‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 705 sur 1225 · CUEUR · texte numérisé non relu

CUEUR

effilocliage (é-fi] n. m. Action d’effilocher, effiloclie [é-fi] ou effiloque [é-fi-io-ke] n. f. Soie trop légère, que l'on met au rebut. Bout de soie qui se trouve aux lisières d’une étoffe.

effilocllée [é-fi-lo-ehé] n. f. Produit de l'effilochage.

effllocliement [é-fi, man] ou effiloquemeut [é-^, ke-man] n. m. Action d’effilocher.

effilocher [é-fi- lo-ché] ou efflloquer [é-^-/ok€\ V. a. Effiler une étoffe pour faire de la ouaie.

effiloeheur, euse [é-fi, eu-ze], effiloqueur, euse ou effileur, euse [é-fi, eu-ze] n. Celui, celle qui effiloche des chiffons destinés à faire du papier. N. f. Machine à effilocher.

effilochure ou effilure [é-^] n. f. Produit de l’effilochage : des effilochures de soie.

effilure [é-fi] n. f. Fil, bourre, etc., provenant d'un tissu effilé.

effioler [é-fi-o-U) v. a. (du préf. priv. ef, et de fiole pour feuille], Syn. de effaner.

effiauqué [é-flan-ké], e adj. Se dit d’un cheval, d'un chien, etc., maigre au point d’avoir les flancs creux et décharnés. Se dit aussi des personnes. Fig. Maigre, sec : style efflanqué.

efflauquer [é-flan-ké] v. a. (du préf. priv. é. et de flanc). Faire maigrir : la fatigue efflanqué les eheveeux.

effieurement [é-fieu-re-man] ou effieurage

[é-fleu] n. m. Action d'effleurer. Massage léger et superficiel: l'effleurement de la peau par une balle.

effleurer [é-fleu-ré] v. a. Entamer supei'flciellement ; t araire ne fait qu’effleurer la terre. Toucher légèrement ; effleurer le visage. Fig. Aborder à peine : effleurer une question. Techn. Effleurer les peaux, en détacher, du côté de la fleur, toutes les parties qui les rendent dures.

effleureur, euse [é-fleu, eu-ze] adj. et n. Qui effleure.

effleurir [é-fieu] v. n. ou s’effleurir [sé-fieu] V. pr. Tomber en efflorescence.

effleuroir [é-flev] n. m. Peau d’agneau employée par les parcheminil^rs pour débarrasser le parchemin du blanc d'Espagne.

effleurure [é-fleu] n. f. Rognure qui provient de l’effleurage d’une peau.

effloraison [é-flo-rè-zon] n. f. Action d'entrer en fleur.

efflorescence [ê-ZIo-rès-SAn-se] n. f. (du préf. é, et du lat. florescere, fleurir). Dut. Début de la lloraison. Fig. : l'efflorescence de l'art gothique. Chim.

El' F

Transformation des sels qui se résolvent en une matière pulvérulente ; les choUs sahariens sont couverts d'eflloresc ‘nces salines. Pathol. Eruption sur la peau. Ilortic. l’oussière qui recouvre certains fruits et qu'on appelle aussi fleur.

efflorescent [é-flo-rhs-san], e adj. Qui est en état d'efflorescence : végétation efflorescente. Chim. ^ui tombe en efflorescence : sel efflorescent.

efflotter [é-flo-té'i v. a. Ecarter, séparer d'une flotte : la tempête gui efflotte un navire.

efflueuee [é-flu-an-se] n. f. (de effluent). Emanation : les effluences d'un marais. (Peu us.)

effluent [è-flu-an], e adj. (lat. effluens). Se dit d'un fluide qui émane d’une source.

effluvation [é-flu, si-on] n. f. (de effluve). Elect. méd. Conflagration alto-fréquente, qui se fait généralement par effluves et étincelles.

effluve [é-flu-ve] n. m. (lat. effluvium. ; de e, hors de, et fluere, couler). Sorte d'émanation qui s'e.vliale du corps de l'homme et des animaux et, en général, des corps organisés. Emanation supposée, à laquelle on attribue certaines influences morales : les effluves de l'amour, de la foi. Effluve électrique, décharge électrique qui se manifeste par un flux d'électricité faiblement lumineux ou même obscur.

— Encycl. Electr. L'effluve a une action chimique plus active que l’étincelle ; c'est par son action sur l’oxygène que l’on prépare l’ozone.

effluviograpMe [é-flu, fî] n. f. (de effluve, et du gr. graphein, décrire). Science des actions lumineuses spéciales, plutôt obscures, impressionnant cependant la plaque photographique.

efflux •é-flu] n. m. ou effluxion [é-fluk-si-on] n. f. Expulsion du produit de la conception peu de temps après celle-ci. (Vx.)

effondroment [é-fon-dre-man] n. m. Action de fouiller la terre à une certaine profondeur. Action de s’effondrer : certainsXratères so7it produits par un effondrement du sol. Fig. Destruction : l'effondrement de la puissatice romaine.

