deux enfants d'Edouard IV et d’Elisabeth Woodwille (Edouard V et son frère le duc d’York), assis au bord de leur lit dans une chaitibre de la Tour de Londres, vont tomber sous la main des assassins envoyés par leur oncle Glocester. Scène dramatique dans sa simplicité ; exécution forte et sévère. (V. p. 767.)
Édouard (les Enfants d'), drame historique en trois actes, de Casimir Delavigne, inspiré du Richard lll de Shakespeare. Œuvre habilement construite, mais assez froide (1833).
Édouard, fils d’Edouard III et de Philippine de Hainaut, prince de Galles, né à Woodstock, m. à Westminster (T33Ü-1376). connu sous le nom de prince Noir, qu'il dut à la couleur de son armure. H gagna la bataille de Poitiers, où il fit Jean le Bon prisonnier, et gouverna l'Aquitaine, que l’habile politique de Charles V réussit a détacher de lui.
Édouard de Lancastre, prince de Galles,
fils de Henri IV et de Marguerite d’Anjou (1453-14711. H essaya de détrôner Edouard IV et périt assassine, à Tewkesbury, par les partisans de ce dernier.
Édouard le Libéral, né à Baugé (Bresse), m. à Gentilly. près de Paris (1284-1329;. Comte de Savoie de 1323 à 1329, fidèle allié de la France, il fut armé chevalier par Philippe le Bel, après la bataUle de Mons-cn-Puelle.
Édouard, fils de Jean 1er (1391-1438), roi de Portugal de 1433 à 1438. Il fut Tami des lettres et promulgua un code. unique pour tout le Portugal. Il ulourut de la peste qui ravagea son royaume.
EdOUgh (djebel), fitassif montagneux de la province de Constantine, au bord de la Méditerranée ; 1 .008 m. d'altitude. F'orêts de chênes-lièges. Usines de zinc et de fer.
édréanthe n. m. Bot. Genre de campanulacées de l'Europe méridionale.
Edred ou Eadred, fils d’Edouard l’Ancien (931-955), roi des Anglo-Saxons de 946 à 955.
édredon n. m. (du suéd. eider, sorte de canard sauvage, et dun, duvet). Duvet très fin, que fournit Teider. Couvre-pied garni de ce duvet et, par ext., de tout autre duvet. Edredon américain, couvre-pied formé de deux tissus juxtaposés et piqués, entre lesquels est placée une couche de duvet. Pop. Edredon de trois pieds ou edredon de vache, botte de paille servant de lit.
Edremid ou Adramit, v. de l’Asie Mineure (prov. de Smyrne), au pied du Kaz-Dagh (l’ancien Ida: ; 8.000 h. Source sulfureuse, huile.
EdriC, dit Streon, bandit féodal célèbre, né à Londres en 1017. Les chroniques des xi et xii» siècles snot remplies de ses crimes et trahisons. Canut le Grand, rempli d’horreur pour lui, le fit égorger aux fêtes de Noël.
édrioplltaline adj. (du gr. edraios, sessile, et ophthalmos, œil). Qui a les yeux sessilcs. (Se dit des crustacés qui présentent ce caractère, par opposition avec les podophtalmaires.)
ÉdriS [driss], fondateur de la dynastie des Edrisites du Maghreb, m. en 792. Le calife de Bagdad II.aroun-al-Raschid, jaloux de ses succès rapides, le fit empoisonner.
Édrisi (El-) géographe arabe, né à Ceuta vers 1099, m. vers 1164. Il descendait de Mahomet et vécut à la cour du roi de Sicile Roger IL Son principal ouvrage est un résumé précieux des connaissances géographiques des musulmans du xii® siècle.
Édrisites [zi-te], dynastie musulmane, fondée par Edris, descendant du Prophète par les femmes, dans le Maghreb (788-985). — Un Edrisite.
éduca’bilité n. f. Aptitude à être éduqué, instruit, formé par l'éducation : les dresseurs habiles trouvent de ïéducubilité même chez les oies, les porcs, etc.
éducatale adj. Apte à recevoir l’éducation : certains animaux sont éducables.
éducateur, trice adj. Qui concerne l'éducation : ouvrages éducateurs. Qui donne l'éducation : les Grecs fiirent un peuple éducateur. N. Qui s'occupe d’éducation : Pestalozzi fut un éducateur de génie. Qui élève, soigne : un éducateur de vers à suie.
éducatif, ive adj. Qui est propre à l’éducation ; qui donne de l’éducation, qui forme, qui instruit : une bonne méthode éducative.
éducation [si-on] n. f. (lat. educalio; de educare, éduquer;. Action de développer les facultés physiques, intellectuelles et morales ; l'éducation est le complément nécessaire de l instruction.
Les premières leçons peuvent tout sur les hommes,
Et l’éducation nous fait ce que nous sommes.
Connaissance des usages de la société : homme sans éducation. Art d'élever certains animaux : l'éducation des abeilles, des vers à soie, etc. Maison d'éducation, établissement où Ton instruit les jeunes gens. Education physique, ensemble des exercices gymnastiques, des sports propres à développer normalement le corps humain et à augmenter les qualités actives ; la volonté, le courage, le sang-froid, le coup d’œil, la décision et, en général, tout ce qui aide à la formation du caractère. (V. gymnastique.)
— Encycl. On peut donner de l’éducation cette définition : « C'est l'ensemble des efforts réfléchis par lesquels on aide la nature dans le développement des facultés physiques, intellectuelles et morales de l'homme, en vue de sa perfection, de son bonheur et de sa destination sociale. » L'éducation doit être, avant tout, générale ; l'éducation spéciale, professionnelle, s'ajoutera à la première. Il faut fortifier les volontés, en les amenant à vouloir par elles-mêmes. Cet affranchissement de la volonté ne va pas sans celui de l'intelligence. Il y a donc aussi une éducation de l'intelligence, qui consiste dans la recherche libre du vrai. Quels sont les résultats de l'éducation ? Le progrès, les tendances utiles à l'individu, la compression des instincts contraires. L éducation suppose donc un idéal conçu et une science précise du caractère de l’enfant : On ne commande à la nature qu’en lui obéissant. " (Bacon.)
Éducation (V), ouvrage de Dupanloup, écrit avec finesse, et une élévation de pensée remarquable (1851).
Éducation des filles (Traité de V), le premier ouvrage de Fénelon (1687). C'est un traité pédagogique plein d'observations aussi fines que profondes, exiu'imées dans une langue nuancée et précise.
Éducation inteUectueUe, morale et physique (De l'). par Herbert Spencer (1861). Pour le philosopiie anglais, l'éducation doit obtenir le maximum d'utilité possible. La culture morale est fondée sur le principe des réactions naturelles ; il faut apprendre à détester ses fautes en raison des conséquences naturelles qu'elles entraînent.
Éducation de l’humanité (De 1’), par Lessing (1780). I.a théorie de l’auteur repose sur l’idée que la révélation est pour l’humanité ce que l'éducation est pour l'individu. L’homme doit faire le bien pour le bien, en vue des seules satisfactions de sa conscience.
Éducation sentimentale (T), par Gustave Flaubert (1869). Ce roman, qui nous conte les trois liaisons successives de F’rédéric Moreau, type de 1 humanité médiocre, est d’une simplicité décomposition peut-être excessive, mais une peinture profonde, merveilleusement précise et juste, de la société parisienne de 1840 à 1850.
EFF
ÉDU
Éducation maternelle groupe en marbre, de Delaplanche, remarquable par la simplicité et le naturel des personnages. Il représente une mère qui fait épeler son enfant (1875).