effondrer [é-foti-drS] v. a. (du préf. é, et de fond\. lleinuer, fouiller la terre. Enfoncer, briser : effo7idrer un coffre. Faire écrouler ; effondrer un plancher. S’effondrer v. pr. S'écrouler, s’abimer, s'enfoncer : plancher qui s'effondre. Fig. S'anéantir brusquement : puissance gui s'effondre.

effondreur [é-fon] n. m. Ouvrier qui effondre les terres.

effondrilles [é-fon-dri, il mil., ej n. f. pl. Dépôt qui reste au fond d’un vase, après 1 ébullition ou l’infu,sion : les effondrilles du bouillon.

efforcer (s’) [sé-for-sé] v. pr. (préf. é, etforcer. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il s'efforça, nous nous efforçons.) Faire tous ses efforts, tenter, tâcher : s'efforcer d'avancer.

effort [é-for\ n. m. (de efforcer). Action énergique, contention du cprps ou de l'esprit : l'effort donne le sentiment de la liberté. Vive douleur, produite par une tension trop forte des muscles. Hernie ; se donner un effoi’t. Sans effort, facilement, sans beaucoup de peine.

— Encycl. Méd. Dans les efforts violents, il peut se produire diverses modifications organiques, analogues à celles produites par des traumatismes. C’est ainsi qu’on voit se manifester des hernies (v. ce moti, des luxations, des ruptures tendineuses ou musculeuses (coup de fouet), etc. Souvent, après des efforts, chez des personnes non habituées, il subsiste des douleurs, des courbatures, que des bains prolongés font disparaitre

— Phgsiol. L’effort est la contraction simultanée d'un système de muscles, ayant pour but de vaincre une résistance. Dans l’effort général, la respiration est suspendue et, par suite, celle-ci le rend intermittent : une expiration brusque le termine. 11 existe d'autres efforts, destinés à vaincre la résistance des sphincters, comme dans le vomissement, la miction, etc.

— .Art vétér. lé effort de boulet est une entorse de l'articulation du boulet, qui cède au repos, aux douches froides et aux révulsifs, h'effort de tendon est une petite tuméfaction très sujette à récidive et qui se traite de la même manière.

h'effort de reins est une entorse des vertèbres lombaires ; on le traite par le repos et les révulsifs.

offracteur [é-frak'\ n. m. Criminel coupable d’effraction effracteur de jour, de nuit.

effraction [é-frak-si-on] n. f. (lat. effractio ; de effringere, briser). Fracture faite dans l'intention de voler : le vol avec effraction est qualifié crime.

— Encycl. Ur. L'effraction est une circonstance aggravante du vol, lorsqu'elle a eu lieu dans une maison habitée ou dans un enclos ; à ce titre, elle entraîne la transformation des peines du vol simple en travaux forcés à temps ou en travaux forcés à perpétuité, suivant que l'effraction est isolée ou quelle est en concours avec d'autres circonstances aggravantes.

La violation du domicile à l'aide d'effraction pendant la nuit est comprise dans 'les cas de légitime défense.

effractionnaire

^-frak-si-o-nè-re] adj.

Coupable d’effraction.

effraie [é-fré] n. f.

Nom vulgaire d'une espèce de chouette du genre strix.

— Encycl. Les effraies sont des rapaces Effraie,

nocturnes, dont on

connaît une quinzaine d’espèces. L'effraie française, de taille moyenne, de livrée jaune clair, est répandue dans toute l'Europe centrale ; elle niche dans les vieux greniers et les ruinca C’est un oiseau utile, qui détruit les souris, les rats, les insectes.

effrangement [é-fran-je-man] n. m. Action d’effranger, de s’effranger.

effranger [é-fran-jé'] v. a. (Prend un e muet Après le g devant a et o : il effrangea, nous effran¬

geons.) Effiler sur les bords, de manière à y produire des franges. S'effranger v. pr. Se découper en franges. *

effrayable [é-frè-ia-ble] adj. Qui est susceptible d’étre effrayé.

effrayamment [e-frè-ia-man] adv. D’une manière effrayante.

effrayant té-frè-i-an], e adj. Qui effraye, effroyable. épouvantable ; un bruit effrayant. Fam. Excessif, grand : mii appétit effrayant. Artr. Rassurant, attrayant, séduisant.

effrayer [é-frè-i-é] v. a. (du préf ef. et du germ. frida, paix. — Se conj. comme balayer.', Donner de la frayeur. S’effrayer v. pr. Eprouver de la frayeur. Ant. Rassurer, tranquilliser.

effréné [é-/’ré-né), e adj. (du préf. é, et du lat. frenum. frein). Qui est sans frein, sans retenue : licence effrénée. Ant. Contenu, mesuré, modéré.

effrénement ié-fré-ne man] n. m. Défaut complet de retenue ; violence non contenue des passions.

effrénément [é-fré-né-man] adv. D’une manière effrénée, sans retenue.

effritement [é-fri-te-man] n. m. Action d'effriter la terre ; son résultat. Réduction des pierres en poussière.