Éducation de prince, série de dialogues, par Maurice Donnay (18Ü5) ; s\)irituelle satire des mœurs contemporaines .
Vaiiteur en a tiré une comédie en quatre actes (Variétés, 1900).
Education d’Achille, sujet traité par de nombreux artistes (le Primatice, Testa, Rubens, Philippe de Champaigne, Regnau 1 1 , Delacroix, etc.).
Peinture trouvée L’Éducation maternelle,
dans les ruines d’après Delaplanche.
d’Herculanum ,
représentant le centaure Chiron apprenant à Achille à jouer de la harpe. (V. p. 734.)
éducationnel, elle [si-o-nèl, è-le] adj. Qui se rapporte à l'éducation.
éduction [du/t’-si-onj n. f. Se disait pour échappement (de la vapeur).
Eduens [du-in], peuple de la Gaule, dont Bihvacte (Autun) était la ville principale.
C’est à la demande des Eduens que César entra en Gaule; mais ils furent plus taidlesalliésde Vercingétorix.
— Un Eduen.
édulcorant "ran] n. m. Corps susceptible de produire l’édulcoration d'un médicament.
édulcoration [sî-oh] n. f. Action d’édulcorer. édulcorer [rèj v. a. (du préf. é, et du lat. dulcis, doux). Adoucir un médicament insipide ou amer par du sucre, du miel, un sirop : édulcorer une tisane. Dépouiller une matière en poudre des substances acides quelle contient, en l'arrosant d'eau. Fig. Mitiger, adoucir ; édulcorer un blâme.
éduquer [A:^] v. a. (lat, educare). Fam. Faire l’éducation de.
Edwards [éd~ouardss] (George), naturaliste anglais, né à Westham (Essex), ra. à Plaiston (1G93- 1773). Son principal ouvrage est une Histoire naturelle des oiseaux yeu connus.
Edwin ou Eadwille (saint), roi de Northumbrie, tué à Ileathfield en 633. Fête le 4 octobre.
Edwy ou Eadwig le Beau, né vers 940, roi des Anglo-Saxons de 955 à 959.
Eeclie, comm. de Belgique (Flandre-Orientale) : 2.350 h.
Eeckereu [é-ke-rèn' v. de Belgique (prov. d’Anvers), non loin de l'Escaut ; 6.390 h.
EecR-llOUt (Gei’brand Van den), peintre hollandais, né et m. à Amsterdam (1621-1674). Peintre fort habile, il imita Rembrandt, son maître, avec une fidélité souvent excessive.
Eecloo [è-kl6]. V. de Belgique (Flandre-Orientale) ; 13.500 h. Etoffes de laine.
Eées,poèmcd'IIésiode(viies.), dontnousn’avons que des fragments et qui était consacré aux flemmes aimées par les dieux. La plupart des récits s’y rapportent à des légendes éoliennes de Thessalie ou de Béotie.
Ee^fiem, comm. de Belgique {Flandi*e-Occi dentale, arr. de Thielt) ; 1.900 h. Toiles.
EckllOUd (Georges), poète et romancier belge, né à Anvers en 1854. Dans ses romans et récits, Kermesses. Escal Vigor^ etc., il a montré un réel talent descriptif.
Eernegtiem, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale) ; 4.870 h. Brasseries, blanchisseries.
EeSSeU) comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Dixmude) ; 2.340 h. Sucreries, brasseries.
EétîOU [si-on], roi de Thèbes en Cilicie,père d’Andromaque, tué par Achille avec ses sept fils. [Myth.)
éfaufilor \fô-fi-lé] v. a. Tirer les fils de la trame d’un tissu pour en faire de l’étoupe, de la peluche ou de la charpie.
cfeildi 'e-Jin] n. m. Titre des fonctionnaires civils, des ministres du culte et des savants, chez les Turcs. (Il se place après 1-cs noms propres : Réchidefendi.) [On écrit aussi, à tort, effendi.]
effaçable é-fa] adj. Qui peut être effacé. Ant. Ineffaçable, indélébile.
effacement lé-fa-se-man] ou effaçage ^é-fa] n. m. Action d'effacer, de s’effacer, au pr. et au fig. ; son résultat. Fig. Suppression, destruction : re/facement du ‘péché originel. Pathol. Régression.
effacer [é-fa-sé\ v, a. (du préf. ê, et de face. — Prend une cédille sous le c devant a ci o : il effaça, nous effaçons.) Faire disparaitre, par le frottement, l'image, l’empreinte d’une chose : gomme à effacer. Rayer, biffer, raturer : effacer un mot, une ligne. Fig. Faire oublier : effacer une faute. Surpasser : effacer la gloire d'un autre.
Ingrat envers le ciel, quelle que soit sa place, Toujours l’ambitieux se trouve déplacé;
11 ne regarde point les rivaux qu’il efface Et ne songe qu’à ceux dont il est effacé.
F. DE Neufchâteaü.
S'effacer v. pr. Tourner le corps un peu de côté dans l'escrime, pour donner moins de prise à l'adver-
saire. Se tenir à l'écart, éviter de paraître. S'incliner devant la supériorité de quelqu'un. Ant. Aviver.
effaçeur, euse [é-fa, eu-ze] n. Personne qui efface.
effaçure [é~fa] n. f. Action d’effacer ; ce qui est effacé. Fig. Suppression.
effanage [é-fa] n. m. Action d’effaner.
effaner [é-[a-né] v. a. Oter les fanes : on effane les blés quand leur végétation est excessive.
effaneur, euse [é-fa, eu-ze] n. Personne qui effane.
effanures [é-fa] n. f. pl. Fanes provenant de plantes effanées.
effarade [é-fa] n. f. Trouble, agitation d’une personne effarée.
effaré, e [é-fa] adj. Dialect. Errant, en parlant des bestiaux. Substanüv. Personne effarée : partir comme un effaré.
effarement {é-fa-re-mayi\ n. m. Trouble, effroi, effarer [è-fa-ré] v. a (doublet de effrayer). Troubler au point de donner l'air hagard et inquiet, de faire perdre la raison,
effaroucliant [é-fa-rou-chan], e adj. Qui effarouche, qui donne de 1 ombrage.
effarouchement [é-fa, man] n. m. Action d'effaroucher. Etat de celui qui est effarouché. (Peu us.)
effaroucher [é-f a-rou-ché] v. a. Rendre farouche, épouvanter : effaroucher le gibier. Par ext. Rebuter, troubler, choquer : prix qui effarouche V acheteur. Arg. Voler : effaroucher un portefeuille. Ant. Apprivoiser, rassurer.
effarvate [é-far] n. f. Nom vulgaii'e de diverses fauvettes.
effauchetter [é-fô-chè-té] ou effaucheter [é-f6-che-îé\ v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : il effauchette, il effaucheîtera.) Ramasser les avoines avec le lauchet.
effautagO n. m. Comm. Syn. de effûtage. effectif, ive \é-ff'k] adj. (de effet). Qui existe de fait. N. m. Nombre réel des soldats, d’individus : l'effectif d'une armée. Ant. Apparent, illusoire.
effection [é-fèk-s'i-on] n. f. (du lat. effecîus, effet). Math. Construction géométrique des problèmes et des équations.
effectivement [é-(ùk, man] adv. En effet, réellement.
effectivité [é-fék] n. f. Nature de ce qui est effectif.
effectrice [é-fèk] adj. f. (du lat. effecius, effet). Didact. Se dit d’une cause qui produit un effet. (On dit plus souvent efficiente.)
effectuation [é-feh-tu-a-si-on] n. f. Action d'effectuer : l' effectuation d'un dessin.