effriter [é-fri-lé', v. a. feorrupt. de effruit-'r). Epuiser, rendre stérile, en parlant des terres ; effriter le sol.

effriter 'é-fri-té] v. a. (du préf. é, et de friable). Rendre friable : le sel effrite les roches les plus dures. S’effriter v. pr. S'en aller en poussière : basreliefs qui s'effritent.

effroi [(.'-/roi] n. m. (de effrayer). Grande frayeur : la mort cause à tous de l'effroi. Personne ou chose qui est un sujet de frayeur : les conquérants sont l'effroi du genre humain.

effronté [é-fron-té'i, e adj. et n. (du préf. é. et de front). Impudent, qui n’a honte de rien. Effronté comtne un page, hardi jusqu'à l’impudence. Ant. Réservé, modeste.

Effrontés (les), comédie en cinq actes, d'Emile Augier ; vive satire sociale de la finance et du journalisme, une de ses meilleures pièces. On y trouve la curieuse figure de Giboyer, le type du bohème de lettres (18G1).

effrontément [è-fron-té-tnaii] adv. Avec effronterie ; mentir eff^mxtément.

effronterie [é-fron-te-ri] n. f. Impudence, manque de retenue. .\nt. Réserve, timidité.

effroyable \é-froi-ia-ble] adj. Qui cause de l’effroi, de 1 horreur : épouvantable, horrible. Par ext. D'une laideur repoussante : visage effroyable. Kxcessif ; dépenses effroyables. Ant. Ravissant, admirable.

effroyablement [é-froi-ia-ble-man] adv.

D'une manière effroyable, prodigieuse, excessive.

efifteuiter [é-fi-ui-té] v. a. Enlever les fruits, effulguration [è-ful. si-on n. f. Action de jeter une fulguration, une vive lueur.

efflimer [é-fu-mé'] v. a. Eteindre les tons trop crus (d'un tableau).

effusion [é-fu-zi-on] n. f. (lat. effusio). Action de répandre un liquide ; grande effusion de sang dans un combat. Fig. Manifestation, communication de sentiments : effusion de tendresse.

effûtage [é-/û] n, m. (du préf. é, et de fût). Merrain de rebut.

e finita la commedla, mots ital. qui signif. : Le comédie est terxninée, et sont la traduction exacte de l'Acta est fabula des Latins.

éfourceau [sd; n. m. (du préf. é. et du lat. furca, fourche). Véhicule à deux grandes roues, servant au transport de fardeaux très pesants, égagre, égagropile n. m. v. ægagre, æga-

GROPILE.

égaiement [ghè-man] ou égayement {ghé-ie-man'\ n. m. Action d’égayer. (Peu us.)

égailler (gha-ié] (s’) V. pr. Dialect. Se disperser. (On dit aussi s’égayer.) V. égayer (s’).

égal, e, aux adj. (lat. æqualis : de æquxis, uni, égal). Semblable, le même en nature, en quantité, en qualité : deux quantités égales à une troisième sont égales entre elles. Qui ne varie pas : temiyérature égale. Dont l'humeur ne varie pas : caractère égal. Figures géométriques égales, qu'on peut faire coïncider en les plaçant l'une sur l'autre. Uni, de niveau : chemin égal. Indifférent : cela m'est égal. N. Qui est de même rang : vivre avec ses égaux. A l'égal de loc. prép., autant que. Sans égal., sans pareil, seul de son genre. Ali. us. littér. :

Les mortels sont égaux ; ce n’est point leur naissance, C’est la seule vertu qui fait leur différence.

Dans le Mahomet de Voltaire (I, 4), réponse faite par Omar à Zopire, qui méprise Mahomet à cause de l'obscurité de sa naissance. Am. Inégal, mouvementé, accidenté.

égalable adj. Que Ton peut égaler, égalade fîTf. Variété de châtaignier et de châtaigne sauvage.

égalé, e adj. Qui a des égalures ; faucon égalé. également [man] adv. D'une manière égale. Ant. Inégalement.

également [mati] n. m. Distribution avant partage, à un ou plusieurs héritiers, en compensation de ce que les autres ont reçu en avance d’hoirie.

égaler [lé] V. a. Etre égal à : la recette égale la dépense. Rendre égale ; la xnort égale tous les hommes. Atteindre en mérite, en perfection : le talent ne saurait égaler la vertu. Mettre sur le même rang ; égaler Itacine à ((orneille.

égalir v. a. Techn. Egaliser : égalir les dents d'utie roue d'horloge.

égalisage [za-je] n. m. Action d'égaliser la poudre à canon ou de chasse.

égalisateur, trice [za] adj. Qui égalise ; syst me égalisateur.

égalisation [za-sf-oii] n. f. Action d'égaliser, égaliser [zé] v. a. Rendre égal : égaliser les chances. Rendre uni : égaliser un terrain. Tamiser la poudre après l'avoir mise en grains.

égaliseur, euse zeur. eu-ze] n. Celui, celle qui égalise. N. f. Machine poui’ égaliser 1 épaisseur des cuirs.

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