effectuer [é-fèk-tu-é] v. a. (du lat. effectum, supin de efficere, m'- ne sens). Mettre à exécution, réaliser, accomplir : igfectuer un projet.
effelure [é-fe^ ou effeiure [é-fé] n. f. Rognure de peau, corroyée ou hongroyée, employée à la fabrication de la colle.
effemeller [é-fé-mè-lé] v. a. Purger une forêt par la suppression du bois mort ou inutile.
efféniinant \é-fé-mi-nan], e adj. Qui efféminé, amollit, énerve : plaisirs efféminants.
effémination [è-fé, si-on] n. f. Action d'efféminer. Résultat de cette action.
efféminé, e [é-fé] adj. Mou, voluptueux : les Sybarites menaient une vie efféminée. Ant. Mâle, viril,
efféminément [é~fé, mari] adv. D’une manière efféminée.
efféminer [é-fé-mi-né] v. a. (du lat. femina, femme). Amollir, rendre faible comme une femme, effendi n. m. Orthogr. défectueuse de efendi. efférent [è-fé-ran], e adj. (du lat. efferre, porter dehors). Qui emporte. Vaisseaux efférents, vaisseaux qui emportent les fluides sécrétés. Ant. Afférent.
effervescence [é-fèr-vH-san-se] n. f. (de effervescent). Ebullition qui se produit par le dégagement d'un gaz à travers un liquide. Fig. Agitation extrême : effervescence populaire. Ardeur, émotion vive et passagère : l'effervescence des passions.
effervescent [c-fèr-vès-san], e adj. (lat. effervescens ; de effervescere, bouillir). Qui est en effervescence (au prop. et au fig.) : liquide effervescent ; foule effervescente.
effet [é-fè] n. m. (lat. effectus; de efficere, accomplir). Résultat d’une cause, acte d'un agent : il n'y a pas d'effet sans cause.
Celui-là voit l’effet et celui-ci la cause ;
Sur cette double loi le monde entier repose.
A. DE Musset.
Réalisation, exécution : en venir à l'effet. Impression : effet d'un discours, de la vue d'un tableau. Particulièrem. Impression due à l’éclat, à des mc^ens habiles, etc. : chercher à faire de l'effet. Fam. Faire des effets de, faire étalage de, tirer vanité de: faire des effets de linge, d'érudition. Puissance transmise par une force, par une machine : effet utile (syn. de rendement). Effet d'une loi, ses conséquences. Effet rétroactif, application d’une loi à un fait qui s’est produit quand elle n'était pas encore promulguée : aucune loipénalene peut avoir d'effet rétroactif. Jeux. Petite rondelle de cuir au bout de la queue de billard. (Syn. PROCÉDÉ.) Manière de frapper la bille de billard, qui modifie l’ouverture de l'angle qu'elle doit faire avec sa pren\ière direction, après avoir touché la bande ou une autre bille. Effets de commerce, billets à ordre, papiers négociables, titre donnant à ceux qui en sont possesseurs le droit de pei’cevoir à l'échéance les sommes y portées. (Les principaux effets de commerce sont :1a lettre de change, le billet à ordre, le mandat, le chi^que, le warrant. [V. ces mots]). Effets publics, titres ou valeurs émis par les Etats (rentes, bons du Trésor, etc.) et négociables sans garantie de la part du cédant. Phys. Effet Peltier, variation de laiempératuredansun conducteur hétérogène traversé par un courant électrique ; effet Thomson, création de courant électrique dans tout conducteur chauffé ‘inégalement. PL Meubles, vêtements : vendre ses effets. Biens : effets immobiliers. Pour cet effet, à cet effet, dans ce but. En effet loc. adv. Réellement, de fait, par le fait. Ant. Cause, motif.
©ffeuïllag© [é-feu. Il mil.] n. m. Opération pratiquée sur les arbres ou arbustes fruitiers, et qui
consiste à en détacher un certain nombre de feuilles pour permettre à la lumière et à la chaleur du soleil de pénétrer jusqu’aux fruits.
effeuillalson [é-feu, il mil., è-zon] n. f. Chute naturelle des feuilles : V effeuillalson des arbres en automne.
effeuillement [i-feu, il mil., e-man] n. m. Chute des feuilles ; état des arbres dont les feuilles tombent ou sont arrachées.
effeuiller [é-feu. U mil., é] v. a. Oter les feuilles : effeuiller un arbre. Arracher les pétales de : effeuiller des roses. Fig. Détruire : le temps e/feuiile nos espérances. Effeuiller la marguerite. détacher successivement chaque pétale de cette fleur en disant : Il (ou elle) m'aime, un peu. beaucoup, passionnément (ou tendrement), à la folie, pas du tout. (Suivant le mot sur lequel on arrache le dernier pétale, on sait comment on est aimé.) S'effeuiller v. pr. Perdre ses feuilles ou ses pétales.
effeuilleur, euse [é-feu. il mil. eu-ze] n. Celui, celle qui pratique reffeuillage.
effeuillure [é-feu, il mll.l n. f. Feuilles détachées d’un arbre : effeuillures de mûrier.
Efflat [è fi-a] , comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 23 til. de Riom ; 1.100 h. Ancien château du marquis d’Efflat.
Efflat (Antoine Coiffier, marquis d’), grand maître de l’artillerie, maréchal de France et suilntendant des finances, m. à Lutzelstein [Lorraine) (1681-1632). C'est lui qui conclut le mariage de Henriette-Marie de France avec le prince de Galles Charles l'r. Il fut le père de Cinq-Mars.
efficace [é-fï\ adj. (lat. efficax). Qui produit l'effet désiré : remède efficace. Théol. Grâce efficace, celle qui a toujours son effet. N. f. Efficacité ; efficace merveilleuse. Ant. Inefficace.
efficacement [é-fi., man] adv. D’une manière efficace : agir efficacement.
efficacité [é-fi] n. f. (de efficace). Force, vertu de quelque cause, pour produire son effet : efficacité d'un remède. Àrtill. Tir définitif, effectué d’après les éléments du tir de réglage. Ant. Inefficacité.
efficient [é-fi-si-att\, e adj. (lat. efficiens ; de efficere, effectuer). Qui produit réellement un effet ; le soleil est la cause cfficienle de la chaleur.
effigial, e, aux [é-fi] adj. Qui appartient à l’effigie : type effigial.
effigie [é-fi-jt] n. f. (lat. effigies ; de effigere, représenter). Représentation, image d'une personne i pendre quelqu'un en effigie. Empreinte d'une monnaie représentant la tête d'un roi ou d'un ^’and personnage : monnaie à l'effigie de tel prince. Exécutiort par effigie, mode d’exécution des condamnations prononcées contre les contumax.
— Encycl. Dr. Autrefois, l’exécution par effigie se faisait, le plus généralement, en suspendant à une potence un mannequin ou toute autre l'eprésentation du condamné. Aujourd'hui, elle se réduit à l'insertion dans les journaux et à l’affichage en certains lieux déterminés (notamment à la porte du dernier domicile du condamné) de l'extrait du jugement de condamnation par coutumace.
effigier [é-fi-ji-é]y. a. (Se conj. comme prier.) Exécuter en effigie : effigierun coyitumax. (Vx.) effilage n. m. Action d'effiler, effilé, e [é-fi] adj. Mince et allongé : taille effilée. Fig. Acéré, mordant : langue effilée. N. m- Frange de fil ou de soie qui .horde certains tissus. Sorte de passementerie ornée d'une frange. Autref., linge de deuil frangé de fil.
effiler [é-fi-lé\ v. a. Défaire un tissu fil à fil : effiler une toile. Chass. Effiler les chiens, les énerver, effileur, euse [é-fi, eu-ze] n. Syn, de effilo-